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Temps de lecture estimé : 28 mn
07/04/07
Résumé:  L'achat d'un étrange vêtement emmène l'héroïne vers de nouvelles pratiques.
Critères:  #sciencefiction #initiation f ff jeunes copains poilu(e)s complexe essayage noculotte lingerie fellation cunnilingu 69 fgode fist fdanus
Auteur : Toma  (Etudiant en École Nationale Supérieure)
Nouvelle mode

Nous sommes en 2024 sous la huitième république,

Joey Starr vient d’être élu président de la république,

Le rap a pris la place de la politique,

MC Jean Gabin est chef de l’opposition,

Et l’opinion des halls change souvent de position…

(Disiz la Peste, Inspecteur Disiz)




Ces temps révolutionnaires sont dus au ras-le-bol des jeunes devant l’inaction des éléphants de la politique, ainsi qu’à la prise de conscience de situations d’urgence telles que la précarité au sein des grandes banlieues ou la lutte contre la pollution – et non contre le réchauffement climatique, c’est une manière bien hypocrite de poser le problème… Ces deux phénomènes se sont en effet dramatiquement aggravés au cours des dix dernières années.


Cette époque est également marquée par un revirement total de la mode féminine. Personne ne saurait analyser réellement les causes d’un tel changement. Une hypothèse a été avancée : il serait dû à une lassitude progressive du modèle de beauté que l’on imposait depuis plus de cinquante ans. Mais cette théorie ne convainc pas grand monde, bien que justifiée par des notions philosophiques et scientifiques sans doute trop pompeuses. Là aussi est une caractéristique de l’époque : un refus net de tout ce qui est présenté publiquement. Les gens en ont assez de se faire prendre pour des cons, ils préfèrent refuser une vérité que de risquer d’avaler un mensonge. La mode masculine commence à adopter le nouveau concept, mais plus timidement.


Dans les années 2000, les accessoires étaient nécessaires, la lingerie fine obligatoire. Les vêtements étaient des éléments de séduction où chaque détail était millimétré, les morceaux de chair visible étaient en quantité savamment dosés par les femmes pour qu’elles soient séduisantes, mais non vulgaires. C’était ainsi que s’habillaient les femmes dites « in ». À l’opposé, certains groupes, comme la communauté musulmane, imposaient aux femmes pratiquantes des vêtements stricts, amples, aux teintes sobres, qui cachaient leur corps et leurs cheveux.


Aujourd’hui, la mode est à l’uniformité d’un style, à l’extrême simplicité d’un vêtement unique, d’une couleur vive unie. Même certaines musulmanes ont adopté cette mode ; elle est bien acceptée par la plupart des Imams : ce vêtement recouvre complètement le corps et certains modèles sont très sobres. Bien entendu les industriels se sont immédiatement engouffrés dans la brèche en ajoutant un voile intégré au vêtement et en permettant aux clientes de prendre elles-mêmes leurs mensurations. Ces combinaisons sont conçues sur mesure et peu chères – certes plus qu’un jean ou un pull-over des années 2000 ou 2010, mais comme elles se portent seules, cela devient plus économique.



* * *



Émilie est une femme de vingt-quatre ans, qui a tous les atouts pour plaire. Sa beauté est conforme aux modèles présentés par les mannequins d’aujourd’hui : 1,70 m, 55 kg, son corps est mince, ses chairs sont parfaitement réparties et en quantité suffisante pour que ses côtes ne soient pas visibles quand elle est torse nu. Ses fesses et ses cuisses sont fermes, sa poitrine est finement taillée en forme de poires, son ventre est légèrement rebondi, tout son corps est sans un gramme de graisse en trop.


Elle s’habille encore à l’ancienne mode, elle n’a pas osé franchir le pas car elle connaît la manière dont les mensurations sont prises : complètement nue. Malheureusement, elle sait que sa façon de s’habiller la rend moins attirante qu’autrefois. Elle a récemment essuyé un râteau en boîte de nuit. En y repensant, elle se dit que c’était peut-être dû au fait qu’elle n’était pas habillée au goût de ce mec. Au goût de la grande majorité des hommes d’aujourd’hui, un sondage de la Sofres le prouve ! Alors elle hésite. Elle hésite parce que ce concept est très particulier, qu’elle trouve cette mode étrange. Cependant, elle rencontre de temps en temps de si belles femmes dans ce vêtement ! Elle a l’impression à chaque fois que le corps de celles-ci est façonné par le meilleur des artistes.


Ce jeudi midi, en rentrant de l’université où elle suit un mastère scientifique, elle remarque que l’un des panneaux publicitaires a été modifié.


« Encore une pub pour ces affreux vêtements ! », se dit-elle, tout en enregistrant inconsciemment le corps parfaitement taillé du mannequin. Il est vrai que cette combinaison ne paie pas de mine lorsqu’elle n’est pas enfilée, mais une fois mise, elle se colle à la peau et sublime la beauté de toute femme.


