| n° 11502 | Fiche technique | 43037 caractères | 43037Temps de lecture estimé : 25 mn | 27/06/07 |
| Résumé: À l'occasion d'une soirée chez une amie d'enfance de Carole, je découvre que les choses ont bien changé entre elles. Ce deuxième épisode est l'occasion d'en apprendre un peu plus sur un après-midi qu'Aude et Carole ont passé ensemble. | ||||
| Critères: magasin voir exhib noculotte | ||||
| Auteur : Pierre et Carole Envoi mini-message | ||||
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Résumé de l’épisode précédent
Ce soir, nous sommes invités chez Aude. Lors du trajet pour aller à son appartement, je m’aperçois, à ma grande surprise, et à ma non moins grande joie, que Carole n’a pas de culotte sous sa petite jupe. Pour s’expliquer, elle commence à me raconter le début d’un après-midi de shopping qu’elles ont eu toutes les deux quelques semaines auparavant. Nous prenons maintenant l’apéritif dans le salon d’Aude, et je me demande comment je vais pouvoir en apprendre un peu plus sur ce qui s’est passé cet après-midi-là.
Alors que l’apéritif se poursuit, j’ai complètement décroché de la conversation entre Aude et Carole. Je ne prête pas trop attention à elles, tandis que je réfléchis à un scénario pas trop maladroit pour amener la conversation sur cet après-midi de shopping bien particulier dont Carole m’a dévoilé une partie lors de notre trajet en voiture. Tout en étant absorbé dans mes pensées, je ne manque cependant pas de jeter de temps en temps un œil curieux vers ces deux belles femmes confortablement installées sur le canapé qui me fait face.
Si, au début, elles s’étaient assises sur le bord du canapé en prenant bien soin de tirer sur leur jupe ou leur robe tout en veillant bien à garder les genoux joints, comme se doit de le faire toute femme ayant de la tenue, leur posture a maintenant bien évolué. Ainsi, au fur et à mesure de la discussion, elles ont toutes les deux tendance à prendre une pose de plus en plus décontractée. Elles sont donc chacune bien assises au fond du canapé, le tissu recouvrant leur jambe remontant imperceptiblement à chaque mouvement. Leurs cuisses se découvrent ainsi progressivement, alors qu’en parallèle, de plus en plus absorbées par leurs discussions, elles ne sont plus aussi attentives au maintien de leurs jambes dans une position convenable. Il faut préciser que le canapé, de la plus belle des factures, est un allié de poids pour mes manœuvres de mâle amateur de belles visions féminines. C’est en effet un de ces modèles, très confortables au demeurant, qui donnerait presque l’impression que l’on a les genoux au niveau de la tête lorsqu’on y est assis. De leur côté, elles ne semblent pas avoir conscience de cette évolution progressive et je me dis que, finalement, je vais peut-être avoir la chance d’en voir un peu plus.
Sans plus m’intéresser à la conversation, je suis donc maintenant un peu plus attentif à ce qui se passe face à moi. Je surveille particulièrement Carole, car je sais qu’elle ne porte rien sous sa jupe. C’est un jeu fréquent entre nous : elle, jouant plus ou moins volontairement l’exhibitionniste, et moi, le voyeur, à l’affût de ses charmes. Mais aucun signe ne semble me montrer qu’elle a envie de jouer avec moi.
Mes efforts sont cependant vite récompensés, même si ce n’est pas ce à quoi je m’attendais. Ainsi, alors qu’Aude nous propose de remplir de nouveau nos verres, elle se redresse pour attraper une bouteille sur la table basse. La manœuvre n’est pas aisée, et je profite d’une vision surprenante tandis qu’elle fait un effort pour s’extraire du canapé. Je n’aperçois pas clairement son entrejambe, mais ce que j’ai vu de son bas-ventre et de son petit buisson, certes peu développé, est suffisant pour m’apprendre qu’Aude est nue sous sa robe. Malgré le récit de Carole dans la voiture, cette constatation me surprend. Je l’ai toujours trouvée en effet toujours un peu coincée et semblant peu portée sur les choses de l’amour et du sexe. L’image que j’ai d’elle colle donc bien peu avec l’idée d’une jeune femme recevant chez elle, nue sous sa robe.
