| n° 11248 | Fiche technique | 35976 caractères | 35976Temps de lecture estimé : 22 mn | 24/03/07 |
| Résumé: Je m'appelle Salima, je suis Française d'origine Algérienne, j'ai aujourd'hui 35 ans et je suis encore officiellement mariée, même si je ne suis plus en contact avec mon époux depuis plusieurs années. | ||||
| Critères: fh ff ffh fbi hplusag fplusag couleurs couplus gros(ses) complexe voir fellation cunnilingu pénétratio mélo | ||||
| Auteur : Salima | ||||
Je m’appelle Salima, je suis Française d’origine Algérienne, j’ai aujourd’hui 35 ans et je suis encore officiellement mariée, même si je ne suis plus en contact avec mon époux depuis plusieurs années.
Lorsque j’ai connu mon mari, il y a de ça quinze ans, j’étais encore vierge car j’avais été élevée dans le pur respect de la tradition. Le mariage avait été arrangé par nos familles respectives.
Question sexe, Rachid, qui a huit ans de plus que moi, m’a tout appris. Il a usé et abusé de mon corps dès nos premiers rapports et s’est montré excessivement viril. Je me souviens que dans les premiers temps de notre union, je n’en pouvais plus de faire si souvent l’amour avec lui. Petit à petit, il a fait de moi sa soumise et m’a humiliée plus que de raison. Je dois pourtant dire que, même si à cette époque je n’éprouvais jamais de plaisir lors de nos échanges amoureux, j’étais malgré tout très heureuse de satisfaire pleinement mon mari. Sa jouissance à lui suffisait à mon bonheur.
Nos rapports se sont dégradés lorsque quelques années plus tard, ma gynéco a confirmé que j’étais définitivement inféconde et que, mis à part l’adoption, il n’y avait rien à faire pour y remédier.
Aux yeux de Rachid, je suis tout d’un coup devenue sans intérêt. Il m’a dit que j’étais laide, pas sexy, pas attirante, trop poilue. Il n’a plus voulu faire l’amour avec moi et ne s’est pas caché pour me tromper avec d’autres femmes. À 23 ans, ma vie sexuelle est retombée à néant - ma vie tout court aussi, d’ailleurs, parce que cette vie de couple devenait un enfer et qu’il n’était pas à l’ordre du jour de divorcer.
Lorsque je me suis mariée, il était hors de question que je travaille, mon mari ne voulait pas. Mais vu que j’étais désormais pour lui inutile, il a tenu à ce que je trouve un job pour ramener un peu d’argent à la maison. Étant donné que je n’avais pas fait d’études, j’ai postulé pour faire des ménages. Un jour que je discutais avec une de mes voisines, elle m’a parlé d’un couple qui cherchait justement quelqu’un. Je me suis présentée.
C’était un couple d’âge mur qui habitait un petit pavillon en banlieue. Lui était trapu, chauve et bedonnant, avec de grandes moustaches. Elle vieillotte, avec des cheveux poivre et sel, et un aspect plutôt sévère.
Alban et Marcelle étaient tous les deux proches de la retraite. Ils avaient vécu en Algérie dans leur jeunesse, ce qui nous a donné un sujet de conversation - même si j’ai tout de suite perçu une pointe de racisme dans leurs propos. Je me suis dit : « Encore deux vieux aigris qui votent Front National ». Mais après tout, j’étais honnête et respectueuse, et je ne pensais pas qu’ils puissent avoir un jour quelque chose à me reprocher, mis à part ma couleur de peau. Au fil des semaines, je crois que je les ai finalement séduits par le sérieux de mon travail et je suis peu à peu passée du stade de la jeune Arabe potentiellement voleuse à celui de l’employée de maison en qui on peut avoir confiance. Marcelle a même fini par me faire des confidences…
Un après-midi qu’elle était en RTT, tandis que je repassais et qu’elle s’affairait à mettre de l’ordre dans son dressing, notre conversation s’est orientée vers les choses du sexe. Elle me parla ouvertement de son mari qui, selon ses dires, était au lit une vraie bête de sexe et qui, malgré son âge, avait encore des envies quotidiennes. Cela me rappelait un peu mon expérience passée avec Rachid. À l’époque, avec lui aussi, c’était tous les jours. Mais ce temps-là était bien révolu.
