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n° 10732Fiche technique24385 caractères24385
Temps de lecture estimé : 14 mn
31/08/06
Résumé:  La fille de ma voisine me dévoile une partie du journal intime de sa mère, mais elle se heurte à un mystère qui ne sera dévoilé qu'à la fin.
Critères:  fh hagé fagée extracon campagne travail volupté humilié(e) fellation cunnilingu anulingus pénétratio fdanus journal
Auteur : XXL  (La vie tulmutueuse de ma voisine que je croyais respectable.)
Découverte du journal intime de ma voisine si respectable.

Découverte du Journal intime d’une dame apparemment respectable.


Germaine, ma voisine octogénaire que je véhiculais à la gare, avait deviné que notre couple battait de l’aile, et elle ne s’étonna pas de la séparation prochaine dont je l’informais chemin faisant.

Mon épouse s’était d’abord curieusement abstenue de me reprocher mon manque de tendresse. Elle redevint gaie, conciliante ; elle ne me surinait plus son sempiternel « on ne se parle jamais, on vit l’un à côté de l’autre sans communiquer… ». C’est donc sans surprise qu’elle m’apprit avoir trouvé l’âme sœur. Classique, après vingt-cinq ans de mariage (surtout quand la progéniture vole de ses propres ailes). Ce qui l’était moins, c’est que l’âme sœur avait dix ans de moins qu’elle et s’appelait… Claudine.


Germaine saisit donc l’occasion pour me vanter les mérites de Corinne, sa fille aînée. Le plus naturellement du monde, elle me suggéra de la courtiser, car elle était persuadée que sa fille ferait une excellente compagne pour mes vieux jours. Le TGV s’éloignait et je n’avais pas osé informer la délicieuse mamie que les petites femmes maigres, sans le moindre soupçon de poitrine, ne faisaient pas partie de mon univers sensuel. Nobody is perfect ! Corinne est mère célibataire et presque fière de l’être. Elle avait choisi de ne pas convoler avec l’homme marié, géniteur de son fils. Pour financer les études universitaires du rejeton, elle a quitté son appartement pour venir s’installer chez sa vieille mère : ça arrangeait tout le monde. De retour de la gare, alors que je me préparais une splendide tarte flambée (avec de la pâte surgelée, double dose de lardons et d’oignons), Coco, après son boulot, vint s’informer du bon déroulement du transfert de sa maman. Vêtue de sa tenue traditionnelle de détente, un petit short rose bonbon et un débardeur blanc, la blonde et frêle Corinne aurait pu paraître beaucoup plus jeune que son âge, simplement en changeant sa grosse monture de lunettes.

Sans aucune arrière-pensée et comme je n’aimais pas manger seul, Coco accepta mon invitation à partager ma pitance. Naturellement, on en vint à évoquer le projet naïf de sa chère maman, qu’elle connaissait également. Avec une hypocrisie qui m’étonna moi-même, je m’inventais une période sabbatique de réflexion. Coco s’avoua soulagée. Malgré les idées folles de sa mère qui voulait la caser à tout prix, Coco, elle, n’en avait aucune envie. Éprise de liberté, elle se voyait mal accepter les contraintes de la vie commune. « Pour mes petits besoins sexuels, j’arrive à me débrouiller… une petite masturbation… quelquefois un collègue de travail brimé par sa bonne femme et qui vient me faire un gros câlin à la maison, pourquoi pas un gentil voisin qui ne se prend pas la tête… ». Corinne fixa sur moi un regard en coin, en souriant de façon coquine.


À peine choqué par ces révélations, je lui fis remarquer, en rigolant, que j’imaginais mal la réaction de sa vieille maman, veuve respectable, si un jour elle apprenait ce qui se passait sous son propre toit.



Corinne, qui devait se sentir en confiance, jugea que les frasques de sa mère étaient assez drôles et insolites pour qu’elle me les raconte… d’autant qu’il y avait prescription !




Le récit de Corinne


Maman, âgée de trente-deux ans et mère d’un garçon de trois ans, décida subitement de quitter son travail dans une usine textile. Elle n’explique pas pourquoi dans son journal… En plus, elle raconte que mon père, pourtant très autoritaire, n’a fait aucun commentaire quand elle le lui a annoncé…Tu ne trouves pas ça étrange ?

