| n° 11155 | Fiche technique | 8299 caractères | 8299Temps de lecture estimé : 6 mn | 01/02/07 |
Résumé: Après un spectacle, deux amants décident de passer à l'acte... dans le bureau du patron ! | ||||
Critères: fh extracon travail pénétratio humour | ||||
| Auteur : Lecosse | ||||
| Concours : Thriller |
Ce soir, la soirée est parfaite. Le spectacle de Tryo est extraordinaire, excluant peut-être la marijuana consommée lors de l’entracte qui séparait Pépé et Tryo. Déjà très loquace à jeun, je sentais mon charme se sauver de honte à toute vitesse, essayant de fuir les bêtises que je pouvais raconter. Par contre, la douce dame qui m’accompagne à ce spectacle ne semble pas trop effrayée. Elle se nomme Dannie et travaille dans le même bureau que moi. C’est ma nouvelle flamme des derniers jours et que je désire plus que tout.
Nous sortons main dans la main du spectacle qui vient de faire briller nos yeux. Dannie m’offre d’aller prendre une bouchée. Jusqu’à maintenant, notre relation s’était résumée qu’à de passionnés baisers et je suis un brin déçu qu’elle pense davantage à se remplir l’estomac que toute autre partie de son anatomie. Mais imbécilement et sans trop cacher mon jeu et ma libido, je prends l’initiative de lui demander d’aller chez elle et de se commander quelque chose. Merde, deuxième déception, elle m’explique que son ex qui doit partir depuis deux ou trois jours est encore là et que nous n’aurions pas la paix. En plus, nous voulons garder cette relation pour l’instant secrète étant donné que je ne suis pas célibataire et que je vis avec une fille depuis six ans dans un couple que je qualifierais de *tronc.
Dannie me propose gentiment de se rendre au Temporel car à cette heure d’un dimanche hivernal, c’est sans doute la dernière chose ouverte dans le coin. Ma mine basse causée par un désir qui est en train de me rendre dingue est très bien camouflée par le sourire que me procure la présence de cette si belle dame qui, sa main dans ma main, marche sur St-Jean sous les flocons. Le moment que je trouve très romantique me fait presque m’imaginer dans un film pour adolescentes. La porte close du Temporel nous accueille, nous montrant son panneau "Heures d’ouverture" qui indique que l’heure de fermeture était 23h. Très peu d’espoir pour moi de continuer cette belle soirée car mon quart de travail de nuit qui doit commencer aux alentours de 1h00 est en train de me chicoter en tête et approche à très grand pas.
Sans voiture et avec une température assez fraîche, je commence à envisager de me séparer de cette dame qui me rend fou pour aller débuter à l’avance mon travail. Une idée folle est en train de me titiller la fermeture éclair de mon pantalon. J’offre à cette séduisante compagne et consœur de travail :
L’idée est acceptée sur-le-champ, ce qui me redonne tous les espoirs d’une soirée que je qualifierai de réussie.
Rendus au bureau, nous sommes seuls, soit dit en passant avec nos supers sandwichs salade de poulet et notre cola. Je ne prends pas le temps de goûter mon sandwich et commence à l’embrasser passionnément sans oublier de bécoter son cou, sa nuque et ses oreilles. Les palpitations au cœur que me procurent ces baisers rendent mes jambes tremblantes et l’idée de prendre une chaise comme appui devient de plus en plus nécessaire. Je m’assois sur une chaise, l’entraînant avec moi. Les baisers passionnés et les douces caresses donnent énormément de volume à mon caleçon et le fait qu’elle est assise à califourchon sur moi rend l’expérience très douloureuse. Alors d’un bond, je me lève de cette chaise et dépose les pieds de ma compagne très doucement sur le sol. Ce qui me laisse plus d’aisance pour caresser son dos et le petit creux de la nuque et son derrière de tête.