Ensuite, elle me parla de son passé, de leur jeunesse :
Je me suis fermée comme une huître. Je n’aimais pas toutes ces histoires à propos des Arabes, racontées par des Français. Et j’y décelais dans certains mots un racisme anti-Arabe profondément ancré. Cela ne l’a pas empêchée, quelques jours plus tard, de me relancer sur le même thème.
Une impression bizarre s’empara de moi. Plus la discussion avançait et plus j’avais la nette impression qu’elle cherchait à me mettre dans les pattes de son mari, alors que lui, de son côté, ne m’avait rien demandé et que depuis que je les connaissais, il n’y avait même jamais rien eu d’ambigu entre nous !
Mon travail terminé, elle m’a offert un café et m’a franchement demandé si j’étais heureuse dans mon couple. J’ai préféré lui dire que oui, allant même jusqu’à évoquer quelques souvenirs de mon expérience passée avec Rachid. Mais, était-elle déjà au courant par ailleurs de ma situation ou n’étais-je pas assez été convaincante ? Elle m’a répondu qu’elle avait l’impression que je n’étais pas pleinement heureuse, que je me recroquevillais peu à peu sur moi-même et que je n’avais pas l’air très épanouie.
J’ai accusé le coup sans trop répondre et je suis retournée chez moi ; mais je dois dire que cette discussion m’avait profondément marquée, car elle m’avait soudain fait prendre conscience de la réalité de ma triste vie.
Mes rapports avec Rachid n’en devinrent alors que plus pénibles. Il devenait évident qu’il passait son temps à me faire des reproches et à me dévaloriser. J’étais selon lui une incapable, doublée d’une mocheté. Je ne valais rien au lit et j’étais tout sauf attirante. Incapable de procréer, je n’étais, pour lui, même pas une femme, et à peine une bonniche. C’était tout ce que j’étais capable de faire : faire le ménage, laver ses habits, préparer ses repas.
Une dernière dispute, un peu plus violente que les autres, concrétisa pour moi un divorce officieux : je n’avais plus rien à faire avec cet homme dont je portais le nom. Mais dans mon monde, on ne divorce pas, sauf si c’est l’homme qui le demande.
Je me mis alors à beaucoup pleurer, presque tous les jours lorsque j’étais seule. Je ne voyais pas de solution à ma vie. C’est ce qui me poussa finalement à me confier à Marcelle. Je me méfiais un peu de cette femme, que je trouvais parfois raciste. J’étais pourtant convaincue qu’elle n’était pas bien méchante mais seulement maladroite. J’attendis encore quelques semaines avant de lui parler. Et, cet après-midi-là, je lui déballai mon sac d’un coup, tout ce qu’IL m’avait dit, tout ce qu’IL m’avait fait subir, et toute la morosité de ma vie actuelle, toutes ces petites vexations dont IL abusait et qui me rabaissaient au quotidien.
Ma patronne me prit dans ses bras et me serra fort contre elle. Je pleurais à chaudes larmes tandis qu’elle me caressait gentiment les cheveux en essayant de me consoler.
Mes larmes n’en finissaient plus de couler. J’étais trop bien contre cette femme, j’aurais voulu qu’elle soit ma mère, une mère compréhensive à l’écoute du malheur de sa fille. Elle me serra un peu plus contre elle, mon corps était secoué de sanglots qui exprimaient des mois de frustration et de déprime.
Elle insista pour que je reste à dîner ce soir-là, mais il n’en était absolument pas question. Mon mari aurait trouvé ça louche et en rentrant, j’aurais passé un sale quart d’heure.
La fois suivante, elle me parla longuement de son mari, de ses talents cachés. Elle avait, selon ses dires, ressenti énormément de plaisir avec cet homme. C’est pourquoi, malgré de multiples tromperies, elle ne l’avait jamais quitté. Alban savait comme personne donner du plaisir aux femmes. Sans avoir des mensurations exceptionnelles, il était néanmoins de taille honorable et avait le mérite d’être très résistant. Quant à ses fantasmes, ils couvraient un large spectre.
Elle me laissa un instant sur l’expectative avant de reprendre :
J’étais rouge et perturbée malgré moi par ces propos plutôt choquants. Marcelle s’aperçut immédiatement de mon trouble.