Aude nous ressert un verre ; il n’y a plus de glaçons sur la table et elle se dirige vers sa cuisine. Je profite de son éloignement temporaire pour glisser quelques mots à Carole.
Surprise, Carole ne répond pas un mot.
Je m’interromps brutalement avec le retour d’Aude.
Carole a le don pour mettre les pieds dans le plat, et je suis plutôt gêné vis-à-vis de son manque de tact pour aborder la question. Je saisis néanmoins la perche que me lance Carole pour changer un peu le cours de cette conversation qui depuis le début était loin de me captiver ; c’est en effet peut-être l’occasion d’avoir les réponses à mes questions et, sûr de moi, je rectifie l’intervention de Carole :
Aude n’avait pas besoin de cela ; suite aux mots de Carole, elle vire maintenant du rouge au violet. Ne sachant que dire, elle reste sans voix en posant les glaçons sur la table. Conscient que cela pourrait compromettre la suite de la discussion, je ne souhaite pas la mettre mal à l’aise, et j’essaye de minimiser l’événement :
Carole comprend également de son côté qu’elle y est peut-être allée un peu brutalement. Elle accompagne donc mes paroles d’un geste rapide des deux mains pour soulever le tissu léger de sa jupe. Cela a le don de détendre Aude qui éclate de rire.
Cependant, c’est moi qui lui réponds.
Aude se rassoit alors aux côtés de Carole. Maintenant qu’un sujet de conversation un peu plus intéressant est introduit, je ne veux pas en rester là et je questionne Aude.
Carole intervient brusquement :
Aude me fait ainsi le récit de cette fin d’après-midi ; Carole ne peut bien sûr s’empêcher d’y apporter quelques commentaires.
***
Au préalable, je rappelle un peu où nous en étions dans le récit de cette sortie entre filles dont le début m’a été raconté dans la voiture par Carole alors que nous étions en route pour venir chez Aude.
Au cours de leur discussion, Carole, habillée d’une petite robe courte boutonnée sur le devant, a du se libérer de sa culotte pour convaincre son amie de ses dires. En échange, Aude ne porte plus en haut qu’un léger chemisier en lin au travers duquel les pointes de ses seins sont nettement visibles. Elles sortent maintenant de la brasserie où elles s’étaient installées et vont poursuivre leur shopping.
Cela commence par les réserves d’Aude sur la suite des événements.
Carole ne peut contredire son amie. Sa robe arrivant à mi-cuisses, elle ne risque pas grand-chose, et si elle fait bien attention personne ne percera son petit secret vestimentaire. Afin d’accompagner Aude dans sa gêne, elle décide une chose qu’elle a déjà faite à plusieurs reprises, mais uniquement en ma présence, et elle déboutonne les deux derniers boutons de sa robe. Tout de suite, sa tenue devient beaucoup plus osée. Elle fait quelques pas devant Aude pour lui montrer le résultat. À chaque pas, sa cuisse est largement découverte jusqu’à l’aine, son sexe restant néanmoins invisible. Il est cependant prévisible qu’au moindre courant d’air bien orienté, un spectateur attentif pourra profiter d’une vision furtive qui ne devrait pas le laisser de marbre.
Aude a maintenant l’impression qu’elles sont toutes les deux sur un pied d’égalité. Il lui reste à assumer complètement sa tenue et à faire comme si de rien n’était, ce qui lui semble difficile au premier abord. Là encore, c’est Carole qui va lui montrer le chemin ; il faut bien qu’elle fasse partager à son amie sa petite expérience dans ce domaine délicieux de l’exhibitionnisme soft.
À cette époque, un des projets de Carole est l’achat d’une paire de bottes en cuir. Quelque temps plutôt, je lui ai en effet fait part de mon goût pour les femmes en minijupe, collant et bottes, et lui ai dit que, tout en étant très chic, c’est une tenue très sexy qu’il me plairait de la voir adopter pour les froides journées d’hiver. J’en entends déjà qui disent « Pas des collants ! Il faut des bas ! ». C’est vrai que cela serait mieux, plus sexy ; mais autant j’imagine Carole aller au boulot en mini, avec bottes et collants, autant je sais qu’elle ne le fera jamais avec des bas. Donc, si je lui avais parlé des bas, elle n’aurait peut-être jamais imaginé acheter des bottes. Je conserve néanmoins en réserve l’idée des bas avec les bottes et la mini pour nos soirées d’hiver qui, elles, sont loin d’être froides…
Carole propose à Aude de se mettre à la recherche des fameuses bottes. J’aurais aimé les accompagner au cours de leur promenade, pour profiter moi aussi du spectacle et observer celles et ceux qui, nombreux, allaient se retourner sur leur passage. Je me console néanmoins en me disant que, si j’avais été là, tout cela ne se serait certainement jamais produit. Je n’ai donc aucun regret à avoir.
