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n° 11104Fiche technique20208 caractères20208
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Temps de lecture estimé : 12 mn
14/01/07
Résumé:  Une fin d'après-midi aux Antilles, la découverte de quelques fruits devant sa porte va amener l'auteur bien au-delà de ses rêves érotiques les plus torrides...
Critères:  hh plage légumes hdanus hsodo init
Auteur : Sweetbitter            Envoi mini-message
Un cocktail tropical



Comme souvent en fin d’après-midi, je rentrai d’une virée à la plage, m’arrêtant avant d’entrer dans la villa pour voir le soleil plonger en quelques instants dans la mer caraïbe.

Bien qu’habitant l’île depuis plus d’un an, je ne m’habituais pas vraiment à l’absence de crépuscule qui caractérise les tropiques.

Ce passage presque instantané du jour à la nuit, comme la stridulation des grenouilles qu’il déclenchait pour toute la durée de ces nuits antillaises à la moiteur fauve m’enchantait à chaque fois.


Nous venions de passer Noël et j’imaginais sans déplaisir mes amis restés en métropole, engoncés dans leurs vêtements d’hiver, tandis que je sortais de la voiture mon matos de planchiste et rangeait ma planche préférée. L’alizé avait soufflé suffisamment régulièrement durant la journée pour que j’arrive enfin à passer quelques « jibes » convenables (pour celles et ceux qui ne pratiquent pas : le jibe permet de changer de trajectoire par vent arrière sans ralentir l’allure à la différence du virement de bord classique qui se fait face au vent ; il est au véliplanchiste ce que la roue arrière est au motard…).


Je méritais bien un ti-punch pour célébrer l’événement.


Au moment d’ouvrir la porte, je fus surpris de découvrir sur le petit meuble dans lequel je range mon matériel de plongée et cache aussi à l’occasion les clés de la case, deux mangues magnifiques et une splendide banane. Les fruits étaient soigneusement disposés d’une manière si peu équivoque que je ne pus m’empêcher de penser à un sexe masculin, certes au repos mais de belle taille, de fort belle taille…

À la fois étonné et curieux, je pris les fruits et trouvai sous l’une des deux mangues un petit papier plié en quatre, sur lequel j’eus tôt fait de lire un simple numéro de téléphone et rien d’autre !


« Qu’est-ce que c’est que ce truc ? Qui a bien pu venir déposer ces fruits ? Qu’est-ce que ça veut dire ? »


Après avoir essayé de trouver des réponses en échafaudant diverses hypothèses aussi inconsistantes les unes que les autres, je me décidai à appeler le numéro du billet.


« Finalement qu’est-ce que je risque ? Si c’est une blague, elle est déjà réussie… »



La voix qui répond est une voix masculine, au timbre agréable, qui me semble vaguement familière mais que je n’arrive pas à identifier



Autant que je m’en souvienne, Franck était le copain d’un copain dont j’avais fait la connaissance lors d’une récente soirée chez un collègue, homo notoire, qui nous l’avait présenté comme un ami, venu passer ces deux semaines de congé dans l’île.


Nous avions un peu bavardé un verre à la main. Je me rappelais un garçon de 24-25 ans environ, assez grand, brun. J’avais remarqué ses jambes élancées mais son attitude assez maniérée m’avait agacé. Le côté « Je sais tout, j’ai tout vu, à moi on ne me la fait pas » n’incitait pas à poursuivre la conversation au-delà des banalités d’usage : « Les Antilles c’est super, le rhum est bon, les plages sensass, la mer toujours chaude… »



Dès le téléphone raccroché, je dus lutter contre une irrépressible envie de le rappeler pour évoquer un malentendu, un improbable empêchement et annuler cette invitation lancée à la volée. Ce n’est pas que les garçons me laissent indifférent, loin de là, mais jusqu’à présent ils n’accompagnaient que des masturbations aussi solitaires que répétées et leur seule présence s’était limitée aux photos de quelques magazines gays aussi soigneusement dissimulés que fréquemment utilisés pour alimenter mes rêveries érotiques.


