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Temps de lecture estimé : 25 mn
05/10/06
Résumé:  Après deux ans de léthargie, je reprends goût à la vie.
Critères:  fh amour volupté cunnilingu pénétratio
Auteur : Fcomblee  (Caroline, brune, 1m72, 60 kg, 43 ans.)      

Série : Ma vie

Chapitre 02
Les couples se forment

Mon mari est mort depuis deux ans et, depuis deux ans, je survis plus que je ne vis.


En octobre de l’année 2004, la fac de droit me contacte pour donner des cours de droit pénal. N’ayant que peu d’expériences dans le domaine de la pédagogie, je m’inscris à une formation. Nous étions six, de professions différentes, deux femmes et quatre hommes. Le but de la formation était de savoir construire un cours mais aussi de savoir argumenter. Nous faisions des jeux de rôles et un de ces jeux consistait à faire admettre un projet à une autre personne.


Je me retrouve face à Marc, 44 ans, homme d’affaires, au regard froid, affichant une suffisance à la limite du supportable mais dégageant une force qui m’impressionnait. Je rappelle que je suis avocate et il n’est jamais arrivé à démonter mes arguments. Il a déclaré forfait à regret parce qu’il fallait qu’on laisse la place aux autres duos.


Au déjeuner que nous prenions tous ensemble, il m’a avoué avoir été impressionné et souhaitait m’inviter à dîner le lendemain soir pour que l’on continue ce petit jeu. Il refusait de s’avouer vaincu et ça commençait à me plaire. Je me lance et lui dis :



C’est alors que je vois une lueur dans son regard. Je comprends de suite et souris.



Nous convenons qu’il viendrait me chercher chez moi à 19h30.


Pour la première fois depuis longtemps, je pris un soin tout particulier à me préparer. Je choisis une robe bleu nuit en velours ras, près du corps ce qui a l’avantage de mettre mes formes en valeur. Je relève mes cheveux en catogan. J’avais envie de séduire cet homme froid au regard d’acier. Il arrive à l’heure, me regarde, son regard en dit long, heureusement parce que lui ne dit pas un mot, à part :



J’attrape mon manteau et, après un bisou à mes enfants, je quitte la maison.



Il est galant, il m’ouvre la portière de sa voiture et vient s’installer derrière le volant. Il se tourne vers moi :



Je cache mon émoi par un rire et l’invite à ne pas trop s’inquiéter.



Pendant le dîner, nos jambes se frôlent quelques fois, entraînant une crispation sur son visage. Il négocie son contrat sans mon aide et il se débrouille très bien. Dans la voiture, je le félicite quant à son argumentation. Il me raccompagne à la maison. Je suis frigorifiée, il faut dire que nous sommes le 16 décembre et qu’il gèle.


Arrivés devant la maison, je l’invite à prendre un café. Il ne se fait pas prier. Il s’installe devant le feu dans le salon pendant que je prépare le café à la cuisine. Lorsque je reviens avec le plateau, je le trouve assis, immobile, les joues dans les mains, il contemple le feu. Le masque de suffisance est tombé et j’ai devant moi un homme qui semble harassé. Je pose le plateau sur la table, il se lève et dit :



Il se retourne et s’avance vers moi.



Je ne pouvais pas lui dire que tous les hommes me décevaient.



Il ouvre les bras et je me colle à lui. Nous sommes restés un grand moment comme ça, sans bouger. Je me sens si petite contre lui et si vulnérable et ça me fait un bien fou !



Il embrasse ma tête que je bascule en arrière à la recherche de ses lèvres. Nous échangeons notre premier baiser passionné. Ses yeux si froids jusqu’alors, pétillent, il se jette littéralement sur moi. Il retrousse ma robe, prend juste le temps d’écarter mon slip, de pousser un « humm » de satisfaction au contact de ma chatte mouillée tout en libérant sa queue de son pantalon devenu trop étroit et me pénètre d’un coup. Le moment de surprise passé, je commence à apprécier ses coups de reins puissants, je le vois lutter contre sa jouissance en attendant la mienne. Quand enfin, je suis secouée par une vague de spasmes, il se déverse en moi et s’affale sur moi pour m’embrasser.



Tels deux adolescents, nous montons dans ma chambre en nous tenant par la main. Le plus naturellement du monde, nous nous déshabillons. Je le laisse le temps de prendre une douche rapide. Il est allongé les bras derrière la tête, et lorsque je réapparais, il m’incite à venir me coucher contre lui, la tête sur son épaule. Il caresse délicatement mon dos et mon bras.



