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Temps de lecture estimé : 37 mn
22/11/06
Résumé:  Rencontres...
Critères:  fh frousses rousseurs couplus voisins fépilée campagne magasin amour volupté voir exhib lingerie fmast intermast fellation pénétratio sandwich fsodo uro
Auteur : Nicolas  (Homme de 55 ans romantique)            Envoi mini-message

Série : Nicaline

Chapitre 01 / 07
Nicaline ou l'histoire d'une jeune femme de notre temps

1



Ce matin-là, Pierre Sorem était en retard. Une masse de travail en attente s’accumulait sur son bureau, et il ne voyait pas très bien comment s’en tirer. Jusqu’à la semaine précédente, tout allait bien, et son agence immobilière fonctionnait au mieux. Dans cette petite ville du sud-ouest où il s’était installé il y a maintenant 10 ans, s’associant alors avec un vieil ami de ses parents qui cherchait à vendre son affaire, il avait su se faire aimer et apprécier de tous ou presque. Il avait consciencieusement appris les ficelles du métier auprès de son mentor, puis, lorsque celui-ci avait décidé de passer la main, Pierre avait repris et développé l’agence, en prenant bien soin de lui donner une taille suffisamment importante pour en vivre sans trop de contraintes financières, mais sans se tuer au travail pour autant. Il veillait jalousement à ce que cette affaire lui laisse suffisamment de temps libre pour se livrer à ses activités favorites : le rugby, la chasse, les femmes.


Jusqu’à la semaine dernière, tout allait bien. Seulement voilà : Josette, sa secrétaire assistante, standardiste, en un mot son bras droit, qui connaissait le fonctionnement de la maison aussi bien sinon mieux que lui, pour avoir servi du temps de son prédécesseur pendant plus de 15 ans, venait de le quitter. Malade, elle avait été hospitalisée pendant quelque temps puis trop fatiguée et trop près de la retraite, elle avait souhaité ne pas reprendre. Elle se rendait bien compte que cela le mettait dans une situation plus que difficile mais son cœur ne supportait plus l’activité soutenue qu’ils menaient pendant toute la semaine. D’un commun accord, ils s’étaient donc séparés, Josette avait promis de venir de temps en temps donner un coup de main en attendant la remplaçante, mais cela ne suffisait pas. Pierre ce matin-là avait le moral au trente-sixième dessous, il venait de se rendre compte que la partie de chasse de dimanche avec ses copains était fortement compromise. Il lui fallait trouver une solution rapide et surtout efficace.


Comme chaque jour, il s’arrêta au bar de la place, pas loin de son agence, où il avait coutume de boire un café et d’acheter la presse locale avant de rejoindre son bureau. Dans les journaux, il délaissait les pages politiques, se concentrant dans l’ordre sur la page rugby, puis sur les annonces immobilières, et enfin sur le carnet local. Pour lui décès signifiait souvent un ami ou une relation à qui il faudrait envoyer un message de réconfort, mais le carnet local, c’était aussi une source importante d’informations sur les prochaines affaires qu’il aurait peut être à traiter. Dans ces régions où la population n’est pas toujours de première jeunesse, une fois le propriétaire décédé, la famille cherchait souvent à vendre les propriétés qui ne pouvaient être partagées ou dont personne ne voulait car trop petites, trop loin de la mer ….


Café bu, journaux sous le bras il ouvrit son agence, et commença à étudier ses rubriques habituelles. Ce fut vite fait pour le rugby : quelques nouvelles des clubs, les derniers commentaires sur les matchs du week-end précédent, les annonces des rencontres du week-end suivant, le mercredi n’est jamais un jour très fourni en événements de ce côté-là. Ouvrant la section annonces, il survola rapidement les ventes de voitures et de matériels divers, les offres d’emploi, et son œil fut attiré par un encadré en haut de colonne :


« J.F. 35 ans secrét. Expérience.

Ch. Emploi stable entreprise taille humaine.

Sérieuses références. »

Suivait un numéro de téléphone du département.



Attrapant le téléphone il composa le numéro indiqué et un répondeur, d’une voix très agréable, lui indiqua qu’étant actuellement absente, la titulaire de la ligne se ferait un plaisir de répondre dès son retour au message ou au fax qui lui serait passé après le signal sonore.



Il reprit la lecture de son journal là où il l’avait laissée, nota sur son micro-ordinateur quelques éléments sur des affaires qu’il suivait depuis un moment, puis se mit à dépouiller le courrier des deux jours précédents qu’il n’avait pas eu le temps de trier. Vers 10 h il eut une visite d’un couple de futurs retraités qui profitait de sa cinquième semaine de vacances pour commencer à chercher la maison de ses rêves. Pierre leur proposa plusieurs affaires et leur montra photos et documents en sa possession pour certaines d’entre elles. Sérieux, appliqués, ses clients sélectionnèrent trois maisons qu’ils souhaitaient visiter. Rendez vous fut pris pour le lendemain matin, leur après-midi étant consacré à une longue promenade dans la campagne comme chaque jour. Midi arriva et après avoir raccompagné ses visiteurs, Pierre décida de fermer et de rentrer chez lui « manger un morceau ».


Homme à femmes, il n’avait pas éprouvé le besoin de se fixer avec l’une de ses conquêtes, et vivait seul, au jour le jour, au fil de ses amours passagères. Parfois l’une d’entre elles résistait plus longtemps que les autres mais cela n’allait jamais au-delà de quelques semaines voir deux ou trois mois. En ce moment libre de toute attache, il espérait que cela ne durerait pas autant que les impôts ! Son repas fut simple mais comme toujours bon. De toute façon dans la région ceux qui mangeaient mal le voulaient bien !


De retour à son agence, après l’arrêt café chez son ami, chasseur comme lui, du bar de la place, il eut la surprise de trouver un fax de trois pages arrivé pendant son absence. Au premier coup d’œil, il identifia le C.V. qu’il avait demandé le matin. Celui ci était accompagné d’une lettre manuscrite. Écriture agréable et bien équilibrée, fut son verdict. Bon point pour elle. La jeune femme en question avait travaillé plusieurs années dans le service commercial d’une entreprise lyonnaise avant de suivre son mari dans le département voisin et d’y retrouver une situation équivalente. Puis elle avait quitté son travail et le département deux ans auparavant pour venir habiter à 10 Km environ de chez Pierre. Son CV n’indiquait aucune raison à ce départ. Depuis elle ne travaillait pas. Dans sa lettre elle indiquait qu’elle serait chez elle tout l’après-midi, Pierre décida donc de l’appeler. Le téléphone sonna deux fois



Pierre expliqua où se trouvait l’agence.



