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Temps de lecture estimé : 9 mn
04/03/07
Résumé:  En mal d'amour, un parisien de 32 ans recontre via un blog une femme délaissée.
Critères:  fh fplusag amour fellation cunnilingu anulingus pénétratio fdanus
Auteur : Franck Devillers      
En mal d'amour

Franck l’attendait dans une brasserie du 14ème arrondissement de Paris, à quelques pas de la place Denfert-Rochereau. Tous les échanges s’étaient passés par mail, puis par MSN, aucun contact téléphonique n’avait été établi. Il lui avait indiqué être longiligne, doté de cheveux courts et châtains, et avoir un visage carré. Du haut de ses 32 ans, il n’avait aucun signe distinctif : pas de boucle d’oreille ou de piercing, pas de moustache ni de barbe. Raison pour laquelle il lui avait précisé qu’il serait attablé à l’intérieur du café en train de boire un petit noir et de lire un roman. Il s’était interdit de lui transmettre une photo ; tout comme il n’en avait pas sollicité d’elle. Franck, en toute conscience, s’était refusé à solliciter un quelconque renseignement sur le physique de son interlocutrice. Tout juste savait-il qu’elle s’identifiait à Sabrina dans les échanges, un prénom qu’il supposait comme « emprunté », et qu’elle vivait probablement dans ce quartier bourgeois de Paris, celle-ci ayant choisi le lieu de rendez-vous. Il ne possédait ni son âge, ni aucun élément lui permettant d’identifier sa couleur de peau ou son origine sociale. Toutefois, une écriture fluide et sans faute d’orthographe laissait penser raisonnablement qu’elle avait été sérieuse sur les bancs de l’école. Franck, d’ailleurs, n’avait-il pas spécifié dans le contenu de son blog que le physique de sa future « femme-maîtresse » lui importait peu. Il disait ne désirer qu’une chose : rendre heureuse une femme qui vivait dans l’oubli de son mari. Faire jouir une femme était devenu son leitmotiv, au centuple du plaisir que les jeux de l’amour pouvaient, à titre personnel, lui procurer.


Son objectif, en fait, était double. Rendre une femme heureuse, certes, mais également se rassurer sur ses possibilités. Depuis plusieurs mois, il doutait sérieusement, les relations qu’il vivait avec son épouse se détériorant tant quantitativement que qualitativement. Les actes sexuels étaient devenus épisodiques, et malgré des préliminaires qu’il aurait voulu longs et la diversité des positions, sa femme ne jouissait plus sous ses coups de boutoir. Rien n’y faisait. D’autant que sa partenaire, encore endormie ou trop fatiguée, semblait se satisfaire du coït de son fidèle mari.


Les premiers commentaires sur son blog le rassurèrent. Non, il n’était pas le seul dans cette situation, de nombreux hommes semblant partager ses soucis. Des témoignages féminins se firent jour également, plusieurs femmes signalant leur souffrance d’être abandonnées, de combler depuis trop d’années leur solitude par des gestes réparateurs. Sabrina était une interlocutrice assidue. Sa plume était légère, ses phrases étaient bien construites. À distance, Franck confiait ses doutes et ses incertitudes, et sous couvert de l’anonymat offert par Internet, Sabrina confessait ses déboires. Puis vint le temps du désir, celui de se retrouver l’un face à l’autre pour mieux discuter, pour se ressourcer. C’est elle qui en vint à proposer le rendez-vous. Lui n’avait pas osé.


Assis dans la brasserie, Franck faisait semblant de lire un roman policier lorsqu’il aperçut une femme seule, la quarantaine presque achevée, pénétrer dans l’établissement. Il ne fut pas surpris de l’âge de cette grande brune, laquelle vint rapidement s’asseoir à sa table. Les premiers mots furent difficiles, Franck était mal à l’aise. C’est à nouveau elle qui prit les choses en main.



Ils marchèrent quelques minutes sur l’avenue du Général Leclerc avant de bifurquer dans une rue adjacente. Puis, guidée par Marie, Franck pénétra dans un immeuble bourgeois de six étages. L’ascenseur, très étroit, les conduisit au quatrième. Presque collés l’un contre l’autre, cette situation les fit sourire. Franck n’osa pourtant pas profiter de cette promiscuité. Toutefois il se sentait de plus en plus à l’aise avec elle, aidé par le tutoiement instauré par cette femme de quinze ans son aînée. L’élégance naturelle et le charme de Marie le rassuraient. Des yeux marron aux contours maquillés et des cheveux bruns coupés courts se mariaient naturellement. Seules quelques rides s’observaient sur un visage au nez aquilin et à la bouche sensuelle. Marie avait dû être belle, Franck n’en doutait pas. Elle était vêtue d’un tailleur beige, une veste recouvrant un chemisier blanc. Cette tenue semblait avoir pour but de masquer un bassin devenu large et probablement flasque avec le poids des ans.


