| n° 11527 | Fiche technique | 54802 caractères | 54802Temps de lecture estimé : 32 mn | 07/07/07 |
| Résumé: Dans un magasin, en choisissant de la lingerie, je rencontre un homme qui en cherche pour sa fiancée et qui n'y connaît rien. En l'y aidant, cela va m'entraîner malgré moi très loin, puis dans un jeu de séduction, et plus encore... | ||||
| Critères: f fplusag couple extracon fépilée magasin hotel collection amour volupté voir lingerie fmast facial fellation cunnilingu pénétratio jeu humour | ||||
| Auteur : Laure et JP Envoi mini-message | ||||
Comme je le fais de temps à autre je m’aventure dans les magasins au rayon lingerie. La plupart des femmes adorent ça, je veux dire à la fois les magasins et ce rayon en particulier. Lieu de toutes les audaces où notre féminité cherche un écrin pour séduire davantage nos chers époux ou amis, ou simplement pour se sentir bien nous-mêmes.
Je déambule entre des mannequins aux formes parfaites et à l’air bête. Des présentoirs, où tout ce qui existe pour nos fesses et seins, dégouline de choix. Du très sage au plus sophistiqué, au plus sexy. Un bonheur ! Un univers suggérant l’érotisme, voire le provoquant, de manière à suggérer le jeu, renouveler les émois, entretenir le désir. Adepte du genre, je recherche toujours le « petit plus » qui fera la différence, créera la surprise. À mon âge, plus près des 40 que des 30, ceci devrait compenser cela… Bien que je pense être encore tout à fait « convenable ». Mais une belle lingerie ne gâte jamais rien, au contraire, même pour les plus jeunes. Une belle petite de 18 ans avec une grande culotte en coton, elle ressemble à quoi ?
En outre, mariée, je vis une union disons un peu libre, loin des convenus. Mon mari, souvent absent et parfois pour de longues durées, a certainement des aventures. De réunions en congrès à travers le monde, les occasions ne doivent pas manquer, ce qu’il ne dément pas à défaut de l’avouer. Mais il revient toujours, semble toujours amoureux, alors ? De mon côté, sans chercher nécessairement l’aventure, je ne dédaigne pas les aventures. Celles d’un soir, d’une rencontre fortuite et sans conséquence ni lendemain. De préférence parmi les hommes mariés, ceux-là sont discrets et ne s’attachent pas… Accidentellement les femmes ne me rebutent pas, je veux dire si une fille de Lesbos vient à m’entreprendre je ne dis pas forcément non, question de feeling et de goûter à d’autres saveurs. Bref, je butine, si parfois la fleur est belle, avenante et accessible, une manière d’être « carpe diem ». Aussi, pour rendre les choses plus agréables suis-je attentive à être belle et désirable à tout moment, dessous y compris…
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Aujourd’hui, précisément, je suis dans un magasin. Il est près de 19 heures, peu avant la fermeture. Je suis seule depuis plus de deux semaines et j’erre donc, avant de rentrer chez moi, histoire de passer le temps, nez au vent, cherchant au hasard le flash dans mon rayon favori, de ce qui me ferait craquer. Je parle de lingerie, bien sûr, pas de quelqu’un qui en cherche. C’est pourtant ce qui va arriver…
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À l’angle d’une gondole, je bute soudain sur un homme, visiblement perdu.
Juste le temps de remarquer qu’il était pas mal, le bougre, brun, grand, d’allure très mâle, à peine la trentaine sans doute, plus jeune que moi, en tout cas. Un homme seul dans cet univers féminin de dentelles et de petites culottes est plutôt inattendu, voire suspect. Ainsi mes « ex » et maintenant mon mari se sont-ils toujours montrés revêches à m’offrir quelque chose à leur goût, arguant la difficulté de l’entreprise.
Mon beau brun, je l’avais presque oublié, lorsqu’après quelques minutes, à nouveau, je me retrouve face à face avec lui.
Finalement il est bien, même très bien, cet homme. Paumé, comme il dit, dans ce fouillis. Et il a une voix… de ces voix graves et suaves qui « énervent » les femmes. Il va pour s’éloigner, je m’entends lui dire :
Qu’est-ce qui me prend ? Ça m’est sorti spontanément, par réflexe, sans réfléchir. Il reste interloqué, me regarde, interrogateur, puis se détend avec un large sourire.