Pierre raccrocha et se mit à penser à Mireille Leloir. C’est vrai qu’elle était sympa. Il en savait quelque chose. Pendant quelques mois, ils avaient pris du bon temps tous les deux. Puis ils s’étaient séparés, l’un comme l’autre ne souhaitant pas trop s’investir à ce moment-là dans une vie de couple constituée et définitive. Il leur arrivait encore de partager un week-end, souvent lorsque Mireille était de garde. Toujours pour leur plus grand plaisir.


Il lui revint en mémoire le début de leur aventure, peu de temps après qu’elle eut racheté la pharmacie. C’était la première fois qu’elle était seule dans l’officine, l’ancien propriétaire était parti définitivement, elle était enfin seule maîtresse à bord. Ils se connaissaient un peu, elle avait été présentée par son prédécesseur lors du pot qu’il avait offert à ses voisins et amis pour arroser son départ en retraite. Elle avait remarqué ce grand garçon brun, assez baraqué, toujours souriant, qu’elle croisait parfois le matin sur le parking commun à la pharmacie et à l’agence. Elle avait vu une fois aussi sa photo dans le journal local un lendemain de victoire de l’équipe de rugby du pays, dont il était le capitaine. Elle avait apprécié en connaisseuse le mâle qu’il était. Mais, s’était-elle dite à l’époque : « le boulot d’abord ma fille, on verra pour la bagatelle plus tard. »


À vingt-cinq ans, études finies, elle avait fait quelques remplacements dans différentes villes un peu partout en France. Lors de ces déplacements, elle n’était pas restée chaste plus que de raison. Il se trouvait souvent quelqu’un ou quelqu’une avec qui elle avait une petite liaison, parce que disait-elle l’homme et la femme ne sont pas faits pour rester seuls dans leurs coins. Elle aimait l’amour comme d’autres aiment les collections de timbres ou les bonnes bouteilles, prenant quand elle en avait envie ce que la vie lui offrait. Elle aimait les hommes pour leur force et parce qu’elle aimait être conduite, dominée, prise, elle aimait les femmes parce qu’elles savaient tout autant lui donner du plaisir et qu’il n’y a aucune raison de se refuser le bonheur de jouir quelle qu’en soit l’origine. C’est en vertu de ce principe qu’elle pratiquait également et sans complexe les plaisirs solitaires lorsqu’elle avait envie et que personne ne pouvait la satisfaire.


Ce jour-là donc Pierre était entré dans la pharmacie le matin en arrivant à son agence.



Si Pierre n’avait aucune arrière-pensée au moment de cette visite, Mireille elle en eut rapidement. Et de bien coquines. Elle se surprit quelques minutes plus tard à imaginer ce grand gaillard nu face à elle, et l’image qu’elle s’en faisait n’était sûrement pas à mettre entre toutes les mains. Un client entrant dans la pharmacie la libéra momentanément de son fantasme. En fin de matinée alors qu’elle rangeait des boîtes de lait pour bébé dans la réserve son regard fut attiré par une tache d’humidité au plafond. Au dessus de l’officine se trouvait un appartement, qu’elle occupait depuis son arrivée. C’était celui que le précédent propriétaire réservait aux remplaçants et il lui convenait parfaitement. Elle ferma d’un tour de clef la porte et monta à toute vitesse chez elle. Rien dans la salle de bain ni ailleurs n’expliquait cette tache d’eau. Tous les robinets étaient fermés, la machine à laver vide et arrêtée, les WC ne présentaient aucun signe avant coureur d’une catastrophe en cours de préparation. Perplexe elle redescendit rouvrir sa porte, et servit un nouveau client. Ceci fait,elle retourna à la réserve pour constater que non seulement la tache s’était un peu agrandie mais qu’en plus quelques gouttes d’eau commençaient à tomber. Elle sortit de l’officine et entra dans l’agence



De retour dans sa réserve elle ne constata pas d’autres dégâts, et commença à dégager les produits stockés sur le rayon sous la fuite. C’est là que Pierre la surprit, en haut de son escabeau. D’un coup d’œil, il remarqua tout de suite les longues jambes fines qui sortaient de sous la courte jupe plissée, les fesses petites mais bien formées, la taille étroite, et les épaules de sportive. Il imagina immédiatement ce corps magnifique dans une situation toute autre, et se dit que ma foi si l’occasion se présentait…



Mireille descendit de l’escabeau et Pierre prit la place. Il souleva la dalle du faux plafond, et regarda les tuyaux qui se trouvaient là. Arrivées et évacuations sortaient du plafond et Pierre découvrit de suite que l’évacuation de gauche était humide.



Cette montée d’escalier lui permit de contempler à nouveau la plastique parfaite de sa voisine, et dura trop peu de temps à son goût.



Comme toute pièce utilisée dans une maison, il régnait dans celle-ci un charmant fouillis, où l’on sentait une présence exclusivement féminine. Pierre regarda sous le lavabo, rien d’anormal, pas plus que sous le bidet qui, lui par contre, lui suggéra une série d’images très coquines. Il ouvrit donc la trappe de visite de la baignoire et constata la présence d’eau. Un simple regard lui suffit pour comprendre l’origine de celle-ci. Le joint entre le carrelage et la baignoire était à refaire et l’eau projetée sur le mur quand Mireille prenait ses douches passait sous la baignoire ou elle s’était un peu accumulée, et descendait le long des tuyaux à l’étage inférieur, ce qu’il lui expliqua brièvement.


Il se retourna avec l’intention de se relever, et se trouva le nez sur les genoux de la jeune femme qui s’était approchée pour tenter de voir ce qui se passait. Dans le mouvement qu’elle fit pour reculer rapidement la robe virevolta et dégagea très haut ses jambes. Placé comme il l’était, Pierre constata que Mireille aimait beaucoup la dentelle, jusqu’à en couvrir la partie la plus secrète de son corps. Il eut un haussement de sourcils qui n’échappa pas à la jeune femme. D’un sourire, elle lui signifia qu’elle savait qu’il avait vu.