Bref, comme elle était intelligente et ambitieuse (d’après elle, tout le contraire de son mari… néanmoins militant syndicaliste), elle répondit à la petite annonce d’un notaire, au veuvage récent, qui cherchait une espèce de gouvernante. Vêtue de ses habits du dimanche, ses longs cheveux noirs coiffés en un chignon sophistiqué, maman avait pris le bus pour se rendre à son entretien avec le notable. Au bout d’un quart d’heure de conversation, le notaire lui expliqua qu’il n’avait eu aucune descendance et lui fit comprendre clairement qu’il pourrait donc se montrer très généreux… Il suffisait que la gouvernante qu’il voulait embaucher se montre, disons… coopérative.

Assise sur le bord du profond fauteuil en cuir réservé aux clients, maman dit avoir fermé les yeux quand le notaire lui avait lentement remonté sa jupe plissée blanche jusqu’à la taille. Un frisson la parcourut quand il empoigna son entrejambe à pleine main. Son index épousa sa fente, en glissant sur le satin. Elle ne protesta pas quand il la débarrassa promptement de sa culotte rose toute neuve. Le notaire se montra ravi que sa foufoune soit très poilue et il l’explora d’une main experte. Après avoir vérifié, sous la veste rouge carmin, que les seins de ma mère correspondaient à ses critères, il lui annonça qu’il l’embauchait et qu’ils allaient certainement très bien s’entendre. Pour sceller, en quelque sorte, le contrat d’embauche, il descendit son pantalon et son slip sur ses chevilles et invita sa nouvelle employée à sucer son membre.

Coco m’expliqua que sa mère, d’après son journal intime, n’en avait ressenti aucune honte. Même quand le notaire l’avait relevée du fauteuil pour aplatir son buste sur le bureau avant de la prendre. Le notaire la pénétra, paraît-il, en douceur, avec d’infinies précautions ; pas du tout comme son mari, trop souvent imbibé d’alcool.


Maman savait maintenant qu’elle était sortie de sa condition de prolétaire et qu’elle allait gagner de l’argent. Pendant sept ans, elle vint tous les matins en autobus. Une grosse campagnarde s’occupait des tâches ménagères ingrates et elle, la gouvernante, s’occupait de la cuisine mais aussi de l’accueil des clients et des rendez-vous. Le notaire pervers ne lui confiait le ménage que de son cabinet mais… seulement vêtue de son porte-jarretelles et de ses bas. Il adorait voir ses seins lourds se jouer des lois de la gravitation et sa chatte poilue se dévoiler quand elle s’accroupissait pour faire la poussière de la bibliothèque. Une fois par semaine au moins, elle savait que son employeur allait quitter son fauteuil de voyeur privilégié pour lui caresser les seins, lui lécher la chatte, avant de la pénétrer puissamment en levrette.

