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n° 11083Fiche technique16821 caractères16821
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Temps de lecture estimé : 13 mn
06/01/07
Résumé:  Viviane et Merlin se retrouvent pour quelques moments d'amour.
Critères:  #tutu #merveilleux #conte fh hplusag hagé couple plage amour intermast fellation pénétratio
Auteur : Nicolas  (Homme auvergnat...)            Envoi mini-message
Songe d'une nuit d'hiver

Dans l’univers magique où ils aiment se retrouver, elle c’est Viviane, lui c’est Merlin.


Dans la vraie vie, ils se sont rencontrés sur Revebebe. Merlin avait raconté une nuit dans son Auvergne pleine de sortilèges, Viviane lui a répondu en lui parlant de l’Auvergne de son enfance. C’était le même coin, celui « des copains » et de « Gaspard des montagnes ». Ils se sont découverts des amis et connaissances communs. Plus tard ils se sont rencontrés sur les lieux de leurs vies antérieures. Dans la vraie vie d’aujourd’hui, ils correspondent régulièrement, se parlent de leurs joies et de leurs peines, de leurs vies avec leurs compagnons. Ils habitent très (trop ?) loin l’un de l’autre.


Dans la vie d’à côté, ils s’aiment, ils vivent un bonheur à nul autre pareil. Ils profitent de leurs pouvoirs magiques pour se retrouver aussi souvent que possible et pour cela ils ont mis au point la téléportation.


La téléportation a fonctionné encore une fois. Normal, c’est notre magie à nous. Nous nous sommes retrouvés là où nous avions décidé de le faire, simplement parce que nous l’avons désiré. Il est vingt heures, nous sommes en été. La plage de Souston, ou plutôt une des plages proches de Souston, est vide. Déjà en journée, il n’y a pas grand monde, car elle est un peu éloignée de la ville, et surtout, il faut la mériter. Entre la route et son petit parking plus ou moins sauvage d’une part et la plage proprement dite, il y a un bon quart d’heure de marche dans les dunes et la végétation sèche. Le sable fin prend un malin plaisir à emplir le moindre espace libre dans les chaussures, et si on les enlève, les herbes sèches piquent les pieds. Mais une fois la dernière dune passée, c’est le calme et la tranquillité assurés. En journée, c’est le paradis des familles naturistes. On se trouve facilement un domaine de cinq cents mètres carrés vide de toute occupation, et la règle tacite, et respectée de tous, veut que l’on ne vienne pas trop près des voisins. Bon c’est vrai, il y a au bout de cette longue plage un lieu où certains couples s’isolent un peu des regards, sauf de ceux des voyeurs qu’ils recherchent et qui les recherchent. Mais à cette heure-ci tout est calme et pour tout dire complètement désert.


Nous avons étendu nos serviettes sur le sable sec à quelques mètres des vagues les plus hautes. Depuis quelques minutes, nous nous faisons face, allongés sur le côté. Nous avons conservé nos maillots de bain, derniers remparts de la sagesse avant ce que nous savons être une nuit de folie. Je te contemple et toi, gourmande, tu me dévores du regard. Mais nous sommes sages. Toi et moi le savons, ce week-end est très particulier. C’est LE moment dont nous parlons depuis que nous nous connaissons ou presque. Cet enfant que tu désires depuis si longtemps, tu as décidé de m’en faire le co-architecte, le cobâtisseur. Et c’est ce week-end que tu as choisi pour entamer ce chantier de neuf mois qui te fera mère et moi père. Cela restera notre secret, personne ne le saura jamais, trop de choses sont en jeu.


Depuis que tu m’as donné ce rendez-vous, il y a plusieurs mois maintenant, je me suis beaucoup interrogé. Suis-je le bon choix ? Tu sais combien notre différence d’âge m’interroge. Je me suis donc livré à un certain nombre d’examens, pour que la fête, notre fête, ne soit pas gâtée par des suites déplorables. Le toubib est formel, tout fonctionne et même bien. Pas de souci non plus pour la qualité de mes petites graines, si le jardin est fertile, il y aura une belle récolte. Le désir est là, les outils bien entretenus, il ne nous reste plus qu’à semer.


Le sable est encore très chaud, l’air vibre encore au contact du sol, la mer est à une température de rêve. Nous ne nous sommes pas encore touchés, même pas par le bout des doigts, profitant de cet instant magique où tout peut encore arriver, où le désir monte, s’enfle, se nourrit de lui-même. Tu souris et tu es grave en même temps. Toute une vie est en train de se décider, de se dessiner. Il ne s’agit pas de se tromper.