Il se releva et dans la relative étroitesse de la pièce il leur fut impossible de ne pas se toucher. Ce fut pour elle comme une décharge électrique. C’est vrai que depuis deux mois elle n’avait connu que les plaisirs solitaires, mais aussi douée soit-elle de ses doigts ou dans l’utilisation de son vibro, il lui manquait tout de même quelque chose. Elle resta immobile pendant quelques secondes et quand Pierre lui posa la main sur l’épaule pour l’inviter à sortir de la pièce elle ne put s’empêcher de frissonner. Du coup il laissa sa main où elle était et s’en servit pour la faire pivoter quand ils furent dans le couloir. Il reçut contre lui un corps ferme et souple, frais et fiévreux, elle s’offrait visage tendu, lèvres entrouvertes, bras ballants le long du corps, sans défense. Leur premier baiser fut d’abord timide puis s’enflamma d’un coup. Elle devint alors exigeante, fouillant de sa langue cette bouche qui la faisait vibrer, mordillant cette langue qui la fouillait en retour, pressant ses seins contre le torse de Pierre, projetant son pubis contre celui de son vis à vis, pressante, impatiente, jeune femelle en attente d’un plaisir qu’elle voulait fort, violent.


Pierre, de son côté, ne restait pas inactif. Ses larges mains prenaient possession de ce corps offert, caressant les épaules, le dos, la nuque, notant au passage les points qui se révélaient sensibles et déclenchaient des frissons chez sa compagne. Essoufflée, haletante de désir, elle rompit leur baiser et le prenant par la main l’entraîna dans le salon. Là, elle se pendit à son cou cherchant à rétablir le contact avec ce corps qui lui faisait perdre la tête. Pierre en profita pour reprendre ses caresses et explorer de nouvelles régions encore inconnues de ses mains. Les bras noués autour de son cou elle lui offrait un accès royal à ses seins. Lorsqu’il en prit possession, à travers la robe et le soutien-gorge elle poussa un gémissement. Ferme et bien ronde, sa poitrine réagissait aux caresses appuyées qu’elle recevait, ses mamelons étaient tendus et perçaient littéralement le double barrage de dentelle et de tissu.


Leur baiser se poursuivait, fougueux, passionné, annonciateur d’un orage à venir dont la violence serait difficilement contrôlable. Les mains de Pierre quittèrent un instant les seins de Mireille, et déboutonnèrent la robe. Elle défit le nœud de ses bras pour finir de l’enlever, et chercha à lui rendre la pareille. Elle le voulait nu, elle voulait être nue contre lui, elle le voulait en elle, elle voulait qu’il lui fasse l’amour. La chemise de Pierre tomba en premier. Il faut dire que toute résistance aurait été inutile tant les mains de Mireille étaient décidées à arriver rapidement à leur fin. Le pantalon suivi de peu, lui aussi vaincu par tant de détermination. Face à face, lui, en slip ne cachant guère son désir, elle, à peine plus vêtue, incapable de maîtriser le sien, ils se regardaient, se dévoraient des yeux, ne pouvaient dire un mot, sidérés par la violence de leurs envies.


Ce fut lui qui fit le premier pas et renoua le contact. Tendrement il défit l’agrafe du mince rempart de dentelle qui protégeait encore ses seins tendus. Pendant ce temps là elle caressait ce corps puissant et musclé, ce torse couvert d’une forêt de poils noirs et frisés, descendait ses mains à la taille, et presque timidement, comme religieusement, prenait enfin contact avec le sexe insolent de son compagnon. Ce fut comme le signal d’une nouvelle vague de folie. Elle arracha plus qu’elle n’ôta le dernier obstacle qui se trouvait sur la route de ses désirs, et reprit en main ce sexe qui lui faisait tant envie. Il réussit à son tour à la libérer de ses derniers vêtements, et une fraction de seconde marqua un temps d’arrêt. Ce qu’il découvrait était pour lui le fin du fin de l’érotisme : aucun poil ne venait cacher l’abricot doré qu’il venait de découvrir. Elle avait un sexe lisse de bébé. C’était pourtant bien celui d’une femme, charnu, haut fendu, des petites lèvres débordant largement et cachant à peine le clitoris bandé comme une petite verge. Il eut l’envie irrépressible de manger là, tout de suite ce beau fruit mûr, de goûter, de boire, de savourer ce corps complètement offert.



Tout en la couvrant de baisers, il la déposa sur le cuir noir. Sa peau uniformément dorée, signe de séances de bronzage intégral, luisait doucement dans la pénombre de la pièce. Il posa ses lèvres sur les seins de Mireille, happant délicatement le mamelon dressé. Elle se tendit comme un arc, sa main crispée sur la hampe raidie se serra encore plus fort. Les mains de Pierre caressaient l’une, les longues cuisses fuselées qui ne tardèrent pas à se séparer largement, l’autre, le cou et la nuque de son amie, pour l’apaiser. De sa main libre Mireille poussa doucement la tête de Pierre vers son ventre en une invite parfaitement claire. La tête bougea avec une lenteur exaspérante pour la jeune femme, les lèvres qu’elle désirait tant sur son sexe empruntèrent la tendre vallée entre ses deux seins. La main qui lui caressait le cou s’empara du sein gauche, le flatta, le massa tendrement, pinça entre le pouce et l’index le téton dressé au milieu de l’aréole. La bouche descendait toujours aussi lentement. Mireille sentait sur sa peau tantôt les lèvres, tantôt la pointe de la langue. Longtemps il s’attarda autour du nombril, retardant volontairement le moment qu’ils désiraient tous les deux avec tant de force.



Cette peau qu’il voyait de si près, dont il s’imprégnait avec tant de ferveur, avait un grain tellement fin qu’il en percevait à peine les pores. Il réalisa qu’il n’y avait même pas une trace de duvet. Et pourtant qu’elle était soyeuse !


