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Temps de lecture estimé : 10 mn
12/10/06
Résumé:  Où l'on attend que quelque chose arrive.
Critères:  #aventure #fantastique fh fellation nopéné
Auteur : Lise-Elise  (Exploratrice littéraire)            Envoi mini-message

Série : L'ambassadrice et le prophète

Chapitre 06 / 13
La convalescence


Fyrag et Thyris sont arrivés à Natrant. Là, Fyrag se fait kidnapper par des prêtresses de Mysalis plutôt joueuses, alors que Thyris apprend avec stupéfaction que contre toute logique elle est encore vierge, ce qui la désigne comme destinée à accomplir la prophétie. Une grande fête est organisée à la maison des sœurs pour fêter la future héroïne, au cours de laquelle Thyris entend les appels de Fyrag et vole à son secours.

Si vous ne vous souvenez pas d’avoir lu ça, alors, allez voir les épisodes précédents, ce sera quand même plus clair !




oooOOOooo




Ce qui a séparé peut réunir, ce qui est défait peut être refait. Le temps en sera long, le courage en sera grand, mais le jour reviendra où ni les hommes, ni les femmes ne rechercheront l’ascendance. En préparation de ce jour, hommes et femmes de bien tenteront de vivre en bonne intelligence, comme il en sera ce jour-là. Mais il y aura dans le monde de grandes déchirures. Écoutez-moi, moi qui ne suis qu’un et une en un seul corps, ainsi se passera la réconciliation dans la demeure des dieux et dans celle des hommes.

Livre révélé d’Atilbis, chapitre quinzième




Fyrag était attaché, debout, et il sentait derrière ses fesses la dure planche de bois. Mais la position n’avait rien d’inconfortable. À ses pieds, Thyris maniait son sexe et de la main et de la bouche, et Fyrag savourait les caresses avec bonheur. Il regardait tendrement les boucles blondes de sa comparse bouger au rythme de sa gourmandise. S’il avait pu remuer les mains, il serait volontiers resté là jusqu’à la fin des temps.


Puis, la vorace suceuse leva la tête. À la grande surprise du jeune homme, ce n’était pas Thyris. Sous la crinière blonde, un visage fin et beau, aux traits accusés, aux yeux verts, le regardait avec une sorte d’imploration. Mal à l’aise, Fyrag l’observa se lever. Il admira une poitrine superbe, ronde, pleine, aux aréoles d’un rose si vif qu’elles semblaient être une friandise. Puis, avec stupéfaction, le garçon comprit que ce n’était pas une femme qui lui avait prodigué cette divine caresse. Un sexe bistre, reposant sur une toison blonde, flanqué de deux boules qu’on devinait dures au toucher, ornait le bas ventre de la magnifique créature qui le regardait.


Fyrag le connaissait. Il l’avait déjà vu, mais jamais si clairement. Et maintenant il ne pouvait plus nier. L’individu était autant homme que femme. Ni l’un ni l’autre, les deux. Il n’existait au monde qu’un seul être répondant à cette description.



Son sexe dansait la tarentelle. Il se rendit compte alors qu’il sentait toujours les caresses du Dieu, alors que celui-ci tenait ses mains loin de lui, ouvertes, dans cette position que les sculpteurs d’autels lui donnaient en général.



Pour vérifier, il ouvrit les yeux, et crut ne pas s’être réveillé. Il y avait bien une main sur son sexe, et un joli bras rond disparaissait entre ses jambes. Il sentait les doigts jouer avec ses couilles. Il ne voyait pas le visage de la jeune fille, mais la tunique de vestale dérangée ne laissait pas ignorer qu’il s’agissait bien là d’une femme. Les longs cheveux noirs caressaient parfois son torse. Il se régala encore, jusqu’à ce qu’il croise un regard apeuré. Aussitôt la jeune fille lâcha le membre turgescent, et se recula jusqu’à arriver près de la porte.

Fyrag, voulant savoir s’il rêvait oui ou non, se pinça. Il était réveillé, mais ne comprenait pas comment, de ligoté et tourmenté par trois folles furieuses, il se retrouvait couché dans un lit confortable, et dorloté par une charmante personne qui ne lui semblait pas pourvue de toute sa raison.