Je n’avais pas fini de m’interroger sur les raisons de mon impulsion, tout en passant un t-shirt blanc destiné à faire ressortir mon bronzage, que je voyais Franck passer dans le petit jardin qui longe la villa.

En le voyant entrer, je ne pus que le trouver craquant et le sourire qu’il m’adressa me fit littéralement fondre intérieurement. Je cachai mon trouble en m’empressant d’aller chercher une bouteille de rhum dans la cuisine.


Oublié les hésitations de la soirée, c’était un garçon magnifique, et il venait de rentrer chez moi… Il avait encore la peau assez claire des métropolitains fraîchement débarqués, mais le hâle de son visage faisait ressortir ses yeux verts.



Je n’allais quand même pas lui raconter que ma principale occupation n’était pas la planche à voile mais consistait à fréquenter assidûment les quelques plages naturistes de l’île, autant pour y entretenir mon bronzage intégral que pour y fantasmer à loisir sur des corps qui auraient pu largement enrichir l’ordinaire de mes nuits solitaires, si je n’avais été aussi timide… Quoiqu’on en dise les plus belles queues étaient celles des Antillais allongés sur la plage.


Nous nous étions assis sous la galerie, cette terrasse couverte qui ceinture la plupart des maisons et je lui proposai de confectionner des ti-punch. Le ti-punch est aux Antilles un véritable rituel dont la réalisation obéit à de stricts principes : rhum, sucre de canne, verres spéciaux, citron vert, rien ne doit être laissé au hasard.


M’apercevant qu’il me manquait un couteau pour couper le citron vert, je repartis dans la cuisine. Sans que je m’en rende compte, Franck me suivit et, tandis que je lui tournais le dos pour chercher dans un tiroir l’ustensile adéquat, il se colla contre moi, sa main droite venant se poser sur mon entrejambe, l’autre sur ma poitrine m’attirant vers son corps.

La surprise me coupa le souffle et m’électrisa tandis que je sentais mon corps obéir à son attente et se lover contre le sien. Sa main caressait maintenant mon sexe à travers le short, déclenchant une érection immédiate, ses caresses insistantes comme de sentir son sexe déjà gonflé se presser contre mon cul m’arrachèrent un gémissement de plaisir.



Et d’un geste rapide, il baissa mon short sur mes genoux, libérant ma verge gonflée et palpitante.


Ma respiration s’accéléra, l’excitation me gagnait à me sentir ainsi exposé, les fesses offertes. Toujours serré à lui, je fermai les yeux et j’envoyai la main en arrière pour attraper sa queue. Moi qui rêvais de belles bites, j’étais servi ! L’instrument que j’avais saisi dans le slip de son heureux propriétaire s’avérait être d’un diamètre aussi robuste que la longueur en était consistante.


Je commençai à faire coulisser le fourreau sur la verge pour en dégager le gland turgescent.

Franck gémit à son tour et m’embrassa de nouveau, cette fois en me mordillant légèrement la nuque comme pour affirmer, en imprimant la marque de ses dents dans ma chair, un droit de possession dont je me voyais bien lui concéder une réalisation totale et immédiate….


Ouvrant les yeux, je me retournai et après avoir juste eu le temps de croiser son regard pétillant et le sourire coquin qui l’accompagnait, je l’embrassai à pleine bouche comme un fruit charnu dont on savoure l’explosion. Sa salive était légèrement salée, nos langues n’eurent pas à se chercher longtemps dans l’intimité de nos cavités réunies. Tandis que nous explorions chacun cette part de l’autre ainsi offerte, il avait saisi ma tête entre ses mains et pressait mon visage contre le sien.


Lorsque sa pression se relâcha, j’abandonnai sa bouche et, avant qu’il n’ait pu réagir, je m’agenouillai devant lui, tirant son pantalon sur ses pieds, et passai sans transition d’une petite langue titillant la mienne à une grosse bite à engloutir…


Vu la taille conséquente de son sexe, il n’était pas question de l’avaler d’un coup et mon expérience limitée des fellations m’incitait à la prudence.


