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n° 10776Fiche technique11225 caractères11225
Temps de lecture estimé : 7 mn
16/09/06
Résumé:  Nous nous sommes rencontrés sur Internet. Mais cela ne nous suffit plus.
Critères:  fh amour volupté massage intermast pénétratio tutu
Auteur : Arkayn            Envoi mini-message
Nora

Je l’ai rencontrée sur Internet, sur un forum consacré à un intérêt commun. Rien de sexuel ou d’érotique, mais petit à petit, nous avons fini par nous rapprocher, échanger des photos, rêver à notre rencontre et un jour, nous avons décidé de franchir le pas. J’ai gardé son pseudo mais vous n’en saurez pas plus sur elle.






Ma Nora, le train m’emporte. Les cahots deviennent ronronnement, monotonie. La route est longue. Je pose ma tête sur la vitre.




*****




Je suis immobile sur le seuil. Ta chambre est plongée dans le noir. Et je m’y attendais. Moi aussi, j’ai peur. Peur de cette rencontre, peur de ce que nous serons.


Je sais que tu ne dors pas. Ton souffle me parle de toi.


J’attends. Un peu. Pour te laisser encore le temps. Je me suis déshabillé. C’est nu que je voulais te rencontrer. Nu comme au premier jour. J’ai même enlevé ma bague.


Je me glisse près de toi, dans ce lit qui te connaît si bien. Je me sens chez moi. Ta chaleur m’accueille.


Tu as les yeux ouverts. Je ne les vois pas, mais je sens ton regard. Moi aussi, je te regarde longtemps dans ce noir qui veille sur nous.


À quoi penses-tu en cet instant ? Peut-être me le diras-tu un jour ? Comment m’imagines-tu ? Et moi, à quoi est-ce que je pense ? À rien, je crois. Juste un prénom.


Nos souffles se sont rapprochés. Ils se cherchent depuis longtemps. Ta chaleur me brûle. Mais je voudrais prolonger cet instant.


Nos fronts ne font plus qu’un, nos souffles se mêlent. Ta bouche est si proche… Nos mains se sont trouvées. Et nos doigts apprennent à se reconnaître.


Lequel de nous deux a attiré l’autre contre lui ? Je ne sais pas. Je suis allongé sur toi. J’essaye de ne pas te faire mal. Je sais que je suis lourd sur toi.


Mes mains sont dans tes cheveux, appuient doucement, te caressent. Les tiennes pèsent sur mon cou. Ma tête se pose sur la tienne, front contre front.


J’ai envie de toi. Tu ne peux l’ignorer. Elle est dure sur ton ventre, cette envie. Tu ouvres tes jambes. Nos sexes se désirent.


Mes mains remontent sur tes épaules, suivent la courbe de ton cou, remontent un peu tes cheveux. Elles se rejoignent, massent le bas de ta tête. Mes mains redescendent. Elles s’écartent maintenant, tirant sur tes muscles, tournant sur tes épaules pour redescendre le long de tes bras.


Je pose mon bras sur ton dos et de la main gauche, je reprends un peu d’huile. Je frotte mes mains et reprends mon massage.


Je crois que tu aimes. Je te sens te détendre, t’abandonner à mes doigts, à mes caresses.


Je repars de l’épaule et tire sur ton bras, fermement mais doucement pour ne pas te faire mal. Je remonte puis redescends jusqu’à ta main. J’étire un à un tes doigts puis recommence. Une main ne quitte pas le contact de ta peau et l’autre va à la rencontre de ton autre bras que je masse à son tour


Tu es belle avec cette huile qui te met en valeur.


Je repose le drap sur toi pour que tu ne prennes pas froid.


Mes mains ont continué leur massage. Tu es sur le dos maintenant. Nos ombres dansent sur le mur, le plafond, promenées par les petites flammes des lampions disposés au bas du lit. La faible lumière dévoile ton corps que je découvre vraiment pour la première fois. Mais je ne vois que tes yeux.