Ses lèvres avaient atteint le mont de Vénus. Même impression que plus haut, pas la moindre trace de duvet, mais une peau douce, tendre, à croquer. Mireille haletait de plus en plus fort. Son corps complètement tendu, les cuisses ouvertes, elle offrait avec une belle impatience son sexe à son bientôt amant. De la pointe de la langue, celui-ci toucha le clitoris. Elle poussa une sorte de feulement rauque, animal, félin. Brutalement son corps se détendit et ses mains appuyèrent sur la tête de Pierre.



Alors il commença à lécher, sucer, mordiller, pénétrer de sa langue, le sexe si généreusement offert à ses caresses. Elle avait passé ses jambes autour de son cou pour mieux s’offrir encore. Mais elle avait dû lâcher pour y arriver le sexe dur et gonflé de son compagnon. Elle en avait râlé de dépit. Il ne fallut que quelques minutes pour qu’elle sente monter en elle la houle annonciatrice d’un orgasme irrépressible, alors elle s’abandonna plus encore aux caresses expertes qui lui étaient prodiguées. Ses gémissements se firent de plus en plus forts, de plus en plus rapprochés. Elle sentit la houle devenir tempête, elle sentit la tempête la submerger sans qu’elle ne puisse faire quoi que ce soit. Dans un long hululement modulé, elle chanta tout à la fois son plaisir, sa jouissance, son abandon, sa soumission à ce mâle qui l’avait si bien caressée, en un mot sa joie d’être femme.



Lui non plus n’en pouvait plus, mais il réussit à contrôler ses pulsions. Il s’assit sur le canapé et la fit basculer sur lui, à cheval, face à lui.



Alors gravement, sans quitter son regard un instant, elle se souleva. La jonction entre eux se fit sans aucun problème, lui tendu et elle ouverte se trouvèrent du premier coup. Millimètre par millimètre, elle fit de son sexe un fourreau à l’épée qui était dressée vers elle, pour elle. C’en était presque douloureux tant elle le voulait. Cette attente qu’elle prolongeait exaspérait encore plus ses sens. De son côté, il avait l’impression d’être aspiré dans ce passage étroit mais souple qui s’ouvrait juste ce qu’il fallait pour lui. Elle ruisselait de jouissance, le bas de leurs corps était trempé du jus de son sexe. D’un seul coup, elle se laissa tomber, s’empalant jusqu’au bout. Quelques secondes passèrent. Elle jouissait de cette pénétration à la fois extrêmement douce et d’une violence à peine contenue. Toujours le regard noyé dans le sien, les yeux chavirant par moment, elle entreprit de se dégager aussi lentement qu’elle l’avait absorbé. Elle ne put aller jusqu’au bout et se laissa à nouveau retomber sur son pal. Délicieux supplice que le sien, elle ne tenait pas à y mettre fin trop vite. Elle recommença encore mais à nouveau ne put terminer son mouvement. Elle sentait en elle les prémices d’une nouvelle jouissance.


Lui aussi sentait qu’une nouvelle fin était proche. Le vagin qui l’accueillait si tendrement se contractait par moment, sur un rythme de plus en plus rapide. Lui même savait qu’il ne tiendrait plus longtemps. Son sexe palpitait en elle, signe annonciateur d’un plaisir proche. D’un seul coup, elle se remit à aller et venir de plus en plus vite, de plus en plus fort, sur cette colonne de chair autour de laquelle tous ses sens étaient concentrés. Sans le quitter des yeux elle se livrait à une folle sarabande ponctuée de petits cris, de mots sans suite. Il l’aidait tant qu’il pouvait, la tenant par la taille, la soulevant, guidant sa descente.



Ils contrôlaient leurs plaisirs, cherchant dans les yeux de l’autre les signes annonciateurs du sien. Pour la seconde fois depuis qu’ils étaient ensemble, elle cria. Elle le sentait se déverser en elle à longs jets saccadés. Elle sentait son propre plaisir se décupler. Ils jouirent longuement, à l’unisson, nourrissant leur plaisir à celui de l’autre. Foudroyés par la violence de ce qu’ils venaient de vivre, ils se laissèrent aller sur le dossier du canapé. Leurs baisers se firent tendres, câlins, un peu badin. La tension des moments précédents retombait. Il était toujours en elle et sentait les derniers spasmes de son corps s’apaiser. Elle se recula un peu et replongea son regard dans le sien.



Le rire de ses yeux démentait le ton solennel de ses mots.



Le bien-être, la pénombre de la pièce, les plongèrent dans une douce torpeur, à la limite de la somnolence. Il la tenait dans ses bras, sa tête blonde reposant sur son épaule bien plus sombre. Le temps passait. Bientôt sans qu’ils l’aient voulu, il se retira. Cela la sortit de son demi-sommeil. Elle se leva, se pencha sur son amant, et déposa un petit baiser sur le bout du sexe qui l’avait tant fait jouir.



Sous la douche ils jouèrent encore un peu, lui, savonnant avec beaucoup d’application les seins qui lui étaient offerts, elle, cherchant à réveiller de la main et des lèvres le pal qui l’avait si bien transpercée. Elle obtint un résultat plus qu’honorable mais la faim les retint de poursuivre plus loin leurs jeux. Séchés, coiffés, rhabillés, ils étaient dans la cuisine main dans la main, surveillant la cuisson de l’unique entrecôte qu’ils allaient partager, accompagnée d’une salade toute fraîche. À 14 h la pharmacie rouvrit ses portes, l’agence aussi.


Pierre d’un seul coup fut rappelé aux dures réalités du quotidien par la sonnerie insistante et pour tout dire déplacée du téléphone. Un touriste de passage avait vu pendant le temps de midi une maison à vendre dans la vitrine et voulait connaître les heures d’ouverture pour passer à l’agence. Rendez vous fut pris pour la fin de l’après-midi, vers 19 h.


L’après-midi passa vite et à l’heure dite Aline passait la porte de l’agence. Grande fille rousse, bien découplée, elle respirait la santé. Dans ses yeux on voyait comme un voile de tristesse, et Pierre trouva que cela seyait bien au personnage.



