Une Histoire sur https://revebebe.pages-perso.free.fr/
n° 11352Fiche technique14023 caractères14023
Temps de lecture estimé : 9 mn
30/04/07
Résumé:  Le jour de son mariage, Yohan tombe raide dingue de la mère de sa femme.
Critères:  fh fplusag extracon alliance toilettes hsoumis fdomine hmast nopéné
Auteur : M.D.  (20 ans, les rêves hantés)            Envoi mini-message
Mariage maudit

Yohan déglutissait mal pendant la cérémonie. Tout le monde pensait au mariage, ce qui le sauvait. C’était dans l’ordre des choses. Mais bien plus que cela, plus que l’émotion du mariage, un monstre venait perturber sa tranquillité, le troubler profondément dans son union avec Julie, jusqu’à ne plus quitter son esprit.


Julie marchait doucement vers lui, le bras dans celui de son père. Il regardait dans leur direction, les yeux terrifiés. Elle portait une merveilleuse robe de mariée. Elle était vraiment belle ! Oui, mais rien ne pouvait plus le secouer que cette sensation ; ce sentiment né au fond de lui-même ; il eut peur. Car à cet instant précis, à quelques minutes de son union religieuse avec la femme de sa vie, une autre le hantait.


Pourquoi elle et pourquoi juste ce jour-ci ? Il la connaissait déjà, Julie la lui avait fait rencontrer, comme de coutume. Ils s’étaient déjà adressé la parole, alors pourquoi ? Pourquoi aujourd’hui ? Peut-être le vêtement. Un ensemble jupe et veste noir et incroyablement sexy. Et ce décolleté infernal… Non, j’y crois pas !


Et pourtant… Yohan vit bien l’image de Madame Verneuil, mère de Julie, nue… le corps luisant de sueur… l’œil lubrique… la voix qui susurre… Et lui, aussi monté qu’un fauve en rut…


Julie arriva à hauteur de Yohan. Elle fit un sourire timide, comme pour essayer de chasser la peur panique nichée au fond des yeux de son mari-dans-très-peu-de-temps. La voir elle aussi toute tremblante n’était pas pour le rassurer. Il tenta de lui rendre son sourire mais il eut la vague impression de ne faire qu’une grimace. Mettre cela sous le compte de l’émotion, c’était le seul moyen qu’il avait de s’en sortir.


Je dois arrêter d’y penser, je dois arrêter d’y penser ! Dans les yeux de Julie : « Il va dire non ! »


Le prêtre commença le rituel. Yohan essaya de se concentrer sur la petite tache de naissance que l’homme d’église avait au niveau du menton, chassant ainsi Madame Verneuil de son esprit. Il sentit les battements de son cœur marteler tout son corps. Julie, elle, balisait presque autant que lui, à en juger son souffle court et sa poitrine qui se levait, s’abaissait, dans un rythme anormal.


Elle dit oui.

Il dit oui.


Un grand soulagement éclaira le visage des deux mariés. Ils s’embrassèrent devant les applaudissements, en se retenant l’un et l’autre – ils se seraient roulés par terre, comme avant de faire l’amour. Julie respirait la joie de vivre lorsqu’elle sortit sous les grains de riz. Une très belle jeune femme. Plutôt grande, les cheveux bouclés, bruns, avec une lueur noire dans les yeux. Yohan la tenait fermement par la taille contre lui. Sentir sa poitrine contre la sienne lui faisait du bien – il ne devait plus y penser, nom de Dieu ! Ensuite, les félicitations et les vœux. Les larmes de la famille et les tapes des amis à en faire perdre son souffle. Tout le monde y passa, et Yohan la redouta.


Elle vint à eux – à lui. Elle embrassa sa fille en la serrant fort dans ses bras tandis que Yohan essayait de les ignorer, en parlant à droite à gauche.



Cette voix espiègle. À contrecœur, Yohan fit volte-face devant une Madame Verneuil rayonnante. Yohan sut à l’instant qu’il venait de subir un maléfice qui ne le quitterait pas, qui le hanterait pendant toute la journée. Quand elle l’embrassa, elle glissa une main dans le creux de ses omoplates.



Madame Verneuil éclata de rire en les couvrant tous les deux d’un regard malicieux.



Julie fut distraite par l’arrivée impromptue de Monsieur Verneuil qui la prit lui aussi dans les bras.


Un instant.

Yohan et Madame Verneuil, le regard figé dans l’espace.