Après quelques vitrines sans intérêt, Carole pense avoir trouvé un modèle qui lui plaît. Avant d’entrer pour l’essayer, elle esquive un mouvement pour reboutonner sa robe.
Son pas hésitant dénote cependant une légère appréhension.
Dans le magasin, quelques clientes sont en train d’observer les modèles exposés. Carole se dirige vers l’une des deux vendeuses. Elle choisit d’emblée la plus jeune, qui semble avoir un peu plus de vingt ans, en se disant qu’elle aura moins de mal à assumer la situation. Elle lui montre dans la vitrine la paire qu’elle souhaite essayer. La vendeuse lui propose de s’asseoir et se dirige vers la réserve. Carole cherche le coin le plus tranquille du magasin pour s’installer. Dès qu’elle s’assoit, elle s’aperçoit que le tissu de sa robe se tend et que les deux pans s’écartent immanquablement. Quoiqu’elle fasse, son intimité reste apparente, surtout pour quelqu’un se trouvant accroupie face à elle, comme le sera bientôt la vendeuse. Elle jette un regard dubitatif à Aude qui, debout face à elle, semble s’amuser de la situation et ne fait rien pour lui venir en aide. Carole s’imagine déjà quitter le magasin subrepticement ; elle n’a cependant pas le temps de prendre sa décision que la vendeuse est de retour.
Comme prévu, elle s’agenouille devant Carole pour lui passer les bottes. Tandis qu’elle s’adresse à Carole, elle a un léger mouvement de recul au moment où elle lève les yeux pour la regarder. Cependant, elle se reprend très vite et, ne faisant aucun commentaire, elle aide Carole à enfiler les bottes. Jusqu’alors, celle-ci a réussi à conserver les jambes jointes. Mais essayez d’enfiler une paire de bottes dans cette position ; vous comprendrez vite que c’est mission impossible. Même si Carole essaie d’écarter les jambes au minimum, la vendeuse a une vision directe sur son sexe. Aude raconte à ce sujet qu’elle a été impressionnée par le calme dont ont fait preuve pendant tout ce temps à la fois Carole, mais également la vendeuse. Toutes les deux discutent en effet comme si de rien n’était ; la vendeuse précisant notamment à Carole que ces bottes peuvent tout aussi bien se porter avec une jupe courte, longue, voire même avec un pantalon. Une fois les bottes aux pieds, Carole se relève prestement et retrouve ainsi un peu plus de décence. Elle fait quelques pas dans le magasin, et Aude lui précise que ces bottes lui vont à ravir. « Je les prends » confirme Carole sans hésiter trop longtemps. Peut-être se dit-elle intérieurement qu’elle évitera ainsi un second essayage. Alors qu’elle se rassoit, la vendeuse vient de nouveau l’assister. Lorsqu’elle se saisit des bottes pour les ôter, la raideur du cuir l’oblige à se redresser pour tirer avec un peu plus de fermeté. Aude raconte que la vision qu’elles offrent alors toutes les deux à cet instant est vraiment très érotique ; un peu à l’écart dans cette partie du magasin, elle est cependant la seule à profiter du spectacle. L’une, courbée vers sa cliente tirant sur la botte avec retenue mais de plus en plus énergiquement ; l’autre, accrochée à son banc pour ne pas être entraînée, une jambe en l’air, la seconde ancrée au sol, et ne pouvant rien faire pour dissimuler son intimité.
Une fois ses chaussures remises, Carole, accompagnée de la vendeuse, se dirige vers la caisse pour régler son achat. Au moment de sortir, la vendeuse lance aux deux amies un « bonne fin d’après-midi » accompagné d’un sourire plein de sous-entendus.
