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n° 11419Fiche technique20550 caractères20550
Temps de lecture estimé : 12 mn
28/05/07
Résumé:  Un tie-break chaud et humide.
Critères:  ff sport volupté
Auteur : Nicola  (Aime les mots)            Envoi mini-message
Tennis

Elle ouvrit les deux battants du vestiaire avec son pied, d’un geste qui montrait que cette défaite comptait beaucoup plus pour elle, qu’elle ne voulait le montrer. Elle entra dans le vestiaire des VIP ATP, balança son sac et ses raquettes sur la table. Puis alla s’écrouler sur la table de massage et éclata en sanglots. Ces deux balles comptées faute, une vraie erreur d’arbitrage, ont fait d’elle la perdante du jour. Comment la presse de demain allait-elle traiter l’événement ? Elle finit par se redresser, essuya d’un revers de poignet ses yeux verts nuancés de gris, puis commença à se déshabiller. La porte s’ouvrit sans qu’elle ne s’en rende compte, une tête émergea du couloir attenant, une voix douce lui demanda :



Le petit minois qui s’adressait à elle, s’éclaira d’un franc sourire.



La porte se referma sans qu’elle ait pu prononcer une parole. L’apparition éclair de cette jeune femme la laissa plantée là, sans qu’elle puisse dire à quoi elle ressemblait, n’ayant aperçu que ses cheveux courts et ses yeux bleus. Peut-être la croiserait-elle sans la reconnaître.


Elle continua donc à se déshabiller, ôtant le t-shirt humide et décida qu’il ne ferait plus partie de ces vêtements qu’elle porterait sur un court. Elle le jeta, loin d’elle, il n’était qu’un porte-malheur.


Torse nu, elle s’assit et se mit à défaire les lacets de ses chaussures, quand de nouveau la porte s’entrouvrit et la tête aux cheveux hirsutes (plutôt ébouriffés) repassa le pas, et la petite voix demanda :



Elle releva la tête, ses yeux verts à la rencontre des bleus, sourit puis sans trop savoir pourquoi se remit à sangloter. Le chagrin qu’elle croyait tari, la submergea de nouveau et son corps fut secoué de soubresauts dus aux hoquets qui venaient du plus profond de son être. Liléa, abasourdie par ce qu’elle voyait, se précipita, s’agenouilla près de la joueuse. Lui caressant les cheveux, lui murmurant doucement de se calmer, que tout irait mieux après. Que la défaite ne fait pas le perdant. Tout en continuant à rassurer la jeune athlète, elle laissa sa main descendre le long du dos nu, et se mit à caresser doucement le flanc de la joueuse. Caresse qui fit apparaître, sur la peau encore humide de transpiration, de petits picots de frisson sur toute la zone que la main parcourait. La jeune femme releva la tête, plongea ses yeux pleins de larmes dans ceux de Liléa, et vaincue par le chagrin qui continuait à s’imposer en elle, posa sa tête sur l’épaule de sa visiteuse. La main douce parcourait son dos en arabesques et circonvolutions qui firent s’échapper de ses lèvres un gémissement. L’échine frissonnante, elle s’écarta brusquement de Liléa, se redressa si vite que la jeune femme fut surprise et faillit tomber à la renverse, ne devant son équilibre qu’à la chaise posée à proximité. Elles se regardèrent sans un mot. Liléa se releva sans toutefois montrer l’envie de s’en aller. Nicola s’interrogeait sur sa réaction au contact de cette main caressante. Cette main qui avait provoqué en elle cette sensation de quiétude. Elle ne savait que dire. Elle s’adressa à la jeune femme sur un ton qu’elle voulut détaché, mais en vain, elle se sentait troublée :



Liléa sortit de la pièce. Nicola poursuivit son déshabillage, retira son short étroit qu’elle fit glisser le long de ses cuisses fuselées et musclées. Elle ne remarqua pas que la porte était restée entrouverte. Qu’une touffe de cheveux au-dessus d’un regard bleu océan se repaissait de l’image qu’elle donnait d’elle une fois mise à nu. Elle se dirigea vers la cabine du sauna, prépara le programme et se rendit sous la douche en attendant que le sauna soit opérationnel. Elle ouvrit les robinets, plusieurs jets entrèrent en action, elle régla la température et se glissa sous l’eau frémissante et chaude. Les yeux bleus ne la quittaient pas, ne perdaient pas une miette de l’effeuillage ni de la plongée sous les eaux. Ils étaient avides de ce corps. Liléa la désirait depuis qu’elle l’avait vue jouer en Australie. Elle n’aurait raté sous aucun prétexte les matchs de celle qui la faisait vibrer rien qu’à prononcer son nom. Pourtant depuis le temps qu’elles se croisent, Liléa avait gardé pour elle les sentiments qu’elle ressentait pour Nicola. Elle ne voulait pas que celle qu’elle convoitait en secret ne la repousse. Alors tout serait perdu à jamais. Elle préférait donc ne montrer aucune attirance, mais le jeu était difficile. Par moments presque douloureux. Liléa avait fait un choix, plutôt que de se faire jeter, elle avait choisi de se taire ; ne rien dire de ces flammes qui léchaient son cœur et embrasaient, certaines nuits, son être tout entier. Nicola quant à elle, laissait glisser sur sa peau cette eau salvatrice et réparatrice. Ses muscles étaient tendus et douloureux suite au match très disputé. La tension s’était fait sentir dès les premières balles et maintenant après la tension, toute cette adrénaline s’évacuait par la bonde de la douche. Elle se laissa aller contre la paroi de la cabine et exhala un long soupir. Elle ferma les yeux, se plongea ainsi dans une douce torpeur avec la vapeur qui s’échappait des robinets.


