| n° 11167 | Fiche technique | 28099 caractères | 28099 4871 Temps de lecture estimé : 17 mn |
07/02/07 |
| Résumé: Pendant un voyage scolaire aux sports d'hiver, une chambrée décide de briser la monotonie en organisant un bon petit jeu à boire. Jeu qui, comme il se doit dans une soirée mixte, dégénère... | ||||
| Critères: fh ffh jeunes copains école voyage voir strip fmast jeu | ||||
| Auteur : Quatre-vents | ||||
Il n’y a pas à dire, la soirée s’annonce très bien.
Je suis déjà bien éméché, mais ce n’était rien comparé à Greg qui lui est déjà complètement Hors Service, et qui, affalé sur le sol, essaye depuis dix minutes de se redresser pour s’asseoir sur le lit d’Aurélie. Pauvre Greg. Et dire qu’il se vantait d’être maître dans l’art de tenir l’alcool. Beau résultat.
Elle est où, Aurélie, d’ailleurs ? Pas brillant non plus. Elle a arrêté après trois défaites et nous regarde jouer d’un oeil vitreux. Je n’aime pas les filles bourrées, je les trouve moches. Aurélie est pourtant plutôt séduisante d’ordinaire. dix-neuf ans, quelques kilos en trop, mais de jolis cheveux bouclés, un beau petit minois, et des formes où il faut. Sans oublier un humour décapant en temps ordinaire. Mais là, franchement, elle a l’air d’une droguée, sans force ni cervelle, hébétée. On lui pincerait les fesses qu’elle mettrait trois heures à s’en rendre compte.
C’est pas comme Sophie. Elle est en furie, la Sophie, et ça la rend plus mignonne que jamais. Je vous jure, ses yeux étincèlent, et elle s’acharne pour rester concentrée et essayer de reprendre ce qu’elle a perdu. Une telle obstination et une telle force de volonté forcent le respect. Surtout quand on a déjà perdu six fois dans la soirée et qu’on a par conséquent dû boire six verres de whisky, sans compter le malibu qui a précédé la partie. C’est à croire qu’elle carbure à l’alcool, Sophie. Ses cheveux blonds et courts sont moites de sueur, elle tremble un tantinet, mais elle n’en est que plus attirante. On dirait une petite fille hargneuse. J’ai toujours trouvé qu’elle faisait moins que ses dix-huit ans.
Elle prend son crayon et barre trois barres sur la ligne du haut. Hmm, pas mal joué. Je réfléchis un bon coup, et je me mets à rigoler. Je sors mon propre stylo et je barre une seule barre sur la même ligne. Un petit silence. Suspense… Et Sophie pousse un cri de rage. Moi je me marre et j’empoche les deux billets. Rien que sur le plan purement pécunier, la soirée est une vraie réussite. Si ça continue à ce rythme, je vais être côté en bourse. Je tends la bouteille à Sophie. Elle me lance un regard meurtrier et se remplit son verre. Elle me fixe avec défi, fait cul sec, et repose le gobelet avec force. Le bruit fait sursauter Jessica, qui avait l’air de somnoler les yeux ouverts.
J’observe la situation. Je me sens vaguement coupable d’avoir gagné tant de fric. Quand même, c’est leur argent de poche. Ça se fait pas.
C’est la seule à ne pas avoir bu un seul verre de la soirée. Elle a accepté de jouer à la condition expresse de ne pas être obligée à boire une seule goutte d’alcool. C’est une fille raisonnable, si vous voulez mon avis. BCBG, toujours sagement sapée, un peu gosse de riche, mais de la jugeote. De toute manière, avec des yeux comme ça et une silhouette pareille, elle pourrait être habillée comme un manche qu’elle serait encore à bouffer toute crue. Elle a l’air de bien se marrer, à nous voir tous réfléchir à reculons tellement on a bu. Pourtant, elle a perdu comme les autres - au moins la moitié de son fric.