L’appartement semblait grand. Le plancher du hall et du salon était recouvert d’un vieux parquet, lequel grinçait sous les pas. Rapidement Marie offrit à boire à Franck. Celui-ci accepta un whisky, tandis qu’elle se servait pour la deuxième fois de la matinée un Cognac. Ils trinquèrent avant de tremper leurs lèvres dans l’alcool.



Leur premier baiser fut particulièrement langoureux. Un baiser d’adolescents, réconciliant les deux amants avec l’Amour. Marie avait décidé de tout oublier, de s’oublier, de s’offrir à un inconnu, dans son propre appartement où la rejoignait chaque soir son mari, Directeur des Ressources Humaines d’une grande entreprise. Franck, lui, voulait s’assurer qu’il était encore apte à donner de l’amour. Désinhibée par l’alcool, Marie se mit à sourire et à vibrer lorsque Franck commença à lui embrasser le cou, puis la nuque. Ses baisers, humides, glissaient sur sa peau tandis que, de ses mains, Franck lui tenait tendrement la tête. Ses mains, douces, descendaient sur ses épaules, ses gestes étaient tendres. Les soupirs et bruits de succion répondaient au silence. La chaleur envahissait les corps, surtout celui de Marie qui brûlait de mille feux sous les coups de langue de son amant d’un jour. Prises de vertiges, elle dut rapidement s’asseoir. Franck entendait poursuivre les préliminaires. À genoux à ses pieds, contre le canapé où elle avait trouvé refuge, il lui ôta sa veste et se mit à lui déboutonner son chemisier. De beaux seins, ronds, s’offraient désormais à sa bouche. Il les couvrit de baisers, jouant de sa langue avec les mamelons. Puis il embrassa à nouveau fougueusement la quadragénaire, pendant que ses mains malaxaient sa poitrine. Puis Franck se remit debout, invitant sa partenaire à en faire autant. Il lui déboutonna le pantalon qu’il fit glisser le long des hanches. Le regard des deux amants se croisa. Un regard empli de tendresse, de compassion, de certitudes. La pudeur n’avait plus sa place. Elle était désormais nue face à lui, le slip blanc en coton ayant suivi le mouvement du pantalon. Rien, désormais, n’empêcherait Marie de s’offrir à lui, elle désirait jouir, elle désirait vivre. Puis il se colla contre son dos, embrassant longuement sa nuque, son échine, ses reins, caressant sa colonne vertébrale. Elle ne savait que faire de ses mains. Elle désirait le dévêtir à son tour, ce qu’il empressa de refuser.



Franck se remit à genoux avant de lui embrasser ses fesses en aspirant, en mordillant sa chair. Ecartant les pans de ses mains il poursuivit ses mouvements de langue qu’il faisait désormais glisser dans la raie. Visiblement Marie prenait plaisir à ces caresses. Elle prit soin de se pencher en avant, les mains posées sur l’accoudoir du canapé pour mieux offrir son arrière-train à Franck. Celui-ci ne se fit pas prier. Sa langue fouillait désormais l’anus, Marie prenant visiblement goût à la séance au regard des petits cris qu’elle émettait. Son cul était désormais trempé. Sa rondelle, elle, particulièrement humidifiée laissait pénétrer une langue musclée sur quelques centimètres. Qu’elle aimait ça ! Puis Franck la fit à nouveau s’asseoir sur rebord du divan, les jambes bien écartées de manière à ce qu’elle offre sa chatte. Marie mouillait abondamment, les poils bruns recouvrant sa fente étant trempés. Il n’eut pas de mal à y glisser sa langue dans de longs mouvements d’avant en arrière. Il lapait non plus le whisky, mais le jus de Marie. Puis il se mit à enfoncer sa langue dans le conduit, le plus profondément qu’il put. Son visage était trempé de mouille, son nez en particulier. Elle haletait sous les coups de langue. Elle en redemandait. Franck était heureux. Il semblait apte à donner du bonheur à une inconnue. Mais il avait mal au sexe, enserré qu’il était dans un jean trop étroit. Il se releva pour se soulager, libérant un sexe tendu mesurant une bonne quinzaine de centimètres.