« Hum ! La caresse de l’eau sur ses seins, ses hanches, ses cuisses et son sexe. »


Elle se sourit, trouvant cette remarque un tantinet osé après une défaite. Plongée dans ses réflexions coquines, elle ne vit pas la porte coulisser doucement laissant place à Liléa encore habillée. Cette dernière s’introduisit dans l’espace restreint, referma. Nicola les yeux toujours clos, les mains plaquées sur le mur, tournait le dos à Liléa. Laissant couler l’eau, régénérant ainsi ses muscles, son dos et ses cuisses. S’approchant de cette femme tant désirée, elle posa délicatement ses lèvres à la naissance du cou. Là, si douce est la peau à la caresse. Nicola sursauta, se retourna, surprise de ne plus être seule dans cet habitacle exigu. Les yeux dans les yeux, elles se fixèrent longuement. Pas de gestes, pas tout de suite, juste ces longs regards échangés dans la moiteur de l’espace clos. Seuls, ils exécutaient une parade amoureuse. Ceux de Liléa parcourant le corps tant désiré. Ceux de Nicola, surpris, venaient de se rendre compte que l’intruse était encore vêtue. Que l’eau avait empesé le t-shirt, épousant trop près les courbes de ce corps svelte et androgyne.


Pas une parole ne sortit de leurs bouches entrouvertes. Tandis que l’eau continuait d’alourdir ses vêtements, Liléa s’avança, saisit la taille de sa partenaire et glissa sa bouche dans le cou tant convoité. Elle y posa le plus voyou des baisers, laissant courir ses lèvres tout du long, remontant jusqu’à l’oreille pour mieux redescendre dans le creux de l’épaule. La respiration hachée de Nicola, due à l’eau et au baiser de sa compagne de douche, devint plus rauque et son souffle plus haletant. Ce baiser la troublait plus qu’elle ne l’aurait imaginé. Contrairement à elle, son corps, lui, ne se posait pas de questions. Il se tendait, parcouru de légers tremblements. Les doigts agiles sur sa peau parcourue de frissons. L’eau permettait aux mains de Liléa de glisser parfaitement sur le corps de celle qui avait mis ses sens en émoi. Elle continuait de promener sa bouche aux abords de l’épaule offerte, sa langue ainsi que ses dents titillant le cou gracile qui se tendait vers elle dans une soumission entendue. Une de ses mains se posa sur le sein gonflé de désir, et le téton instantanément s’érigea sous la caresse. Prisonnier des deux doigts, il devint encore plus sensible. La bouche se fit plus pressante et prit la suite du pouce sur le mamelon dressé. Elle s’enroula autour, le suçant, le gobant tout à la fois. Titillant avec les dents cet appendice qui ne demandait qu’à être croqué. Nicola était noyée dans les sensations qu’elle éprouvait au contact de cet autre corps qui ressemblait tellement au sien. Les caresses de Liléa la mettaient à la torture. Comment résister à cet assaut, voire cette conquête, si habile qu’elle ne l’avait pas cru possible. Ce qu’elle ressentait en cet instant, un feu intérieur qui lui brûlait les entrailles au fond du ventre. Toujours occupée par le sein de Nicola, Liléa avait progressivement descendu l’autre main sur le ventre plat et musclé. Ventre qui allait au-devant d’une étreinte qui se refusait à lui. Oui, Liléa avait décidé de faire languir sa partenaire. Elle ne rendrait ses caresses plus précises seulement si sa compagne lui en faisait la demande. Pas avant. Comme pour le baiser, Nicola devrait patienter.