C’est pourtant pas moi qui leur ai demandé de jouer avec de l’argent. C’est cette petite conne de Jessica qui a entamé les hostilités. Elle trouvait que jouer pour des allumettes, c’était inintéressant. Bah, elle l’aura cherché…
Notez que c’est plus moral que les purs jeux de hasards, poker, ou tout le toutim. Encore que dire que le poker, c’est un jeu de hasard, ça peut prêter à discussion. Admettons. Mais il y a quand même une bonne part de chance, non ? Alors qu’ici, c’est celui qui a le cerveau le plus solide qui gagne. Et à ce jeu-là, j’ai l’air d’être le plus résistant.
C’est moi qui ai eu l’idée de pimenter le classique jeu dit « des allumettes » avec un jeu à boire. Quiconque perd boit. C’est la règle, et c’est un cercle vicieux, évidemment.
Le jeu des allumettes était un classique de la maison. Pendant tout le début d’année, on jouait à ça avec de la craie et un tableau, aux récréations, ou un papier et un crayon, en cours de Français. C’est moi qui ai importé ce jeu dans ma SUP. C’était une bonne idée, au vu du succès qu’il a eu.
Prenez une prépa avec des gens qui bossent, et qui passent leur vie à ça, pour faire carburer leurs méninges. Mettez-leur un jeu de logique pure un brin amusant. Saucez avec de l’Esprit Concours, et vous pouvez parier votre caleçon que tous vont se passionner pour ce jeu, rien que pour montrer à quel point ils sont intelligents.
Et ça n’a pas loupé. Ce jeu est devenu notre marotte à tous. Pas de cartes à trimballer, ni de plateau de jeu. On peut y jouer partout, même ici. Ici, mes enfants, désigne une chambre-dortoir à cinq lits dans un grand chalet genre colonie de vacances, situé dans les alpes, dans un coin paumé où ça ne capte même pas, et où nos deux professeurs principaux (Maths et Physique) ont décidé de nous emmener pour une semaine, histoire de faire des maths et de la physique le matin, et du ski l’après-midi, ou l’inverse.
Évidemment, le temps s’est mis de la partie, et depuis deux jours on est cloîtrés à l’intérieur, à se tourner les pouces. Et à s’emmerder comme c’est pas permis.
Aussi, je me dis que ce genre de dérive était inévitable. Surtout que c’est nous les plus vernis, question logis. Notre chambrée se trouve tout à fait à l’écart des autres, dans une autre aile. Si on ferme nos volets et qu’on ferme la porte, on est totalement isolés du reste du groupe. Le pied… Jusqu’ici, on s’était contenté de regarder quelques DVD avec l’ordinateur portable de Greg. Mais au bout de trois soirées de ce genre…
Je m’étire et je lance :
Je soupèse la proposition et elle me paraît alléchante. Un petit quelque chose dans le regard de Marie me suggère que les gages pourraient être amusants. J’accepte donc, au grand soulagement de Sophie.
Le tour suivant nous prit dix minutes de concentration extrême. Et évidemment, Sophie perdit. D’un cheveu. Elle aurait gagné si elle n’avait pas été déconcentrée au dernier moment par Greg et Aurélie. En effet, Aurélie avait réussi à remonter sur son lit, et à rejoindre Greg. J’ai parlé un peu vite, tout à l’heure, quand j’ai supposé qu’Aurélie mettrait trois heures à s’en rendre compte, si on lui pinçait les fesses.
Le fait qu’Aurélie et Greg sortaient ensemble était de notoriété publique, mais c’est tout de même assez surprenant de les voir comme ça. Ils nous ont oubliés, apparemment. Marie regarde la scène avec un petit sourire qui en dit long. Le spectacle n’a pas l’air de lui déplaire.
Pourtant, on ne peut pas dire que la technique de Greg soit pleine de romantisme. Il la tripote, voilà, c’est le mot. Il passe et repasse sa main dans son pyjama, et il embrasse tous les endroits qui sont à sa portée. Aurélie, elle y met un peu plus de raffinement. Elle frotte son museau contre sa nuque, murmure son nom, le caresse avec passion, soupire quand la main de Greg palpe un endroit sensible… Soupirs qui ont surpris Sophie et ont interrompu judicieusement sa concentration.