En dehors du magasin, Aude, visiblement bien amusée par la scène qu’elle vient de vivre, éclate de rire :
Aude semble troublée par cet aveu mais, sans lui laisser le temps de réagir, Carole poursuit :
Après avoir quitté le magasin de chaussures, c’est donc au tour d’Aude d’être mise à l’épreuve. Carole cherche ce qu’elle pourrait lui proposer pour la tester un peu, et elle lui fait la proposition suivante :
Après plusieurs boutiques où les recherches sont infructueuses, elles arrivent dans un magasin franchisé d’une grande chaîne plutôt spécialisée post-adolescentes, mais dans laquelle Carole a parfois trouvé des tenues de soirée sympas et pas trop chères. Aude ne sait pas trop où chercher ; c’est Carole qui supervise la visite et l’entraîne vers le rayon adéquat. L’avantage de ces grandes enseignes est que l’on peut y fouiner sans avoir en permanence une vendeuse sur le dos. Aude ne trouve pas grand-chose à son goût et décline toutes les propositions de Carole : « Pas assez comme ça … Trop comme ci … ». À la fin, un peu excédée, Carole lui dit :
Pour le premier essayage, elle trouve dans les rayons un petit haut, une jupe noire à volants, et se dirige vers les cabines, Aude ne pouvant que la suivre. Carole la fait entrer dans la cabine et lui dit d’un ton n’admettant aucune contestation :
Aude s’enferme tandis que Carole patiente à l’extérieur. La porte s’entrouvre timidement et Aude interpelle discrètement son amie depuis l’intérieur de la cabine :
Après un léger coup d’œil et vérifiant que personne ne prête attention à elle, Aude rejoint Carole et se jauge dans le miroir. Le bas est classique, mais le haut est plutôt osé. Si, avec son chemisier en lin, seuls les mamelons sont vraiment visibles - la forme des seins ne se devine que de près - cette fois-ci le chemisier en tulle noir choisi par Carole est complètement transparent. Il laisse donc voir la poitrine d’Aude comme si elle était nue.
À ce moment-là, une vendeuse, qui ne s’était pas fait remarquer jusqu’à cet instant, intervient timidement.
Elle aperçoit alors dans ses mains le top en question et comprend qu’elle s’est une nouvelle fois fait avoir. Elle en profite pour jeter un regard circulaire autour d’elle et découvre qu’il y un peu plus de monde alentour. Elle remarque notamment un jeune couple dont le garçon, plutôt indifférent aux habits qu’examine sa compagne, semble très intéressé par ses seins et par la scène qui se joue à côté de lui. Il n’est vraiment pas mal, et Aude est surprise par les sentiments qu’elle ressent ; elle se sent en effet plus flattée que gênée par ce regard.
Surprise elle-même par sa réaction, Aude se dirige vers la cabine, sans omettre de faire un large tour près des rayons pour laisser l’occasion à l’inconnu de se rincer l’œil une dernière fois. Elle se rhabille, et son chemisier fait maintenant presque sage par rapport à celui qu’elle a essayé. Une fois à l’extérieur du magasin, la discussion reprend.
Tout en discutant, elles s’approchent d’une petite boutique, inconnue d’Aude, et qui n’aurait jamais attiré son attention si elle était passée seule devant. Il n’y a pas beaucoup d’articles en vitrine, et elles entrent directement. Tout de suite, Aude remarque que cette boutique est d’un niveau bien supérieur à celui de la précédente. La vendeuse – Carole précisera même plus tard à Aude que c’est la propriétaire des lieux – fait un large sourire à Carole en lui souhaitant la bienvenue. Aude en déduit que Carole doit être une habituée des lieux. C’est en effet une des boutiques dont sont issus certains trésors de la garde-robe de Carole, et que vous aurez peut-être l’occasion de connaître si nous poursuivons ensemble un petit bout de chemin.
Carole explique ce que cherche son amie : une robe pour le réveillon du Jour de l’An qui mette bien en valeur son physique. La vendeuse toise Aude d’un regard professionnel et commente :
Aude est un peu gênée et rougit légèrement, comprenant que ce commentaire fait implicitement référence à l’indécence de sa tenue. Mais elle se garde bien de répondre et de dire que c’est la première fois qu’elle se retrouve dans cette tenue en pleine ville.