Elle était aussi grande que sa fille, et sa chevelure noire lui donnait une élégance féline et troublante. Son visage était encore radieux pour une femme de cinquante ans et… Bon sang, ces yeux bleus, électriques ! Bon sang, cette bouche ! Bon sang, ce décolleté !



Il sursauta. Patrice – son plus vieil ami – éclata de rire devant l’expression apeurée de Yohan.



Madame Verneuil s’était éclipsée. Yohan dut faire un effort presque surhumain pour redevenir le Yohan familier, celui que tout le monde connaissait bien. Il sourit, il blagua, il rit. Mais à l’intérieur, un monstre s’exprimait d’une incroyable violence. … le jour de mon mariage…


Il atterrit ensuite dans la voiture qui les emmenait, lui et Julie, vers le château des Bruyères où se déroulerait la suite du mariage. Le cortège des klaxons. Heureuse comme jamais, Julie lui fit un autre baiser, sans retenue celui-ci. Yohan l’embrassa, mais en embrassa une autre dans son esprit.




* * *




Andrée le sentait au fond d’elle-même. Une musique qu’elle connaissait, qu’elle avait déjà entendue dans le passé. La musique de l’attirance interdite. Une alchimie de trois ingrédients rares dans la nature. Un homme charmant qui tombe raide dingue d’elle, avec dans les yeux la lueur qui correspond à ses attentes, dans une situation des plus glauques qui soient… Aussitôt, elle sut qu’elle ne pouvait pas passer à côté. La cruauté de la situation avait beau être ce qu’elle était, Andrée se connaissait suffisamment pour savoir comment réagir dans de telles circonstances. De loin, le jeune marié n’en finissait pas de lui jeter des regards furtifs, presque paniqués. Elle l’avait eu.


Mais pourquoi aujourd’hui et pas avant ? Julie les avait fait déjà se rencontrer, Yohan Lebois ne lui avait alors pas paru aussi suspect que maintenant. Comment se faisait-il que l’allumette ne s’enflamme que ce jour précis ? Peut-être… Oui, c’était aujourd’hui même qu’elle tenait précisément, et pour la première fois, le rôle de belle-mère, alors qu’avant elle n’était que la mère de sa petite amie, rien de plus. Maintenant, la relation officielle était ouverte. Et Yohan Lebois avait succombé dès la première seconde à cette sorte de fantasme. Cette pensée l’envahissait presque totalement.


Enfin… nul à part elle ne devait se douter de son étrange comportement. Il arrivait à conserver son image. Mais il était vraisemblablement obsédé par elle. Et à mesure que les verres de vin se vidaient, Andrée sentit une sensation de bien-être à être ainsi regardée par un homme de vingt-cinq ans son benjamin. Plus tard dans la soirée, elle le vit inviter Julie à danser. Le sourire figé dans la glace, les yeux qui se voulaient amoureux – ils exprimaient le désir de la chair. Dans leur valse, un autre regard furtif, encore un autre. Andrée sourit, elle aimait cela. Non, ma fille ; ce soir, c’est pas pour toi qu’il bande…



Avant d’éclater de rire. Andrée observa son mari avec douceur. Hector, Hector… Pauvre imbécile ! Et Pierre, et Philippe, et Yvon… combien de tes amis m’ont sautée derrière ton dos, sans que tu en saches une seule miette ? Et combien de fois chacun ? Est-ce que tu sais, pauvre pomme, qu’après on riait, et on rit encore de toi ? Quel effet ça te ferait si tu savais que je me suis fait le mari de notre fille le jour de son mariage ? Hein Hector, quel effet ça te ferait ?




* * *




Yohan n’y tint plus. Un regard, plein, significatif, en direction de Madame Verneuil, puis direction les toilettes. Ô gloire, elles étaient mixtes ! Yohan se logea dans les WC les plus éloignés. Puis il attendit. Tremblant de peur et d’excitation. Il fallait qu’elle le rejoigne, il n’en pouvait plus. Il entendit Patrice et Freddy se vider la vessie dans la pissotière en discours graveleux sur les seins de Monique Pelletier. La chasse tirée, il partirent.


Yohan attendit encore. Encore. Dix minutes s’écoulèrent, aussi lentement qu’un glacier. Une minute passe, et je me barre !


00:43

Sodomisée à mort. Orgie baroque. Hurlements de démence et de jouissance.


00:37

Les fesses fouettées par son martinet préféré. Battu, humilié, frappé par elle.


00:30

Julie qui découvre tout. Elle ouvre la porte et voit son mari, la queue dans la croupe de sa mère.


00:21

Merde, qu’est-ce qu’elle fabrique !