C’est un mensonge pur et simple. J’ai des milliers d’idées, mais aucune n’est convenable, et j’ai suffisamment de psychologie pour savoir que, si c’est moi qui propose ce genre de gage, Sophie se cabrera. Et donc, je mets un coup d’accélérateur à méninges et je me rends compte qu’il est tout à fait possible que ça dégénère de manière tout à fait plaisante. Mes yeux croisent ceux de Marie et je vois qu’elle a exactement la même idée que moi. Je prends un ton désintéressé et je soupire :
Je l’examine avec attention, sans en avoir l’air. Elle m’a l’air chauffée à point. Va-t-elle franchir le pas décisif ? J’en remets une couche.
Et hop, c’est elle qui l’a sortie, l’idée en or. Elle s’est à moitié levée, et elle met dans son regard tout ce qu’elle peut pour me forcer à rester en place et à continuer le jeu. Comme s’il y a besoin de me forcer la main !! Je fais mine d’être vaguement amusé.
Elle rougit jusqu’aux oreilles mais ne détourne pas le regard.
Jessica, qui n’a rien suivi de la conversation, fait « ouaaais, chouette » et s’effondre. Elle a son compte. Marie pousse un petit sourire, et se lève pour aider Jessica à se coucher sur son lit, histoire qu’elle ne nous gêne plus. Elle revient ensuite s’asseoir et dit tranquillement :
L’évocation du « plus loin » se mêle à un cri plus intense en provenance du lit d’Aurélie. Greg lui a enlevé son bas de pyjama et a entrepris de la lécher goulûment, et ça lui plaît beaucoup, à Aurélie, si on en juge par ses yeux fermés et son halètement saccadé. Sophie a du mal à détourner son regard de la chatte offerte d’Aurélie. M’est avis que c’est gagné… Sophie se sent glisser dans le délice d’une situation dont elle a perdu le contrôle. Elle se laisse entraîner dans notre jeu, à moitié consciente de ce que ça implique.
Elle met quelques secondes à sortir de sa torpeur, sursaute, et puis acquiesce. Elle retire sa chemise en toute simplicité. Marie lui fait observer que ce n’est pas ça, un strip, et la force à remettre sa chemise et à l’enlever avec plus de style. Bouton par bouton… Puis les bras se baissent, et elle laisse glisser la soie sur sa peau, tout près de moi… Je peux sentir son parfum, et je vous fiche mon billet que c’est agréable aux narines.
Puis c’est au tour de Marie, dont j’ai compris qu’elle ne tenait pas tant que ça à gagner. Elle sait pertinemment que je leur rendrai leur fric d’une manière ou d’une autre. Ça se lit dans son regard qu’elle est complètement sur la même longueur d’onde que moi. Elle perd après une courte résistance, et elle enlève à son tour sa chemise, révélant sa jolie poitrine plus généreuse que celle de Sophie, et mieux mise en avant par un superbe soutien-gorge noir à balconnets. Nouvelle partie de Sophie, nouvelle perte. Elle enlève cette fois-ci son jean. Elle porte une culotte petit bateau qui est plus sexy à mes yeux que tous les défilés professionnels de lingerie. C’est délicieusement charmant. Et la manière dont elle s’assoit, uniquement en sous-vêtements, avec les joues empourprées, me donne une petite sensation dans le cœur, et une sérieuse poussée d’adrénaline du côté du caleçon. Il faut dire qu’Aurélie et Greg continuent de se donner en spectacle : Aurélie, qui est toujours en haut de pyjama uniquement, suce cordialement Greg, qui lui, tripote ses seins et embrasse son nombril, l’air de plus savoir sur quoi se concentrer.