C’est toi qui, la première, a bougé. Tu t’es levée, et sans rien dire, as enlevé le haut de ton maillot de bain, puis tout aussi simplement as fait glisser le bas en direction de tes chevilles. D’un coup de pied bien ajusté, tu l’as envoyé rejoindre le sac de plage. Dans ton dos, le gros disque rouge du soleil se prépare à prendre son bain de minuit et, crois-moi, ce n’est pas lui qui m’éblouit. Ton corps se détache sur l’horizon, frêle silhouette fine et élancée. Je ne bouge pas, je te dévore des yeux, je me nourris de toi. Ton sourire illumine ton visage. Tes yeux brillent. Plus bas tes jolis seins bougent au rythme de ta respiration, un peu plus rapide que d’habitude. Ils sont toujours aussi beaux, ronds, juste à la taille de mes mains qui aiment tant les empaumer. Tes aréoles sont rétractées, les tétons bien marqués, un peu tendus. Tes mains posées sur tes hanches attirent le regard sur ton ventre légèrement bombé. Je trouve ton nombril « mutin ». Il me fait comme un clin d’œil. Juste une longueur de main en dessous, un long pinceau de poils noirs et drus renvoie le regard plus bas encore. Mademoiselle Punkette comme tu l’appelles, référence à sa coiffure large comme deux doigts, longue d’un majeur, est là. Le long sillon bordé de douces lèvres, charnues, parfaitement glabres, enserre les petites lèvres et le petit bourgeon de chair nacrée si sensible sous son capuchon. Enserrent, mais en laisse voir une partie qui dépasse, comme une draperie rose ornée de brun. Je pense à un écrin précieux, mettant en valeur un bijou très rare. Tes cuisses, bronzées, fermes, donnent à ton corps une douceur et une harmonie symphonique. Tout est à sa place et joue son rôle pour que tu sois un chef-d’œuvre.


À mon tour, je me lève et te fais face, me livrant moi aussi à tes yeux. Les années ont laissé des traces de leur passage sur mon estomac, dans mes poils de vieil ours grognon et plus ou moins mal léché, le gris et le blanc l’emportent sur le brun. À mon tour, j’envoie mon dernier vêtement rejoindre le sac. Monsieur Kiki, comme tu l’as surnommé, te donne une belle idée du désir que j’ai de toi. Je te veux, très fort. Tendu vers toi, il s’offre à tes yeux, orgueilleux, (prétentieux ?), son gros gland, rouge de plaisir d’être dévoré du regard, émerge du prépuce, attendant que tu l’empoignes comme tu sais si bien faire pour le libérer. Un pas nous sépare, il ne nous faut qu’une fraction de seconde pour le franchir. Tes bras se referment autour de mon cou, mes mains se rejoignent sur tes reins, juste au-dessus de tes tendres fesses. Lorsque tes seins se collent contre ma poitrine, j’en sens la douce chaleur et leurs pointes gravent dans ma chair l’appel de ton corps. Nos lèvres se joignent, nos langues se nouent. Les yeux fermés, tanguant comme un bateau ivre, tu appuies ton ventre contre le mien. Calé, roulé entre nous, mon sexe gonfle encore d’envie et de désir. Si nous n’étions pas « raisonnables », il suffirait que je te soulève, comme la plume que tu es, pour t’empaler, pénétrer au fond de toi, m’y caler, m’y blottir, te faire sentir à quel point je t’aime. Mais non, pour que la fête soit totale, il nous faut attendre. Il faut que mes mains caressent ton dos, tes épaules, tes reins. Il faut que nos lèvres échangent des secrets que seuls nos corps peuvent entendre. Il faut que le désir que nous avons l’un de l’autre aille au-delà de la folie, que nous ne puissions plus rien contrôler. Comment sommes-nous arrivés à nous allonger sur les sorties de bain sans nous séparer ? Comment avons-nous pu glisser nos mains entre nos corps si étroitement collés ? Mes doigts agacent tes tétons maintenant tendus, durs comme deux diamants, les pincent tendrement, les roulent et les étirent. Tes dents mordent mes lèvres, mais c’est toi qui gémis. Tes mains enserrent la colonne de chair qui bientôt va nous réunir. Tu la masses, tu la branles doucement, comme tu aimes tant le faire. Dans mes oreilles, tu glisses des petits mots tendres, des compliments qui m’excitent encore plus. Mes mains quittent tes seins, effleurent tes flancs, enregistrent les séismes qu’elles provoquent dans leur progression vers ton ventre. Tu glisses sur le dos, ouvres tes jambes, m’offres l’accès à ton trésor le plus secret. D’un doigt timide j’approche ton cli. Tu projettes ton mont de Vénus vers ma main. Elle s’en empare, mon majeur a perdu sa timidité, les autres doigts écartent tes lèvres. Tu es chaude, trempée. Pendant que tu poursuis tes caresses sur mon sexe, j’explore le tien, séparant tes draperies, ouvrant ta grotte sacrée.