Cette discussion avec Marcelle m’avait remuée, preuve en est que je pensais de plus en plus au gros Alban et à ses grosses moustaches et que, quand il m’arrivait de le rencontrer, il ne me laissait plus totalement différente. Il avait beau être chauve et grassouillet, il y avait quelque chose qui chez lui me troublait, une bonhomie enjouée qui m’était étrangère mais qui me semblait festive. Il avait tout de l’épicurien primaire et primate, on l’imaginait bien autour d’une bonne bouffe, avec une bonne bouteille, suivie d’une bonne baise, le type même du gros lourdaud facile à vivre qui est satisfait avec un rien - tout le contraire de mon mari. Pour moi, ce gros homme mûr était rassurant, un gros nounours, avait-elle dit, et c’était bien ce qu’il était.
Et, dans sa façon de me regarder, je voyais bien qu’il me trouvait assez à son goût, cela me rassura un peu sur ma capacité à plaire. Même si j’étais laide, comme aimait me le répéter mon mari, je pouvais malgré tout séduire un homme… Etait-ce à cause de mon orientalisme, que je plaisais à cet homme ? Je n’étais pas la première Arabe à intéresser ce contremaître. Mais après tout, pourquoi pas ! J’étais bien, pour ma part, troublée par son ventre bien rond et par ses belles moustaches. Je ne saurais trop dire pourquoi, mais les hommes grassouillets avaient depuis toujours, chez moi, un effet aphrodisiaque. Mon mari était un grand sec, pas étonnant alors que mon mariage soit un échec…
Les jours qui suivirent, je fis plusieurs rêves érotiques en pensant à Alban, et parfois à Marcelle. J’en eus un peu honte mais en même temps, le fait de penser à tout ça me faisait le plus grand bien. Une nuit, il était sur moi, dans la chambre conjugale et sa femme est arrivée, elle m’a demandé si tout allait bien, s’il me faisait bien jouir. Elle m’a touché un peu les seins, puis les fesses. Dans un autre épisode, nous étions toutes les deux dans la cuisine, les poitrines entièrement nues, nous nous touchions les tétons. Je me suis réveillée en nage, complètement perturbée, mon mari ronflait à mes côtés. Mes seins étaient gonflés et mon entrejambe complètement mouillée. Je me suis discrètement levée et suis allée m’enfermer dans les toilettes où je me suis touchée. Il ne m’a fallu que quelques secondes pour me faire jouir. Ces temps-ci, cela m’arrivait de plus en plus souvent de me caresser, et j’y prenais un grand plaisir.
Je finis par avouer tout ça à Marcelle, qui n’en fut pas le moins du monde étonnée. J’omis malgré tout de lui parler de mes désirs lesbiens, ne souhaitant pas passer à ses yeux pour une anormale. Cet aveu était un appel au secours, car je me sentais totalement incapable de faire par moi-même des avances à son mari. Avec lui, je restais très discrète et parfaitement asexuée, je me sentais totalement incapable de la moindre manifestation sensuelle et du moindre geste d’affection. Le toucher était tabou, même lui serrer la main, je ne l’avais jamais fait. Une des conséquences de mon éducation. Je ne pouvais qu’attendre que l’homme se manifeste…
Je compris à demi-mot que ce serait le grand jour.
Tremblante de tous mes membres, je me dirigeai ce matin-là vers le lieu où se trouvait l’objet de mes fantasmes, parfaitement consciente que j’étais sur le point de commettre mon premier adultère et par voie de conséquence, aussi, l’irréparable.
Alban était seul, Marcelle était partie faire des courses… Il était assis dans la cuisine devant un bol de café. Crâne d’œuf et larges bacchantes, avec son marcel il avait tout du chauffeur routier. Il était en fait chef d’équipe dans une boîte de restauration industrielle.
Il me dévisagea de la tête aux pieds, sans rien dire, mais avec un plaisir non dissimulé. Visiblement, il me trouvait très à son goût.
C’était la première fois qu’il me tutoyait. J’en fus toute perturbée. J’avais les jambes flageolantes, elles ne me portaient plus. Il me saisit la main avec fermeté, ce qui m’empêcha de tomber. J’étais comme dans un autre monde, je ne savais plus trop où j’en étais.