Franck obéit à cette injonction. Profitant de son déshabillage, Marie lui happa le sexe qu’elle prit goulûment dans sa bouche. Elle semblait experte en fellation au vu des râles poussés par son partenaire. Mais Franck était là pour autre chose. Il avait décidé de mettre provisoirement sa satisfaction de côté, il devait s’y ternir. C’est la jouissance de sa maîtresse qui comptait par-dessus tout. Il la fit s’allonger sur le ventre avant de se placer à califourchon sur elle. Il se remit à donner des coups de langue au creux des fesses de Marie. Il adorait ça, il aurait pu sucer le cul de sa partenaire durant des heures. Mais Marie entendait bien régir les ébats. Lui aussi méritait une gâterie, lui aussi souffrait en silence d’être boudé par sa femme. Elle se releva, l’allongea à son tour sur le dos et se rallongea sur lui, pour mieux entamer un 69. Marie continuait de mouiller abondamment, elle semblait dans un état second, suçant et mordillant avec avidité le membre de Franck qui rentrait entièrement dans sa bouche.

Les deux amants parlaient peu, ils vivaient l’instant sans tabou, sans contrainte. Ils se sentaient libres, ils semblaient heureux de donner tant à l’autre. Les caresses étaient douces, longues, de véritables préliminaires sans fin.



La fellation experte de Marie venait à bout de son compagnon. Il était au bord de l’éjaculation. Et pourtant, il ne l’avait pas encore pénétrée. Il entendait bien par ailleurs la faire jouir. Marie changea alors de position. Elle vint se placer sur lui, bouche contre bouche, sexe contre sexe. D’un coup, Franck la pénétra. Cela faisait plusieurs années qu’elle n’avait pas connu cela.



Marie, cette femme bourgeoise, BCBG une heure plus tôt, était désormais transfigurée. Désinhibée par l’alcool, elle était désormais dans un état second suite aux caresses prodiguées par son amant. Elle n’en pouvait plus, elle transpirait de partout, elle léchait sa mouille déposée sur le visage de Franck, elle aspirait la langue de son partenaire. Lui ne résisterait pas longtemps. Il ne savait plus s’il était en mesure de tenir sa parole, celle de la faire jouir en priorité. Il eut toutefois la présence d’esprit de se retirer au moment où il sentit l’éjaculation poindre. Il souffla, moment que Marie choisit pour se retourner. Dos à lui, il la prit à nouveau, en levrette.



Franck ne tenait plus. La vulgarité de sa compagne, le majeur dans la bouche qu’elle ne cessait de lui sucer, les longs préliminaires, et la bite encastrée au fond de son vagin avaient eu raison de lui. Il éjacula. Sans qu’elle n’atteigne la jouissance. Elle était toujours aussi déchaînée. Elle aussi voulait vibrer.



Marie se redressa sur le corps de son amant, et se plaça à califourchon sur le visage de son amant. « Vas-y suce, suce, fais-moi jouir ! » Franck, le sexe désormais ramolli, n’avait jamais connu cette situation. Il venait de lâcher son foutre et se voyait intimer l’ordre de faire jouir sa compagne avec la langue. Il n’avait pas le choix, d’autant que la position dans laquelle il se trouvait l’empêchait de faire tout mouvement. Seule sa langue pouvait bouger, ce qui lui était réclamé d’ailleurs. Il se mit alors à l’œuvre histoire de se faire pardonner. Il lécha du mieux qu’il put les parois vaginales de Marie, tandis que le foutre encore chaud coulait sur son visage. Le goût de son sperme n’était pas désagréable d’ailleurs, chose à laquelle il goûtait pour la première fois. Il ouvrit alors grand la bouche de manière à en avaler un maximum. Il en avait partout sur le visage, plus que sur la chatte de partenaire qui, elle, avait droit à un toilettage intime. Les coups de langue ne suffisant pas, Franck, après une contorsion, dégagea l’un de ses bras pour lui glisser un doigt puis deux dans le vagin. Elle en exprima un râle de plaisir. Son majeur fureta ensuite dans l’anus de Marie qui n’exprima aucun mouvement de recul lors de cette intrusion inopinée. Dégagé de l’emprise, Franck se servit alors de ses deux mains, alternant les pénétrations dans les deux conduits. Quelques assauts de ce type eurent raison de Marie, sa jouissance se répercutant de longues secondes sur le majeur et l’annulaire de Franck enfoncés dans son sphincter.


Les deux amoureux restèrent allongés sur le canapé de longues minutes. Cela faisait à peine deux heures qu’ils s’étaient rencontrés et pourtant ils avaient l’impression de se connaître depuis toujours. Franck était heureux. Il avait donné du plaisir à une femme, qui, sous ses airs de bourgeoise, lui avait fait découvrir des jeux interdits. Marie était béate, elle vivait l’instant, elle ne pensait plus à rien, elle semblait soulagée. Son nouvel amant avait fait des efforts, elle lui en était reconnaissante. Désormais ils se contacteraient par téléphone.