Déjà tu me réclames en toi. Ton vocabulaire a bien changé. Tu veux « une grosse queue dans ta chatte », tu veux être « enfilée », tu veux me « faire gicler » au fond de toi. Je t’écoute, je te demande d’être patiente, te dis que nous avons encore le temps. Toi, si discrète en ville (mais beaucoup moins dans notre chambre), tu ne retiens plus ta voix. Je retrouve l’amante passionnée, la femme animale, celle qui ne connaît ni ne reconnaît aucune limite. Celle qui me fait jouir sur ses seins, sur son ventre, parce que dans le préservatif elle ne sentirait pas ma jouissance. Ta bouche a rejoint tes mains. Tes lèvres embrassent mon gland complètement découvert. Ta bouche, ta langue, tes dents dégustent, lèchent, aspirent. Tu me veux jusqu’au fond de ta gorge, « mourir étouffée par ce pieux » arrives-tu à me dire avant de me reprendre. Bientôt nous le savons tous les deux ce sera l’apothéose. Je te sens te raidir, tu gémis, libères ta bouche pour pouvoir crier, tu vas jouir de tout ton corps. Femme fontaine tu arroses le sable, par vagues successives. Les poissons au fond de l’océan ont dû t’entendre lorsque tu m’as crié de te prendre, là, maintenant, de te « défoncer », de ne plus « m’occuper que de mon plaisir » de te « remplir », de te donner tout ce que j’ai, de ne rien garder pour moi, de te faire le plus beau bébé qui soit. J’ai obéi. Je suis venu en toi, tu m’as accueilli dans un râle de bonheur, tes jambes se sont refermées sur mes reins. Tu me serrais tellement fort que je pouvais à peine bouger. En toi de puissantes vagues m’ont massé, serré, sucé. Il ne nous a pas fallu longtemps pour partir pour le septième ciel. Je t’ai inondée de ma semence, mon gland abouché à ton col au fond de ton vagin. Une fois encore la fontaine a coulé. Le temps s’est arrêté. L’océan a mis ses vagues au repos. Plus tard dans le doux clapotis de l’eau qui s’était rapprochée de nous (tiens c’est marée montante !) tu m’as glissé à l’oreille : « Ce sera un garçon, un sacré mec, comme son père. »


Nous avons dû dormir un peu. Un fond d’air frais nous a sortis de notre torpeur. Abandonnant la plage, nous sommes repartis dans notre lit commun. En t’endormant, tu m’as dit : « Neptune, on l’appellera Neptune ».


Quatre heures du matin. Après notre soirée sur la plage, nous nous sommes profondément endormis. L’un contre l’autre, jambes emmêlées, ma cuisse droite au contact de ton sexe, une de mes mains sur ton sein gauche, l’autre sur ton ventre. Nos corps fatigués vivent la merveilleuse alchimie qui est en train de se produire en toi. C’est sûr, c’est fait, tu abrites au fond de toi une toute petite flamme qui ne doit pas s’éteindre.


C’est toi qui as commencé à bouger en premier. Tu dors encore, ton souffle paisible et tiède s’écoule le long de mon bras. Petit à petit je reprends conscience. Sans bouger, surtout ne pas rompre cet instant magique. Je sens contre mon ventre ton dos qui s’appuie. Tendre chaleur, douceur de ta peau, fragilité de ce corps que j’aime tant faire vibrer. Les sensations qui me parviennent dans mon demi-sommeil me ramènent quelques heures en arrière. Je te revois t’offrir sur la plage, j’entends la musique de ton plaisir. Comment ne pas réagir. Là-bas sous les couvertures, Monsieur Kiki se réveille lui aussi. Il enfle, se gonfle, se déplie et cherche une position plus confortable pour exprimer sa joie de vivre. Le sens-tu ? Tu bouges un peu tes fesses, lui offrant ainsi une place de choix entre elles. Un écrin de soie. Il s’y installe. Ton sein que ma main emprisonne réagit lui aussi. Son téton chatouille le creux de ma paume. Tu soupires d’aise. Sous mon autre main ton ventre frissonne, je le flatte doucement, comme avec un duvet. Ton bassin se met en mouvement, très doucement. Le massage qu’il prodigue à mon sexe le rend encore plus dur. Mademoiselle Punkette qui jusque-là dormait encore, enfin peut-être, se frotte contre ma cuisse. Je sens le petit durillon de ton cli qui me griffe la peau. Une chaleur particulière, humide, comme celle que dégage une bouche au cours d’un long baiser s’étale sur ma peau. Pendant quelques minutes rien de plus, mais tout s’amplifie. Au rythme de ta respiration, je sens que tu te réveilles. D’une main, tu couvres celle des miennes qui se promène sur ton ventre. Tu appuies un peu dessus pour accentuer la caresse. Et là, je sais que tout va recommencer. Ni l’un ni l’autre n’osons bouger. Surtout ne pas rompre l’enchantement.