Les mains de la jeune assistante couraient, expertes en caresses, sur les parties du corps dont elles se repaissaient avec frénésie. Elles s’étaient mises en action avec envie et délectation. Malaxant tout en légèreté la fesse qui était venue à la rencontre des doigts habiles. L’autre main de Liléa titillait avec empressement le bout du sein tendu de désir. Les halètements de Nicola ne faisant qu’accentuer l’envie de Liléa, de posséder cette femme. Puis doucement, glissa à genou, parcourant ainsi toute la taille de sa bouche, l’arrondi de la hanche, frôlant l’aine. Pétrissant la cuisse d’une main, l’autre posée sur le ventre. Elle sentait les jambes de son amante prises d’un léger tremblement. Elle descendit jusqu’à la racine du pubis, les mains de Nicola s’agrippèrent à sa tête, lui serrant deux mèches de cheveux. C’est ce moment qu’elle choisit repartir sur l’autre aine. Sa langue n’en finissait pas de s’activer, goûtant ainsi chaque centimètre, chaque pore de peau. Ne vouloir rien oublier de ce corps qui se mouvait en rythme avec le sien. Elle se releva. Appuya son genou à la fermeture des cuisses et poussa afin que celles-ci s’écartent. Sans trop de difficulté. Ses yeux plongèrent dans le regard chaviré de Nicola. Le souffle accéléré, tandis qu’elle plongeait dans l’encolure où une veine saillante battait. Elle imprima un léger mouvement de va-et-vient à son bassin, son sexe se frottant légèrement sur le muscle encore gonflé de l’effort. Sa cuisse entre celles de Nicola allait et venait doucement contre le sexe humide. Elle se serra encore plus près, s’enfonçant encore plus loin entre les jambes tremblantes de la victime de ses assauts. Se faisant face, elles harmonisaient l’entente de leurs deux corps en fusion.


Nicola, qui jusque-là n’avait pris aucune initiative, hormis celle de se laisser faire, avança ses mains en direction de la poitrine tendue et gonflée. Elle réussit à s’emparer du sein galbé, qui alla se nicher tout seul au creux de sa main, comme s’il avait été taillé pour cette main, la sienne. Elle tritura, malaxa, s’en prit au téton qu’elle emprisonna entre son pouce et son index, le pinça fortement. Ce qui eut pour effet, la tension du corps adverse. Qui s’exprima par une morsure à la base de son cou qui lui fit se hérisser toute la surface de sa peau. Celle-ci devint grumeleuse au toucher, des frissons la parcouraient de la tête aux pieds. À ce rythme, elle ne pourrait pas rester encore longtemps debout. Elle posa son autre main sur la fesse rebondie, mais ferme, elle y enfonça ses ongles. Le pincement donna l’effet escompté, le bassin de Liléa se rapprocha furieusement en avant, les muscles fessiers tendus sous la piqûre. Elles s’imbriquaient l’une dans l’autre, secouées de spasmes de plaisir, le mouvement plus rapide des cuisses sur leurs sexes chauds et humides par les caresses mutuelles. Perlant de fines gouttelettes, ils s’excitaient ensemble par à-coups d’abord, tout en langueur l’instant d’après. La tension, le sexe était palpable dans cet enclos embué. Liléa se détacha du corps offert à ses tourments, elle recula et ouvrit l’espace, mis un pied hors de la douche. Elle prit le bras de sa compagne, et l’extirpa de la cabine.


Elle faillit glisser, mais se rattrapa au banc posé là. Elle fit virevolter sa belle, la colla contre le mur de la pièce embuée de vapeur. Se pressant contre elle. Lui enfonçant ses ongles à la base de la taille svelte, remonta jusqu’aux seins dont elle se saisit avec passion. Nicola, elle, chavirée par les sensations, se laissa faire, pantelante, elle murmura dans un souffle :



Liléa empoigna les cheveux de son amante, tira en arrière la masse épaisse, offrit ainsi le cou à la passion de sa bouche. Mordant et lapant la veine palpitante. Liléa ouvrit la bouche de sa belle du bout de la langue, elle effleura celle de Nicola. Une coulée de lave s’infiltra en elles, au moment où celles-ci se rencontrèrent. se prirent dans le jeu d’enroulements et autres arabesques savantes. Ce baiser langoureux chavira les deux femmes, enlacées contre le mur, moite de la vapeur de l’eau qui coulait encore. Plus profondément, la langue pénétra la bouche. S’enroulant sans cesse, ne se quittant que pour mieux se rassembler. Les souffles haletants secouaient les corps, d’où perlaient des gouttes de sueur.