Malgré ses airs bourrus, il savait parler aux femmes. Je me sentis soudain toute menue entre ses mains bien fermes. Il avait entrepris de me déshabiller, comme ça, de suite, dans la cuisine. Et je me laissais faire, complètement passive, chamboulée dans ma tête, j’avais l’impression que ma vie était en train de basculer et que je n’en avais plus la maîtrise. Les murs tournaient, j’étais comme ivre, je me retins contre la table pour ne pas tomber. Lorsque je repris mes esprits, j’étais presque entièrement nue au beau milieu de la cuisine. Il ne me restait que ma culotte. Ses mains glissaient sur moi partout, passionnées et admiratives, elles me faisaient le plus grand bien, elles m’effleuraient. On ne m’avait jamais touchée avec une telle douceur.
Mon amant joua un long moment avec les poils de mes aisselles, visiblement heureux que je sois très poilue, puis il se pencha pour s’occuper de mes seins. Il prit mes tétons en bouche et les aspira, lentement mais avec force. Il me sembla que toute mon énergie s’enfuyait par mes bouts de seins, des ondes de plaisir parcoururent tout mon corps. Et lorsque je sentis sa main glisser sous ma culotte, la jouissance fut instantanée, forte et terrifiante. Mes jambes étaient comme du coton et ne me portaient plus. Seule sa main qui me tenait fermement dans le dos m’empêcha de chuter d’un seul coup. Il m’accompagna lentement dans ma chute et me déposa doucement sur le carrelage glacé de la cuisine. Son autre main n’avait pas lâché ma toison. Ses gros doigts passaient et repassaient dedans, il semblait s’en délecter.
Après ma jouissance, il avait repris son vouvoiement, c’était un bien curieux bonhomme. Il retira lentement ma culotte, tout en admiration devant mon entrejambe. Comme toutes les femmes de ma famille, j’étais excessivement poilue et complexée par tous ces poils, mais Allah m’avait faite ainsi et sans cela j’aurais été une autre.
Visiblement, il était sincère, respectueux et attentionné. Ce gros nounours avait décidément tout pour plaire. Moi qui l’imaginais un peu vulgaire et brutal… Ses attentions et la profusion de ses caresses achevèrent de me séduire. J’étais désormais prête à me donner entièrement à cet homme, à lui donner tout ce que j’avais de mieux. Sa bouche était maintenant entre mes cuisses, son épaisse moustache mélangée à ma toison brune, il dévorait mon intimité, avec lenteur, avec passion, avec envie. On ne m’avait jamais fait cela, mon mari ne s’était jamais risqué entre mes cuisses, préférant les étreintes brutales et les rapports bestiaux. Je pris conscience tout de suite à quel point ces baisers étaient bons, stimulants et agréables, meilleurs que la meilleure des masturbations. Et sur ce plan-là, mon amant se montra infatigable, il me fit jouir avec sa bouche, se risquant même en des endroits que la morale réprouve.
J’étais brûlante sur le sol froid, pantelante après tout ce plaisir. Alban s’était relevé et me dévisageait avec deux gros yeux tendres et affectueux. J’étais sa petite chose, une reine de beauté affalée sur le sol, il me regardait avec les yeux de l’amour.
Il m’aida à me relever et m’entraîna dans le salon. Il dégrafa son pantalon et sortit sur virilité qui me sembla sur le coup immense, avant de m’inviter à m’agenouiller devant lui. Son gros bedon me fit un effet fou. Tandis que je suçais son sexe, comme j’avais l’habitude de le faire avec mon mari, je ne pus m’empêcher de passer et de repasser mes mains sur ce gros ventre rond. Il était délicieusement obèse et me faisait un effet dément. De même, ses couilles, lourdes et pendantes, étaient pour moi une puissante source d’excitation, j’en avais l’eau à la bouche, ma fellation n’en fut que plus parfaite.
Je n’avais plus qu’une envie, c’est qu’il entre en moi au plus vite, j’avais envie de cet homme, envie de sentir son ventre lourd frotter sur moi, envie de sentir son plaisir d’être en moi, envie de voir son visage grimacer en me faisant l’amour. Il était au comble de l’excitation, mais je ne voulais pas qu’il éjacule, je voulais l’avoir en moi, ressentir dans mon ventre cette épaisse colonne de chair.