Vient de nouveau le tour de Marie, qui perd encore une fois avec une facilité qui me confirme qu’elle tient plus au strip qu’au fric. Je ne sais pas si Sophie a compris le manège de Marie. Et pour tout dire, ce n’est pas tout à fait la question qui me préoccupe, étant donné que Marie enlève son pantalon à quelques centimètres de moi qui suis toujours assis, et qui ai la tête au niveau de son bassin. Elle porte des sous-vêtements plus raffinés que ceux de Sophie, y’a pas à dire : son string noir en dentelle est foutrement agréable aux yeux, vous pouvez me croire. Et elle sent bon, Marie, si bon que ça me tourne la tête et que j’aimerais bien passer tout de suite à la phase suivante des opérations. Mais je me contiens, me contentant de laisser la vague brumeuse du plaisir me monter à la tête d’une manière autrement plus raffinée et plus puissante que celle de n’importe quel alcool.
Encore une partie. Y’a plus que Sophie qui ait vraiment la tête au jeu, je crois. Moi je me régale de la voir tenter de se concentrer, en essayant d’ignorer la chaleur qui ne manque pas de se répandre en elle, la preuve en est ses joues empourprées et ses yeux vaguement embués. Quant à Marie, faudrait être miro pour pas repérer sa main qui se balade sous son string. Elle me regarde et elle regarde Aurélie et Greg, autant qu’elle regarde Sophie, ce qui me laisse à penser qu’elle est loin d’être insensible aux charmes presque enfantins de Sophie, ce qui m’ouvre des horizons enthousiasmants…
Et hop, le petit soutif blanc de Sophie a jarté, et sa petite poitrine est libérée aux yeux de tous. Surprise, ses tétons pointent timidement, ce qui n’est pas fait pour décolorer les joues rouge feu de Boucle d’or. La voir comme ça, encore vaguement timide, et pourtant déjà au point de non-retour, me donne envie de la prendre dans mes bras et de la couvrir de baisers pour la rassurer, cette petite fille effrayée - qui n’a de petite fille et d’effrayée que l’apparence, je le sais bien…
Au tour de Marie (je ne parle même plus des parties qui tiennent de la rigolade) qui nous livre complaisamment ses seins ronds et blancs aux tétons rouges. Elle a un beau sourire aux lèvres, Marie, qui dit clairement qu’elle prend un bon plaisir à tout ce cérémonial. Elle se rassied et recommence à se caresser lentement, regardant avec amusement Aurélie en train de chevaucher Greg. Il faut dire que le spectacle est de qualité - Aurélie prenant un pied monumental, semble-t-il. Ça fait bizarre de se dire que c’est une fille que l’on connaît depuis un an, avec qui on a trimé des heures durant dans la même salle sur les mêmes cours et les mêmes exercices, une fille sérieuse (si, si) qui pensait à ses concours et à son passage en SPE, qui est en train de se faire sauter devant nous. Elle est si belle, alors que durant toute l’année elle m’avait paru certes séduisante, mais plutôt commune. L’amour - ou plus tôt l’émotion sexuelle - transfigure les êtres. La vache, je dois être sérieusement bourré pour sortir des trucs philos comme ça, que je me mets à penser.
Pourtant, c’est un fait. Je me sentirais capable de lui faire l’amour, à Aurélie, là, comme ça, tout de suite, elle m’attire, elle me fascine - chose qui ne s’était jamais produite pendant l’année.
Je me reconcentre subitement sur le jeu, car je suis en position super délicate, tout d’un coup, et que ça me ferait très mal si Sophie parvenait à s’en tirer de justesse, même si à présent je pense qu’il n’est pas dans ses intentions de faire demi-tour après avoir regagné son fric. Mais j’aime autant garder mon rôle de « maître de la situation »… et garder la main.
Je pousse un soupir de soulagement. Sur la ligne du haut, j’avais bien prévu un bâtonnet en rab, que je barre, et voilà Sophie définitivement vaincue. Elle le réalise aussi. Sa voix est bizarre. Un mélange de fatalisme et de désintéressement.
Je la regarde dans les yeux et je lui dis avec une voix que j’essaye de rendre la plus sensuelle possible :
Et je ne lâche pas ses yeux avant qu’elle ne les baisse avec un sourire mi-honteux, mi-gêné, mi-amusé, qui en dit long sur son état.