Il marque une pause, cherchant ses mots. C’est moi qui reprends :
Il hoche la tête et, gêné, évite de me regarder. Curieusement, cet homme m’attire. Et, joueuse, je prends du plaisir à le voir se débattre avec ce problème. Moi aussi j’aime la belle lingerie et en use comme objet de séduction pour les moments intimes… Je décide donc, un peu coquine, de m’amuser. Il est jeune, je ne risque en principe pas grand-chose, et se dit fiancé, donc pris.
Il est décomposé. Ainsi débitée, la liste des possibilités le déstabilise complètement.
Malgré moi, j’éclate de rire. Il est vraiment perdu et ne s’attendait pas à de telles complications… J’ai envie de le laisser. C’est mission impossible ! Il s’est égaré et se noie dans cet univers intimiste fleurant bon l’érotisme. J’hésite, mais culpabilise de l’abandonner. C’est attendrissant de le voir aussi gauche, mais animé de bonnes intentions ! Il doit percevoir mon découragement. Tout à coup il pose sa main sur mon épaule et lâche :
D’abord sa main. Je sens sa chaleur, sa vibration, et puis le « faites comme pour vous » me vont droit au cœur. Nous sommes des inconnus l’un pour l’autre et voilà que nous devenons complices. Je le regarde, étonnée, et j’hésite. Mais décidément qu’il est beau ! Je me pique au jeu, après tout pourquoi pas ?
Il reste sans réponse, les bras ballants, désespéré. Intérieurement je souris. Un seul moyen de le savoir… ce serait qu’il me palpe la poitrine ! Cette idée me fait frémir. Ben voyons ! Mais dans l’absolu, pourquoi pas ? Mais du jamais vu, impensable ! Le film de l’opération se déroule dans ma tête : sa main se glisse sous mon chemisier, plaque puis m’enserre un sein, le téton se dresse et repousse la dentelle, cherche la caresse… Pour qu’enfin mon beau brun juge par comparaison : plus petit, plus gros le nichon… J’éclate de rire en secouant mes cheveux, et mes yeux s’arrêtent et plongent dans les siens. Une seconde où je suis SA fiancée… Eh ! Cette pensée m’émoustille, ah ! je ne dirais pas non !
À ce moment, la vendeuse fantôme fait irruption, sortant je ne sais d’où et, ayant entendu ma remarque, intervient d’un ton professionnel par un « Il n’y a qu’à essayer, Madame ! »
Eh ! Ça changera quoi ? À défaut de me laisser palper, il faudra que je lui montre à ce monsieur ! Me voilà bien ! C’est trop fort et je décide de tout plaquer là, m’enfuir de ce piège. Ça m’apprendra à rendre service ! Essayer ! Et quoi encore ? Mais la vendeuse m’entreprend, me proposant en un tour de main divers modèles, sous les commentaires de mon inconnu : « Oui, celui-là, joli… pas mal aussi celui-ci ! », alors que j’essaie poliment et maladroitement de m’en aller. Finalement, le coup de grâce, quand la vendeuse me tend le soutien-gorge élu par mon supposé compagnon.
C’est trop fort ! Hallucinant ! Quatre yeux qui me scrutent… Moi, debout, interloquée, avec ce soutif à la main ! Je regarde le beau brun. Il fait comme si j’étais sa copine ! Le salaud ! Pas mal quand même, le salaud… Et sa fiancée qui est carrossée comme moi… Je me fous de cette fille et soudain j’éprouverais presque de la jalousie ! Et je ne sais pourquoi, décidément, sans réfléchir, je rentre dans la cabine. Une fois changée – c’est la bonne taille – je me regarde dans la glace, me prenant la poitrine à pleines mains pour m’ajuster.
« Quand même, je suis bien foutue », pensé-je en me caressant et en admirant mes seins demi découverts, pleins, ronds, tentateurs. « Avec ça, la fiancée va le faire bander », me dis-je en riant .
Et moi alors ? Baisable aussi, non ?
La vendeuse s’impatiente.