La jeune femme s’assit, la jupe de son tailleur remonta quelque peu sur ses cuisses mais rien de provoquant ni d’indécent. Pierre remarqua la coupe du vêtement qui laissait supposer quelques moyens financiers. Vert bouteille, classique sans être strict, il était porté avec aisance sur un chemisier blanc, col ouvert, un foulard de la couleur du tailleur masquant le décolleté. La jupe droite arrivait au-dessus des genoux qui étaient serrés. Le sac à main parfaitement accordé reposait sur les cuisses.



Elle se présenta, expliqua ses différents postes professionnels et les motifs qui l’avait amenée à changer : Son mari muté de Lyon, puis la mort de celui-ci avec ses parents et leur fils dans un accident de voiture alors qu’ils venaient la chercher à son travail avant de se rendre ensemble à un concert. Elle avait hérité d’une petite fortune qui pensait elle la dispenserait de travailler. Elle avait donc quitté son poste de secrétaire de direction et s’était installée dans la maison de ses parents. Pendant les deux ans qui suivirent, elle essaya d’oublier le drame en voyageant un peu, puis se lança dans des travaux d’aménagement et de décoration de cette maison. Maintenant, elle voulait reprendre un travail, non pas pour les revenus car elle pourrait s’en passer mais pour s’occuper un peu. Le temps commençait à faire son œuvre, sans qu’elle ait oublié quoi que ce soit, elle recommençait à vivre et avait peur que l’inaction la fasse replonger.


Pierre se souvenait de cet accident qui avait décimé une famille bien connue dans la région. Les parents avaient été des commerçants prospères et respectés, le gendre était apprécié des employés de la conserverie qu’il dirigeait. Il ne connaissait personnellement aucun des membres de cette famille mais l’histoire l’avait ému sur le moment. Il expliqua son travail et ce qu’il attendait d’une future collaboratrice. Cela convenait à la jeune femme, d’autant plus que le salaire proposé était tout à fait correct. Il pouvait même s’y ajouter une commission si elle déclenchait une affaire qui se soldait par une vente. Au bout d’une heure, ils étaient tombés d’accord. Aline commencerait le mardi suivant, l’agence étant fermée le lundi.


Il la raccompagna à la porte, et la suivit des yeux tandis qu’elle regagnait sa voiture. La Clio baccara noire de la jeune femme conforta Pierre dans l’idée qu’il se faisait d’elle, une jeune bourgeoise argentée, ayant de la classe, aimant et sachant vivre confortablement. La voiture démarra et sortit de la cour. Pierre allait rentrer lorsqu’il fut appelé par Mireille.



Elle sursauta un peu et demanda :



La sonnerie de la porte de la pharmacie le dispensa de répondre.


La fin de la journée se passa sans problème ni événement remarquable. Les vacanciers étaient très intéressés par une fermette à rénover avec un petit terrain, et rendez-vous pour la visiter avait été pris pour le lendemain après-midi. La semaine de travail eut une fin heureuse. Les deux couples qui avaient pris rendez-vous pour des visites trouvèrent à leur goût ce que Pierre leur montra. Des rendez-vous furent pris pour signer les compromis de vente et le samedi soir, au moment de la fermeture, Pierre était satisfait de son sort.



oooOOOooo



2


La pharmacie avait également fermé ses portes et Mireille prenait une douche lorsque son amant monta à l’appartement. Du seuil de la porte de la salle de bain, il la contemplait en train de se rincer, et comme chaque fois qu’il la voyait nue, il ne pouvait cacher son désir d’elle. Prestement il se débarrassa de ses vêtements et lui aussi nu comme un ver se dirigea vers la douche. Lorsqu’elle prit conscience de sa présence, elle sursauta.



Pierre tout en entrant dans la baignoire lui raconta toute l’histoire de ce recrutement express. Il profita de ce qu’elle faisait moins attention à ce qu’il faisait qu’à ce qu’il disait pour venir se coller contre Mireille.



C’était une de leurs plaisanteries favorites. Indépendants l’un comme l’autre et jaloux de cette liberté, le sujet était en principe tabou. Mais ils savaient au fond d’eux même que si l’un des deux faisait un jour une demande officielle, l’autre répondrait oui. Cette boutade les rassurait inconsciemment et permettait de dire à l’autre attends-moi, un jour viendra où… Comme à chaque fois elle éclata de rire. Comme à chaque fois ce fut un rire de contentement, d’approbation. Elle en profita pour s’esquiver et s’enveloppant dans son peignoir elle quitta la pièce. Quelques minutes plus tard, Pierre se séchait à son tour et se rhabillait. Ils se retrouvèrent dans le couloir, elle vêtue d’une robe noire courte et moulante donnant un aspect juvénile à sa silhouette, lui avec le costume bleu marine qui était son uniforme de travail comme il l’appelait. Elle prit un grand châle de laine aux dessins colorés. Un baiser un peu prolongé les fit vaciller quelques secondes, mais ils se séparèrent et quittèrent l’appartement.


Le trajet dans la confortable Safrane de Pierre ne dura que le temps d’échanger quelques nouvelles sur leurs activités respectives. Comme à chaque fois qu’elle montait dans cette voiture, le contact du cuir des sièges lui fit penser à son canapé et aux ébats qu’il favorisait de temps en temps. En sourdine le lecteur laser de la chaîne stéréo les enveloppait de la musique du film 1492. Un autre de leurs bons souvenirs commun. Le film bien sur, mais aussi la soirée qui avait suivi.


Ils arrivèrent suffisamment tôt pour se garer sans difficulté à proximité de la basilique. Main dans la main ils traversèrent la place et Pierre se dirigea vers le guichet pour retirer leurs places, réservées par téléphone par Mireille. Le contraste entre la chaleur un peu étouffante de dehors et la fraîcheur de la basilique les surpris, elle frissonna. Pierre en profita pour la serrer tendrement contre lui et la guider vers leurs places. Le concert commença à l’heure. L’organiste était particulièrement en forme et servait admirablement le grand compositeur. À la fin de la première pièce, alors que tout le monde applaudissait, elle se pencha vers lui et lui chuchota à l’oreille :



Pierre sursauta. Ses veines brutalement se mirent à charrier du feu.