Je commençai par sucer son gland, le goût un peu musqué n’en était pas déplaisant et le contact de ma langue sur la chair nervuré par le flux du désir était, lui, franchement excitant.

Franck continuait à me diriger, d’une main il avait saisi mes cheveux et de l’autre il tenait ma nuque.


Après le gland, c’était maintenant sa verge que mes lèvres recouvraient d’un soigneux va-et-vient, ma langue suivant les sinuosités de la muqueuse ainsi découverte. Avec ma main libre je commençai par caresser la peau fripée de son scrotum en faisant courir ses testicules entre leurs enveloppes, puis, je poussai mon geste jusqu’à l’orée de son anus.


Au moment où l’un de mes doigts pointait le centre de sa rosette et s’apprêtait à le pénétrer, il entreprit de s’enfoncer plus profondément dans ma bouche, je hoquetai et manquai de m’étouffer quand son sexe heurta ma glotte, bien que j’eus gardé en main, et de toute la largeur de ma paume, la partie émergée de sa queue, il rigola en laissant ma tête se reculer pour que je reprenne mon souffle :



Me retrouver dans un tel état d’excitation m’inquiétait presque. Comment pouvais-je abandonner aussi instantanément ma réserve et ma froideur habituelle pour me dévergonder ainsi et me conduire à l’instar d’une vraie femelle en chaleur, prête à tout pour se faire monter par un mâle ?

Mais quel mâle et quelle belle bite… Wahooo ! Si j’avais été une femme, sûr, j’en aurais déjà le vagin tout lubrifié au point d’en mouiller ma petite culotte !

Comme si d’un coup, un barrage se rompait, laissant jaillir un flux impérieux capable de submerger et d’emporter en une seule vague monstrueuse toutes les maigres défenses accumulées depuis des années.


Franck lui, n’était pas un homme à se poser autant de questions, non. Manifestement, mon cul et ma proposition semblaient lui convenir et il s’apprêtait à y répondre honorablement. Il m’invita à lui tourner de nouveau le dos et d’une pression sur les épaules me fit m’incliner devant lui jusqu’à ce que je puisse m’accouder sur le rebord de l’évier. Les jambes écartées, les pieds solidement campés sur le carrelage, je ne pouvais mieux lui présenter mon cul.


Passant ses doigts dans sa bouche à plusieurs reprises, il commença par enduire de salive mon bourgeon anal et son pourtour. Sentir ses doigts se balader ainsi autour de ma rondelle, la faire saillir en écartant mes fesses, me faisait frémir de plaisir et me poussait à cambrer les reins pour lui montrer combien j’étais prêt à m’offrir.


C’est avec un doigt qu’il débuta sa pénétration, son majeur eut à peine le temps de presser l’entrée de mon sphincter, qu’il en franchissait le canal et se retrouvait entièrement entré dans mon rectum. J’inspirai fortement en gémissant sous la douce brûlure que le franchissement des sphincters me faisait éprouver. Franck grogna :



Je sentis son doigt tourner dans mon fion et sa main repousser puissamment mes fesses pour pénétrer encore plus profondément jusqu’à ce qu’il puisse atteindre ma prostate. Avec l’extrémité de son doigt il se mit à la presser à travers la paroi comme on pétrirait une gomme à mâcher.


Je me mordis les lèvres pour retenir un cri tant la sensation était voluptueusement inattendue. Ma verge était tellement tendue par l’afflux du plaisir qu’elle m’en faisait mal. Je sentis une perle de liqueur séminale s’en échapper et venir s’épancher sur le duvet de ma cuisse.

Je commençai à haleter sous les gestes divinement précis de mon partenaire et je n’aurais pas tardé à jouir s’il n’avait pas retiré son doigt.


C’était maintenant son gland qu’il dirigeait vers l’entrée de ma trappe à plaisir, mais la taille de l’engin ne pouvait être comparée avec celle du doigt qui venait de me dilater. Dès la première tentative, il comprit qu’il n’arriverait pas à m’ouvrir suffisamment pour pouvoir me pénétrer sans me faire mal.