Non mais ! Piégée, je dois être rouge jusqu’aux oreilles et fais mine de me couvrir d’un bras. Le beau brun me détaille et d’un hochement de tête approuve. Il manquerait plus que ça ! Mais son regard m’a troublée, ses yeux inquisiteurs me couvrant comme des caresses. J’y lis comme le désir… et bêtement je suis flattée. Un petit pincement dans mon bas-ventre, une humidité. Eh là ! Que m’arrive-t-il ? Cet essayage impromptu prend un goût de fruit défendu. Je suis là, m’exhibant devant un inconnu et j’y prends du plaisir !
À nouveau changée, ne réalisant pas bien ce qui arrive, je le retrouve, l’oeil brillant. Il s’en est mis plein les yeux le cochon ! Je ne suis pas sûre qu’il pense encore à sa fiancée que, curieusement, je perçois à l’instant comme une rivale ! Et une idée folle me vient : m’offrir ce mec, lui laisser un souvenir quand, à son tour, sa nana mettra les dessous que l’on est en train de choisir ! Pourquoi pas ? J’imagine la scène, cette pimbêche – sûr, c’en est une – jouant de ses charmes soulignés par une lingerie choisie par une autre, une autre qui aura fait une gâterie à son homme ! Du vice, ça ! Mais après tout « il » n’avait qu’à savoir ce qu’il voulait ! Et il est trop beau ! À ne pas laisser traîner… Aussi c’est en minaudant, les sens en éveil, que je choisis le string, avec effleurements de ses mains en lui faisant apprécier le toucher du tissu. J’ajoute, un peu allumeuse, des commentaires sournois.
Il est mal à l’aise, me regarde curieusement, mais je sens que je l’ai accroché. Comme nous nous penchons sur un présentoir il se colle un peu, approche plus que nécessaire sa tête de la mienne. Je l’ai chauffé un peu, il y a de l’espoir !
Un ange passe. Je le sens hésiter à me faire un brin de cour. Il doit flairer «le bon coup », unique, en passant, mais culpabilise… S’il connaissait mes idées, et moi sans culpabilité, ou si peu !
Son regard change, bascule. Et enfin, il ose ce que j’attends.
Tout est dit, je pense. Mais comment poursuivre, concrétiser ? Et même, est-ce que je le souhaite ? J’ai gagné à mon jeu de séduction, et c’est déjà bien, je suis rassurée, les femmes en ont besoin. Sans échanger d’autres mots, nous concluons ses emplettes, paquet-cadeau compris. Vient le moment de nous quitter. Il est un peu blême, passe d’un pied sur l’autre. Moi je ne sais que faire : il va partir, adieu le beau brun ! J’enrage. Fini le jeu ?
Il me tend la main, je la lui donne, puis il la garde, serrée, un peu trop longtemps, me faisant à la seconde monter la tension.
Il s’éloigne et je pars de mon côté, broyant du noir. Raté ! Bah, tant pis, mais quand même… Soudain j’entends un « Clara ! » qui me stoppe net. Je me retourne. Il est revenu sur ses pas et se trouve à moins d’un mètre, arborant un sourire triste. Ma tête explose, j’ai des paillettes dans les yeux : il est là, superbe !
Sur un nuage, je suis sur un nuage. Il est revenu. Et puis ces mots, « un verre », « un bar », « l’hôtel », « je vous emmène » chantent dans ma tête comme autant de notes de musique formant une symphonie, un hymne à l’amour. L’hôtel ! Nous allons à l’hôtel… Des images se forment : la clé d’une chambre qu’il prend, l’ascenseur, un couloir moquetté avec cette odeur fade de tous les hôtels, une porte qui s’ouvre sur un lit, il rentre, je le suis le cœur battant, les mains moites, puis la porte qui se referme et…
Pour toute réponse je hoche la tête et l’accompagne sans mot dire jusqu’à sa voiture. Cette fois les dés sont jetés !
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Au bar nous sommes installés dans un coin retiré, discret. Ambiance tamisée, colorée, propice aux confidences, aux approches. Face à face, je peux à mon aise déguster mon beau brun. Beaux yeux, sombres, son teint mat renforcé par le peu de lumière, une barbe naissante lui mangeant les joues. Très mâle, proche du latino. Et sa voix ! Sa voix que j’avais déjà remarquée. Grave, un peu traînante, suave sur les finales de phrases. Ah ! Frisson garanti ! On nous sert un simple soda et, le cœur dans la gorge, j’attends qu’il entame la conversation. Je me demande, un peu anxieuse, « comment » nous pourrons aller de ce bar au lit… Et vais-je craquer ? Sérieusement, je vais coucher avec ce type ?
