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n° 11002Fiche technique13090 caractères13090
Temps de lecture estimé : 9 mn
24/11/06
Résumé:  Après une épreuve difficile, Sandra redécouvre la femme en elle.
Critères:  fh couple amour volupté pénétratio
Auteur : Anotherlovestory            Envoi mini-message
Un nouveau départ

Vous devez vous douter à mon sourire que je vais très bien aujourd’hui. Il faut vraiment que je vous remercie pour vos conseils ! Je sais bien que tout ne va pas s’arranger du jour au lendemain pour autant, mais je n’ai plus aucun doute sur l’avenir de notre relation.


J’ai bien réfléchi à tout ce que vous m’avez dit la semaine dernière. Je m’en veux d’avoir mis autant de temps pour réaliser à quel point Olivier souffrait de cette situation, même s’il n’a jamais osé me l’avouer. J’ai eu tellement de peine lorsque j’ai perdu l’enfant que j’attendais ! J’ai totalement occulté les dégâts que cela a causés sur ma libido. Et cela faisait quatre longs mois que je n’avais pas laissé Olivier me toucher. Pourtant, il s’est montré tendre et attentif, comme il l’a toujours été avec moi. Il me prenait dans ses bras, me faisait des compliments ; il s’efforçait de me faire sourire, de me rappeler à quel point il était heureux que je sois sa femme.


Malgré ses efforts, je ne ressentais plus aucun désir. Le sexe me dégoûtait ; même la traditionnelle séance de masturbation que je me prodiguais dans un bon bain chaud depuis ma puberté ne me faisait plus envie. Pour vous dire, j’ai cru à un moment que ma sexualité avait définitivement disparu, et que je devrais apprendre à compenser tant bien que mal ce manque. Heureusement que j’ai fini par comprendre que notre couple n’y aurait pas survécu.


Samedi dernier, c’était notre anniversaire de rencontre, le onzième. Olivier m’a bien joué la comédie, il m’a fait croire qu’il avait oublié. Le soir, au moment de passer à table, il avait déposé un petit cadeau dans mon assiette. Je n’en avais même pas pour lui ! Il avait fait réparer une chaîne à laquelle je tiens énormément, et ma bague de fiançailles, que j’avais abîmée quelques années plus tôt et que je croyais fichue. J’étais vraiment émue par son geste ! J’aurais beaucoup aimé que nous fassions l’amour ce soir-là, mais j’étais indisposée, et je ne supporte pas de faire quoi que ce soit pendant ces mauvais jours. En plus, je crois que je n’y serais pas parvenue, je n’étais pas encore prête.


J’avais pas mal de congés à récupérer cette semaine, cela m’a laissé beaucoup de temps libre. J’ai passé des heures à ressasser qu’il fallait que je me fasse violence pour montrer à Olivier qu’il me plaisait toujours, plus que jamais ; que l’amour était toujours là, et que cet accident ne devait pas nous éloigner l’un de l’autre. J’en ai discuté avec ma copine Laure. Elle aussi ne comprenait pas pourquoi je n’arrivais plus à exprimer physiquement ce que je ressentais pour lui. Laure a insisté pour que nous allions faire du shopping ensemble, pour me changer les idées. Elle m’a fait entrer dans une boutique de lingerie. Rien ne me faisait envie, et puis je suis tombée sur un coordonné noir, avec un soutien-gorge en dentelles et une culotte à nouer sur les côtés. Comme j’hésitais, Laure m’a forcée à acheter le tout. Ce n’était pas trop cher, alors j’ai juste protesté pour la forme.


À part ça, je m’étais mise en tête de provoquer quelque chose de nouveau. Je m’étais dit que si rien ne changeait d’ici aujourd’hui, je ferais venir Olivier pour qu’on en discute ensemble. C’était un moyen de me mettre dos au mur, parce qu’en fait je ne voulais pas qu’il sache que je vous avais consulté. J’aurais très mal vécu de lui faire subir des séances avec une sexologue, d’autant plus que le problème ne vient que de moi. Je me suis souvenue que vous m’aviez conseillé de redevenir un peu mystérieuse aux yeux d’Olivier, de susciter sa curiosité ; qu’il fallait que j’essaie de le surprendre, tout en tentant de réveiller les souvenirs de notre complicité amoureuse. D’un autre côté, je n’avais pas d’idée précise ; c’est un téléfilm qui me l’a donné ! Du coup, ça n’a pas été plus mal qu’il ne se passe rien le soir de notre anniversaire, cela m’a laissé le temps d’y réfléchir, et de préparer un peu nos retrouvailles.