D’après Corinne, Germaine avait même écrit qu’il la faisait jouir deux fois plus que son abruti de mari. Le notaire, en plus d’un salaire inespéré, lui offrait de belles robes et l’emmenait quelquefois au restaurant de la ville voisine. Il était très fier de se montrer en public avec une jeune femme resplendissante. Comme la mode était aux robes qui se boutonnaient sur le devant, le notaire se permettait quelques privautés pendant qu’elle dégustait son pain perdu surmonté de boules de glace. Il déverrouillait discrètement le bouton stratégique et immisçait sa main dans l’ouverture avant d’atteindre lentement la toison abondante. Il interdisait à ma mère le port de tout sous-vêtement quand il la sortait en public. Germaine ouvrait alors ses cuisses pour faciliter les caresses expertes de son patron. C’est dans un de ces moments privilégiés qu’elle ressentit sa première petite éjaculation intime, au beau milieu de la dizaine de clients de l’auberge. Déjà, au bout de quelques mois, maman avait compris que son notaire ne lui gardait pas l’exclusivité de son libertinage. Plusieurs épouses de fermiers qui voulaient retarder une échéance financière en savaient quelque chose ! Curieuse comme elle était, dans les premiers temps en tous cas, ma mère l’observait par un œilleton camouflé, que lui avait révélé la femme de ménage. Ces dames, souvent dodues, se montraient honorées de se faire enculer par un monsieur cultivé et compatissant au malheur des pauvres paysans (à l’époque, il n’y avait pas la participation de la généreuse communauté européenne !). Ma mère sympathisa facilement avec la femme de ménage. Cette dernière ne put s’empêcher quelques confidences, du vivant de l’épouse. C’était manifestement un couple pervers : Monsieur ramenait régulièrement à la maison un jeune gaillard saisonnier agricole, jamais le même. Il l’offrait à son épouse, mais il reluquait par l’œilleton son épouse complice avaler le membre du jeune étalon avant de se faire enfiler par sa grosse queue gorgée de sang. Madame aimait aussi les plaisirs lesbiens. De nombreuses très jeunes « nièces» venaient passer le week-end et repartaient mystérieusement, comme elles étaient venues. Le dernier jour du mois, réglé comme une horloge, à vingt et une heures précises, un drôle de couple venait rendre visite. La dame, plus toute jeune, poussait le fauteuil roulant de son mari (qui devait être industriel et en affaires avec le notaire). Dans le grand salon, à côté du feu de bois qui crépitait, un verre de cognac millésimé à la main, le paraplégique se régalait du spectacle des trois corps nus enchevêtrés sur les peaux de mouton immaculées. L’épouse de l’infirme obéissait docilement aux directives quelquefois outrageantes de son époux, maître du cérémonial de dépravations (les mauvaises langues affirmaient que c’était l’épouse du paraplégique qui conduisait quand l’accident s’est produit).


Bien sûr, Germaine avait dû faire quelques extras pour gonfler sa cagnotte. Elle tenait impérativement à fournir seule le premier apport financier de SA maison, bien à elle. Un rêve de petite fille née dans une famille pauvre. Elle savait que, une fois par mois, elle devait préparer le repas pour trois membres du Rotary (rarement les mêmes) qui venaient discuter avec leur Président. Quand elle apportait le café dans le grand salon, le notaire lui annonçait souvent que ces messieurs tenaient absolument à participer au financement de sa petite maison dans la prairie. Germaine savait ce que cela signifiait. Elle avait mis au point, au fil des mois, un strip-tease sensuel et provocateur qui plaisait aux mâles. Elle éliminait donc tous ses vêtements, en dansant au rythme d’une musique arabo-andalouse. Elle balançait ses seins opulents au nez des spectateurs et cambrait exagérément les hanches en écartant les jambes, pour que sa grosse chatte velue fasse bander ces messieurs. Elle finissait en beauté par une pose assez obscène que lui avait suggérée le notaire : dos au public, elle baissait son buste pour offrir sa croupe rebondie et béante. Sa main droite passait alors entre ses cuisses pour simuler une langoureuse masturbation. D’après ses écrits, il n’était pas rare qu’un de ces messieurs attende ma mère à la fin de son travail pour lui éviter l’autobus et lui proposer une partie de galipettes (confortablement rémunérée)dans un coin isolé de la campagne environnante.


Corinne rigolait en observant mon air complètement ahuri. Elle termina :


La vie était très dure à cette époque et mon père, borné, ne lui rendait pas l’existence facile ; je ne blâme pas ma mère, elle voulait sa maison… En plus ils ne s’aimaient pas, j’en suis persuadée… Le notaire est mort subitement et je n’ai pas encore trouvé l’endroit où les autres cahiers intimes étaient cachés, mais je suis certaine qu’ils existent !


En fait, je n’avais pas une tête d’ahuri, mais bien celle de quelqu’un qui paniquait grave ! Je l’avais échappé belle… En effet, un événement peu glorieux me concernant figurait à coup sûr dans la suite du journal intime de Germaine…



Mon récit


C’était un jour ensoleillé de juillet, deux ans après avoir pris possession des lieux, et je m’étais fait piéger lamentablement… Au moment des événements, j’avais vingt-neuf ans et Germaine vingt de plus mais tout son corps exprimait une sensualité torride.