La fugue suivante emplissait maintenant tout l’espace de la basilique. L’un comme l’autre étaient pris par la musique et ils se tenaient par la main en écoutant religieusement. Bien que ne pratiquant aucune religion, ils avaient le respect des lieux de culte et ne se seraient pas permis le moindre geste qui fût déplacé. Ce n’était pourtant pas l’envie qui leur en manquait. Ce genre de situation était aussi un de leurs petits jeux habituels. Il ou elle selon l’occasion provoquait l’autre, sachant très bien que rien ne pourrait se faire sur le moment. Cela exacerbait leurs désirs, et lorsqu’enfin ils étaient libres, leurs ébats n’en étaient que plus savoureux. Particulièrement en verve elle se pencha à nouveau vers lui :



Ayant dit cela, elle le regarda avec son air « couvent des oiseaux » comme il l’appelait. À la fois sage, timide, petite fille, mais aussi pour celui qui savait lire dans ses yeux, terriblement perverse.


Le concert se termina dans un tonnerre d’applaudissements, les spectateurs debout rendant un hommage appuyé et bien mérité à l’organiste.


Serrés l’un contre l’autre ils sortaient au milieu de la foule en rangs compacts. Elle devant, lui collé contre ses reins. Mireille se pencha en arrière :



Le petit jeu continuait et Pierre n’en était que plus excité. Dans la voiture, il tenta de l’embrasser et de glisser une main sous la robe. Elle se défendit vigoureusement.



Elle avait raison, Pierre en convint. Il retenta quand même un baiser et fut récompensé au-delà de ses espérances. Mais elle lui tenait les mains et il ne put poursuivre son avantage.


« L’auberge de la vallée » était à quelques kilomètres en dehors de la ville. C’était une lourde bâtisse, un peu à l’écart de la nationale, dont le patron était un ancien rugbyman. C’est comme cela que Pierre l’avait connu. André aimait mélanger les vieilles recettes du terroir avec d’autres d’inspiration plus nouvelle cuisine. Cela donnait à ses menus un côté rassurant, traditionnel, mais ce que l’on trouvait dans son assiette surprenait toujours. Il avait été remarqué par les grands guides des bonnes tables, et cumulait les bonnes notes, les toques, les étoiles. Depuis quelque temps, il avait mis à sa carte un menu dégustation. Pour ceux qui le prenaient, il servait de petites portions de plusieurs plats chacun accompagné d’un verre du vin idéal pour l’accompagner. Comme cela, disait-il avec son accent rocailleux, point besoin de choisir, vous aurez de tout. Cette formule avait très vite été couronnée de succès et saluée comme une innovation intéressante par de nombreux critiques gastronomiques.


Ils furent accueillis par Françoise. Femme d’André, elle régnait sans partage sur la salle. Charmante et charmeuse, elle séduisait sans effort tous ceux qui franchissaient le seuil de leur établissement. De plus parfaitement en phase avec son mari elle savait conseiller au mieux leurs hôtes, à leurs grandes satisfactions. Elle partageait avec lui également l’amour de la musique. Lui jouait du saxophone alto et du piano, elle du piano également mais aussi de la clarinette. Les deux jeunes femmes s’adoraient, et s’embrassèrent tendrement. Pierre un peu jaloux se posait à chaque fois la question de savoir si par hasard, entre elles deux, il n’y avait pas plus que de l’amitié. Françoise et André étaient mariés depuis trois ans et elle était originaire de la même ville que Pierre. Ses parents y tenaient avant leur retraite un commerce. Françoise et Mireille se connaissaient depuis l’arrivée de cette dernière dans le pays, et un moment elles faisaient partie de la même bande de supporters de l’équipe locale. Plusieurs fois il les avait vus repartir ensemble après une troisième mi-temps bien arrosée. Mais tout cela c’était avant que Françoise ne connaisse André. Depuis le restaurant les avait complètement occupés, lui ne jouait plus et elle ne faisait plus les déplacements de l’équipe. Pierre eut aussi droit à ses baisers de bienvenue. Il les trouva moins chaleureux que ceux réservés à Mireille. Mais il se fit une raison.


Installés à leur table, ils se laissèrent complètement prendre en main par leur charmante hôtesse. D’autorité elle leur apporta un apéritif à base de champagne et de jus de mures fraîchement pressées. Légèrement acidulé, le breuvage se révéla très agréable au goût. Les quelques mini-brioches au foie gras qui l’accompagnaient permirent de patienter en attendant l’arrivée des plats. Le repas fut comme toujours délicieux et plein d’invention. Cette fois-ci poissons de rivière et canard gras furent à l’honneur. Chaque assiette était présentée avec goût. Suffisamment garnie pour ne pas faire penser aux arnaqueurs de la prétendue nouvelle cuisine, dont les 3 haricots verts se battant en duel avec 2 minuscules bouchées de viande ou de poisson mettaient hors d’eux ceux qui se faisaient piéger. Les plats de l’auberge de la vallée permettaient de savourer et apprécier le savoir-faire du chef. Point trop copieux, ils permettaient de découvrir plusieurs facettes de son talent.


La soirée s’avançait, les autres clients quittaient l’établissement, André venait les saluer et écouter remarques, félicitations et suggestions. Lorsque le service fut fini, il vint sans façon s’asseoir avec Françoise à la table de ceux qui, plus que des clients, étaient des amis. Ils devisaient tranquillement, les hommes parlaient rugby et chasse. Les femmes de leur côté avaient l’air très excitées. Leurs rires étaient complices et Pierre et André finirent par s’apercevoir qu’il se passait quelque chose de peu ordinaire. Pierre d’un seul coup se demanda si Mireille n’avait pas mis Françoise au courant de sa tenue vestimentaire, et si elle n’était pas en train de lui préparer une drôle de fin de soirée. Françoise se leva et revint avec une bouteille de Dom Pérignon millésimée dans un seau à rafraîchir. De son autre main, elle tenait quatre verres. Mireille regardait Pierre les yeux pleins de malice, lui signifiant ainsi qu’elle savait quelque chose que lui ne savait pas. Françoise s’assit et se tourna vers son mari. Mireille prit la main de Pierre dans la sienne par-dessus la table.



