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n° 10984Fiche technique18833 caractères18833
Temps de lecture estimé : 12 mn
16/11/06
Résumé:  Une nageuse professionnelle, un entraîneur compétent. La même passion : l'eau. À vous de voir la suite.
Critères:  fh hplusag jeunes piscine sport douche amour volupté massage pénétratio init mélo
Auteur : L-AqUaLoVeUsE-eRoTiQuE  (Amoureuse, amante, aimante, rêveuse, à vous de rêver...)      
À vos marques



Elle monte sur le plot.



Elle se penche en avant, se met en position. Le coup de sifflet retentit et elle plonge dans un autre monde. Un monde plus fluide, plus froid, où il n’y a presque plus de sons, presque plus d’oxygène, où l’on est plus léger et totalement seul.


Elle l’est, seule, dans ces profondeurs translucides. À chaque expiration, hors de l’eau, les encouragements de ses amis lui viennent aux oreilles. Elle aime ça, entendre ces mots, ceux qui la motivent, qui lui donnent l’envie d’y arriver. Passer du bruit au silence, puis du silence au bruit, seuls les voix et les cris résonnent dans sa tête. Parmi toutes, une seule l’interpelle, une seule accélère les battements de son cœur, une seule lui donne l’envie de finir son 200 mètres crawl, celle de Frédéric, son entraîneur.



À cet instant et à chaque fois, sa voix lui donne le courage de mettre toute la force qui lui reste pour parcourir cette distance qui la sépare de la victoire.

Sa respiration s’accélère, il ne lui reste plus que deux mètres… plus qu’un mètre…


La main de Frédéric arrête le chronomètre lorsqu’il voit celle de Florianne toucher le mur.



À ces paroles, elle s’exécute. Elle prend son sac, s’entoure de son peignoir chaud et se dirige vers les vestiaires. Elle pose son sac sur le banc et s’allonge sur la table de massage, prévue pour l’occasion, en plein milieu de la salle. Elle enlève son bonnet, elle détache ses cheveux retenus en chignon, prend son t-shirt entre ses bras, elle laisse sa tête s’y poser, puis ses yeux se fermer.


Elle somnole, elle est première de la dernière nage de la compétition. Encore une fois, elle vient de battre son record. S’il n’était pas là, s’il ne l’entraînait pas trois fois par semaines, si elle ne venait pas nager tous les jours, elle ne serait pas là, à la fin de son deuxième championnat de France de natation.


S’il n’était pas là, elle ne sait même pas si elle aurait continué à nager. Il est arrivé au moment où elle baissait les bras, puis lors des entraînements, il l’a remarquée, elle avait du potentiel et c’est alors qu’il a décidé de prendre le rôle de son entraîneur personnel.


Toutes ces choses, ces souvenirs lui reviennent comme un rêve, celui dans lequel elle sombre. Puis, elle pense à lui, à cet homme qui l’a aidée, cet homme qui l’a encouragée, cet homme qui l’a élevée sur le piédestal. C’est grâce à lui qu’elle est montée sur le podium pour la première fois, grâce à lui qu’elle a connu la joie intense de la victoire pour la première fois, tout ça elle le sait, elle en est consciente, jamais assez elle ne le remerciera.


Mais, la chose qu’elle ne sait pas, c’est que pour la première fois, il la voit, cette jeune femme qui sort de l’eau lentement, sensuellement, au corps élancé, parfaitement proportionné, aux courbes généreuses. Cette jeune femme n’est plus cette adolescente de 17 ans qui trouvait des excuses pour ne pas venir s’entraîner. C’est la première fois qu’il la regarde vraiment comme une femme, avec son cœur, son âme, son corps, qu’il se sent l’homme capable de la séduire.


Dans son repos, elle le voit lui sourire, lui parler, l’encourager, la féliciter, lorsqu’il la prend dans ses bras. Elle l’a toujours vu comme un entraîneur, mais pas cette fois. Dans son regard, dans son sourire, dans sa voix, il y avait quelque chose en plus, quelque chose de plus plaisant, de plus séducteur.