Il s’ensuit une séance d’essayage assez longue, où successivement c’est soit Aude soit Carole qui trouve que le modèle essayé n’est pas comme il faut.
Finalement, elles tombent d’accord sur une robe simple qui met en valeur sa poitrine et sa silhouette irréprochable. J’apprends à cet instant qu’il s’agit en fait du modèle qu’Aude porte pour nous recevoir, et je comprends ainsi comment un tel vêtement a pu se retrouver dans sa garde-robe. Aude est plutôt contente du résultat. Tout en restant d’une apparence correcte, cette robe est vraiment sexy et change du tout au tout par rapport à ses tenues habituelles ; je ne peux qu’abonder dans son sens. Malgré le prix un peu plus élevé que ce qu’elle espérait, Aude se laisse donc tenter en se disant qu’elle pourra porter cette robe en plusieurs occasions.
Carole jette un coup d’œil dans le reste de la boutique, et elle repère une robe fuseau noire, dos nu avec un profond décolleté. Elle cherche depuis longtemps une robe de soirée sexy et un peu chic pour les grandes occasions, et elle ne peut s’empêcher de demander à l’essayer. Lorsqu’elle ressort de la cabine, Aude et la vendeuse font un signe d’approbation. La robe lui colle au corps comme une seconde peau. Carole a dû se passer de soutien-gorge pour l’enfiler. La vendeuse commente alors de son œil de professionnelle :
Aude pouffe de rire dans son coin, alors que Carole ne peut qu’acquiescer sans autre commentaire. Elle trouve cette robe très bien et se dit qu’elle devrait notamment beaucoup me plaire. Cependant, le prix élevé la retient dans son élan. Elle annonce qu’elle va réfléchir et revenir avec son mari. C’est la première fois que j’entends parler de cette histoire, et je me dis en moi-même qu’à l’occasion, lorsqu’on passera devant cette boutique, j’inciterai Carole à en pousser la porte ; cette robe me semble en effet des plus prometteuses.
De son côté, Aude ressort satisfaite du magasin, avec dans son sac une robe qu’elle n’aurait jamais envisagé porter quelques heures plus tôt.
La fin de l’après-midi touche à sa fin et les deux amies vont bientôt se quitter. Alors qu’elles traversent une grande place, une nouvelle surprise les attend néanmoins avant qu’elles ne se séparent.
Elles n’ont pas l’occasion de pousser plus loin la conversation. Tout à coup, alors que le ciel avait tendance à s’assombrir depuis quelques minutes, des trombes d’eau accompagnées de fortes rafales de vent s’abattent sur la tête des passants. Aude et Carole jettent un coup d’œil rapide aux alentours. Il y a quelques arbres à proximité, et elles se dirigent rapidement sous le plus proche pour se mettre à l’abri. Mais elles s’aperçoivent rapidement de leur erreur. Le vent souffle très fort et l’abri qui leur est offert est bien précaire. Alors qu’elles essayent de protéger leurs paquets, elles se retrouvent vite trempées de la tête aux pieds, et elles décident d’affronter directement la tempête pour atteindre un kiosque à musique à quelques centaines de mètres au milieu de la place. Tandis qu’elles courent les bras chargés de paquets, elles se rendent compte qu’elles ne sont pas les seules à avoir pensé à ce kiosque en apercevant quelques groupes déjà à l’abri. À quelques dizaines de mètres du but, Carole laisse échapper un de ses paquets et est bien obligée de marquer une pause.