Elle continue son chemin en se replongeant dans ces pensées. Arrivée en bas de chez elle, elle prend machinalement le courrier de sa boîte aux lettres et commence à le trier en attendant l’ascenseur.


« Mais ce n’est pas vrai », murmure-t-elle en s’apprêtant à jeter le tract publicitaire qu’elle a en main.


Une phrase du tract retient son geste.



Prix comptant sur votre premier modèle Just-in® !



Elle regarde alors avec plus d’attention et lit :



Élaborez votre Just-in® à votre goût en remplissant notre questionnaire en magasin : plus de 200 possibilités !



L’image vue il y a quelques minutes lui revient en mémoire. La beauté de cette femme a laissé un trouble dans son esprit, il est maintenant réveillé par ce bout de papier.


La porte s’ouvre, elle s’engouffre dans l’ascenseur. Au cinquième étage, elle a pris sa décision : elle utilisera cet après-midi de repos pour aller au magasin, « juste pour voir ». C’est indiqué en dernière ligne de la publicité :



Nous sommes à votre disposition pour vous montrer notre dispositif, sans engagement de votre part.



Autant qu’elle profite du beau temps : on peut apercevoir le soleil derrière la brume de pollution et la température n’est pas encore insupportable, il ne fait que 30°C.


Ainsi à quinze heures Émilie pousse la porte du dit magasin. Une sonnerie douce accompagne son entrée dans un petit espace vide de tout occupant et agréablement climatisé. Des fauteuils confortables ont été placés autour d’une table basse comportant quelques magasines people. Elle est étonnée de ne pas voir les rayons d’articles qui remplissent généralement l’espace des magasins de vêtements. À peine s’est-elle assise qu’un jeune homme charmant vient l’accueillir et la prie de le précéder dans la pièce contiguë. Émilie a soudain une appréhension qu’elle trouve démesurée, elle devrait être en confiance avec cet homme de son âge. Celui-ci perçoit son trouble, il lui facilite la tâche :



Ils entrent dans une pièce encore plus petite, munie du sol au plafond d’une multitude d’étranges petits trous noirs et de cercles transparents.



Émilie acquiesce, elle comprend très bien le principe de cette technique car il repose sur la théorie des ondes planes, unité d’enseignement de l’année scolaire précédente. Elle note également qu’au cas où elle déciderait de commander, elle n’aurait pas à se montrer nue devant quiconque. Ce garçon lui plaît, mais de là à lui montrer son minou… L’homme l’entraîne dans la pièce suivante, cette fois-ci plus grande. En son centre se tient un pupitre sur lequel est posé un catalogue, contre le mur de droite une rangée de combinaisons numérotées paraissant toutes identiques et contre celui de gauche une table haute en verre avec six tabourets en faux cuir. Une pile de feuilles agrafées est posée sur la table, ainsi qu’une dizaine de stylos comportant l’inscription Just-in®. L’homme prend un feuillet et le tend à sa cliente.



Le vendeur laisse Émilie parcourir le formulaire. Elle est étonnée de voir le nombre de feuilles que celui-ci contient et la précision des points permettant de fabriquer LA combinaison idéale. Certaines rubriques la laissent perplexe, comme Poitrine, Entrejambe ou Stimulations. Le vendeur devance sa question :



Cette remarque fait sourire Émilie. Après quelques instants de réflexion en observant le corps magnifique de ces femmes dont les agrandissements ornent les murs de la pièce, et après avoir demandé les tarifs – « À partir de cinquante euros », assure le vendeur, avant d’ajouter : « Il s’agit d’un prix comptant réservé à la première commande », elle se laisse tenter, car elle a toujours en tête le corps parfait qu’elle a aperçu le matin. Et si elle avait également un physique comme cela ? Plus aucun homme ne pourrait lui résister…


Le vendeur l’emmène alors dans la deuxième pièce, lui indique l’emplacement d’une cabine pour se déshabiller, lui remet une télécommande en lui expliquant la procédure. Deux minutes plus tard, l’homme l’a laissée. Elle est debout au centre de la petite pièce high-tech, complètement nue, les jambes légèrement écartées, les cheveux remontés sur sa tête à l’aide d’une grosse pince, les bras levés. Elle tient la télécommande dans sa main droite.


Avant de presser sur le bouton, elle ne peut s’empêcher de penser que de gros pervers sont en train de se masturber en la matant dans cette position ou que ses potes se moquent des pointes de repousses de ses aisselles, de son pubis trop poilu et des lèvres trop grosses de son sexe. Elle chasse ces images de sa tête en se traitant de débile, ferme les yeux inutilement – elle sait qu’un laser de faible puissance n’est dangereux pour les yeux que lorsqu’il émet dans la lumière visible – et fait fonctionner la télécommande.