Finalement nos corps prennent le dessus sur nos volontés. Et bien, va, qu’ils en fassent selon leurs désirs. Tu te recales contre moi, encore plus près. Ton bassin, qui depuis un moment vivait sa propre vie, amplifie ses mouvements. Mon sexe se laisse masser par tes deux tendres fesses. Ne me dis pas que tu n’es pas parfaitement réveillée, que ce n’est pas toi qui caresses mon gland de ton passage secret, celui qu’un jour tu m’as offert en m’annonçant que j’étais le premier à l’emprunter. L’un comme l’autre nous savons que ce n’est là que caresses, que c’est ailleurs que va se jouer la suite de la partie. Tu roules sur le ventre, ton sexe toujours au contact de ma cuisse, le mien libéré de son étau de chair se détend, triomphe. Ma main qui était sur ton ventre prend possession de tes fesses, part en exploration du profond sillon qu’elles encadrent. Tu me l’offres en remontant ton bassin, découvrant ainsi ta fente sublime. Chaude, déjà trempée. Je cherche et trouve ton cli, lui aussi orgueilleux, tendu, réclamant sa part de tendresse. Comment lui résister ? Il roule sous mes doigts que ton sexe inonde. Je le presse, l’écrase, le martyrise un peu, je sais que tu aimes. Tu me le prouves en relevant encore plus le bassin. Le mouvement ouvre ta petite chatte, sépare les lèvres. Sans la regarder, je sais que le rose et le brun foncé se mêlent en harmonie, que ces draperies qui fermaient l’entrée de ta grotte d’amour en facilitent maintenant l’accès. Ta respiration se mêle à de petits gémissements plaintifs. Un « oui » murmuré filtre de ta bouche. Quelques secondes plus tard c’est « encore » qui prend le même chemin. D’un doigt, je te pénètre, j’explore ce domaine que je connais si bien, je cherche l’endroit où toucher pour te faire perdre tête et raison. Il y en a plusieurs selon les jours et ton excitation. Avec deux doigts, je poursuis ma quête. Il ne me faut pas très longtemps pour trouver. Tu frémis, j’insiste. Tu geins, pourquoi m’arrêter ? Ce ne sont plus des murmures, mais des ordres que tu m’adresses. Comme un copilote dans un rallye qui guide son coéquipier vers la victoire. Une « dernière ligne droite » dans laquelle nous jetons toute notre tendresse tout notre amour et … le dernier ordre claque : « Maintenant, prends-moi maintenant, je ne peux plus attendre. » Tu le sais, j’aime t’obéir, surtout dans ces moments-là. Je m’installe sur tes cuisses, sexe tendu vers le but tant souhaité. Tes mains écartent tes fesses et lorsque je te pénètre la fontaine se réveille et inonde le lit en tentant de me noyer. Peu importe, je suis vaillant et ne me laisse pas démonter. D’un seul coup, je te cloue sur le matelas. Ton cri d’approbation ne fait que renforcer ma volonté d’exaucer tes vœux. Quelques mouvements de va-et-vient en douceur pour m’assurer que tout est en place et je te chevauche comme une cavale rebelle, que tu es. Tout ton corps bouge, bondit, comme pour me désarçonner, alors que tes mains écartant encore plus tes deux fesses disent qu’il faut aller encore plus vite, plus loin. Je plaque les mains sur tes épaules avant que tu ne me fasses vider les étriers et je continue ma chevauchée fantastique. La réalité de mon âge ne tarde pas à nous rejoindre, juste au moment où tu cries dans le noir que tu es la plus heureuse des femmes, je me vide en toi te donnant en plus de l’amour que j’ai de toi une nouvelle raison d’être sûre que c’est bien un enfant de l’amour que nous sommes en train de faire.


Je suis retombé sur toi, nous nous sommes mis sur le côté sans nous séparer, comme tu aimes tant que nous soyons après l’amour. Bien planté en toi, je n’ai aucune envie de quitter la place. Sauf que, hélas, je ne suis pas seul à décider. Lentement, à regret, je me retire. Nous échangeons un long baiser sur lequel nous replongeons dans un sommeil lourd et réparateur.