Je me suis allongée de moi-même sur le tapis et me suis mise à bégayer en rougissant pour lui demander de me faire l’amour. Cela me semblait tellement inconvenant de faire cette proposition pour une femme ! Il retira alors son marcel et se présenta entièrement nu devant mes yeux éblouis. Son ventre énorme était un vrai aphrodisiaque, j’en avais tellement rêvé, je n’étais pas déçue, il était encore plus beau que dans mes rêves. Il vint sur moi et je pus encore mieux admirer et caresser sa grosse bedaine. Je n’attendais plus qu’une chose, c’est qu’il glisse son sexe en moi et qu’il l’enfonce au maximum. Mais il me fit encore languir… Le faisait-il exprès ? Je devenais comme folle. N’en pouvant plus, je pris moi-même son sexe entre mes doigts pour le guider dans ma caverne.
Il me fit l’amour comme un dieu, alternant force et douceur, il me mit dans tous mes états et me procura un plaisir intense. Il me fit jouir plusieurs fois avant de s’épancher et de s’affaler sur moi. Malgré la lourdeur de son corps, je fus particulièrement heureuse de sentir ce corps obèse contre moi, heureuse et comblée, heureuse et amoureuse. Je n’avais plus qu’une envie, celle de recommencer.
Comprenant que j’avais quand même du mal à respirer, il finit par se mettre sur le côté et reprit ses douces caresses admiratives. Qu’aimait-il chez moi ? Je n’avais pas de seins, j’étais large du bassin… Alors peut-être ma peau ambrée et ma forêt de poils ? En tout cas, son regard en disait long sur son admiration pour moi, j’étais pour lui une vraie princesse. C’était bon d’être ainsi traitée. En plus, je sentais sa semence s’écouler lentement sur mes cuisses. Il m’avait plus qu’honorée, il m’avait véritablement remplie d’amour. Je ne pus alors m’empêcher de goûter à sa queue encore luisante de nos secrétions, encore une chose que je n’avais jamais faite auparavant !
Alban voulut ensuite me prendre en levrette. Qu’importe, après tout, j’étais prête à tout lui offrir ! Cela me rappelait un peu nos ébats avec mon mari, mais mon amant s’avéra être beaucoup plus doux et beaucoup plus attentionné. Par derrière ou par-devant, il me prenait avec la même douceur et tout autant de force. Il jouit de nouveau en moi, sans pour autant me donner vraiment du plaisir - mais j’étais déjà plus que satisfaite, heureuse et comblée devrais-je dire.
Ensuite nous nous sommes rhabillés et avons sagement discuté dans la cuisine, autour d’un bol de thé. Alban voulait tout savoir de ma vie, de mes origines, des origines de ma famille, s’il m’était arrivé de retourner au pays… J’avais remis ma tunique traditionnelle mais ma culotte était poisseuse et je sentais des gouttes de sperme couler le long de mes jambes. Je dois dire que malgré notre conversation assez anodine, j’en étais assez troublée.
Marcelle revint sur les coups de midi avec un caddy bourré de provisions. Elle ne parut ni surprise, ni jalouse de me trouver avec son mari et ne posa aucune question. Le couple me garda à déjeuner et je pris congé dans l’après-midi. Ensuite je suis rentrée chez moi et suis allée de suite dans la salle de bains, où je me suis mise entièrement nue. J’avais des traces de sperme partout sur les cuisses. J’ai pris une bonne douche pour me débarrasser de toutes ces souillures, regrettant presque d’avoir à en passer par là. Puis j’ai fait une lessive avec mes sous-vêtements et ma tunique.
Cette première expérience, loin de calmer mes ardeurs, m’a donné encore plus envie. Le week-end fut terrible et j’avais hâte de retrouver Marcelle que je devais revoir le mercredi matin. Je refis un rêve érotique où nous faisions l’amour tous les trois, avec elle et son mari. Nous étions toutes les deux devant lui et le sucions chacune notre tour. Elle me disait : « Non, ne fais pas comme ça, tu vas beaucoup trop vite. ». Ensuite Alban insista pour que nous embrassions. Comme l’on ne voulait ni l’une ni l’autre, il partit pour aller en voir une autre. Je me retrouvai seule avec Marcelle qui à nouveau me pinçait les tétons.