Les mots, une fois qu’ils sont prononcés, la fascinent. Empourprement complet du visage, cette fois. Je la vois se représenter la semaine qui l’attend si elle accepte. Je la vois qui pèse le pour et le contre, qui me regarde, et j’achève de la décider en mettant tout ce que je peux dans mes yeux. Et j’enchaîne.
Et je regarde Marie, qui m’a l’air tout ce qu’il y a d’enthousiasmée elle aussi. Elle dit sur le ton de la conversation :
Elle moufte pas et se lève, et vient jusqu’à moi. Elle se baisse - ses tétons effleurent mon nez - et me murmure :
Et quand je vous dis qu’elle me donne un baiser, et bien, c’est le mot. Je passe ma main dans ses cheveux et c’est un plaisir insensé que d’effleurer son oreille, puis sa nuque, et de dérouler le flot de ses cheveux sur son épaule… puis le vertige me prend, et je l’enlace, et je l’embrasse, et mes mains caressent son dos, et elle s’assoit sur mon genou, et le contact de ses jambes achève de me faire perdre les pédales. Je ne lâche pas ses lèvres et je me dis que si je dois lui montrer ce que je sais faire, c’est maintenant ou jamais.
Je la couche sur la table et je la couvre de baisers. Elle est sensible au niveau du cou. Chatouilleuse, Marie ? On va voir ça. Je passe ma main droite dans sa nuque, tandis que ma main gauche décrit une longue courbe sur son corps. De son épaule à son sein droit, de son sein droit à son cœur, de son cœur à son nombril, de son nombril à sa hanche, de sa hanche à sa cuisse… un frisson la parcourt. Ma main repasse dans son dos, glisse sous elle, redescend vers sa fesse, puis la contourne pour passer vers l’intérieur de la cuisse. Le contact lui donne un nouveau frisson, bien plus intense, qui lui fait replier les jambes…
Mes lèvres quittent les siennes, et je baise méthodiquement sa gorge (nouvelle réaction positive, elle est clairement chatouilleuse à cet endroit) puis ses seins, puis son ventre… j’enlève en un tour de main son string, pour embrasser enfin sa douce toison. Au moment de déposer mes lèvres sur son sexe tout trempé, j’attends un petit instant et souffle délicatement. Éclat de rire de Marie.
J’y goûte enfin. Douceur des douceurs, mes enfants. Un goût et un parfum suave et presque sucré, que j’aurais envie de boire jusqu’à plus soif. Je sens au bout de mes lèvres et autour de mon cou l’intensité de son plaisir… ses jambes m’enserrent, ses mains, qui jusqu’alors lui servaient à garder son équilibre et à se caresser les seins, viennent appuyer sur ma tête…
Je me redresse doucement, mes mains empoignent les lobes fermes de ses fesses, et je l’embrasse avec tout le soin qu’on m’a appris à mettre dans cette intéressante opération. Insensiblement, ma main droite lâche sa fesse, glisse sur sa jambe, s’insinue entre ses cuisses, et… je décide de monter le son.
Mon index et mon médius glissent en elle avec une facilité déconcertante. Marie rejette brusquement la tête en arrière, et pousse un cri qui n’a rien de chiqué. Je donne une impulsion savante avec la main, et le cri redouble d’intensité. Cette fois-ci, je ne m’arrêterai pas. Mes doigts frétillent de plus en plus vite et avec de plus en plus d’amplitude en elle, et j’ai l’impression de faire un solo guitare en jouant sur les cordes internes de Marie. L’analogie m’arrache un petit rire, que j’étouffe sur le téton de Marie, cette fleur rouge qui m’effleurait la joue. Je goûte. Je suce. Je mordille gentiment… Crescendo, raidissement complet de son corps, cascade chaude sur ma main droite… Elle vient de monter au septième ciel. Il lui faut vingt secondes pour s’en remettre. Je me relève avec le sentiment du devoir accompli. Elle me sourit.
Elle se marre, et Sophie rit également. Marie et moi tournons les yeux vers elle. Elle a encore la main entre les cuisses. Même si elle continue à sourire, elle ne peut s’empêcher de rougir encore une fois jusqu’aux oreilles. Je contourne Marie (en passant délicatement mes doigts trempés sur ses lèvres et sur son visage) et je me penche sur elle, qui est toujours assise.