Doucement, mes mains passent, effleurent, appuient sur ton ventre, sur les hanches, remontent, contournent tes seins. Je les avais devinés petits. Ils sont beaux. Mes mains les réclament.


Je suis à tes pieds. Mes mains les massent doucement, remonte sur la jambe, redescendent. Je soulève ton pied, l’appuie contre ma poitrine. Dans cette position, je peux te masser sur le tibia et, en dessous, sur le muscle. Je remonte doucement.


Mes mains passent le genou, prolongent la pression sur la cuisse. Je remonte jusqu’à l’aine. Dessous. Mes mains glissent, jusqu’à la jointure, jusqu’à la fesse. Je penche un peu ton genou, écartant la jambe.


Tu sais que je te regarde. Comme cela, ta toison dorée ne cache plus rien. La fine dentelle de ton sexe m’est offerte.


J’appuie un peu plus fort sur ta jambe, l’écartant encore plus, pendant que mes mains vont et viennent, s’approchent doucement de cette zone si sensible, à l’intérieur de tes cuisses. Ton sexe s’ouvre pour moi, un peu d’humidité venant faire briller tes lèvres.


Tu reprends ta jambe. Nous ne finirons pas ce massage maintenant. Tu tends la main vers moi, m’attire. Tu regardes mon sexe qui se dresse.


À nouveau, je suis allongé sur toi. Je recherche ton regard, tes envies.


Je me recule un peu. Mon sexe laisse une petite traînée sur ton ventre. Je sens ton pubis. Il est doux. Je suis contre toi, contre ton trésor qui m’invite.


Je vais et je viens, jouant contre tes lèvres, m’imprégnant de ton liquide intime, le mêlant au mien qui s’échappe un peu. Je sens le feu qui est en toi.


À chaque fois que mon sexe te frôle, tu t’écartes un peu plus, la respiration un peu saccadée.


Je ne te caresse pas. Je veille à ne pas peser sur toi. Tu me tiens encore par le cou. Mes yeux ne quittent pas les tiens.


Mon sexe se fait plus insistant. Tu te tends quand je te touche en ce lieu intime. Des petits halètements t’échappent.


Tes mains se posent sur moi, sur mes fesses. Tu m’attires en toi.



Mon sexe écarte un peu les grandes lèvres. Doucement, tout doucement. Je sens ta chaleur qui m’encourage mais je veux aller doucement, savourer cet instant pour le restant de ma vie. Te laisser le temps.


Lentement, j’entre en toi. Tu m’accueilles. Tu te cambres un peu. Mes hanches te bloquent, te retiennent.


Je pousse plus fort. Ta respiration se fait plus saccadée. Je me retiens, recule. La pression de tes mains s’accentue.


Tu ouvres un peu la bouche. Mes dents se referment sur ta lèvre, la mordillent. Pour la première fois, je goûte le parfum de ta bouche.


Je m’enfonce en toi, comme dans un lac de feu. Tu es brûlante. Douce et chaude. Je suis en toi, je suis à toi.


Nos corps se soudent, pubis contre pubis. Nos bouches se cherchent, nos langues jouent, se livrent bataille.


Je ne peux pas aller plus loin. Alors, je commence lentement à aller et venir en toi. Ton sexe m’est complètement ouvert. Et à chaque fois que je pousse, je te sens te cabrer. Chaque geste déclenche un soupir.


Tes mains sur mes fesses m’encouragent, m’accompagnent dans mes mouvements. Je sens tes doigts qui écartent mes chairs, qui se glissent entre les globes.


Je sens mon plaisir qui monte, à l’unisson du tien. Je me déhanche, et mon pubis titille ton petit bouton. Tu te soulèves, m’enfonçant encore plus en toi.


Je mordille le lobe de tes oreilles, passe mes lèvres sur ton cou, cherche ta bouche. Notre danse d’amour devient plus intense. Je bouge en toi, plus fort, plus vite. Nos respirations sont de plus en plus saccadées. J’ai peur de ne pas pouvoir tenir longtemps comme ça.