Il hésite, prend une grande respiration, puis soupire. La nécessité pour lui de se montrer plus entreprenant. Je m’amuse de le voir empêtré, c’en est même excitant.
Plantée la banderille ! On n’est pas plus clair dans l’encouragement, dans la nuance. Il marque le coup, m’observant, songeur. À quoi pense-t-il ? Je soutiens son regard sans provocation, attentive à rester naturelle. Surtout ne pas lui faire croire que, soudain, je ne serais qu’une femme « facile » ou pire qu’une allumeuse. L’allumeuse, la pire crainte d’un homme en campagne de chasse…
Il se rend compte qu’il se livre sur des points intimes, marque un silence, mais sous mon regard encourageant, il poursuit en soupirant.
Son regard se fait vague, j’en déduis des regrets, une tristesse. Je le laisse un peu récupérer et évite de lui demander, dans ces conditions, s’il aime vraiment sa fiancée et pourquoi. Pas mon problème, et c’est pas le moment ! Il s’ébroue sur sa chaise comme chassant quelque pensée négative, et me sourit gentiment. Je le retrouve. Ouf ! Et soudain, un peu tremblant il me prend la main, se penche vers moi. Mon cœur s’arrête. Je sursaute, mais je ne la retire pas.
Je fonds. Il a osé ! Et je suis attendrie ! Ce beau brun, très mâle et si fragile finalement, là, à ma merci ! Doucement, je mets mon autre main sur la sienne. Il me regarde avec des yeux de cocker. Ah les hommes dans ces moments-là, des petits garçons… À moi de jouer. Il a avancé un pion, courageux, et j’ai fait mieux que laisser faire. Un homme qui vous dit ça, c’est à traduire par « J’ai envie de toi » ou pire. Je pense à une réponse qui veut dire « oui », sans le dire, tout en allant plus loin ; nous ne sommes plus des gamins.
Une seconde où je lis une panique dans son regard. Vite, tout a été très vite, il ne s’y attendait pas. Il se redresse, alerté, heureux et sûrement soulagé par ma réaction.
Et dans ma tête le film de tout à l’heure qui se déroule vraiment… Je le vois se lever, disparaître vers la réception. J’ai peur. Prise à mon propre piège. Je l’ai voulu, par jeu, aussi par fantasme, et voilà que ça va se réaliser. Je suis folle ! Je le connais à peine ! Et si je partais ? Mon cœur bat la chamade. Mais également un désir fou de faire quelque chose d’insensé… de me donner à ce type, de le prendre aussi. L’occasion qui fait la larronne. Des copines l’ont fait, de ces coïts furtifs qui vont droit dans le jardin des souvenirs cachés. Moi jamais. Pas aussi vite. Quand je leur raconterai ! Il me faut d’ordinaire, quand ça se présente, toute une soirée, un après-midi, deux jours, qu’on me fasse la cour, patiemment, qu’on y mette les formes, et c’est sûrement le plus délicieux, se sentir désirée, convoitée, jouer l’indifférence sans refuser, tout en encourageant ! Laisser monter le désir, le canaliser, le réprimer pour ensuite mieux le relâcher et, pour finir, le rendre insupportable, pour enfin le libérer en se donnant, royale, au prétendant ! Feu d’artifice garanti !
Il revient, les joues rouges, un peu fébrile.
La clé ! Mot magique ici, qui ouvre des perspectives chaudes et immédiates, l’aventure. Je remarque qu’il est allé chercher le sac du magasin contenant le cadeau de la fiancée. Hein ? Pourquoi faire ? Des yeux je l’interroge. Il se contente de sourire en mettant un doigt sur sa bouche comme un « chut ! » Comme dans mon film, l’ascenseur, le couloir, la porte de la chambre. « 317 ». Je mémorise et tente d’y trouver un symbole, un message, puis se produit « un blanc » dans mes souvenirs. Je n’ai vu ni la porte s’ouvrir, ni se refermer, ne me souviens pas être entrée… Mais je suis debout à l’intérieur, dans la pénombre, dos plaqué à cette porte, avec un homme qui me domine d’une tête, collé à moi, haletant et cherchant mes lèvres, qui me pelote les seins, qui me fouille sous ma robe retroussée. Une seconde où je résiste, surprise par cette ardeur brutale. Mais, comme si j’étais une autre, je réponds à son assaut en l’attirant par la tête, par les fesses, en échangeant un baiser brûlant. Ventre contre ventre, alors qu’il bande comme un âne, nous mimons un accouplement sauvage de forêt vierge. Sa main cherche ma chatte, écarte mon string. Je dégouline, le haut des cuisses trempé. Un doigt puis deux doigts me vrillent, pendant que j’ouvre fébrilement sa braguette, puis y plonge la main, l’empoignant, cherchant à en extraire son orgueilleux engin. Essoufflé, il se recule un peu, me tenant plaquée par les épaules.