Il embrasse mes lèvres, mon cou, mes seins, il fait durcir mes tétons en les suçant tel un bébé. Il explore mon entrejambe avec ses doigts, avant de laisser la place à sa langue. Plus rien à voir avec la fougue de quelques instants auparavant, il prend son temps pour mon plus grand plaisir. Je gémis et n’ai pas envie qu’il arrête. Je le caresse aussi et l’incite à rapprocher ses hanches pour que je puisse le sucer. Je passe ma langue le long de sa hampe, il soupire pendant que ma bouche joue avec le bout de son gland.



Sa langue reprend son exploration, elle essaie de me pénétrer. Ayant atteint les sommets du plaisir, je l’implore de me prendre.



Je ne réponds pas, mais je pose mes pieds sur ses épaules, m’offrant véritablement à lui.



Ses mouvements parfois lents, parfois rapides sont ponctués par des pauses tendresse, mes seins sont comblés par l’attention qu’il leur porte. Nous changeons plusieurs fois de position et c’est en levrette qu’il me fait jouir rapidement et bruyamment, quelques secondes plus tard, il se répand en moi dans un long râle. Nous récupérons ensemble dans les bras l’un de l’autre.



Nous avons peu dormi cette nuit-là et à 6 heures, je lui demande de partir pour que les enfants ne le trouvent pas là à leur réveil. Nous devons nous retrouver à 9h pour la dernière journée de formation. Après son départ, je me mets à penser à François et à les comparer. Ils sont tellement différents et tellement semblables en même temps. Ils sont tous les deux acharnés au travail, sensibles et attentionnés en privé. François avait le visage plus ouvert, mais était dur avec ses employés alors que Marc est beaucoup plus froid, mais en même temps plus abordable. Je m’approche de la commode et m’assois devant le portrait de mon mari :



J’ai cru le voir sourire ! Ma pauvre Caro, retourne te coucher et dors un peu, tu te mets à divaguer !


Malgré de courtes périodes de sommeil, je me sens en pleine forme ce matin et je suis en train de préparer le petit déjeuner lorsque Mathilde arrive et dit en s’asseyant :



Elle nous a entendus, je suis à la fois gênée et triste pour elle mais n’en laisse rien paraître et essaie de prendre un air détaché pour lui dire :



Jean-Louis avait à peu près mon âge et était l’homme à tout faire au service de mon mari depuis longtemps. Gentil garçon, robuste et travailleur, je l’avais surpris, il y a quelques années, en train de se branler en épiant Mathilde. Tout gêné, il m’avait demandé de ne rien dire à mon mari de peur qu’il le renvoie (ce que je n’ai pas fait d’ailleurs et qui a bien excité François). Il ne me refusait rien et continuait l’entretien de la propriété depuis la mort de François. Je me suis toujours demandé pourquoi il était encore célibataire.


À 9 heures, je suis assise en face de Marc. J’ai un mal fou à me concentrer sur ce que dit la formatrice et apparemment je ne suis pas la seule. J’avais appelé Jean-Louis et il venait à 20 heures. À 15h30, je file assez rapidement, sur le parking, Marc s’approche, m’embrasse.



Les enfants, en vacances de Noël depuis 12h sont embarqués dans l’avion pour aller passer les vacances chez mes parents. Je rentre en hâte à la maison et inspecte la garde-robe de Mathilde à la recherche d’une tenue qui la mette en valeur. Je suis dépitée devant sa garde-robe et je l’emmène dans la mienne. Je sors une robe en panne de velours vert bouteille.



Elle est superbe dans cette robe. Le large décolleté met sa poitrine en valeur, mais comme elle est plus petite que moi, la robe lui arrive juste au-dessus des chevilles.



Nous sommes toutes les deux assises dans le salon. Mathilde est angoissée comme si elle allait à son premier rendez-vous.



Il ne la quitte pas des yeux ce qui la fait rougir.



Je m’exécute, bien qu’ayant perdu l’habitude de ce genre de choses depuis que Mathilde fait tout à la maison, et je ne m’en sors pas si mal.



Je sens Mathilde prête à me suppléer mais juste un regard de ma part et elle comprend qu’elle doit rester assise. Nous discutons des bulbes à commander et des arbustes à planter, devant notre verre et nos canapés. Mathilde se détend peu à peu. Marc arrive et se joint à nous. Je vois Mathilde le regarder avec une certaine envie mais je n’en fais pas cas et je prie pour que Jean-Louis arrive à ses fins et surtout qu’elle se laisse aller. Vers 21h, je lance :



C’est ainsi que nous quittons la maison tous les quatre. Je m’installe dans la voiture, ravie. Marc me regarde :



Il éclate de rire et démarre



Il riait encore en rentrant dans la maison. Nous montons avec notre petit Saint-Emilion pour nous abandonner l’un à l’autre délicieusement. Marc s’assoupit et moi j’attends, impatiente.