Comprenant que la prêtresse avait peur de lui, il décida de fermer les yeux. Après tout, si elle pensait qu’il s’était rendormi, elle voudrait peut-être recommencer ce qu’elle faisait tout à l’heure. Il se remémora ce que Thyris lui avait dit sur les vestales. À priori, cette jeune femme n’avait pas dû voir d’autres hommes que les travailleurs de force employés à Natrant pour les tâches trop dures et dégradantes. Il en avait croisé un, curant les égouts. L’homme était sale, hirsute, et semblait de mauvaise humeur. Bien sûr, si aux yeux de cette jolie oiselle un membre du sexe fort ressemblait à ça, il comprenait qu’elle tienne ses distances. Pourquoi alors avait-elle commencé ce fort agréable massage, et pourquoi donc ne le reprenait-elle pas ? Il se sentit rougir. Une septaine plus tôt, il n’aurait jamais eu pareille pensée. Il ne se serait pas retrouvé dans pareille situation non plus. Cette idée le fit sourire et comme il avait débandé, il décida d’ouvrir les yeux.


La jeune prêtresse était plongée dans un parchemin, sagement assise sur une chaise. Sa tunique avait retrouvé toute décence, voire au-delà. Elle tournait nerveusement une mèche de cheveux entre ses doigts, et elle lui jeta un regard furtif. Voyant qu’il était à nouveau éveillé, elle reprit son air apeuré. Elle ne bougea cependant pas. Cherchant à l’apaiser, Fyrag engagea la conversation.



Le garçon inspecta, inquiet, l’ensemble de ses membres. Il avait quelques marques rouges aux poignets et aux chevilles, ainsi qu’aux genoux, et une petite surface brillante sur l’ongle de son gros orteil lui rappelait un fort mauvais souvenir. Cela dit, pas de quoi l’aliter.



De mieux en mieux. Thyris ne lui avait-elle pas dit que la gent masculine était proscrite de ces lieux ?



La jeune fille s’arrêta. Dans son emportement, elle avait failli révéler à un homme une information que toutes devaient garder. Elle baissa aussitôt les yeux sur son parchemin et reprit sa lecture. Fyrag jugea plus prudent de changer de sujet.



Silence.



La petite brune ne bronchait pas.



Pas de réaction.



Il regarda un peu la pièce. Le mobilier se composait d’une chaise sur laquelle sa farouche infirmière était assise, d’une table austère et d’un marchepied. Fyrag chercha quelque chose qui lui occuperait l’esprit, et ne trouva rien.



La vestale ne lui adressa pas un regard.



La jeune femme leva enfin la tête :



Fyrag soupira. Il avait bien sûr espéré autre chose. Mais vu le ton glacial de sa surveillante, les dominos, ce ne serait pas si mal.


Quelques heures plus tard, la garde-malade fut relevée. La nouvelle venue, rousse et gironde, était d’une autre trempe. Elle avisa très vite le sexe endormi de Fyrag, et se montra d’une insatiable curiosité.

Elle questionna le jeune homme, tripota, s’étonna vivement du changement de forme et de couleur, joua avec les bourses sans cesser de bombarder le garçon d’interrogations sur cet objet inconnu d’elle, et, voyant une goutte perler, apprenant qu’il ne s’agissait pas d’urine, voulu goûter.

C’était la deuxième fois que Fyrag sentait une bouche féminine sur son sexe, et les jeux de la rouquine l’avaient déjà bien échauffé. La seule pensée qui le retenait de jouir, c’était le flot de questions qui immédiatement suivrait. Il se sentait incapable d’y répondre. Au moins, avec la bouche là, elle ne parlait plus. La petite langue rose poursuivait son exploration, et Fyrag sentait le plaisir monter.