Se tournant à demi, il attrapa la banane qu’il avait apporté et que j’avais déposé dans la cuisine, il en détacha la peau d’un coup de dent et rompit l’extrémité du fruit. Je n’avais pas encore deviné ses intentions qu’il pressait déjà la chair gluante dans mon orifice. Il eut tôt fait d’en élargir l’entrée et de doubler le sphincter d’une couche épaisse de ce lubrifiant aussi écologique qu’improvisé.


Lorsqu’il pointa sa verge, je sentis mon sphincter s’ouvrir sous la pression de sa tige comme une fleur éclot sous la caresse du soleil. Mon cul se dilatait pour absorber son membre au fur et à mesure de son avancée.


Il fut bientôt si totalement en moi que je sentais ses poils pubiens se froisser au contact de mes fesses. Je n’en revenais pas d’avoir pu aussi aisément engloutir une pareille lance. J’avais l’impression ambiguë d’être à la fois entièrement ouvert et quasiment défoncé par la plongée de ce sexe immense et, dans le même temps, je sentais mes sphincters l’enserrer, mes chairs le gainer avec tant de précision qu’il devenait complètement mien et parfaitement adapté à mon intimité…


Franck, désormais solidement planté en moi, me caressait le dos affectueusement :



Et joignant le geste à la parole, d’un coup de rein il s’enfonça si profondément en moi que je me refusais à imaginer la partie de mes entrailles qu’il pouvait bien réussir atteindre.

Les mains solidement arrimées à chacune de mes fesses, Franck entreprit alors de me baiser comme jamais aucun homme ne l’avait encore fait, même dans mes rêves les plus torrides…


Je sentais à chaque inflexion de son bassin vers moi, son membre me remplir, me pilonner, tandis que chacun de ses retraits me laissait plus ouvert et avide d’être comblé à nouveau. Il avait trouvé un rythme qui le faisait ahaner de plaisir tandis que je râlais à chaque fois que je sentais sa bite s’enfoncer jusqu’à la garde, ses couilles s’écrasant sur mes fesses comme des fruits mûrs.


Je perdis toute notion de temps, d’espace, de limite, je n’étais plus qu’une onde de plaisir, la chevauchée d’un désir impétueux. Je m’abandonnais à un tel point qu’il me fallut un instant avant de comprendre que les secousses et les cris rauques qui avaient succédés aux transports océaniques annonçaient l’acmé de la jouissance de mon partenaire.


L’idée qu’il se répandait en moi, que je le faisais jouir, me parcourut le corps comme une onde électrique et suffit à faire exploser ma jouissance sans que je la sente surgir, elle fut si brutale que je hurlai en éjaculant tout en sentant mon cul se contracter avec une telle force pour enserrer la bite de Franck qu’il dut cesser ses mouvements. J’éjaculai longuement sur le carrelage tandis que je sentais le membre encore bandé de Franck suivre les mouvements que mon orgasme lui infligeait.


Franck attendit que je me redresse pour se retirer et en quittant mon cul, il fit retentir une claque sonore sur une de mes fesses :



Les fesses toujours à l’air, le short sur les pieds, j’attrapai le mixer qui trônait sur une étagère, legs d’un précédent occupant et je mis dans le bol les restes de la banane dont Franck s’était servi pour me lubrifier l’anus. Je pelai et coupai en dès les deux mangues qu’il avait apportées et complétai la mixture en y versant le contenu d’une boîte de lait de coco.


Deux, trois coups de mixer et je versai dans deux grands verres le mélange ainsi obtenu. La vue de ce liquide blanchâtre, onctueux et crémeux le fit éclater de rire :



Nous nous installâmes à nouveau sur la galerie, l’obscurité était complète et seule la lune, illuminait d’une coulée laiteuse la mer caraïbe toujours à l’horizon. Entourés par le surgissement des bruits de la nuit, nous restions silencieux, buvant nos cocktails. Seuls l’éclat de nos regards accrochés l’un à l’autre traduisait l’intensité du moment que nous venions de partager.