Ça n’a pas marché, se dit-elle, car apparemment rien ne s’est produit. Pourtant la diode verte de la télécommande est allumée, donc cette impression est fausse. Elle détache ses cheveux et va se rhabiller.


Émilie est maintenant installée sur un tabouret dans la troisième pièce, elle commence à remplir le formulaire. Tout d’abord des informations générales : Nom, Prénom, Adresse… Puis les quinze catégories pour le design du vêtement : il lui faut cocher un choix pour chacun. Elle suit le conseil donné au début du formulaire en commençant par le lire complètement :






NB : Le Just-in® est conçu pour se porter sans aucun sous-vêtement.

Un supplément de cinq euros par astérisque vous est demandé pour certains choix.



1. Tête :


□ Capuche assortie

□ Voile assorti recouvrant parfaitement vos cheveux, en respectant la tradition musulmane

□ Masque anti-pollution

□ Aucun accessoire

□ SM : bâillon-boule et bandeau pour les yeux *



2. Col :


□ Col rond classique

□ Petit col en V

□ Léger décolleté

□ Décolleté plongeant

□ Col roulé

□ SM : votre cou est serré par un large collier en cuir rigide muni d’un anneau *



3. Poitrine :


□ Soutenue mais en conservant sa forme naturelle.

□ Atténuée

□ Plus grosse, modelée en forme de pommes *

□ Plus petite, modelée en forme de pommes

□ Plus grosse, modelée en forme de poires *

□ Plus petite, modelée en forme de poires

□ SM : compression au maximum, compensation de la perte de volume par un rembourrage : votre poitrine paraît normale *



4. Taille :


□ Naturelle

□ Plus fine

□ Plus musclée

□ SM : compression au maximum, compensation de la perte de volume par un rembourrage : votre taille paraît normale *



5. Bras


□ Naturels

□ Plus fins

□ Plus musclés

□ SM : bracelets en cuir munis d’anneaux *



6. Gants assortis intégrés :


□ Oui*

□ Non



7. Fesses :


□ Naturelles

□ Soutenues mais non modifiées

□ Atténuées

□ Plus rebondies

□ SM : plug anal intégré ***

Longueur souhaitée : ………………….

Diamètre maximal souhaité : ………………….



8. Entrejambe :


□ Confort optimal

□ Invisible : même en écartant les jambes, votre sexe paraît absent

□ Sculpté : rendez les hommes fous simplement en entrouvrant vos jambes *

□ SM : une coque rigide et invisible empêche toutes caresses intimes



9. Jambes :


□ Naturelles

□ Plus fines

□ Plus musclées

□ SM : bracelets de cheville en cuir munis d’anneaux *



10. Chaussettes assorties intégrées :


□ Oui *

□ Non



11. Stimulations :


□ Aucune

□ Douce : vous êtes maintenue excitée *

□ Forte : vous avez l’impression qu’à chaque mouvement quatre langues vous lèchent le sexe, l’anus et chacun de vos tétons. Vous pouvez atteindre l’orgasme plusieurs fois par jour. **

□ SM : des pinces intégrées et invisibles sont placées sur vos tétons, sur les lèvres inférieures et supérieures de votre sexe et sur votre clitoris ; pression réglable. **


Notre produit est équipé d’un tissu absorbant vous garantissant contre les taches et les odeurs même en cas d’intense excitation. Ce système n’est néanmoins pas conçu pour absorber les éjaculations féminines, l’urine, les selles et les fuites périodiques.



12. Fermeture :


□ Éclair invisible du bas-ventre au col

□ Éclair invisible dans le dos

□ Éclair invisible débutant au-dessus de vos fesses, passant entre vos jambes et remontant jusqu’au col. Vous avez la possibilité de l’ouvrir par le bas ou par le haut : votre partenaire a ainsi un accès rapide à vos merveilles.

□ Boutonnières façon chemisier, le style des boutons est à définir à la caisse

□ SM : vêtement à fermer à l’aide d’une clé. Serrures invisibles et incassables. Des fermetures Éclair ultra-résistantes permettent d’immobiliser vos bras derrière votre dos, de relier vos jambes, d’accoler vos bras à vos tibias… La clé ouvre également l’accès direct à vos orifices. ****



13. Style général du vêtement :


□ Sexy : votre corps est parfaitement moulé

□ Confortable

□ Ample



14. Tissu :


□ Coton

□ Lin 50%

□ Lin 20%

□ Synthétique

□ SM : irritant mais sans dangers pour votre peau *


Tous nos tissus protègent votre peau des agressions atmosphériques.