Le cri que poussa André ne laissa aucun doute sur le plaisir que lui faisait cette annonce. Il se leva, voulut dire quelque chose mais resta complètement muet. Voir ce grand gaillard de plus de 1m90, ancien pilier redouté de ses adversaires, complètement sonné et balbutiant des « ma chérie, c’est merveilleux », avait quelque chose d’un peu surréaliste. Il bougea enfin, prit sa femme dans ses bras et faillit l’étouffer tellement il la sera fort. Il finit par la reposer par terre après l’avoir couverte de baisers. Sans que rien ne le laisse prévoir il se tourna brusquement vers Pierre, et lui donna une formidable bourrade sur l’épaule.



Pierre sentit à la fois le choc de l’amitié que traduisait la tirade d’André, mais aussi la main de Mireille qui serrait la sienne. Il en fut tout ému.



Françoise tenta de calmer son mari qui s’il continuait comme cela n’allait pas tarder à délirer sérieusement.



La soirée continua sur le thème du garçon. André ne voulait pas en démordre. Il revint plusieurs fois sur le mariage qui se faisait attendre de Pierre et Mireille, mais ne put avoir la réponse qu’il espérait. Vers 2 h du matin les quatre amis se quittèrent. La nuit était chaude et étoilée, propice aux rêveries romantiques. Ils restèrent encore quelques minutes sur le pas de la porte, puis Françoise décidément la plus raisonnable décida que comme le lendemain ils avaient une journée chargée il était temps de rentrer. Ils se séparèrent donc là et Pierre et Mireille reprirent la route.



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3



Ils devisaient sur l’événement de la soirée lorsque Mireille dit à Pierre :



Devant l’urgence, il s’arrêta à l’endroit demandé. Mireille descendit et traversa le chemin. Sur le côté de celui-ci se trouvait un tronc d’arbre couché. Les phares l’éclairaient en plein et on y voyait comme à midi. Elle grimpa sur le tronc, se tourna face à la voiture et lentement, en regardant bien en direction de son compagnon commença à remonter sa robe. Glissant centimètre par centimètre sur les bas, elle permit à Pierre de contempler une fois encore le galbe parfait des jambes de son amie. Puis il vit la dentelle des jarretières. N’y tenant plus il sortit à son tour du véhicule.



Il obéit alors que la jupe lui dévoilait maintenant le sexe haut fendu qu’il aimait tant. Mireille arrêta son mouvement lorsque la robe fut autour de sa taille. Elle s’accroupit en équilibre sur la bille de bois, et commença à uriner, cuisses largement ouvertes, complètement exhibée. Ce fut un long jet limpide qui tomba sur le sol. Les lèvres qui faisaient obstacle au passage du liquide chantaient et cela faisait comme le bruit d’une source cachée dans la mousse d’un bois. Cela dura longtemps. Pierre regardait à la fois ce sexe si accueillant pour lui et qui l’émouvait toujours autant, et le visage de sa compagne sur lequel il revoyait pour la deuxième fois de la soirée l’air « couvent des oiseaux ». Muet il contemplait le spectacle imprévu que lui offrait celle qui partagerait sa nuit.



Elle avait fini de s’épancher et restait comme cela, moitié nue, offerte dans la lumière. Son sexe luisait dans la lueur des phares qui se reflétait sur quelques gouttes de liquide encore accrochées à ses grandes lèvres. Lentement elle se releva, finit d’enlever sa robe qu’elle jeta sur son épaule.



Pierre s’approcha doucement, prit la robe d’une main et de son autre bras serra sa maîtresse contre lui. Ils se dirigèrent vers la voiture dont il éteignit le moteur et les phares. Il jeta la robe sur le siège arrière et ferma les portes.



Ils prirent le chemin, et quelques dizaines de mètres plus loin entrèrent dans un pré, en passant sous la clôture. Dans un coin du champ, il y avait un abri rudimentaire destiné à protéger quelques chevaux et leur nourriture des intempéries hivernales. En cette saison les animaux ne s’y tenaient que lorsqu’il faisait très mauvais, le reste du temps ils étaient dehors. Sous la douce clarté de la lune, le corps de Mireille tranchait sur le costume de son amant. Celui ci l’entraîna vers l’abri. Du fond du pré provenaient des bruits de course et des hennissements. Ils virent bientôt passer deux chevaux qui se poursuivaient en courant. Ils ne prêtèrent aucune attention aux deux humains et continuèrent leur folle course autour du pré.


Dans l’abri, Mireille avait décidé de déshabiller son amant et rien n’aurait pu la retenir. Il mettait du reste beaucoup de bonne volonté à lui faciliter la tache. Bientôt il fut aussi nu qu’elle. Sans qu’il s’y attende, elle le poussa en arrière et il tomba sur le dos dans le foin.



La clarté diffusée par la lune était largement suffisante pour qu’elle contemple le corps de son amant. Elle le connaissait si bien que même les yeux fermés elle était capable de se le décrire. Elle se dirigea lentement vers lui, et se laissa tomber à genoux entre ses jambes. Les yeux fixés sur la lourde verge tendue vers elle, Mireille descendit la tête jusqu’à ce que ses lèvres rencontrent le gland décalotté.



Pierre aimait par-dessus tout ces moments où elle prenait les choses en main, réalisant ses fantasmes pour leurs plus grands plaisirs à tous les deux. Ses lèvres s’ouvraient juste assez pour que sorte le bout de sa langue. Elle s’en servit pour titiller le méat qui commençait à laisser sourdre une perle de liqueur. Gourmande elle la recueillit et imitant un testeur de vin la dégusta.



Ceci dit elle plongea et commença une folle sarabande autour du pieu qui augmentait encore de volume. Tantôt de la langue, tantôt des lèvres, parfois des dents, elle suçait, pompait, agaçait le dard de son amant. Celui-ci profitait au maximum de ces caresses savamment dosées, et se laissait complètement aller. Son bassin se projetait en avant sous l’effet de spasme qu’il contrôlait de moins en moins. Mireille sentait le plaisir monter dans l’arbre de vie de son homme. Elle accéléra ses mouvements, y ajoutant une masturbation effrénée. Elle ne tarda pas à obtenir le résultat recherché. Criant son plaisir, le corps tendu, Pierre se déversait dans sa bouche à gros jets bouillonnants. Elle prit tout le temps nécessaire pour déguster jusqu’à la dernière goutte la liqueur. Puis se releva, les yeux chavirés du plaisir donné et reçu.