« Finalement, il n’est pas si mal que ça, et puis huit ans d’écart, c’est pas énorme » s’entend-elle penser. C’est là sa dernière pensée et, sans qu’elle s’en aperçoive, Morphée l’emporte dans ses bras.


Au bout d’une demi-heure, il arrive à la salle, les discussions avec les entraîneurs sont parfois interminables. Il frappe à la porte deux coups avant d’entrer, comme à son habitude, puis il la voit, là, allongée sur le lit de massage, il la contemple. Cette beauté au corps sportif et sensuel à la fois, cette nageuse vêtue d’une simple serviette de bain, l’attendant à demi-nue, elle l’attire, elle lui plaît, il la désire. Lentement, il s’approche d’elle, ne cessant de la regarder, d’admirer son corps de déesse. Revenant sur terre, il enduit ses mains de crème et entreprend de lui faire un massage, pour la détendre, la délasser de ces efforts.


La douceur délicate de ses mains ainsi que la fermeté des caresses qu’il lui procure la fait brutalement émerger de son assoupissement. En un sursaut, elle se retourne sur le dos, de peur, de crainte, s’en s’apercevoir qu’elle est entièrement nue.



« Et tu es si belle quand tu dors », ne peut-il s’empêcher de penser.


Ce sourire, elle l’a vu tant de fois, mais pas comme maintenant, elle le trouve beau, séduisant. Son regard ne fait qu’augmenter ce sentiment d’apaisement, de confiance, après la peur qu’il lui a faite. Elle ne peut quitter des yeux ce sourire.


« Mais qu’est-ce qui m’arrive ? » songe-t-elle.


Son cœur s’emballe, des frissons la traversent, une chaleur au bas du ventre commence à naître. C’est lorsqu’elle sent sa poitrine durcir qu’elle se rend compte qu’elle est complètement nue sous les yeux de Frédéric.



Rouge de honte, mais touchée, elle se remet sur le ventre, cherchant à tout prix à éviter son regard, et avant tout à calmer son cœur qui bat à tout rompre.


Confus, perdu, il calme ses pensées et commence alors le massage. Tant bien que mal, il essaye malgré tout de cacher ses ardeurs, mais il ne peut s’empêcher d’avoir envie d’elle. La peau sous ses mains, sa douceur, sentir ce corps fondre sous ses caresses, ne fait qu’endurcir son envie. Il ne laisse pas un centimètre sans caresses. Il la sent se détendre, se décrisper, et même prendre du plaisir à ses caresses.


Envoûtée, charmée, séduite, elle se laisse aller au massage qu’il lui prodigue. Ses mains d’homme sur son corps de jeune femme font monter en elle la température, des images lui traversent l’esprit. Elle l’imagine nu, sous la douche, après une séance de natation bien épuisante, elle s’imagine le rejoindre, sans un bruit, se glisser derrière lui, le toucher, le caresser, sous l’eau chaude. Elle s’imagine dans ses bras, l’embrasser, le caresser, lui donner pour la première fois ce corps qu’elle désire tant lui offrir. Elle les imagine donnés l’un à l’autre, unis corps à corps par la chaleur intense et le plaisir, pour atteindre un plaisir des plus forts. Elle les imagine tellement, que son antre s’en humidifie et qu’elle gémit doucement de plaisir.