00:03

C’est fini, je me casse. C’est complètement ridicule, ces fantasmes…


00:00


Yohan se lève et pose la main sur la poignée de porte. Des bruits dans la salle de bains, des talons aiguilles. Une démarche lente, lente et précise.


Peur.


Yohan ouvre en grand la porte, Madame Verneuil est là, devant lui. Elle a le sourire aux lèvres, l’expression assurée, le regard brûlant de fièvre et d’autorité. Sans dire un seul mot, elle le repousse de sa main jusqu’à la cuvette et ferme la porte derrière elle. Ses gestes sont rapides et fermes ; Yohan parie que Madame Verneuil doit posséder une force physique élevée pour une femme de son âge.


Ils se regardent, ils brûlent des yeux. Le bleu éclair de Madame Verneuil est insoutenable. Pour Yohan : la gaule immense, la trique de tous les diables.


Madame Verneuil pose délicatement ses deux mains sur ses seins et entame une caresse langoureuse. Yohan reste fixé sur ce décolleté qui le rend cinglé et sur le mouvement de ces mains qui pétrissent, qui malaxent les deux globes fermes. Madame Verneuil mord sa lèvre et regarde toujours avec autant d’ardeur son gendre.


Le spectacle est inouï. Une femme plantureuse, la mère de Julie, le jour de son mariage, se fait une caresse aussi brûlante que les flammes de l’Enfer devant lui. Elle dit d’une voix chaude et sèche :



Il ne se le fait pas dire deux fois. Un mouvement de braguette et sa verge, énorme, tendue devant lui. Il la prend de sa main moite et tremblante et commence le va-et-vient affolé devant elle, elle qui se caresse comme une déesse ses seins somptueux. Elle, se délectant de la domination qu’elle exerçait sur lui, pauvre gendre démuni et sans défenses. Un sourire cruel, toujours l’œil fixé sur lui. Ça le fait bander encore plus, et ça la fait mouiller encore plus. Soudain, elle pose brutalement son pied sur le bord de la cuvette, à trois centimètres des bourses de Yohan, qui sursaute. Il peut ainsi voir le galbe de sa jambe, sa jupe prête à craquer.



Elle ôte son veston, faisant apparaître un soutien-gorge noir soutenant deux seins volumineux et ronds comme des pastèques. Le délire. Elle reste là, devant lui, immobile, avant de retirer le soutien-gorge. Deux aréoles brunes, sombres, deux tétons érigés droit vers lui. Elle reprend ses attouchements. Puis, elle s’agenouille, jouant de la salope, les yeux troubles, la langue qui passe et repasse sur toutes ses lèvres, les gémissements lubriques, les mains qui deviennent incontrôlables, prenant de toute leur surface le volume de la chair blanche et laiteuse de ses seins, les comprimant sur son torse, entre eux, les relevant, les redescendant, dans une danse endiablée et délirante. Yohan tend sa main libre vers elle, il veut les toucher lui aussi. Mais il reçoit une petite claque juste avant, lui interdisant de la toucher. Il a un mouvement de surprise et Madame Verneuil éclate de rire devant son expression désemparé. C’est elle qui mène la danse. Et pas lui.


Mais Yohan monte, monte, monte. Fébrilement, il prend un morceau de papier toilette et le pose sur le bout de son gland, prêt à exploser comme jamais. Il se penche vers elle, le bout du sexe à quelques centimètres du creux de ses seins. Il secoue maintenant comme un forcené, ça monte, ça monte, ça monte. Il sait qu’il va crier, qu’il ne va pas réussir à s’en empêcher. Il agrippe alors le rouleau de papier toilette en entier et se le fourre dans la bouche.


Dans un dernier coup de langue habile de Madame Verneuil, la main sursaute violemment, une fois, deux fois, trois fois… En tout, neuf décharges diaboliques dans le pauvre morceau de papier toilette. Et le rouleau entièrement déchiré entre ses dents.


Madame Verneuil rit. Elle rit encore lorsqu’elle se rhabille ; elle rit encore lorsqu’elle fait un ultime mouvement de tête, ramenant tous ses cheveux dans l’ordre dans une grâce que les femmes savent si bien reproduire ; elle rit encore lorsqu’elle part de la salle de bains sans lui dire un seul mot.


Et Yohan se retrouve là, seul dans les WC, du P.Q. dans la bouche, le pantalon et slip par terre, un morceau de papier toilette inondé de sperme qui dégouline dans sa main.


Seul au monde, le jour de son mariage.