Il va allumer une lampe de chevet et me tend le fameux paquet enrubanné. Chiffonnée, un peu dégrisée, mais le désir encore présent, les cuisses engluées, je reste immobile, étonnée.
Cochonne ! Vous en êtes un autre, mon beau brun ! Il veut me baiser avec la lingerie prévue pour sa copine ! Mais ce « compliment », cette perspective… hum ! réveillent quelque chose. Un défi, me montrer « mieux » que sa fiancée stupide ! Lui laisser un souvenir torride. Ah ! Il va voir ! Je ris, et avec un hochement de tête je me dirige vers la salle de bains.
Et là, un moment délicieux. Autant il s’est montré pressé tel un hussard tout à l’heure, autant il est maintenant d’une douceur infinie, délicat. Lentement, en silence, il me déshabille, alors que je lui ôte la chemise découvrant un beau torse musclé couvert de fourrure, fait glisser son pantalon. Lui en slip, moi en string et soutien-gorge avec mes bas, enfin nous nous regardons.
En souriant je le dégrafe, et mes seins lourds se libèrent, bouts dressés. Mon beau brun se penche, les prend dans les mains, et vient les téter d’une langue agile et baveuse. Je me cambre de plaisir et lui maintiens la tête, les doigts dans ses cheveux. Je sens qu’il fait glisser mon string que j’enjambe, donnant ainsi de l’air à mon minou rasé, puis mes bas que j’expédie d’un coup de pied. Il ne me pas lâché les seins, me procurant des ondes de plaisir. D’une main, je tire sur son slip et libère sa virilité dressée, un peu poisseuse au bout. Le contact me survolte, je gémis et tombe à genoux pour l’engloutir. Il sursaute, me tient la tête, et goulûment, énergiquement, je savoure son pieu, le barbouillant de salive, d’une main le pressant, le branlant, de l’autre malaxant ses boules durcies. Un délice, j’adore, comme l’envie qu’il m’inonde la bouche…
Il m’aide à me relever, me serre contre lui, tandis que d’une main je m’assure qu’il est toujours en forme. Il l’est !
Nous sommes désormais nus comme des vers. Me tenant la main il me fait tourner pour me détailler, remarque ma chatte rasée, flatte mes fesses rebondies, ma poitrine les bouts dressés qu’il frôle de ses doigts.
C’est rassurant quand même, de la part d’un homme plus jeune !
Lui est vraiment bien, grand, athlétique, sa poitrine velue lui donnant une allure de fauve racé et, bien sûr, son membre est assorti… Celui-ci, droit à l’instant, regardant le plafond – ou me fixant telle une proie – me semble « respectable », un appel à l’amour ! Mes yeux doivent être à son goût trop insistants, car il émet un « Eh ! ça va ! » et se le cache d’une main. Pudique va ! J’en ris en essayant de le voir encore, mais il me repousse, jouant à la vierge effarouchée.
Et comme des gosses, nous défaisons le paquet-cadeau en riant. Le soutif est vite mis en place, non sans qu’il me caresse, me flattant les seins :
Puis le string, que d’abord j’enjambe, lui à genoux, me le glissant jusqu’en haut de mes cuisses mouillées, pendant qu’avec délice j’y étale mon jus. Là, sa bouche m’investit, se plaque à ma chatte, sa langue s’aventurant dans mes replis humides. Ah ! Je me cambre et geins sous la caresse. Je n’en peux plus de tous ces préliminaires, mon ventre appelle à être comblé, une conclusion ! Pour finir, il me lâche et délicatement ajuste minutieusement le string. Ah ! le coquin. Il fait durer…
Puis les bas. Un premier que, debout j’enfile, sous son regard attentif. Il se délecte du spectacle, devant m’accroupir, fesses en l’air, son sexe battant sur son ventre.