Ses mains sur son corps, il en apprend les courbes ; celles de son cou, de ses épaules, de son dos, de ses reins, de ses fesses. Dans une telle position, il devine celle de ses seins comprimés contre la table. Tentant le diable, une de ses mains vient les frôler, du bout des doigts ; il la sent frissonner et même pousser un gémissement de plaisir. Comprenant ce signe comme une approbation, il revient sur les reins, lentement, l’admirant ; puis il arrive au niveau de ses fesses bien galbées et musclées. Il remonte le long de sa colonne, puis la redescend lentement, avec deux doigts. Arrivé au creux de reins, il ne peut empêcher ses mains de descendre caresser à nouveaux ces deux globes. Comme une invitation, il voit s’entrouvrir les jambes de sa nageuse, telle une réponse, sa main s’immisce entre elles et vient découvrir de la pulpe des doigts, le fruit de sa passion. Ce fruit qu’il sent tendre, brûlant, laissant couler son nectar. Il ne peut plus le cacher, il la désire, son membre apparent se fait de plus en plus imposant dans ce boxer trop serré désormais. Comme pour lui donner encore plus de plaisir, ses doigts se font insistants, il caresse délicatement cet antre mystérieux, l’objet de ses désirs. Sur son flanc droit, il vient déposer un baiser.


Elle ne sait pas à quel rythme bat son cœur, mais sans doute plus fort que jamais. Elle ne sait plus où elle en est, ces sensations étranges, ses sens, son corps s’enflamment au fur et à mesure que les caresses de son maître se font de plus en plus insistantes. La peur, le désir, le plaisir, l’envie… elle ne sait plus quoi ressentir… Elle sent ses caresses douces, délicates, au niveau de son antre secret, que nul homme n’a jamais effleuré à ce jour. Ces doigts se font entreprenants, cherchant à la conquérir, à connaître les profondeurs de son âme… Mais elle ne sait pas, elle ne peut pas.


Ne cessant de l’admirer, de la caresser, ses désirs se font plus grands, ses envies se font plus oppressantes. Les gémissements de sa belle le guident à travers ses gestes ; il devine ses lèvres, petites et grandes, du bout des doigts ; à des moments il s’enivre de son odeur, se délecte de son goût, il aime tellement ça. Il s’aventure alors lentement vers cet endroit sacré qu’il aimerait tant découvrir ; délicatement, il s’y aventure. Mais sa progression se trouve stoppée nette, les jambes se sont resserrées. Il s’arrête alors, se retire. Elle s’assit en tailleur précipitamment, la serviette autour d’elle, les genoux entre ses bras, il la regarde, puis demande :



Séduite par ses mots, par sa tendresse, elle l’embrasse délicatement, goûtant à ses lèvres, savourant un baiser qu’il a tant attendu.


Cette douceur, ce goût à la fois sucré et salé, cette langue agile, elle s’enivre de ce plaisir. S’évadant de ses pensées, uniquement à l’écoute de son corps, elle sent des frissons la traverser ; ses mains sont si douces, ses gestes si tendres et si fermes à la fois, elle aime ça, elle le découvre, elle le savoure, elle adore, il l’envoûte, il la charme, il la séduit, il l’excite, il la désire.


Son corps si brûlant de chaleur, il ne peut s’empêcher de le caresser, son dos musclé, puis la chute de ses reins pour arriver à la naissance de ses fesses. Debout face à elle, il ne peut résister à ce plaisir, ce désir si fort de la découvrir, de la contempler, de la toucher. Il la prend alors dans ses bras, tout contre lui, il entend son souffle s’accélérer, puis cette voix qu’il aime tant lui susurre :



Entendant son appel, ce cri, ce désir qui est le sien, il la porte alors, au niveau de sa taille, la serrant dans ses bras, se dirigeant vers les douches encore fumantes. Fou de désir, sa bouche descend dans son cou, sur son buste pour arriver vers ses seins. Ses seins si fermes, ronds, tendres et si beaux, sa langue en parcourt chaque centimètre, de la base au début de l’aréole, d’un côté à l’autre.


