| n° 10928 | Fiche technique | 8999 caractères | 8999Temps de lecture estimé : 6 mn | 30/10/06 |
| Résumé: Un dernier rendez-vous... | ||||
| Critères: fh fépilée volupté fellation cunnilingu pénétratio tutu | ||||
| Auteur : Isarma Envoi mini-message | ||||
C’est ta décision… nous nous voyons aujourd’hui pour la dernière fois. Tu avais ta vie, j’étais une parenthèse. Je le savais, mais ça fait mal…
Tu m’as demandé un dernier rendez-vous, expliqué que tu voulais, une fois encore, me tenir dans tes bras pour nous inventer un dernier souvenir. Je ferais en sorte que ce dernier moment soit le plus beau, pour que tu ne l’oublies jamais, pas plus que l’un de nous n’oubliera notre premier baiser, sous un porche, par ce brûlant après-midi de juillet…
Ce baiser… nos lèvres qui se sont trouvées sans même avoir à se chercher… nos corps aussitôt accolés, et ta virilité si dure contre ma cuisse, tes mains qui me caressaient…
Tu m’avais rapidement entraînée dans un petit hôtel proche où, enfin, nous nous sommes aimés.
Tout était si évident… et aujourd’hui, je te vois pour la dernière fois. Je ne sais pas comment je vais réussir à me passer de ton corps, combien de temps je pourrai retrouver l’odeur de ta peau, le goût de tes lèvres…
Tu vas me quitter, me broyer le coeur, le réduire en miettes… Mais tu as raison : mon coeur est à toi, je te l’ai donné : tu peux en faire ce que tu veux.
Tu voulais des souvenirs, je te donnerai des regrets. Ton plaisir, inoubliable, sera ma vengeance. Je te connais si bien…
Déjà, ta voiture s’arrête le long du trottoir où je t’attends. Je monte, je me penche vers toi, et tu aperçois, dans l’échancrure de mon caraco, ce nouveau soutien-gorge en dentelle noire, dont je sais qu’il va te plaire…
Tu m’embrasses langoureusement. Tes lèvres enfin… Je te rends ton baiser, puis je te murmure à l’oreille que j’ai complètement oublié de mettre quelque chose sous ma jupe. Je suis récompensée par ton sourire complice. Tu n’es pas au bout de tes surprises…
La voiture démarre. Ta main frôle mon genou, s’aventure, si douce, le long de ma cuisse, remonte lentement vers mon intimité… Je bouge un peu pour te permettre de l’atteindre et, toi ordinairement si maître de toi, tu ne peux masquer ta réaction de surprise et de plaisir en découvrant sous tes doigts mon sexe lisse et doux, pour la première fois totalement épilé. C’était ton fantasme… Je te l’aurai offert.
Cette double nudité me fait percevoir plus intensément toutes les sensations, et le simple contact du tissu de ma jupe laisse monter un trouble qui préfigure bien davantage… Pendant mon attente, à chaque frôlement indiscret d’un vent heureusement léger, c’étaient déjà tes caresses que je sentais…
Tes doigts m’explorent lentement, s’attardent sur les pourtours de ma fleur dont je sais que tu brûles désormais de la déguster plus longuement, plus intensément que jamais ; ton pouce agace mon clitoris, mais, déjà, ta main doit m’abandonner, toute humide : tu as besoin de tes deux mains pour te garer, car nous sommes parvenus à destination…
Nos doigts se sont enlacés pour gravir l’escalier étroit qui mène à ton appartement.