Allongés l’un contre l’autre sur le foin odorant, ils reprenaient contact avec le monde qui les entourait. Des bruits qu’ils n’avaient pas perçus auparavant parvinrent à leurs oreilles. Les deux chevaux étaient revenus près de l’abri. L’un d’eux tentait de poser sa tête sur la croupe de l’autre qui se dérobait, s’éloignait de quelques mètres et attendait d’être rejoint.



Pierre bougea un peu et se plaça derrière sa compagne. Ils regardaient tous les deux ces magnifiques animaux jouer. L’étalon avait développé une verge puissante et longue.



En disant cela, elle bougeait doucement les fesses tentant de redonner la vigueur nécessaire au sexe qu’elle avait si bien sucé quelques minutes auparavant. Et elle y parvenait. Le résultat qu’elle sentait entre ses deux globes charnus lui confirmait qu’elle avait un amant pour le moins difficile à fatiguer.

Pendant ce temps là les deux équidés continuaient leur danse amoureuse à quelques mètres d’eux. Le spectacle mettait Mireille dans tous ses états.



Pierre avait maintenant retrouvé une forme éblouissante. Son sexe turgescent était encastré entre les deux hémisphères culiers de Mireille et l’un comme l’autre donnaient à leur couple un mouvement de va-et-vient qui ne faisait que les exciter encore plus.



Sa voix se faisait plus basse, plus rauque. Sa respiration plus courte indiquait à Pierre qu’elle prenait un plaisir particulier à cette caresse. Il se dit qu’il pousserait bien son avantage un peu plus loin.



Tout en parlant, Il avait glissé sa main le long du ventre lisse et du bout de son majeur il massait doucement le clitoris de sa compagne. Celle ci pour lui faciliter la tache avait écarté un peu ses cuisses. Elle ne savait plus ce qu’elle devait faire, avancer son sexe vers la main de son amant ou tendre les fesses vers sa verge.



La jument semblait s’être calmée. Elle ne bougeait plus campée sur ses lourdes jambes, elle détournait sa queue offrant au mâle sa vulve béante. Celui-ci y avait posé le museau, reniflant la douce odeur de cette femelle en chaleur.


Pierre de son côté continuait ses caresses multiples. Il embrassait le cou de Mireille, mordillant et suçotant la peau tendre, flattant le flanc offert d’une main, le sexe maintenant détrempé de l’autre. Il s’appliquait à maintenir sa verge au contact de l’anus de sa maîtresse, donnant des petits coups de son gland sur l’anneau qui petit à petit se desserrait et semblait vouloir accepter la pénétration. Le cheval était dans un état d’excitation extrême. Son sexe avait atteint une dimension phénoménale aux yeux de Mireille qui ne le quittait plus du regard. Elle semblait hypnotisée par ce membre hors du commun, pour un humain en tout cas, elle déplaça ses mains et prenant ses fesses les écarta tant qu’elle pu. Pierre devina plus qu’il n’entendit le « prends-moi là, maintenant » qu’elle articula à peine. Il poussa un peu plus fort et son gland franchit le tendre barrage. Mireille poussa un petit cri.



Il ne fallut pas le lui dire deux fois. Il reprit sa poussée et sa progression, sans arrêter pour autant de caresser le sexe de son amante. De son côté l’étalon avait sauté la jument. Il était profondément entré en elle, qui ne bougeait plus du tout comme tétanisée par les coups de boutoir qu’elle recevait. Cette scène avait sur Mireille des effets complètement délirants. Elle se mit à bouger le cul comme une folle. Les mains ouvrant ses fesses au maximum de ce qui était possible elle favorisait la pénétration de son compagnon. Celui ci s’activait tant qu’il le pouvait. Il avait été obligé de lâcher le sexe ruisselant qu’il caressait jusque-là et tenait maintenant les hanches de son amie. Celle ci tendait son postérieur, comme pour faire pénétrer encore plus loin le dard qui la fouillait.


Les deux couples suivaient le même crescendo et les mâles prirent leurs plaisirs simultanément. Les cris de jouissance des humains se confondirent avec les hennissements des deux équins. L’écho de ces cris mélangés se propagea dans la nuit, formidable hymne à la vie et à l’amour, témoin à travers les temps de l’universalité du désir. Toujours encastrés l’un dans l’autre Pierre et Mireille récupéraient de la violence de leur passion, pendant que l’étalon flattait de sa tête l’encolure de la jument. Une douce somnolence s’empara des deux humains qui se laissèrent glisser dans un demi-sommeil réparateur.


La fraîcheur relative de la nuit les en tira un peu plus tard. Mireille se dégagea et sentit à regret le sexe de Pierre quitter son corps. Elle se concentra sur cette sensation et ressentit une sorte de plaisir doux lorsque son sphincter distendu se referma. Elle se tourna, et se blottit au creux des bras de son amant. Rassasiée, repue d’amour et d’émotions fortes, elle lui prodiguait des petits baisers partout sur le visage.



Ils se serrèrent un peu plus fort encore l’un contre l’autre.



Ils se levèrent et il lui mit sa veste sur les épaules. Il enfila son pantalon et sa chemise puis ils reprirent le chemin en direction de la voiture. Elle s’installa sur le siège sans remettre sa robe, Pierre lança le moteur, mit un peu de chauffage, et ils rentrèrent en ville.


La maison de Pierre était une ancienne maison bourgeoise. Entourée d’un grand parc, elle ne se voyait pratiquement pas de la rue. Le portail s’ouvrit automatiquement, mu par des moteurs électriques télécommandés. Il se referma après le passage de la Safrane qui s’arrêta devant le perron. Pierre descendit, ouvrit la porte de Mireille et la prit dans ses bras pour lui faire monter les escaliers et entrer dans la maison. Ils passèrent une nuit réparatrice dans le grand lit de sa chambre. Dans sa torpeur, elle repensa à ce qu’il lui avait dit un jour alors qu’ils avaient fait l’amour dans une autre des chambres de la maison, et qu’elle lui avait demandé si c’était là qu’il dormait.



Elle ferma les yeux, soupira profondément, embrassa les lèvres de son amant, et lui susurra à l’oreille :