Il est agile, il est doué, c’est si bon, ces pulsions, ce plaisir qu’elle prend lorsqu’il la caresse, ces frissons de plaisir et d’excitation. Une fois sous les douches, bloquée entre lui et le mur, son corps se met à onduler contre le sien, son bassin effectue des va-et-vient. Ses sens en éveil, elle est à fleur de peau, chacun de ses gestes l’excite, elle s’exalte de ses nouvelles sensations, ce mélange étrange entre ses mains, son corps, sa peau, sa bouche, l’eau des douches si brûlante, la chaleur intense de leurs corps, de son corps. Une fois pied à terre, elle le caresse, parcourt son torse, le déshabille alors, pour le sentir encore plus près de lui, et cela, par quelques gestes élégants.


Habilement elle se dirige vers l’inconnu, elle ne sait où elle s’aventure, ce qu’elle va découvrir, mais elle le veut, elle le désire ; à genoux devant lui, elle devine son plaisir, son désir à travers les caresses qu’elle applique délicatement à l’objet de son futur plaisir.


Savourant chaque offrande qu’elle lui fait, il l’interrompt alors et la redresse, il la prend dans ses bras, car elle semble avoir un peu froid, et c’est ainsi tout en douceur qu’il réussit à lui enlever ses peurs.


Par mille baisers et mille caresses, ils s’unissent tendrement, délicatement, sensuellement, en prenant leur temps pour en ressentir toutes les sensations. À son entière écoute, il la découvre petit à petit, se laissant aller dans son corps, lui donnant ainsi du plaisir ; un plaisir qu’il n’aurait jamais pensé lui donner un jour. Mais ce jour est arrivé, ce jour tant rêvé, cet instant qui n’était que chimères se voit désormais réalisé. Ce plaisir partagé, cet instant d’intimité, cet amour si fort et si fragile à la fois, il veut que cela dure plus d’une fois. La jouissance est si proche, pour elle si forte, il ne peut que se retenir de crier pour la faire monter au septième ciel. Ce septième ciel idéalisé, elle y est, elle le vit, ces frissons, ces plaisirs, cette brûlure au bas du ventre qui l’envahit pour laisser place à une douceur intense.


Jamais elle ne pensait se sentir aussi bien un jour, qu’un tel bonheur puisse exister. Puis, petit à petit elle revient sur terre, dans ses bras, toujours unie, ne voulant se désunir, elle le serre si fort, elle ne veut pas le quitter, elle ne fait que l’embrasser. Petit à petit, la réalité lui revient, elle est si heureuse grâce à lui qu’elle ne peut cesser de le regarder, d’essayer de deviner dans ses yeux, ses pensées.



En guise de réponse, elle l’embrasse, elle l’enlace, puis lui sourit. Cette étreinte semble s’éterniser, puis la sonnerie d’un portable les ramène à la réalité.


Plus de 18 heures déjà, ils s’empressent alors de s’habiller, de se sourire, de se deviner, de se taquiner aussi, et c’est ainsi que leur histoire commence. La route est longue devant eux, les heures coulent lentement, puis elle plonge lentement dans son sommeil, à ses côtés dans le siége passager. Elle rêve qu’elle nage, qu’elle gagne, elle rêve alors de caresses, de baiser… Puis une voix lui dit :



Puis elle rêve de ses bras, son regard, son sourire, puis des cris, un crissement de pneus, elle est sortie de son sommeil et le voit à ses côtés, paniqué, la pluie tombe à flots, il freine, la voiture dérape, il crie qu’il l’aime puis tout se termine.


Des voix, une lumière blanche, elle a mal, elle est perdue, elle l’appelle mais il ne répond pas, des voix d’autres hommes lui parlent :



Ce qu’elle fait.



Elle n’y arrive pas.



Aucune réponse, puis d’autres voix, celle d’un médecin, elle distingue mal les mots, ils parlent de morphine, de blessures graves, d’un conducteur, de choc violent… Des mots… « Tu es si belle »… « Traumatisme crânien important »… « Te prouver que je t’aime »… « Il ne s’en sortira peut-être pas »… « Mon ange »… « Il est décédé ».