Nos hanches se frôlent à chaque pas, et je sais que tu apprécies autant que moi ces moments d’anticipation, où se rencontrent la tendresse, le désir et les possibles…
Soudain, je rate une marche, et tu me plaques brusquement contre toi pour me rattraper, en t’appuyant au mur. Ma bouche effleure tes lèvres, et notre baiser devient vite passionné, tandis que ta main caresse ma cuisse, incendiant mes sens à travers ma jupe légère…
Ma bouche descend le long de ton cou et vient se poser sur ta poitrine, là où ta chemise, dont les deux premiers boutons sont demeurés ouverts, laisse apparaître ta peau, tandis que mes mains, dans ton dos, suivent les muscles de tes épaules et ta colonne vertébrale…
Ta main veut se faire plus précise, mais je t’entraîne vers l’appartement, où nous aurons le temps et l’intimité nécessaires pour nous découvrir, nous explorer et nous aimer pour la dernière fois, comme au premier jour de notre amour. Je te désire autant qu’alors, je te désire à chaque fois davantage… Je sais qu’il en est de même pour toi. Le sexe, entre nous, a si souvent remplacé les mots, qu’il traîne un air de serment d’amour dans chaque caresse, dans chaque baiser…
À peine entrés, le sentiment d’urgence que ressentent nos deux corps te pousse à t’agenouiller devant moi. Tu déposes des baisers brûlants sur mes cuisses, et tu remontes lentement ma jupe. Tes doigts retrouvent bientôt mon sexe, qu’ils caressent et qui les accueille comme des visiteurs familiers, toujours plus précis et indiscrets…
Tes yeux explorent eux aussi tendrement mon intimité, découvrent le petit grain de beauté, bien visible sur la peau si blanche de cette zone sensible, en haut, juste à la jonction des grandes et des petites lèvres, légèrement sur la droite… Nul autre que toi ne sait ce petit secret, habituellement dissimulé par la toison que j’ai bannie pour ton plaisir…
Ta bouche atteint mon sexe, et ta langue l’explore avec délice, s’attardant parfois sur le clitoris, puis venant remplacer tes doigts au plus intime de mon corps. Mes mains dans tes cheveux t’incitent à poursuivre la caresse, à laisser ta bouche prendre possession de tout mon être… Tu tètes délicatement mon clitoris tandis que montent en moi les premières vagues du plaisir, qui me surprend avec une violence encore inédite…
C’est vacillants et ivres l’un de l’autre que nous gagnons la chambre. Ta chemise, mon caraco, le fin soutien-gorge de dentelle abandonnent nos corps dès les premières secondes. Ton regard me caresse, et je sens que le plaisir demeure tout près, à fleur de peau… Tu me débarrasses de ma jupe, et je suis nue devant toi. Émotion du premier instant… Émotion de la dernière nuit… L’une de tes mains est en bas de mon dos ; l’autre s’attarde sur la courbe de mon sein droit, et mon bassin, qui va au-devant du tien, sent ta verge dressée à travers ton pantalon…
Je te pousse doucement vers le lit, et ma bouche explore passionnément la tienne avant de s’aventurer sur ta poitrine pour agacer tes mamelons tandis que mes mains détachent ta ceinture… Tu m’aides à t’ôter tes derniers vêtements, et je m’aventure toujours plus bas, pour laisser mes lèvres s’attarder sur ton ventre, sur ton nombril… Je pourrais passer des heures ainsi, à embrasser, à caresser ton corps partout, tendrement, passionnément… Mais ton désir se fait plus exigeant, et je descends encore, je sens ta virilité palpitante effleurer ma joue tandis que je vais embrasser tes cuisses avant de remonter très lentement…
Tu gémis quand ma langue effleure tes testicules, suit la hampe de ton sexe dressé et en caresse doucement le frein, vient jouer tout autour, avant de l’engloutir, d’entamer un va-et-vient irrésistible, qui s’accélère peu à peu et te fait gémir. Je poursuivrai jusqu’au bout, jusqu’à ce que ton plaisir jaillisse dans ma bouche, afin de te boire, de garder le goût de ta semence comme un dernier cadeau…
Suit un moment de tendresse, blottis l’un contre l’autre, pour laisser monter le désir qui ne sera pas long à renaître. Je te regarde, je me repais de ton image pour ne jamais t’oublier… Trop peu d’heures pour inventer nos derniers souvenirs…
Tu embrasses mes seins dont les aréoles dressées ont foncé sous l’effet du plaisir, et ta langue s’attarde sur l’une d’elles, que ta bouche vient saisir et téter langoureusement… Tout un monde de sensations et d’intimité…
Je viens enfin sur toi, m’empaler sur ton sexe qui a retrouvé toute sa vigueur. Je te chevauche longtemps, les yeux dans tes yeux, tandis que tes mains m’effleurent, me caressent, font de chaque geste un univers où nous nous rejoignons pour mieux nous retrouver, et que je vois les signes du plaisir se dessiner sur ton visage… L’orgasme nous surprend simultanément et nous transporte par sa violence. Je m’abats sur ton torse pour y poser encore quelques baisers brûlants… Je voudrais conserver à jamais ces instants qui s’enfuient…
Un peu plus tard, tu es endormi, je me lève et je m’habille en silence, le corps encore en émoi. Il n’y aura pas d’adieu : quels mots pourraient égaler ces moments partagés ?
Je dépose sur ton visage un baiser léger ; mes doigts effleurent une dernière fois ton dos, et je sors en silence, les larmes aux yeux, émue comme au premier jour par ton visage apaisé quand tu dors…
À ton réveil, il ne te restera que le souvenir de moi, dont j’espère qu’il va s’attarder longtemps, obstinément… Je t’aime encore…