Hier soir, en rentrant du boulot, j’ai pris une douche et je me suis changée. Je voulais être bien sapée. J’avais choisi ma longue jupe favorite, un motif fleuri un peu bohème, avec un chemisier noir. Olivier m’a toujours dit qu’il me trouve très classe, très féminine dans cet ensemble. Cela faisait longtemps que je ne m’étais plus habillée ainsi. Quand Olivier est rentré, il a été agréablement surpris : je lui avais également préparé un bon petit plat, et j’avais sorti les chandelles. Olivier m’a complimenté pendant tout le repas. Il a aussi évoqué nos futures vacances à la mer, il avait déjà réservé. J’adore quand on parle de nos petits projets.


Lorsque nous sommes allés nous coucher, je l’ai laissé passer devant. Pendant qu’il était aux toilettes, je suis allée prendre un verre, cela me faisait envie, je sentais que cela me ferait du bien. Puis j’ai suivi Olivier jusque devant la chambre, et je me suis arrêtée devant. Olivier s’est retourné, il m’interrogeait du regard, se demandant pourquoi je n’avançais plus. J’avais très peur qu’Olivier ne me trouve ridicule. Je suis restée un petit moment contre la porte de la chambre, puis je me suis rapprochée de lui. J’ai pris mon courage à deux mains, et je lui ai dit :



Pour l’effet de surprise, c’était gagné ! Olivier a ouvert la bouche, incrédule ; j’ai juste eu le temps de poser mon doigt dessus en lui murmurant :



Olivier en est resté tout ébahi. Je suis allée vers l’interrupteur, j’ai tamisé la lumière. J’ai aussi mis un peu de musique, et j’ai allumé de l’encens. Puis je décidais enfin de m’occuper de lui. Je me suis approchée d’Olivier, je l’ai embrassé sur la joue, sur le front, dans le cou. Il a essayé de répondre à mes baisers et d’enrouler son bras autour de moi, mais je ne l’ai pas laissé faire. Je me suis dégagée et je suis restée à un bon mètre de lui. J’ai retiré l’élastique dans mes cheveux, puis j’y ai passé mes mains pour les démêler. Après, j’ai commencé à me dandiner lentement au rythme de la musique. Je me suis aussi amusée à prendre des poses, imitant ces filles dans les magazines, une main dans mes cheveux adossée au mur avec une jambe appuyée, puis complètement déhanchée, les mains autour de la taille.


Olivier était aux anges. Il sifflait, m’applaudissait, il mimait avec ses mains un appareil photo, faisant semblant de m’immortaliser. Son attitude m’encourageait, je me sentais bien ; je n’avais plus le trac. Je m’approchais à nouveau d’Olivier, je me suis retournée et j’ai frotté mes fesses contre lui. Il a tenté une nouvelle fois de m’attraper, mais j’étais restée sur mes gardes, il n’y est pas parvenu. Je l’ai regardé avec un sourire mutin, dans lequel il n’a eu aucun mal à lire : « Mon coco, si tu veux que je continue, il faut que tu suives mes règles du jeu ». Je l’ai fait s’allonger sur le lit. Je me suis penchée vers lui en souriant, tout en continuant mes déhanchements. Il semblait subjugué par mon décolleté. Je me suis redressée, et j’ai fait plusieurs aller-retour de la porte au lit, tel un top model sur son podium. J’ai vraiment pris mon temps, je prenais du plaisir à m’amuser ainsi.


Après, je me suis arrêtée devant Olivier. J’ai attrapé des deux mains le bas de ma jupe. Je l’ai remontée jusqu’à mes genoux, et je suis montée sur le lit. J’avançais lentement, jusqu’à ce que je chevauche mon homme. J’ai attrapé sa ceinture, j’ai défait la sangle et j’ai tiré vigoureusement dessus, la laissant tomber par terre. Olivier a tenté une fois de plus un geste, en l’occurrence une main sur ma jambe, que j’ai tapée d’un air faussement sévère. J’espérais bien réveiller nos désirs, et le résultat était déjà plus que prometteur. Je lui ai fait non du doigt avec mon plus joli sourire. Lorsqu’il m’a fait sa mine toute penaude, j’ai commencé à déboutonner sa chemise. Comme il essayait de se redresser, j’ai appuyé fermement sur son torse pour le garder allongé. Olivier était à ma merci. J’ai écarté sa chemise, puis j’ai longuement embrassé et mordillé son torse. Il soupirait, je sentais son sexe si dur juste sous le mien ! Je commençais à onduler mon bassin sur lui, à mimer l’acte sexuel. Olivier n’en pouvait plus, il me suppliait du regard d’accélérer la cadence.