Pour le deuxième je le place jusqu’au mollet, puis je me relève et m’appuyant d’un pied sur le bord du lit, lentement, très lentement le fait glisser jusque sur ma cuisse. Ainsi, je suis penchée en avant, cul offert. D’une main caressante, je continue jusqu’à mes fesses, les écartant, retournant la tête pour le regarder. Je dois présenter un tableau hyper provoquant ! Il est cramoisi… et moi tremblante, folle de désir. Ah, que n’ai-je insisté tout à l’heure avec ces jeux de lingerie ! Prise à mon piège… Et quand je pense que j’ai volé la place d’une autre !
En une seconde il est courbé sur moi, essoufflé. D’un doigt, je le guide, puis je m’appuie des deux bras sur le lit. Oh ! Il me pénètre d’un coup, à fond. Je crois décoller sous l’assaut. Que c’est bon, le sentir en moi, gros, profond, palpitant ! Il s’agrippe à mes seins me les malaxant à travers le soutien-gorge, pendant qu’il s’agite doucement.
Je suis en sueur, la foufoune en fête, les muscles des cuisses et des bras tendus à rompre. Il halète, et le bruit de son ventre venant claquer sur mes fesses m’électrise. Soudain, en plus du plaisir d’être labourée, une petite vague naît quelque part dans mes entrailles, s’évanouit, reviens plus présente, repart à nouveau, réapparaît plus forte, se maintient, augmente, augmente…
Et c’est le feu d’artifice, l’explosion, je crie, m’écroulant la tête sur le lit, yeux fermés, les lèvres baveuses, une, puis plusieurs décharges de plaisir me submergeant.
Quelques secondes de répit où je mords les couvertures, m’y essuie la bouche, puis je me dégage pour m’asseoir face à lui au bord du lit. À quelques centimètres de ma tête son sexe luisant s’agite comme un cobra prêt à mordre. À deux mains, je l’empoigne, l’embouche, le branle, le reprends en bouche. Un « Clara, ah Clara ! » me prévient qu’il va se libérer. Je le prends sur ma poitrine, malaxant en vrac membre et boules, le frottant sur mon soutien-gorge, entre mes seins, jusqu’à une première crispation. J’amplifie ma caresse, l’encourageant de la voix :
Enfin il se cambre, me tenant par la tête, pousse un cri rauque de bête, et se libère en plusieurs jets sur mes mains, ma poitrine, mon cou. Il souffle, tremble, et j’attends, ses derniers soubresauts pour finalement le lâcher.
Il s’est assis sur la moquette, à mes pieds, épuisé, et me caresse les genoux.
De fait j’en ai partout. Ça coule dans mon cou, roule entre mes seins, le soutif maculé. J’aime plus cette pratique pour le plaisir que ça donne à mon partenaire. Les hommes adorent alors pourquoi les en priver !
Je l’attire sur moi, le prend par le cou. Il m’écrase de son poids, mais j’aime ainsi être dominée, sentir le contact de la peau nue, bras et jambes emmêlés.
Il soupire, se laisse aller la tête dans mon cou. Tendresse. Je souris en pensant qu’il se déculpabilise en précisant qu’il n’est pas « encore » marié ! Tu parles ! Ah les hommes ! Finalement un bon moment et maintenant cette douce récupération, les corps qui s’apaisent. Je ne pensais pas qu’un « coït furtif » comme disent mes copines, puisse également être tendre. Enfin tendre « après ». Je me suis attachée à ce type. Sûrement la sensibilité des femmes, leur sentimentalité. Et peut-être la relative différence d’âge : la vigueur, la spontanéité, la naïveté d’un homme plus jeune… Ça ne va pas être facile de l’oublier, de ne pas le revoir. Comme s’il avait deviné mes pensées, il reprend :
Voilà que l’appelle par son prénom. Eh ! Clara ! Tu vas où comme ça ? Il va se marier, et carrément il me propose presque une liaison, même courte, mais quand même !