J’étais en train de nettoyer mon terrain envahi de chardons, alors que Germaine ramassait le linge sec pendu dans l’allée de son grand potager, mitoyen du mien. J’aurais dû me méfier, car elle me jetait des regards discrets, mais soutenus, pendant que, seulement vêtu d’un boxer-short de plage, je me battais avec la végétation. Je fis une pause alors qu’elle s’arrêtait à ma hauteur pour me demander si je ne voulais pas une barquette de fraises du jardin. Entente cordiale entre voisins qui s’était concrétisée par de nombreux apéros sympas. Quand elle revint, un quart d’heure plus tard, en tablier de travail, avec deux cagettes en bois, je remarquai bien qu’elle s’était recoiffée, remaquillée et même parfumée un peu trop. Mais je savais ma voisine très coquette.



C’est ainsi qu’on se retrouva en train de progresser, accroupis, l’un en face de l’autre, dans deux rangées parallèles du parc de fraisiers. Je trouvais quand même Germaine assez impudique, avec son tablier fortement remonté qui découvrait largement des jambes étonnamment musclées et fermes pour une dame de son âge.



Ce qui se passa alors me déclenche encore à ce jour une petite érection, rien que d’y repenser ! La fraise tenue par la queue, Germaine remonta lentement son tablier jusqu’à la taille et ouvrit complètement ses cuisses pour me montrer qu’elle ne portait aucune petite culotte. Elle me laissa me rincer l’œil sur sa foufoune très poilue avant de se caresser longuement la fente avec la fraise. L’érection qui distendait mon short de plage sembla la ravir quand elle abandonna la fraise humide entre mes lèvres.



Très excité par cette « mise en bouche », je la rejoignis derrière la parcelle de hauts framboisiers où elle m’attendait. Son tablier gisait au sol et elle prit ingénument une pose de magazine, pour affirmer implicitement qu’elle n’avait aucune honte, ni de sa poitrine épanouie, ni des vergetures qui descendaient jusqu’à sa touffe de poils hirsutes. Germaine engouffra sa mimine dans mon short, se saisit à pleine main de ma queue raidie et me branla calmement.



À aucun moment elle ne me laissa prendre l’initiative des opérations. Germaine baisait, point barre… Sans aucune pudeur, sans la plus petite parcelle de retenue, la voisine s’envoyait en l’air, le cerveau vidé de toute cellule émotive. Elle savait si bien y faire, la Madame, que j’osai les cochonneries les plus immondes, en obéissant comme un pantin à ses directives. Elle venait de m’inviter à m’allonger sur son tablier. Le sexe dressé vers l’infini, j’attendais, un peu inquiet quand même… La luminosité baissa soudainement et plus une goutte d’air ne parvint à alimenter mes poumons : ma charmante voisine s’était assise sur mon visage en s’accroupissant. Ma bouche était obstruée par une grosse touffe de poils et mon nez se trouvait coincé dans la raie de ses fesses. Germaine agita son fessier imposant sur mon visage et se releva alors légèrement. Ma respectable voisine exprima le désir de se faire lécher la fente et le trou du cul par son bel ingénieur. Cette grande andouille s’exécuta bêtement car il pourrait enfin réaliser un vieux phantasme récurrent : enfoncer son gros index bien au fond d’un trou du cul féminin. Le buste parallèle au sol, les bras tendus pour s’accrocher à un vieux cerisier, Germaine m’offrait sa croupe, pour conclure, avant que son mari ne se réveille. Elle se montra satisfaite de ma prestation et de la libération retenue de mes spermatozoïdes dans son spacieux vagin. Je m’activais à essuyer, avec des mouchoirs en papier, une coulée de sperme dégoulinant d’entre les fesses de ma maîtresse, quand le bruit d’une fenêtre qu’on ouvre nous interpella.



Germaine avait dégluti cette sentence avec un tel mépris, une telle répugnance, qu’il n’était pas difficile d’en déduire qu’un événement très grave s’était produit, un jour, dans leur couple. Elle en rajouta une couche. Sûrement que concrétiser sa haine devant un spectateur lui faisait du bien.