Je me suis réveillée ce matin-là en nage et complètement excitée. Mon mari l’a-t-il senti ? Il a tenu à me faire l’amour - plus de trois mois qu’il ne l’avait pas fait. Il m’a presque prise de force, la tête dans le traversin, et m’a baisée avec violence et sans amour. Après quoi il m’a à nouveau fait des reproches. Ces temps-ci, il me trouvait bizarre, il ne savait pas ce que j’avais. Et puis, au lit, il me dit je pourrais y mettre un peu « du mien ». Vu que je n’étais pas spécialement « bandante », il voulait que je sois beaucoup plus « salope ». Mais pour lui, je ne voulais être ni l’une ni l’autre, je n’avais pas envie. Il m’a giflée parce que je lui tenais tête. Ensuite, il est parti boire un coup avec ses potes au café. Son sperme en moi m’était insupportable. Je n’avais plus envie qu’il me touche ni qu’il pose les mains sur moi. Je me suis lavée en abondance pour éliminer toute trace de cet homme. J’aurais voulu pouvoir divorcer de suite.
Le temps m’a semblé bien long jusqu’au mercredi suivant. Je ne pouvais aller voir mes patrons car je savais qu’ils étaient partis quelques jours en Bretagne chez des amis.
Quand j’ai retrouvé Marcelle, elle m’a trouvé une « petite mine ». Je lui ai raconté tout ce qui s’était passé avec son mari et aussi avec le mien, le plaisir que j’avais eu avec Alban, le dégoût que j’avais envers Rachid. La seule chose que je ne lui ai pas racontée, c’est le désir que j’avais eu pour elle. Elle m’a longuement prise dans ses bras pour me consoler et m’a dit qu’elle était heureuse que cela se soit bien passé avec Alban et qu’elle ne voyait aucune objection à ce que nous recommencions :
Quant à Rachid, elle se sentait désarmée, elle ne voyait pas ce qu’elle pouvait faire pour m’aider. Elle me conseilla de le quitter. Mais le quitter pour aller où et pour faire quoi ? Je me sentais déboussolée. J’aurais aimé vivre avec eux, j’aimais tellement ce couple… Mais mon mari l’aurait appris et nous aurait fait de sérieux ennuis.
Les mois qui suivirent, je m’arrangeai pour ne plus éprouver de désir à la maison et pour me faire la moins excitante possible, pour que mon mari n’ait même plus l’idée de poser les mains sur moi, ce qui ne fut finalement pas bien difficile. Il rentrait de plus en plus tard, il buvait de plus en plus et ne se gênait plus pour m’insulter, voire pour me frapper. Rien n’était bien fait, rien ne lui convenait, je n’étais à ses yeux qu’une souillon, lymphatique et sans grâce. Je connus des moments difficiles et je reçus pas mal de coups.
D’un autre côté, je me consolais dans les bras d’Alban qui me faisait l’amour presque une fois par semaine et dans ceux de Marcelle, qui me dorlotait lorsque j’étais en pleurs.
Satisfaite par mon amant, je ne faisais pratiquement plus de rêves érotiques, mais dans les rares que je faisais, il y avait toujours Marcelle. Cette image de nos deux poitrines dénudées et de mon amie qui me tâtait les tétons était vraiment prégnante et revenait sans cesse. Depuis des semaines déjà, je tournais autour du pot, j’avais envie de lui en parler, c’était la seule chose de ma vie que je ne lui avais pas dite et c’était peut-être la plus importante. Dans ma jeunesse, j’avais connu des attouchements féminins avec une de mes cousines, mais j’avais par la suite préféré réprimer ces envies malsaines. Je savais que je n’étais pas tout à fait normale sur ce plan-là. D’un autre côté, comment Marcelle prendrait-elle la chose ? J’avais très peur qu’elle me rejette et qu’elle ne veuille plus me voir, c’est pour cela que je n’osais pas franchir le cap.
L’occasion se présenta un après-midi, la télé était allumée et Marcelle regardait une émission-débat qui traitait des amours un peu « hors normes ». Depuis quelques semaines déjà, Marcelle était en préretraite, l’occasion s’était présentée de partir un peu plus tôt et elle avait sauté dessus, sous prétexte que son mari allait, lui aussi, arrêter de travailler avant la fin de l’année. Mais je crois que finalement, elle s’ennuyait. Elle ne semblait plus si dynamique qu’auparavant et la dépression la gagnait. Elle aurait fort bien pu se passer de mes services depuis qu’elle restait à la maison mais elle tint, au contraire, à ce que je vienne plus souvent. Ce n’était plus de la femme de ménage qu’elle avait besoin, mais beaucoup plus d’une demoiselle de compagnie. Toujours est-il qu’elle sommeillait devant la télé et qu’après avoir rangé la cuisine, j’étais venue la rejoindre. L’émission évoquait justement le cas d’une femme qui avait quitté son mari pour vivre avec une autre femme.