15. Saison :


□ Été : tissu micro alvéolé pour faciliter l’évacuation de la chaleur *

□ Hiver : tissu équipé de fibres chauffantes thermostatées *

□ Mi-saison : tissu classique






Émilie est abasourdie par ce qu’elle vient de lire, étonnée par la quantité de précisions demandées pour toutes – vraiment toutes – les parties du corps, et choquée par les catégories SM : comment des femmes peuvent accepter d’être traitées comme cela ? Cela dépasse son entendement. Elle est tentée d’appeler le vendeur pour lui dire qu’elle a finalement changé d’avis, qu’elle ne veut rien acheter. Mais elle ne parvient pas à retirer de sa mémoire la beauté de la femme de la publicité. Alors elle commence à remplir le questionnaire.


Aucun accessoire pour la tête, léger décolleté, poitrine soutenue mais en conservant sa forme naturelle, taille, bras et fesses naturels, pas de gants. Là, elle est prise au jeu. Maintenant la catégorie entrejambe : elle coche « invisible », en se souvenant des moments de honte passés au lycée, en cours de gym, lorsqu’elle portait le jogging obligatoire. Elle se revoit rougissante, en apercevant les deux bosses de son sexe dans le miroir lorsqu’elle s’étirait les cuisses. Quelle horreur ! Elle se félicite maintenant d’avoir décidé de commander cette combinaison si étrange ; au moins, elle n’aura plus à ce soucier de ses trop grosses lèvres.


Elle continue : jambes naturelles, chaussettes assorties – elle a toujours froid aux pieds – pas de stimulation… Au fait, pourquoi pas ? C’est peut-être agréable, elle est tentée d’essayer… Alors elle rature la case cochée et choisie : stimulation douce, elle s’imagine mal avoir un orgasme en pleine rue, quelle humiliation ! À ce moment, elle se rend compte qu’elle doit modifier autre chose : elle souhaite que ses fesses soient soutenues car, lorsqu’elle ne porte pas de culotte, elle trouve leur forme légèrement ovale – c’est pour cela qu’elle n’utilise pas de string. Hop ! Un autre défaut gommé : elle aura un derrière parfait… Les hommes n’auront qu’à bien se tenir !


Bon, c’est bientôt fini. Pour choisir les dernières catégories, elle se réfère aux modèles à sa disposition : vêtements sexy, tissus synthétiques et à porter immédiatement, c’est-à-dire pour la mi-saison. Elle en profite également pour voir comment le vêtement est conçu pour stimuler les zones érogènes – décidément, cette étrange catégorie la travaille ! Elle se rend compte que la stimulation dite douce est assurée par une petite boule pour le clitoris, un objet pas plus gros ni long qu’une phalange pour l’entrée du vagin et deux rondelles rêches pour les tétons. Elle se sent excitée rien qu’en s’imaginant marchant dans la rue dans son nouvel achat : les hommes regardent sa beauté, son sexe est caché mais pourtant ruisselant de mouille, ses seins pointent, ce qui la rend encore plus désirable…


À propos, sa culotte est en train de s’imbiber, sa respiration est plus forte. Une envie irrépressible de se masturber lui est venue. Ici ? Non, le vendeur pourrait revenir, cette situation plairait à certaines, mais elle, il faut qu’elle soit parfaitement isolée pour pouvoir se lâcher. Par contre dans la petite cabine…


En moins de deux, elle s’y retrouve, se déshabille une nouvelle fois complètement, s’accroupit, se caresse frénétiquement le clitoris d’une main en faisant pointer ses tétons de l’autre. Trois minutes plus tard, elle est revenue. Sa jouissance n’a pas été très forte, mais au moins elle est soulagée, elle se trouve de cet état de bonheur qui suit chacun de ses orgasmes.




* * *




Émilie est en route pour le restaurant universitaire au côté de son amie Laura. Elles sont en train de discuter de la douche froide reçue au partiel de Mathématiques. Laura s’interrompt et lui demande :



Et la voilà reparti dans un monologue, comme elle sait si bien le faire. Pendant ce temps, Émilie essaye de respirer normalement. Elle a reçu hier son nouveau vêtement et n’a pas résisté à l’envie de le mettre dès aujourd’hui. Elle n’a pas eu tort, vu le nombre de compliments qu’elle a reçu à son arrivée à l’université, ainsi que le trouble visible de certains garçons. Ce qui l’a le plus amusée est de voir sa copine Julie rougir jusqu’aux oreilles au moment de lui faire la bise. Elle la sait très timide et lesbienne jusqu’au bout des ongles mais n’avait pas remarqué auparavant une quelconque attirance pour elle.


Le kilomètre à parcourir pour aller déjeuner est en train de la mettre dans un état d’excitation impressionnante. En plus, elles sont pressées, comme tous les mardis, car elles ont un cours d’anglais dans une demi-heure. Ce matin déjà, elle a été surprise par les sensations éprouvées en marchant. Elle ne pensait pas qu’un vêtement pouvait la mettre dans cet état : il lui a fallu suivre attentivement un cours rasoir pendant pratiquement une heure pour pouvoir faire retomber son excitation. Maintenant le rythme imposé par sa camarade démultiplie les caresses sur son clitoris, sur ses tétons et à l’entrée de son vagin.