Il est plus de minuit lorsque j’entends parler dans les escaliers. Une fois Mathilde dans sa chambre, contiguë à la mienne, je comprends ! J’entends tout comme si j’y étais et je sais qu’elle n’est pas seule. Depuis 4 ans qu’elle vivait là en permanence, elle avait dû entendre chaque fois que nous faisions l’amour avec François, chaque fois que je criais. A-t-elle compté le nombre d’orgasmes que j’ai eus ? Elle était sacrément discrète pour que je ne l’aie jamais entendue !

Je n’ose même pas respirer de peur qu’ils m’entendent. Marc, se réveille. Je lui fais signe de ne rien dire et nous écoutons (l’oreille collée au mur) ce qu’il se passe derrière la cloison.



Je n’entends pas la réponse de Mathilde et au fond de moi j’espère qu’elle a accepté.



Je n’en croyais pas mes oreilles, Jean-Louis que je croyais timide ! Je n’étais pas au bout de mes surprises.



Marc aussi était excité et il en profitait pour me peloter, mais j’avais envie d’entendre la suite.



Il s’ensuit une série d’onomatopées du style « Oh », « Oui », « Ah ».



Des « oui, oui » suivis d’un cri de jouissance résonnent dans ma chambre. Nous voilà drôlement excités tous les deux mais nous ne voulions pas faire de bruit pour ne pas les interrompre. J’étais à genoux sur mon lit, l’oreille collée au mur pour ne pas perdre une miette de ce qu’il se passait à côté. Marc avait mis sa tête entre mes jambes et me léchait habilement. Je retenais mes gémissements depuis un moment et j’étais prête à changer de chambre pour continuer nos ébats sans crainte lorsque nous entendons :



J’étais gênée par rapport à Marc qui a arrêté brusquement ses caresses pour écouter attentivement la suite.



Les révélations que je venais d’entendre me laissèrent sans voix, je fais signe à Marc de me suivre doucement. Nous allons dans la chambre d’ami. Lui non plus n’en croyait pas ses oreilles. Des larmes roulent sur mes joues, ce qui n’échappe pas à Marc qui me prend dans ses bras pour me consoler. Je ne sais pas ce qui m’a fait le plus mal, ce qu’il disait de François, ce qu’il disait de moi ou ce que Mathilde avait enduré en silence. Peut-être un petit peu tout. Je me calme et me reprends.



Il s’exécute divinement et nous nous endormons très vite ensuite, harassés par la jouissance, les émotions de la soirée et la courte nuit de la veille !


Le lendemain matin je trouve, dans la cuisine, une Mathilde qui chantonne en préparant un plateau de petit déjeuner.



Elle rougit et balbutie.



Elle sourit et ses yeux pétillent. Elle part avec son plateau. Quant à moi, je prends la cafetière et deux tasses pour monter réveiller le fruit de mes désirs. Marc est réveillé mais toujours couché.



J’éclate de rire.



Je le fais taire en l’embrassant et en le caressant.


Le reste de week-end et la semaine qui s’ensuit furent idylliques. J’avais laissé la maison à Mathilde et Jean-Louis et j’étais partie m’installer chez Marc. Marc vivait dans un appartement confortable, meublé avec goût. Je m’y sentais bien même si je préférais ma maison. Chacun de nous était à l’abri des oreilles indiscrètes. Nous travaillions tous les deux dans la journée et nous avions hâte de nous retrouver le soir. J’apprends à découvrir Marc, qui contrairement à ce que j’avais pensé, est très drôle et il ne se passe pas un jour sans qu’il ne me fasse rire. Que c’est bon de rire !


Le vendredi suivant, je saute dans un avion pour aller passer le réveillon de Noël avec mes enfants et mes parents en laissant Marc faire réveillon de son côté avec sa famille.


Le dimanche midi, il m’attendait à l’aéroport :



Il me ramène chez moi et avant toutes choses nous montons faire l’amour pour soulager notre manque. Nous savons que Mathilde et Jean-Louis peuvent nous entendre mais rien ne peut nous arrêter.


Dans l’après-midi, je croise les tourtereaux en pleine forme et rayonnants de bonheur. Je demande à Jean-Louis de me suivre dans le bureau de mon mari. Je ne suis jamais réentrée dans ce bureau depuis sa mort, seule Mathilde y allait pour faire les poussières.