Carole a bien du mal à ramasser son sac, et son amie se trouve déjà à l’abri quand elle reprend sa course. En s’approchant, Carole aperçoit les regards amusés des personnes à l’abri qui se divertissent du spectacle qu’elle offre. Une fois sous le kiosque, elle rejoint Aude tout en remarquant que la plupart des personnes présentes ne les quittent pas des yeux, elle et son amie. Elle comprend l’intérêt que leur portent tous ces spectateurs lorsqu’elle jette un regard à Aude. Son chemisier mouillé lui colle à la peau, et la transparence du tissu laisse voir les seins comme s’ils étaient nus. De plus, avec le froid et l’humidité ses tétons ont pris un relief qui ne passe pas inaperçu. Elle fait remarquer ironiquement à Aude :
Le doute commençant à s’installer dans son esprit, Carole inspecte sa tenue. Le vent souffle en rafales et, bien que chargé d’humidité, le tissu ne cesse de se soulever. En discutant avec Aude, elle a machinalement plaqué ses bras le long de son corps pour retenir sa robe, comme le fait toute femme pour contrer les effets des courants d’air sur une tenue un peu légère. Mais elle comprend rapidement la situation. Suite à son essayage, elle n’a pas reboutonné sa robe plus qu’elle ne l’était avant, et elle réalise que dans sa course effrénée pour se mettre à l’abri, elle était plus concentrée à conserver ses paquets dans ses bras et à regarder où elle posait ses pieds qu’à maintenir fermé le bas de sa robe. Cela explique que son arrivée et sa montée des marches semblent avoir été très appréciées.
En jetant un regard circulaire, Carole jauge un peu la foule autour d’eux. Elle s’aperçoit qu’elles ne risquent pas grand-chose ici. Il y a deux ou trois familles qui devaient se trouver à la plaine de jeux d’enfants toute proche du kiosque et qui ont échappé à la douche. À côté d’elles se trouvent en plus une dizaine de personnes qui, comme elles, ont été surprises par l’orage, et qui sont plus ou moins mouillées en fonction de la distance à laquelle elles se trouvaient quand cela a commencé. Parmi toutes ces personnes, ce sont quand même Aude et Carole qui sont dans le plus piteux état et qui attirent tous les regards. Carole remarque, un peu à l’écart, un jeune homme assis sur un des bancs en pierre disposés à la périphérie du kiosque.
J’interromps alors leur récit pour préciser qu’à sa place j’en aurais fait autant, et que j’aurais moi aussi profité du spectacle.
Aude reprend alors le récit en essayant de retranscrire leur dialogue.
Elles prennent toutes les deux leurs paquets et se dirigent vers lui d’un pas décidé. Carole s’aperçoit alors que d’un geste rapide il dissimule derrière son sac ce qui ressemble étrangement à un petit appareil photo. Elle fait part immédiatement de son observation à Aude, en lui chuchotant à l’oreille.
Après avoir posé leurs paquets sur le banc, elles s’assoient et continuent à discuter en attendant que la pluie se calme. Petit à petit les regards se détournent d’elles. Elles jettent néanmoins fréquemment un coup d’œil au jeune homme assis à côté d’elles. Elles s’aperçoivent ainsi qu’il est toujours très attentif à elles. Par ailleurs, au bout d’un certain temps, ne se sachant pas démasqué, il fait une tentative pour ressortir son appareil. Aude ne peut s’empêcher de réagir.
Alors que les deux amies continuent à se chamailler au sujet du petit cadeau que Carole voudrait faire à leur jeune admirateur, la pluie a tendance à se calmer. Elles sont complètement trempées et frigorifiées, et Aude insiste pour qu’elles rentrent rapidement. Il y a encore beaucoup de monde sous l’abri, et Carole ne peut satisfaire la curiosité du jeune homme sans s’attirer les regards des autres badauds. Elle décide donc de se ranger à l’avis de son amie, et d’un commun accord elles reprennent leur chemin en direction de leurs voitures respectives. N’étant pas garées tout à fait au même endroit, vient le moment où leurs routes se séparent. Elles se quittent donc avec l’échange final relaté dans le premier épisode.
***
C’est la fin du récit fait par Aude. Je comprends maintenant mieux la tenue adoptée par Aude pour nous recevoir, mais je reste un peu sur ma fin avec cet épilogue un peu précipité. Malgré tout le reste de l’histoire bien excitant, j’ai, au fond de moi-même, un sentiment de frustration au moins aussi fort que celui que vous ressentez en ce moment, et je ne peux m’empêcher d’insister sur ce dernier point.
Carole, qui était silencieuse depuis un certain temps et laissait à Aude le soin de raconter l’histoire, intervient alors :
De mon côté, je reste sans voix, et je tourne vers elle un regard interrogateur, en me demandant en moi-même ce qu’elle va bien avoir à raconter.