Stimulation douce, tu parles ! Frustration extrême, oui ! Ses tétons commencent à lui faire mal d’être ainsi enfermés dans un vêtement moulant, sa vulve ne demande qu’à s’ouvrir mais est emprisonnée dans un espace clos et serré. Elle aimerait que la phalange aille enfin tout au fond de son vagin et que la boule qui lui masse le clitoris se mette à vibrer intensément pour la libérer enfin.



Le trajet est enfin fini. Pendant la durée du repas, Émilie se concentre sur la discussion avec son amie pour tenter d’oublier sa frustration. Ce déjeuner est cependant trop rapide, son excitation n’est en rien retombée lorsque les deux amies repartent en direction de l’université, et les stimulations reprennent de plus belle ! Émilie explique à sa copine qu’elle a un coup de fatigue et lui demande si elles peuvent ralentir le rythme, quitte à être quelques minutes en retard.



Émilie répond par le couplet du « Je ne suis pas du genre à gaspiller l’argent de la Sécurité Sociale pour un oui et pour un non » et sauve momentanément la situation. Laura répète tout de même son conseil en voyant son amie haletante et tremblante lorsqu’elles arrivent en salle de cours. Émilie est vraiment contente de pouvoir enfin s’asseoir, et surtout ne plus avoir à faire de mouvements pendant deux heures.


Une vingtaine de secondes plus tard, une voix timide lui demande si la place à côté d’elle est disponible. Elle se retourne avec un sourire et répond « Oui, bien sûr ! » à la personne qui vient d’arriver.


Il s’agit de Julie ; elle paraît vraiment nerveuse. Émilie engage la conversation avec elle en pensant à un épisode de sa vie. Elle était tombée raide dingue amoureuse d’un mec au lycée : elle se rappelle tout à fait de son état : il était proche de celui de sa camarade. Peu à peu, Julie se détend. Le cours commence. Pendant celui-ci, Émilie remarque les regards rapides de sa voisine. Ceci la fait sourire : exactement elle quelques années auparavant ! Décidément, les comportements amoureux sont similaires d’une femme à une autre. Elle s’aperçoit que son sourire a été analysé comme une réponse positive par son amie. Zut, se dit-elle, il ne faut pas que je lui donne de faux espoirs !


Plus que dix minutes avant la fin des deux heures d’anglais. Le professeur – un Américain qui a dépassé la cinquantaine – met un fichier texte en ligne et demande qu’il soit complété par les groupes pour l’exposé.


« Mince ! J’aurais dû en parler avant le cours, j’ai complètement oublié ! Comment vais-je faire maintenant ? » se dit Émilie.



« Et voilà ! le coup classique de l’exposé ! Bon, de toute façon je n’ai pas le choix… »



Émilie double-clique sur le fichier qui vient d’être chargé sur sa session et tape leurs matricules universitaires.



Il ouvre le fichier et copie les matricules dans son agenda électronique.


« Pourvu que l’on tombe sur une semaine où il n’y a pas de partiel ! »


Le sort en a voulu autrement : Émilie et Julie seront les premières à passer, c’est-à-dire la semaine prochaine ! Ainsi, quelques minutes plus tard, les deux filles sont en train de se demander quand elles vont bien pouvoir faire ce fichu exposé. Elles se mettent d’abord d’accord qu’il leur faudra deux après-midis pour avoir le temps de bien faire : un pour les recherches documentaires, un autre pour créer et répéter la présentation. Elles décident également de ne pas faire d’animations sur ordinateur, comme il est d’usage pour soutenir une présentation. Un diaporama sera suffisant, quitte à paraître démodées. Reste à déterminer quand… Julie propose jeudi et samedi, mais sa camarade rentre chez ses parents le week-end. La seule solution est de commencer immédiatement, car leur emploi du temps est très chargé les autres jours.



Elle reprend plus calmement :



Et les voici en route pour la bibliothèque. Émilie se sent caressée de nouveau sur ses zones les plus érogènes. Elle tente de ne pas y penser, elle ne doit absolument pas paraître excitée, il y a une femme amoureuse d’elle à moins d’un mètre qui n’attend qu’un signe pour tenter quelque chose. Mais se dire cela n’est pas suffisant, et l’excitation la gagne de nouveau : ses tétons pointent, son clitoris se gonfle et devient de plus en plus sensible, la phalange qui bouge au bord de son vagin remet le feu dans celui-ci. Elle essaye de contrôler sa respiration mais n’y parvient pas plus d’un quart d’heure. Et c’est le moment tant redouté, le moment où Julie se rend compte de son état. Là, pas moyen de mentir, le message est trop bien passé, son attitude actuelle surpasse toutes les éventuelles explications fausses.