J’ai passé mes bras sous les tiens, sous tes épaules. Je suis enchaîné à toi. Ton bassin bouge. J’ai du mal à suivre tes mouvements.


Tes petits soupirs sont de plus en plus brefs, de plus en plus secs. Ton ventre arrive presque à me soulever.


Et soudain, tu te cabres, me serre fort aux épaules. Tu me fais un peu mal avec tes ongles. Le plaisir vient de monter en toi. Je te sens frissonner, accrochée à moi. Un spasme, deux, trois… la violence du plaisir te submerge.


Je ne peux plus me retenir. Les contractions de ton ventre m’emmènent. Mon plaisir jaillit en toi en longues saccades.


Longtemps, je reste sur toi. Nos respirations s’apaisent.


Je roule contre toi. Épaule contre épaule. Ma main vient chercher ton sexe. Elle se pose doucement, comme pour protéger ce lieu magique. Ta main s’est posé sur le mien, encore tout poisseux de notre amour.


J’ai déjà envie de recommencer.


L’eau est chaude. Assis, presque allongés dans la baignoire, nous parlons de toi, de moi, de nous. De tout, de rien.


Je te passe le savon sur les épaules, sur le cou. Ta peau est douce. Je voudrais connaître chaque parcelle de ton corps.


Le savon glisse. Je ne m’en occupe pas. C’est avec mes mains que je veux te toucher, te caresser. Je les laisse courir sur ton corps, ta poitrine. Je sens la pointe de tes seins qui se dresse. Mes mains se font légères dessus. Leur paume joue avec ces bourgeons, les effleure, les agace. Ils grandissent, se font durs, m’invitent.


Je me redresse, à genoux dans l’eau. Je te laisse toute la place. Une main continue à te caresser les seins, l’autre part en exploration. Le cou, les bras, ton ventre, tes jambes… Je me penche vers toi.


Ma langue vient se poser, tel un papillon sous ton sein. Tu as un goût de savon. Ma bouche te contourne, tourne autour de ce sein, visite l’autre. Elle s’ouvre, englobant ton aréole. Mes lèvres se referment, aspirant ce téton désiré. Ma langue tourne autour, lentement, rapidement. Je fais des petits mouvements de gauche à droite. Tes soupirs me disent que tu aimes.


Ma main est libre. Elle se glisse lentement entre tes jambes. Le pouce caresse ton pubis, le contourne, revient. Mes doigts se posent délicatement sur ton petit bouton, doucement.


Tu te cambres légèrement dans un soupir. Je sens ton désir sur mes doigts. Il est gonflé, plein de sève. La moiteur de ton ventre m’attire.


Tu prends mon sexe dans tes mains. Tu le caresses. Une main monte et descend, lentement. L’autre prend mes bourses.


Mes doigts découvrent entièrement ton clitoris. À un, à deux, à trois, ils le titillent, l’agacent, le pincent légèrement.


Nos corps se tendent petit à petit. Le plaisir monte. Lequel de nous deux se cambre le premier ? Je ne sais pas. Nous laissons échapper un cri presque en même temps.


Main dans la main, tu me fais découvrir ta ville. Je ne suis jamais venu encore, mais je sais déjà que j’y retournerai.


Katia, ton amie, et la mienne aussi depuis que nous parlons sur MSN, se joint à nous pour le dîner que nous lui avons promis. J’ai trouvé deux amies ici. Et bien plus encore avec toi.


Les heures passent. Je découvre ta vie, je te parle de la mienne. L’ordi nous a liés et nous lui rendons hommage, unis devant son écran.


Je ne me lasse pas de toi. Te regarder, te parler, te faire l’amour. Encore et encore.



*****




Le train entre en gare. Katia est venue me chercher en voiture, comme promis. Mais je ne vois que toi, sur ce quai. Je découvre enfin ton visage. Tu es belle, ma Nora.