Toujours dans le plus simple appareil, bien campée sur ses jambes, elle positionna sa fente encore béante au-dessus de la jeune plantation innocente… Et elle pissa dessus, sans vergogne, agitant son bas-ventre pour que la dernière goutte ne manque pas sa cible… C’est en finissant notre récolte de fraises qu’elle m’informa, presque solennellement, que nos relations intimes s’arrêteraient là : nous avions passé un très agréable moment ensemble, mais elle n’était pas une briseuse de ménage. Elle m’invitait sincèrement à consacrer toute mon énergie au bébé qui allait naître dans deux mois et à sa maman.



Coco avait repris de la tarte flambée et n’avait visiblement pas très envie de regagner sa maison vide. On fit donc l’amour, en copains, « pour que le corps exulte… ». Corinne revint quand même me rendre une petite visite crapuleuse, au printemps. Elle ne voulait absolument pas que sa mère soit au courant de notre liaison provisoire et éphémère. Elle me passa un coup de fil, attendit que sa mère fasse sa sieste, puis me rejoignit, en passant par le jardin. Je venais de lui démontrer mon savoir-faire en préliminaires amoureux. Coco, nue, à quatre pattes sur le divan, tenait à me prouver que la fellation n’avait plus de secret pour elle. Curieusement, cette petite bonne femme avait gardé ses grosses lunettes pour avaler mon membre avec application !

Un toussotement discret interrompit nos agapes. Germaine, dans l’ouverture de la porte, les bras encombrés de deux splendides laitues, nous regardait, impassible.



Bien campé sur mes jambes, le sexe volumineux parallèle au sol, je lui répondis que pour moi cela ne posait aucun problème. Coco, toujours à quatre pattes sur le divan, la foufoune bien humide et la bouche baveuse, invectiva sa mère d’un vibrant : « On peut jamais être tranquille cinq minutes avec toi… ». Germaine, vexée, marmonna, déposa dignement ses salades et prit congé. On resta muets trois bonnes secondes, on éclata de rire et Corinne reprit gaillardement les rênes de ce coït interrompu… Depuis longtemps, plus rien ne m’étonnait. C’est donc tout à fait placidement que j’entendis la petite Corinne me demander de l’initier aux joies inconnues de la sodomisation.


C’est le surlendemain des brochettes que Germaine se brisa le col du fémur, fracture classique à quatre-vingt-deux ans. Dans sa chambre d’hôpital, elle n’avait pas trop le moral, ma charmante voisine. Elle dégustait tristement mes chocolats ; la nuit tombait et il pleuvait des cordes ; Germaine était persuadée qu’elle n’allait pas s’en sortir. Cela tombait bien qu’on soit seuls, car elle avait un service à me demander. Elle sortit de sous les draps une feuille d’écolier jaunie, pliée en quatre, et me demanda de la lire. La lettre manuscrite, signée par son défunt mari, était en fait un aveu d’escroquerie. Dans un style pseudo juridique, ce Zorro de la lutte des classes reconnaissait avoir détourné, pendant quatre années, une partie des cotisations syndicales des camarades de son entreprise. Il s’engageait à les rembourser mensuellement.


Germaine, le regard haineux, tint à ce que je sache l’entière vérité et que j’en fasse part à sa fille, après son décès qu’elle sentait probable. Elle avait trop honte pour le faire elle-même. Elle se soulagea enfin de son secret :



Je suis montée sur le lit, et j’ai fait bouger le sommier pour que les deux autres croient qu’on était occupés à faire des galipettes… Quelques minutes plus tard, j’ai été voir à côté et les deux lascars ronflaient comme des bienheureux ! J’ai un peu défait leurs vêtements, pour faire comme s’ils avaient pris leur plaisir, et j’ai attendu le retour de mon mari.

Quand il est rentré et qu’il les a vus, débraillés et abrutis, il m’a dit que j’avais parfaitement rempli ma mission ! Ils sont partis, la queue entre les jambes, sans très bien savoir ce qu’ils avaient bien pu faire avec moi…


Depuis ce jour, je lui ai juré une vengeance éternelle. J’ai décidé qu’il ne me toucherait plus jamais. Je voulais qu’il souffre, bien entendu, mais je voulais encore plus faire table rase de ma lamentable vie. Alors, dès que j’ai lu la petite annonce du notaire, j’ai sauté sur l’occasion.



Germaine s’en est sortie, mais elle a pris un sacré coup de vieux…