Nicola, qui avait eu très peu d’initiative en ce début de joute amoureuse, se détacha de sa compagne. Releva sa tête, ses yeux dans ceux de sa belle, puis s’enfuit en direction du sauna. Prise de cours Liléa, sur le coup ne bougea pas. L’interrogation dans le regard, elle se contenta, non sans difficulté, de retirer son t-shirt empesé d’eau et son jean, dont elle eut du mal à s’extirper. Après cet effort, une fois nue, elle suivit la direction prise par son amante. À peine la porte ouverte, une main la saisit et l’entraîna dans la moiteur du sauna. Elle se laissa guider jusqu’à une banquette en tek, où la main l’obligea à s’allonger. Nicola venait de prendre la direction des opérations, trop excitée du désir que Liléa avait éveillé en elle. Elle regarda longuement ce corps qui s’offrait sans résistance à son regard vert. Regard gourmand à la prunelle agrandie d’excitation. Elle posa sa bouche délicatement sur l’aréole du sein, fit goûter à sa langue la perle de sueur qui était apparue à la surface. Enroula le téton et aspira le tout en une caresse qui fit se cabrer le ventre de Liléa. Sa bouche descendit lentement jusqu’au nombril où elle se perdit un temps, faisant s’échapper des soupirs de plaisir de celle qui l’avait entreprise. Qui se trouvait maintenant dans la position de conquise. Elle quitta ce petit vallon, permis à sa langue de continuer le chemin. À l’aide de ses mains elle souleva les hanches de la femme étendue, et délicatement posa ses lèvres en corolle, gobant ainsi tout entier le sexe offert à ses tourments. Elle fit glisser sa langue du haut jusqu’en bas de la fente humide et pourprée. De sang, les lèvres étaient gonflées, le désir était visible et le tout palpitait. Elle lécha le suc qui coulait, le ventre se tendit, une plainte s’échappa et vint mourir au fond de la gorge de Liléa. Ses muscles se contractaient sous la caresse qui se fit plus précise et plus appuyée. La langue fouillait, titillait, mais se laissait désirer. Elle agaçait juste ce qu’il fallait, sans jamais se poser sur le petit bourgeon tendu. Ses lèvres emprisonnèrent celui-ci en un baiser si doux que les fesses se levèrent pour mieux s’offrir à la bouche gourmande. Excédée, excitée par la caresse, prisonnière de la bouche carnassière de Nicola, Liléa attrapa la tête de celle-ci et la plaqua plus près. Elle voulait sentir cette bouche la prendre, la pourfendre de ses baisers chauds.


La langue finit par s’introduire en elle, puis se retira pour mieux s’enfoncer encore. Au plus profond de la caverne, aller. Sentir vibrer les muscles du vagin se refermer sur l’organe souple et agile. La tête de Liléa, les yeux fermés, se balançait de droit et gauche, les cheveux humides de la sueur qui perlait maintenant sur tout son corps. À la moiteur de la pièce s’ajoutait l’acidité des effluves de sexe que toutes les deux, elles dégageaient. Elle reprit sa caresse sur l’organe sensible, qu’elle fit prisonnier entre ses lèvres, accentuant ainsi la cadence de sa langue. Ouvertes, les cuisses dont les muscles saillaient sous l’effort et la contracture, Liléa s’offrit plus encore. Elle sentait la vague de plaisir monter, la pression sur son clitoris se faisait plus forte. Elle voulait se donner tout entière à celle qu’elle avait tant désirée. Mais Nicola voulait bien plus que cela. Elle voulait, elle aussi, jouir de sa compagne. Le plaisir partagé. Elle interrompit sa caresse, s’empara d’une des cuisses de Liléa, la replia sur le ventre de celle-ci, écarta l’autre, et enfourcha son amante. En ciseau, elle se retrouva au-dessus, fit lentement plier ses genoux et posa doucement son sexe contre celui qui s’offrait au sien. Les deux sexes ainsi en contact, lui permirent de soulever Liléa, dont les yeux troublés du plaisir qu’elle venait de lui donner, la regardèrent étrangement. Celle-ci s’agrippa à sa taille, leurs bouches se trouvèrent pour le plus tendre des baisers, tandis que leurs bassins ondulaient d’un lent va-et-vient. Leurs sexes, pressés l’un contre l’autre, s’étaient épousés, n’en faisaient plus qu’un seul. Liléa repoussa Nicola, et retourna la position à son avantage, c’est elle maintenant qui dominait. Elle qui indiquait le rythme, pressant plus intensément son sexe, dans un mouvement de lenteur calculée. Elle posa ses mains sur les seins de Nicola. Celle-ci allongée sur le banc, position de victime consentante, les yeux fermés, concentrée sur leur plaisir mutuel, souffle saccadé, peau luisante. Puis les bassins accélérèrent, se soudèrent plus fort comme aspirés l’un par l’autre, mêlés de soupirs et de râles. L’orgasme arriva telle une flèche, et leur perfora le corps. Contractions et soubresauts les entraînèrent au sommet du plaisir. Haletante Liléa se laissa aller sur le ventre de Nicola, qui lui prit la tête entre ses mains et lui murmura :



Lui caressant les cheveux, laissant leurs souffles renaître, que s’éteignent les derniers spasmes de la jouissance.