Il reste silencieux. Certainement, qu’au lit, il a eu le grand frisson avec moi. Découvert, avec une femme plus mûre, plus expérimentée et coquine, des émotions inconnues. Et réalise qu’avec sa mijaurée – oh, j’exagère, sans doute – il en sera très loin. Qu’y puis-je ? Reste que ça m’a bien plu, un homme plus jeune, et un bel homme que celui-là ! Une idée me vient, juste pour rire, histoire de briser le silence et la gêne qui se sont installés.
Du coup il se redresse, et se tient assis sur mes cuisses.
Je ris franchement de mon envolée. Il se sent piégé. Je l’ai eu ! Ah les hommes ! Le fantasme d’une partie à trois… Il rit, et sa position lui permet de me caresser le ventre, de me prendre les seins à pleines mains. Me redressant un peu je dégrafe mon soutif pour libérer mes pommes d’amour. J’en suis fière de mes appâts. Ronds, « encore » fermes, dotés de petits mamelons qui se hérissent à la bonne taille, celle juste complice des lèvres et d’un bout de langue. Il siffle doucement d’admiration et doucement, un sein dans chaque main, il me malaxe, entraînant et roulant les tétons entre ses doigts. Je ronronne. C’est divin. Je l’admire avec ses épaules musclées qui me dominent, son ventre plat animé par des abdominaux tout juste marqués. « Un étalon ! » pensé-je émue. « Un étalon qui m’a fait l’amour comme un dieu, et que j’ai su surprendre par des pratiques érotiques » me dis-je fière et comblée.
Je ferme les yeux. Je suis bien, me laissant aller sous ses caresses. Imperceptiblement, ma main descend vers mes cuisses, je les écarte, un doigt cherchant mon clito, l’entrée de ma grotte secrète. Je mouille, beaucoup, et un deuxième doigt rejoint le premier. Je frémis. Loin, très loin, j’entends un « Clara ! Eh ! », et une voix, la mienne, balbutier : « Continue, continue, laisse-moi faire ». Soudain je crie, crispe mes cuisses, les ouvrant davantage. Stéphane poursuit son massage et je me concentre sur le plaisir provenant de mes seins, de celui de mes doigts. Seule une femme est capable de se donner un plaisir maximum ; question de rythme, d’intensité, de savoir alterner les pressions sur le bouton à la pénétration d’un doigt, puis de deux ou de trois. À nouveau je gémis, je sens ma jouissance venir, puissante, de mon plus profond. Je me mords les lèvres, me fouillant à présent des deux mains, et cambrée, fesses levées, je vais comme chercher très haut ma délivrance, cette explosion violente où j’expulse dans un feulement de gorge et en plusieurs spasmes toute la tension accumulée.
Le silence, juste ma respiration. Tout mon corps meurtri, les muscles relâchés. Toujours les yeux clos, peu à peu je redécouvre le réel : les bruits lointains de l’hôtel, les mains à présent immobiles de Stéphane sur mes seins avec leur bout sensible et dressé, les miennes engluées entre mes cuisses et le string, l’odeur du mâle, son souffle. Ah ! oui, « il » est là… assis sur mes cuisses. Je m’étire, ouvre les yeux. En gros plan, tout près, la tête de mon beau brun qui me scrute, un peu inquiet.
Je me redresse et le bascule sur le dos, me couchant sur lui, l’écrasant de ma poitrine, me frottant sur son torse velu. Un dernier câlin, le temps des adieux est venu. Il me regarde, inquiet, il a compris.
Pour des relations occasionnelles, par expérience, je sais que souvent les hommes, après l’amour, ont des sentiments. Pas les brutes, les handicapés des neurones, mais ceux, sensibles, qui s’attachent à leur conquête en espérant d’autres étreintes, renouveler leurs émois. Idem pour les femmes, sinon en plus, souvent, des sentiments formés au préalable. C’est réel, mais passager. Douloureux d’en prendre son parti. Si je m’écoutais, bien sûr, demain, après-demain, avec lui je recommencerais !
C’est dur. J’ai eu quelques aventures extra-conjugales, mais cette fois les adieux sont difficiles. Nous nous levons et nous préparons à partir, dans un silence gênant. Ce silence précédant les adieux, lourd, imprégné de regrets, déjà fait de souvenirs, avec la boule à l’estomac, la bouche sèche. En me changeant, je repense à cette fichue lingerie. Dans un état ! Le string est un chiffon innommable, mais bon, il a fait la guerre ! Je range le tout et devrai discrètement faire une petite lessive. Quand je porterai à nouveau ces accessoires du plaisir, j’aurai une pensée pour Stéphane, ou alors je les jetterai si c’est trop fort.