Amusée, je me suis penchée à son oreille.



J’ai souri. Puis j’ai attrapé ses mains et je les ai placées sous ma jupe, au niveau des noeuds de ma culotte.



Je savais bien que mon homme se maîtriserait, c’était juste pour lui signifier que c’était toujours moi qui commandais. Olivier a délicatement tiré chaque extrémité, et je me suis aussitôt retrouvée débarrassée du dernier rempart de mon intimité. Je ne sais plus exactement à quel moment j’ai commencé à être excitée, mais à ce moment précis, je l’étais terriblement. Je sentais les vagues de chaleur se diffuser dans mon corps. J’ai passé une main sur l’une de mes joues, j’étais brûlante. Que ces sensations m’avaient manqué !


J’ai embrassé Olivier fougueusement, mettant subitement fin à l’union de nos lèvres, puis j’ai recommencé plusieurs fois. Nos langues dansaient et mon bas-ventre était en feu, je mouillais comme je n’avais plus mouillé depuis bien longtemps. Alors que je remontais ma jupe autour de ma taille, Olivier a déboutonné mon chemisier. Il me redécouvrait désirable à souhait, parée de la lingerie qu’il préfère. Se relevant légèrement, Olivier est venu poser une main chaude sur mes fesses dénudées. Je me frottais alors de plus en plus fortement à lui, dans un souci permanent d’intensifier mon plaisir, notre plaisir. Son autre main commençait à explorer mon corps, s’arrêtant d’abord sur mon soutien-gorge, puis parcourant mon ventre. De mon regard, il comprit tacitement qu’il était autorisé à poursuivre son expédition vers le sud. Le contact de ses doigts sur mon pubis fut électrique ; son pouce m’arracha un bref cri de plaisir en se posant sur mon bouton d’amour.


N’y tenant plus, je me soulevais légèrement et je baissais son pantalon avec son caleçon. Et sans me poser davantage de questions, je le faisais entrer en moi. Alors que je pensais deux secondes plus tôt être excitée autant que je pouvais le supporter, la sensation de plaisir était incomparable maintenant qu’il était en moi. Peut-être parce que nous n’avions jamais fait l’amour dans cette position, ou aussi parce que c’était comme une nouvelle première fois, après une pause aussi longue entre nos corps. J’ondulais du bassin de plus en plus rapidement, pendant qu’Olivier embrassait mon cou et le dessus de mes seins. J’ai passé mes bras autour de son cou, et nous avons échangé de nombreux petits baisers et de longs regards, entre deux « Oh oui, c’est bon », « Je t’aime », « Continue, ne t’arrête pas ».


Je crois avoir joui la première, ou alors en même temps que lui. Mon dieu, j’avais oublié à quel point c’était bon d’avoir un orgasme ! Je laissais mon corps partir en arrière, posant mes bras derrière moi. Je poussais de longs gémissements de plaisir, que les voisins ont certainement dû entendre, mais c’était bien là le dernier de mes soucis. J’avais retrouvé mon homme, et surtout je m’étais retrouvée ; j’étais comblée à tous points de vue. Après quelques secondes, Olivier a pris mes joues entre ses mains et m’a embrassée. Je ne pensais à rien, je profitais pleinement de ce pur moment de bonheur. Avec le recul, je regrette juste de ne pas l’avoir fait plus tôt !


C’est gentil de me dire que tout va s’arranger. En tout cas, j’y crois. Je suis persuadée que c’était le déclic dont nous avions besoin pour reprendre une activité sexuelle régulière et heureuse, et pour que l’on se remette à notre projet de faire un enfant. Je vous tiendrai au courant, je sens qu’il va arriver vite. Mais je ne vous dis pas à bientôt, je préfère ne pas avoir à vous revoir tout de suite…