L’idée de voir enfin ses seins qui m’ont honnêtement séduit dès la première fois que je l’ai vue est en train de contrôler mes mains, qui en même temps qu’elles caressent son dos tentent par-dessus sa camisole de détacher son soutien-gorge. Bingo… j’entends le déclic de la victoire et je sens cette poitrine qui est d’après moi la plus belle au monde sous un survêtement se libérer enfin. D’un geste sec et franc, mes mains empoignent son bas de camisole et l’apportent vers le ciel, pour par la suite la projeter au sol. Le soutien-gorge qu’elle possède suit le même trajet, lui dénudant du même coup le haut du corps au complet. Mes yeux ne veulent trop regarder ce trésor si convoité et ils sont plus qu’excités juste par la vision de sa camisole et de son soutien-gorge à mes pieds. Enfin, juste avant que mes mains caressent ses seins, c’est mes yeux qui sont initiés. Quelle vision ! Cette poitrine inqualifiable est surplombée par les plus beaux mamelons aperçus à ce jour. Aucune revue, aucun film n’aurait pu me procurer une poitrine si parfaite.
J’entends son désir dans son souffle et sa main qui stimule mon membre au travers de mon jeans me démontre rapidement que nous sommes aptes, peu importe où nous sommes, à passer à l’acte. M’apercevant que mon local de travail possède deux grosses fenêtres donnant sur une rue très très passante de Québec, je décide de prendre sa main et de l’amener avec moi plus loin des possibles regards. Je réfléchis… et réfléchis… Où aurions-nous la paix ici ? Idée de génie : le bureau de mon patron n’a aucune fenêtre et il est quand même très fantasmant d’y faire l’amour pour une première fois.
J’apporte alors Dannie avec moi dans ce local, referme la porte et colle cette si belle créature face à cette dernière. Mes mains s’empressent de détacher son pantalon avec quelque peu de difficulté à le faire dans cette position de moi derrière elle. À force d’acharnement, et de ténacité, je réussis enfin à le déboutonner. Doucement ma bouche qui embrasse sa colonne vertébrale et son dos en entier, descend en même temps que mes mains tenant sa ceinture et laissant glisser son pantalon sur ses hanches. Mes baisers prolongés sur ses reins et sur cette plus que magnifique paire de fesses qui m’avait tant fait fantasmer sont un brin moins passionnés. Le pantalon que j’avais commencé à descendre refuse d’aller plus bas que les genoux, retenu par une paire de bottes qui se termine à ce niveau de sa jambe. J’abandonne alors ce jean aux genoux de ma ravissante compagne et me relève… c’est à ce moment qu’avec les mains dans son dos elle défait ma ceinture. Voyant sa maladresse pour me déculotter, et connaissant mon empressement d’enfin faire respirer mon organe hors de mon jean, je décide de l’aider et de faire tomber ce foutu pantalon moi-même.
Ma main qui caresse ses seins descend d’elle-même pour caresser son ventre, son pubis et termine enfin sa lente descente sur sa vulve que je sens très excitée. Le frôlement de mon pénis en érection sur ses cuisses et sur son fessier me fait virer les yeux à l’envers. Le plaisir ressenti est d’une telle ardeur que jamais auparavant je n’avais ressenti tel désir. J’imagine par contre le pire des scénarios : étant donné ma surexcitation, serait-ce possible que je l’échappe vraiment et que j’orgasme aussitôt que je la pénètre ? Le condom que j’ai précieusement amené n’est pas très loin et je décide d’aller le chercher en sautillant, les pieds noués par mon jean autour de mes chevilles. Elle… elle m’attend le visage contre la porte. Les yeux fermés, elle laisse entendre dans sa respiration un gémissement qui rend la mise de ce condom plus que précipitée. Je recommence à lui embrasser les épaules et l’intérieur des bras quand comme par accident et aidé par sa forte lubrification causée par son excitation, je me retrouve dans elle. Quel bonheur, quelle chaleur… ma main qui en même temps caresse son clitoris suit le va-et-vient de nos bassins. Ce va-et-vient soutenu et féroce à la fois nous fait jouir en même temps… c’est-à-dire très rapidement, mais avec quelle force ! Nous oublions l’endroit où nous sommes l’instant d’un moment. Maintenant revenus à nous, nous nous habillons en nous racontant à quel point nous ne pensions jamais baiser ensemble dans le passé et encore moins dans la pièce où nous étions.
Ce fut une soirée presque parfaite. Il ne manquait que de passer la nuit à dormir collé contre elle, cette princesse qui me rendait si fou, suivi d’un réveil « on remet ça ». Mais on a remis ça pas très longtemps après.
*Couple tronc : mot que je viens d’inventer désignant un couple plus que boiteux auquel on a amputé les deux jambes et les deux bras vu sa platitude rare. Couple fini non avoué serait un bon synonyme