Et nous éclatons de rire en nous serrant très fort avant de repasser la porte du « 317 », numéro que je ne suis pas près d’oublier…
L’ambiance pour le retour rapide est légère. Lui est gonflé de joie et de chaudes perspectives. Moi, rassasiée, mes pulsions assouvies, apaisée… avec quand même un coup de cœur. Un dernier baiser furtif sur le parking et nous nous quittons, non sans échanger quelques mots.
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Bien sûr je ne suis pas retournée au magasin le lendemain. Il a dû être déçu. Mais y a-t-il cru vraiment ? Plus tard je ne lui ai pas téléphoné non plus. Il y a des eaux endormies dans nos jardins secrets qu’il ne faut pas réveiller. Reste un souvenir exquis que je ravive parfois en portant cette lingerie, et je sens alors comme ses mains sur moi, ses doigts en moi. Le plus amusant, dirait-on le plus canaille, c’est quand elle participe à des jeux coquins avec mon mari ! Ces fois-là, l’impression de faire l’amour avec deux hommes, l’un au lit, l’autre dans la tête ! Un must ! Clara, tu es incorrigible.
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Et puis un jour, quelques mois après, je le revois dans le même magasin, tout près du fameux rayon où nous nous sommes rencontrés. Il est accompagné d’une fausse blonde – décidément je suis mauvaise – sans doute sa femme. Pas vilaine, mais bon… une dinde, et je m’arrange pour rôder non loin, surtout pour la voir, elle ! Elle qui me l’a pris. J’espère au moins qu’il la baise bien…qu’elle participe, qu’elle a fait des progrès, ce dont je doute. Ah, qu’est-ce que je dis ? Jalouse et possessive que je suis ! Il me voit enfin et encaisse le coup, sourit légèrement, cligne des yeux comme un salut, et d’un signe de tête me désigne le rayon lingerie. J’acquiesce de même. C’est ainsi que nous nous sommes payé un culot monstre, un ravissement pour les sens. Je le retrouve avec sa femme à choisir des sous-vêtements. M’approchant au plus près, à les toucher, j’en fais de même. Il lui suggère des trucs sympa, sexy, et elle décline ses aspirations par des minauderies du genre : « C’est trop… pas assez… tu sais bien, je suis classique ! ». Il me regarde discrètement en levant les yeux au ciel, désespéré et agacé. Le pauvre ! Il ne doit pas rigoler tous les jours avec cette affaire-là ! Je lui souris, et lui adresse un baiser imperceptible du bout des lèvres, puis après un petit signe de la main je m’éloigne, la rage au cœur.
Je ne supporte pas le gâchis. Aussi, le lendemain, je lui téléphone. La suite, vous la devinez ; justice a été rendue, je ne pouvais pas décemment le laisser dans cet état, n’est-ce pas ? Ce fut un grand moment, intense et torride. Imaginez, il avait tellement de choses à rattraper ! Il faut parfois cultiver et arroser les fleurs de son jardin secret.
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En guise de dédicace (*)
À toi Clara.
Pardonne-moi si à partir de tes confidences j’ai écrit cette histoire, qui, si elle n’est pas complètement vraie, l’est beaucoup quand même…
J’ai pris ta place pour la raconter dans un personnage qui te ressemble, au moins pour ce que je connais de ta manière d’être depuis tant d’années : une femme libre et amoureuse, sans tabou, mais sensible et sentimentale sous des airs d’amazone irréductible. Peut-être ai-je forcé certaines scènes, ou plus sûrement ai-je été en dessous de la réalité. En tout cas, c’est bien volontiers que j’aurais été cette Clara-là… Ceci dit confidence pour confidence, veinarde ! Tu me diras, et la prochaine fois je t’accompagne dans les magasins !
Avec tout mon amour.
Laure (et JP), juin 2007
(*) : Pour nos lecteurs, Clara de la série « Le triangle de Laure » sur RVB. Ce récit comme un clin d’œil à une amie de toujours que nous avons mis en scène dans cette série, exploitant quelque peu son tempérament de feu…