Voici Julie qui essaye de prendre la main de son aimée. Émilie la lui retire gentiment. Elle ne sait que faire, que penser. Elle n’a qu’une envie, c’est d’être soulagée de cette journée de frustration, mais elle ne pourra jamais aimer une femme…


Par contre, être léchée par elle…


Oh non ! Pourquoi pense-t-elle à cela ! Ce n’est pas le moment ! La réponse de son corps est instantanée, elle sent la chaleur de son sexe remonter dans son ventre.


Julie l’observe sans comprendre ; ou plutôt si, elle ne comprend que trop bien ce qu’il se passe, c’est ce qu’elle a tant désiré ! Voir cette magnifique femme la désirer sauvagement… Mais alors, pourquoi a-t-elle retiré sa main ? Elle est peut-être gênée par ce qu’elle ressent…


Julie pose la question qui lui paraît la plus folle de sa vie :



Émilie ne sait que répondre. Doit-elle suivre ces envies animales qui lui brûlent le ventre et faire l’amour avec cette fille ? Pourquoi pas après tout… Elle se rend compte qu’elle en a vraiment envie. Alors qu’est-ce qui la retient ? Peut-être est-elle déstabilisée par le fait que son corps est en train en ce moment même d’imposer sa loi à son esprit…



Julie n’habite en effet vraiment pas loin, mais par contre au troisième étage sans ascenseur ! Les derniers remparts de l’esprit d’Émilie ont été brisés pendant la montée de l’escalier. Elle ne peut pas attendre plus longtemps, saute sur Julie et l’embrasse.



Elle est sur un nuage, jamais dans ses fantasmes les plus fous elle n’aurait imaginé l’intensité du désir de cette femme. Enfin elle va pouvoir la prendre dans ses bras, la chérir, lui donner du plaisir ! La voir dans cet état réveille sa propre excitation ; de plus, ce nouveau vêtement la rend si belle et désirable… Ses petites poires pointent fièrement vers elle, ses cuisses sont parfaitement modelées, ses fesses bien rondes, l’ensemble de son corps est parfait.


Enfin cette satanée porte est ouverte ! Émilie n’en peut plus, elle veut qu’une verge aille tout au fond de son con, maintenant. Elle a envie que son amie lui lèche le sexe. Ou quoi que ce soit, pourvu qu’elle jouisse enfin ! Tout d’abord se débarrasser de cette combinaison de malheur. Voilà, au moins ça, c’est fait !


« Bon, alors, qu’est-ce qu’elle attend pour me sucer cette gouinasse ? »


Julie n’en croit pas ces yeux : son amour est déjà nue, tremblante de désir ! Elle referme soigneusement la porte de son studio et va prendre son amie dans ses bras. Elle la sent frissonner lorsque leurs lèvres se rejoignent pour un langoureux baiser. Sa culotte est humide, contrairement à celle d’Émilie qui est tout simplement absente… Cette dernière s’attaque au jean de Julie qui tombe bientôt à leurs pieds, puis enlève rapidement son chemisier par la tête, sans prendre le temps de le déboutonner. Leurs bouches sont toujours unies, toutes deux sont désormais dans le même état. Émilie voit maintenant l’intérêt de ne mettre qu’un unique vêtement : elle n’en finit pas de déshabiller son amante ! Voilà, les chaussettes sont enlevées. Elle décolle sa bouche et regarde le corps exploré par ses mains. Elle n’avait pas remarqué à quel point une femme est belle en sous-vêtements, elle ne connaissait pas le plaisir de caresser une peau si douce, sans les innombrables poils des partenaires masculins, ni celui de libérer une poitrine étrangère de sa prison de dentelle.


Les deux amantes s’embrassent de nouveau, en se serrant l’une contre l’autre. Émilie aime sentir ces lèvres de femme sur les siennes ; elle apprécie cette fine langue qui fait de timides incursions dans sa bouche. Elle se laisse tomber sur le lit en y entraînant son amie et s’installe confortablement sur le dos, les jambes légèrement écartées. Julie a compris cette invitation, qui est du reste tout à fait claire : elle n’a jamais vu des tétons aussi érigés, un sexe aussi épanoui et un clitoris aussi gonflé !


Elle se met à plat ventre sur son aimée et se met à suçoter un téton. Un petit frisson parcourt le corps d’Émilie à ce contact. Bientôt son deuxième téton est titillé et son clitoris frôlé du bout des doigts fins de son amante. C’est cependant suffisant pour déclencher un second frisson, cette fois beaucoup plus violent. Julie délaisse le téton qui se trouvait dans sa bouche et descend vers le fruit de sa convoitise, en jalonnant son trajet par une douzaine de petits bisous humides.