Elle me prend dans ses bras et se serre contre moi. Je manque de défaillir tant la sensation est touchante. C’est presque comme si j’étais amoureux d’elle, ma parole… Elle m’embrasse sur la joue et ses lèvres se glissent à mon oreille.
J’ai un doute soudain. Et si Sophie la petite ingénue était réellement… « inexpérimentée » ? Je lui pose directement et doucement la question.
Réaction immédiate. Elle me serre encore plus fort.
Ah. Ces deux mots en disent très long. Je l’embrasse sur le bout du nez et la regarde longuement droit dans les yeux. J’y vois une certaine peur, mais une détermination farouche d’aller jusqu’au bout. J’ai toujours dit que cette fille avait du cran.
Mon cœur crépite comme un compteur Geyger dans ma poitrine. Mon émotionnomètre vient de péter un câble. Je fais un petit topo de la situation avec moi-même, et j’en viens à la conclusion que je suis un type qui sait reconnaître une chose sérieuse quand il en voit une. Et ceci, c’est une chose on ne peut plus sérieuse. Je pose ma main sur sa joue, et lui fais un sourire apaisant.
Je l’avais presque oubliée, celle-là. Je réfléchis et me dis qu’il faut mettre un peu d’ordre à cette situation un peu bordélique, au sens propre du terme. Je parcours la pièce d’un regard circulaire. Jessica ronfle silencieusement sur son lit, Greg et Aurélie sont endormis l’un sur - et dans, semble-t-il - l’autre, Marie est encore couchée de tout son long sur la table, et moi, je tiens toujours Sophie dans mes bras. Procédons avec méthode, que je me dis.
Elle rit et déclare qu’il n’y a aucun problème.
Je retourne vers elle, je la prends dans mes bras, la soulève comme si elle ne pesait rien (et pourtant, elle n’est pas si mince que ça…) et je la dépose sur mon lit. Elle s’apprête à répéter sa question, mais mes lèvres et ma langue l’en empêchent… et bientôt, je suis à peu près certain qu’elle a oublié ce qu’elle voulait me demander. Ou plutôt, elle a de nouvelles requêtes à formuler.
Maintenant, je me laisse faire. Mon pull, ma chemise, mon jean et bientôt mon caleçon volent à l’autre bout de la pièce, juste au pied du lit superposé de Sophie et Jessica. Sophie, elle, a grimpé sur son propre lit, s’est glissée entre ses draps et ne perd pas une miette de ce qui se passe sur mon lit à moi.
Ce qu’elle fait est très classique, mais diablement salvateur, car je commençais à avoir mal à force de bander sans qu’on s’occupe de moi… Marie me rend la politesse, ou plutôt les politesses. Elle prend mon sexe en bouche avec un savoir-faire certain, et c’est à mon tour de ne plus pouvoir retenir soupirs et grognements. Deux ou trois fois, j’ai cru ne plus pouvoir me retenir, mais Marie s’interrompait juste au bon moment, et me laissait me calmer, avant d’onduler sur mes jambes et de se remettre à l’ouvrage. Puis je reprends les commandes, une petite galipette, elle se retrouve sur moi, je l’embrasse, je me faufile entre ses cuisses, un petit coup de bassin, et je suis en elle. Elle manifeste son approbation par un cri qui a dû s’entendre jusqu’à Morzine…
Le reste est rapide à décrire, mais toujours aussi plaisant à vivre. Je jouis sur son nombril, l’aspergeant de perles blanches, pendant qu’elle reprend son souffle.
Comme je suis un type qui aime faire les choses jusqu’au bout, mes mains reviennent rapidement chatouiller son ventre, et je la sens de nouveau s’enflammer. Il suffit que ma main gauche se glisse dans le bas de son dos, et que mon pouce droit vienne exercer une légère pression sur sa pastille, pour qu’elle disjoncte une troisième fois. Dix minutes plus tard, elle dort dans mes bras.
Mais pour moi, la nuit ne fait que commencer. Sans parler de la semaine…