Je sors les plans de la maison et des dépendances et j’expose mon idée à Jean-Louis. À l’entrée de la propriété, il y a une petite maison qui devait servir de maison de gardien dans le temps. Je lui demande de la rénover pour lui et Mathilde, selon leur goût, pour la rendre habitable et qu’en attendant il emmène Mathilde chez lui le soir pour préserver leur intimité. Je lui demande également de refaire l’étage des chambres et celui du dessus (qui n’a jamais été aménagé).



Quelques heures plus tard, Mathilde me saute au cou pour me remercier et me traîne dans la maison de gardien pour me faire part de ses idées de décoration et pour avoir mon avis. Cette maison est plus grande que ce que je pensais, il y a trois pièces en plus d’une cuisine et d’une salle de bains. Je ne l’avais jamais explorée, nous mettions juste les vélos des enfants dans l’entrée. Marc qui était parti chercher quelques affaires pour rester avec moi la semaine, nous rejoint dans la maison et propose à Jean-Louis de l’aider dès le lendemain à remettre le tout en état.



Jean-Louis ne sait trop que répondre et moi je le regarde interrogative.



Les deux hommes se mettent à rire et se serrent la main.


Le lendemain matin à 7h le réveil sonne ! Marc se lève et après un rapide baiser me dit qu’il descend pour aller travailler avec Jean-Louis.



Je reste sur ma faim et finis par descendre prendre mon petit déjeuner. Mes relations avec Mathilde, même si elle restait à mon service, sont devenues encore plus intimes. Elle m’avoua que feu son mari éjaculait souvent avant même de la pénétrer et que chez Jean-Louis elle trouvait tout le contraire. Elle se sentait redevenir femme ! Elle me posait plein de questions sur le sexe, en fait elle voulait être à la hauteur et ne pas décevoir Jean-Louis.



La semaine passa très vite, j’avais levé le pied au travail vu la période et je n’allais à mon cabinet que pour rattraper mon retard sur certains dossiers. Je passais beaucoup de temps à la maison, ce qui me permettait d’aller faire un saut dans la maison de gardien où j’étais toujours bien accueillie et d’échafauder des plans de rénovation dans ma propre maison en attendant l’architecte. J’étais effarée de voir ce que pouvait faire Marc, moi qui n’avais jamais connu d’homme bricoleur. Le midi, nous mangions tous les 4 et nous nous octroyions une petite pause câline après le repas, pause que j’appréciais d’autant plus avant de retourner travailler.


Le vendredi 31 décembre 2004, les travaux avaient considérablement avancés dans la maison de gardien, la cuisine était fonctionnelle ainsi que la salle de bains (merci au copain plombier de Marc qui est venu pendant ses vacances), le tableau électrique était changé (merci à Marc), les murs étaient mis à blanc, le carrelage et la faïence de la cuisine étaient posés et il ne restait que le carrelage de la salle de bains ainsi que la tapisserie des murs des autres pièces, bref ! La maison était presque habitable ! Mathilde avait considérablement mis la main à la pâte aussi.


Avant de partir réveillonner chez Sabine, nous prenons l’apéritif avec Jean-Louis et Mathilde. Marc leur propose de leur céder des meubles dès qu’il serait à temps plein ici c’est-à-dire dès que les enfants seront au courant. Mathilde qui n’a plus rien, accepte non sans mal, c’est-à-dire qu’il a fallu que Marc accepte en échange une certaine somme, puis nous nous éclipsons pour rejoindre Sabine et son mari, Joël. Nous passons une bonne soirée même si Sabine dans la cuisine m’avoue ne plus s’éclater avec Joël.



J’essuie ses larmes et on apporte le fromage, comme si de rien n’était. Nous allumons la télévision pour suivre le Nouvel An en direct. À l’heure H, tout le monde se lève pour se souhaiter la bonne année. Sabine et Joël, moi et Marc qui dit en m’embrassant :



Nous nous mettons à danser. Joël étant fan de rock m’invite pour un rock endiablé pendant que Marc et Sabine discutent à table. Vient une série de slows, j’essaie de me détacher de Joël pour regarder Marc mais Joël me retient et m’incite à danser. Quand je vois Marc entraîner Sabine, une douleur me prend au ventre ! Joël me caresse le dos, je surveille Marc et Sabine du regard, il me susurre dans l’oreille :



Sabine avait raison et je suis à court d’arguments (et oui ça arrive !).



J’éclate de rire.



Je le plante au milieu de la pièce pour rejoindre Marc et Sabine.



Je prends sa place dans les bras de Marc.


Le reste de la soirée se déroule à merveille et nous rentrons dans ma maison vide pour profiter de nos derniers instants seuls, sans les enfants qui rentrent dimanche. J’ai su par la suite que Joël avait fait l’amour à Sabine tout le restant de la nuit !