Elle ressent enfin la douce chaleur de cette vulve tant désirée irradier son visage. Qu’est-ce qu’elle aime l’odeur douce et épicée de cet endroit merveilleux ! Qu’est-ce qu’elle aime ce goût particulier à chaque femme mais toujours délicieux ! Elle essaye de ne pas se montrer trop vorace, pour ne pas gâcher son plaisir. Elle sait que ce n’est pas avec sa langue qu’elle parviendra à emmener son amante aussi haut qu’elle le souhaiterait… Le cunnilingus est un préliminaire. Les sensations sont intenses, mais elle veut que cela reste un préliminaire.


Émilie sent sa partenaire lui lécher délicatement le sexe sur toute sa longueur, en insistant particulièrement sur son bouton d’amour. À chaque fois que cette langue, qui la suce divinement bien, vibre rapidement sur celui-ci, elle laisse échapper un gémissement. Sa respiration est saccadée, les muscles de ses jambes et de ses bras ont de légers soubresauts incontrôlables. Une intense chaleur se propage dans tout son corps, démarrant à son bas-ventre et à sa poitrine qui est continuellement caressée. Elle ferme les yeux. Elle sent que son orgasme est très proche. Elle veut en profiter au maximum : elle l’a tant attendu aujourd’hui !


C’est à ce moment que Julie choisit de revenir à son niveau.



Elle n’en dit pas plus, car elle sent une verge raide et chaude entrer doucement dans son vagin ! La surprise est de taille ; Émilie désirait se faire pénétrer, mais elle ne pensait pas que Julie pourrait le faire de cette manière. Son trouble est vite passé. C’est trop bon, elle décide de remettre toutes ses interrogations à plus tard. Son amie commence une série de va-et-vient qui démultiplient son plaisir.


Émilie a maintenant l’impression qu’une langue lui lèche le clitoris et une autre l’anus. Son étonnement est redoublé en même temps que ses sensations : en plus d’être pénétrée par un travesti, deux autres personnes sont sorties de nulle part et la sucent ! Il n’y a pourtant personne d’autre dans la pièce, elle en est certaine, tout comme elle est certaine de se faire lécher…


Toutes deux sont haletantes, leur plaisir atteint des sommets. Julie accélère le mouvement, elle est au bord de l’orgasme. Émilie serre son amie dans ses bras, elle sent Julie gonfler et éjaculer en elle. Cela la fait jouir. Leur orgasme est intense, leurs cris de bonheur se mélangent dans une complainte érotique harmonieuse.


Le sexe de Julie n’a pas ramolli du tout, Émilie le sent toujours aussi dur dans son vagin. Elle se tait pour ne pas dire de bêtise, son amie est tellement heureuse ! Elles sont serrées l’une contre l’autre dans un état semi-comateux, elles ressentent un grand bien-être… Julie murmure à l’oreille de son amie qu’elle l’aime, elle ne veut plus être séparée d’elle. Émilie est émue par la sincérité de ces propos mais ne répond pas, elle sait qu’il s’agit d’un désir, d’une opportunité, mais que ses sentiments ne sont pas réciproques.


Julie se retire du vagin de son amante et s’allonge à côté d’elle, en passant son bras derrière le dos de celle-ci. Émilie regarde le sexe dressé de son amie et éclate de rire.



Émilie ne peut répondre immédiatement tellement elle rit. Elle parvient juste à se calmer suffisamment pour avouer à son amie qu’elle croyait qu’elle était un travelo ! Voir la réaction de celle-ci la coupe net. Apparemment Julie le prend mal.



Émilie prend cette verge qui ne débandera jamais dans sa main et commence à la caresser doucement. Elle a réellement la sensation de branler un mec. Ce sexe est chaud, sa peau synthétique simule parfaitement une peau de bite. Elle remarque que sa base est dépourvue de testicules, mais que deux petites langues humides et moelleuses se tiennent de part et d’autre. C’est donc cela qui la léchait tout à l’heure ! Elle lâche ce sexe si bien imité et s’apprête à câliner son amie.



Émilie s’amuse à prendre ce sexe en bouche et commence une série de va-et-vient. Elle perçoit de petits tremblements se propager dans le corps de son amante. Cette fellation est pour elle idéale : pas de risque que son partenaire peu consciencieux crache au fond de sa gorge, pas besoin d’engloutir ce sexe jusqu’aux amygdales et pas de précautions à prendre pour ne pas le mordre ! Son amie commence à avoir du plaisir, cela réveille sa propre excitation.