Il fut sauvé par l’ouverture brusque de la porte. Thyris entra à toute volée, et immédiatement la honte d’être surpris dans cette posture fit débander le jeune homme. La ronde rousse fronça un sourcil interrogateur, alors que Thyris s’installait posément sur le fauteuil laissé libre par la gardienne. Fyrag était rouge brique, et ne savait comment faire pour se débarrasser de l’encombrante suceuse sans se retrouver immédiatement avec les deux filles à dos.


Il n’eut pas ce problème. La mignonne rouquine, surprise par le bruit et la brusque débandaison du jeune homme, jeta un œil vers la nouvelle venue. Aussitôt elle lâcha le pénis et joignit les mains dans une position de déférence. Thyris eut un regard mi-las, mi-amusé, et avec une grande amabilité, enjoignit la jeune fille de reprendre ses activités.

À la grande surprise de Fyrag, Thyris commença à lui faire la conversation, tandis que la soignante recommençait son office sur un objet redevenu gaillard.



Fyrag s’étonna vraiment de la question. Il lui semblait que la situation même indiquait une pleine santé. Mais le ton de Thyris trahissait une réelle inquiétude, et il voulut la rassurer.



Le jeune homme s’étonna. Ce qu’il voyait dans le regard de sa compagne lui faisait presque peur. Pourtant, il n’avait pas souvenir d’avoir été molesté. En fait, la seule douleur ressentie venait de la position dans laquelle il avait été attaché.



Fyrag, mal à l’aise, lui fit signe de changer de sujet. La jeune femme reprit.



Le garçon se rendit alors compte d’un problème. Il s’apercevait que Thyris parlait à demi-mot, afin de ne pas être comprise de la jeune femme qui le suçait avec application. Mais justement à cause de cette femme, ou plus précisément à cause des mouvements des lèvres et de la langue sur son gland, il se sentait de moins en moins capable de comprendre des sous-entendus. Il fut alors déchiré entre deux partis à prendre. Il pourrait, de quelques coups de reins, assortis à un ou deux conseils, faire que la rouquine le fasse jouir. Mais il n’était pas certain ensuite de pouvoir reprendre ses esprits, et la conversation. Le second choix était de demander à la jeune femme d’arrêter. Il aurait les idées claires, mais il regrettait de devoir interrompre ses plaisirs. Tout à ces pensées, il ne se rendit pas compte que Thyris lui avait posé une question. Elle comprit très vite, et lui épargna le choix. Elle demanda gentiment à la jolie rousse de sortir. Celle-ci, après un dernier regard au phallus bien raide de Fyrag, obéit sans discuter. Thyris eut un sourire moqueur devant l’air de chien battu du garçon, puis sans pitié, elle reprit.



Elle avait dit cela avec tant de simplicité que Fyrag mit un temps avant de saisir. Puis il ouvrit la bouche, et aucun son n’en sortit. Thyris continua, feignant ne se rendre compte de rien.



Elle s’arrêta un instant, mais ne laissa pas à Fyrag le temps de lui poser une seule question.



Elle s’arrêta encore. Au moment où Fyrag ouvrit la bouche pour parler, elle reprit :



Dans le cerveau de Fyrag, une image passa fugacement, mais disparut aussitôt, ne lui laissant que la sensation amère d’avoir presque tenu la vérité.



Fyrag ne lui laissa pas le temps de reprendre.



Thyris le regarda avec stupeur.



Thyris, d’un coup, se sentit honteuse. Elle était si sûre de sa supériorité. Et voici qu’en deux phrases, ce berger à peine sorti de son étable lui en apprenait plus que tout ce qu’elle savait sur Atlibis. Elle se reprit.



Thyris grogna quelque chose d’incompréhensible, sauta sur ses pieds et gagna la porte. Puis elle se retourna, et revint sur ses pas. Elle se pencha sur le sexe de Fyrag, jusqu’à l’effleurer de ses lèvres. Celui-ci frémit.



Fyrag gémit plus qu’il ne parla :



Tout à fait satisfaite, la jeune femme s’appliqua à faire valoir à Fyrag que ses arguments valaient largement ceux de ses rivales. Lorsqu’elle le quitta, il avait si bien joui que ses paupières se fermaient malgré lui.