Elle avait passé avec succès le premier examen. J’avais toujours un peu peur de ses réactions, peur qu’elle ne soit un peu raciste ou, dans le cas précis, homophobe. C’était probablement dû à son caractère, strict et guindé, et à certaines de ses réactions, un peu à l’emporte-pièce. Mais elle n’était pas vraiment d’extrême-droite, comme je l’avais supposé au départ, et son racisme apparent n’avait aucune source profonde. Tout au contraire, je découvris peu à peu qu’elle était toujours en contact avec certaines des amies d’enfance qu’elle avait connues à Alger et qu’elle les appréciait. C’est même elle qui me fit découvrir mon pays d’origine et qui me fit peu à peu l’aimer.
Rassurée par cette première réaction, je me suis donc lancée :
Sa largesse d’esprit était décidément déconcertante mais cela ne résolvait pas pour autant mon problème.
Cette fois-ci, c’était dit et j’avais vraiment la trouille. Je baissai les yeux et me sentis toute vacillante et toute fragile. C’est alors qu’elle me prit la main comme elle avait l’habitude de le faire, mais cette fois-ci avec une plus grande tendresse.
Paniquée, je me mis à bafouiller, à bredouiller, quelque chose de bizarre et d’incompréhensible à propos de ses seins ou des miens. Et je sentis soudain le contact ses mains contre ma poitrine.
Surprenante révélation ! Je n’aurais jamais cru ça d’elle ! Elle me fit me relever et eut tôt fait de me faire retirer ma tunique et c’est avec une main experte qu’elle détacha mon soutien-gorge. Nous nous retrouvâmes bientôt toutes les deux dépoitraillées au beau milieu du salon, un vrai concours de petits seins avec de gros tétons. Nos deux poitrines étaient en tous points identiques. Elle s’amusa un long moment à faire rouler mes tétins entre ses doigts, tout en m’invitant à faire de même avec les siens. Toute la sensualité de nos corps de femmes s’exprima alors dans un déluge de baisers et de caresses. Elle s’offrit à moi voluptueusement sur le tapis et nous terminâmes la journée par un délicieux 69 qui nous mit toutes les deux dans tous nos états.
Par la suite, les après-midi sensuelles succédèrent les unes aux autres. Marcelle n’hésita pas à mettre son mari au courant de notre relation. Quoique dans un premier temps un peu jaloux, il n’en montra finalement que plus de vigueur pour nous satisfaire et l’une et l’autre. Nous fîmes bientôt l’amour à trois. Il était désormais lui aussi en préretraite, ce qui facilitait nos rencontres. Mes deux amants me donnèrent tout l’amour du monde et je ne pus bientôt plus me passer d’eux.
C’est alors qu’ils montèrent un stratagème pour que je puisse enfin me débarrasser de mon mari et vivre en permanence avec eux. Ils avaient comme projet, pour leur retraite, d’aller vivre quelque part à la campagne, ils passèrent plusieurs semaines à chercher dans diverses régions. Quand ils eurent trouvé, ils décidèrent de programmer un déménagement discret, sans prévenir personne, mais ils me laissèrent évidemment leur nouvelle adresse. J’attendis encore quelques temps avant de les rejoindre, pour ne pas trop éveiller les soupçons. Puis j’écrivis une longue lettre à ma famille pour leur expliquer le pourquoi de cette disparition si soudaine : que je ne m’entendais plus du tout avec mon mari, que je ne pouvais plus le supporter, qu’il m’avait fait beaucoup de mal, que je préférais partir à l’étranger plutôt que de continuer à vivre avec lui.
Quand il rentra ce soir-là, Rachid dut être surpris de ne plus trouver mes affaires dans les armoires. Mais cela ne dut pas lui manquer beaucoup ! Au pire, il n’avait plus son souffre-douleur ! Mais il dut vite me remplacer.
Quant à moi, j’ai trouvé ma place dans la maison de campagne de Michelle et Alban. Plusieurs années ont passé. Les deux personnes que j’aime le plus au monde vivent avec moi en permanence. Comment pourrais-je être plus heureuse ? Ah si, nous avons programmé un petit voyage en Algérie, à la fin du printemps, je suis vraiment la femme la plus comblée…