Julie sent les intenses et régulières vibrations sur son clitoris parcourir tout son bas-ventre et remonter jusqu’à sa poitrine. Sa suceuse amorce une rotation de son corps, place ses genoux de part et d’autre de sa tête et pose sa vulve contre sa bouche. Génial ! Elle peut de nouveau lécher cette si bonne chatte… Elle s’accroche aux fesses d’Émilie et recommence à lécher soigneusement cette vulve qui s’offre à sa gourmandise. Ce goût accentue son plaisir, les vibrations qui parcourent maintenant tout son corps l’empêchent de se concentrer. Elle aimerait tellement faire jouir sa partenaire en même temps qu’elle ! Elle est déçue de ne pas y parvenir.


Elle décide égoïstement de se concentrer sur son plaisir, elle le sent imminent. Elle respire profondément, à la fois pour profiter pleinement de cette merveilleuse odeur et pour s’abandonner complètement. Son plaisir monte, son corps devient incontrôlable. Elle n’a toujours pas joui, les sensations sont de plus en plus fortes, jamais elle n’a été aussi haut sans qu’un orgasme soit déjà amorcé. Et voici la sensation d’explosion dans sa tête, elle n’est plus dans le même monde, elle n’a plus conscience de la réalité pendant quelques secondes.


Émilie est impressionnée par la puissance de l’orgasme qu’elle vient de donner par le biais de cet étrange objet. Elle est vraiment heureuse d’avoir été l’actrice de ce décollage faramineux et aimerait beaucoup pouvoir également faire un tour au Nirvana. Elle se redresse, s’appuie sur ses bras tendus et pose son sexe contre le visage de Julie.


Celle-ci ne peut pas être mieux : elle vient d’avoir l’un des orgasmes les plus puissants de sa vie et déguste la vulve de celle qu’elle aime. Son bien-être ne pourrait être gâché par ce liquide visqueux qui est en train de couler du vagin d’Émilie. Elle l’avale et oublie rapidement cet aléa.


Julie s’applique le plus possible. Elle remarque que son amie est autant vaginale que clitoridienne, elle n’hésite donc pas à la pénétrer à l’aide des doigts de sa main droite. Elle n’aime pas trop les voir disparaître dans l’entre délicat de son aimée ; surtout que deux ou trois ne suffise pas à Émilie, qui vient de lui demander de la prendre par la main entière ! Elle trouve la pratique du fist-fucking brutale et déplacée dans une relation saphique. Mais bon, apparemment Émilie adore cela, alors elle n’a pas envie de lui refuser.


Julie fouille le vagin de son amie en espérant que celle-ci jouisse rapidement, car avoir sous son nez ce sexe complètement distendu la dégoûte. C’est pas vrai, la voici maintenant qui demande des doigts dans le cul, mais quelle salope ! En plus elle insiste ! Bon allez, qu’on en finisse : elle détache son gode ceinture et l’enfonce sans ménagement dans le rectum d’Émilie. Celle-ci hurle. Bien fait ! Son écœurement est renforcé lorsqu’elle sent cet objet dur à travers la fine paroi du vagin, elle ne prend plus aucun plaisir à sucer cette grosse vulve poilue.


Émilie se sent pénétrée de toute part. Julie n’a pas compris qu’elle ne demandait pas à se faire enculer, mais qu’elle souhaitait juste quelques caresses sur son anus. C’est la première fois qu’elle a une bite dans le cul, la sensation est très désagréable – elle a eu l’impression de se faire transpercer de part en part lorsque son petit trou pas assez lubrifié a été forcé. Étrangement la pente de son plaisir est restée identique : elle adore sentir la main de son amie bouger dans son con et encore plus les vibrations de la langue sur son clitoris ; cette pénétration inédite ne fait que pimenter son plaisir.


Cette combinaison inédite va bientôt la mener à l’orgasme, elle sent son plaisir monter. Ses hanches ondulent sans qu’elle le veuille ; son rectum et son vagin se contractent par à-coups simultanés. Julie fait aller et venir le gode dans ces fesses en amorçant une légère rotation dans son vagin. La sensation est insupportable, c’est pourtant ce qui enclenche l’orgasme d’Émilie. Celui-ci est étonnant, sa puissance est associée à des sensations contradictoires de souffrance et de plaisir.


Julie est finalement heureuse d’avoir autant fait jouir cette femme. Elle ne partage pas ses fantasmes mais cela ne la rend pas moins amoureuse. « Chacune a le droit d’avoir une part d’ombre », pense-t-elle.


Elle regrette d’avoir été violente. Elle retire délicatement sa main et le gode, puis se dégage de son amie pour aller nettoyer ce dernier. Elle a un petit pincement au cœur de voir souillé cet objet qui lui a coûté une fortune. Après s’être lavé les mains, elle retourne s’installer dans son lit.


Émilie la serre tendrement et l’embrasse sur la bouche. Une vingtaine de minutes de doux câlins plus tard, elle prend son courage à deux mains :



« Tu n’es qu’une petite pute en manque de sexe ! »



« Sale putain ! »