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n° 10684Fiche technique24084 caractères24084
Temps de lecture estimé : 15 mn
18/08/06
Résumé:  Est-il possible de draguer dans le métro ? Certaines circonstances rendent la chose plus facile en tout cas...
Critères:  fh inconnu train volupté massage nopéné humour
Auteur : Macapi            Envoi mini-message
S'endormir dans le métro

N’avez-vous jamais fixé un inconnu dans les yeux suffisamment longtemps pour qu’il ne puisse plus soutenir votre regard ?



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J’ai toujours dit qu’une alliance au doigt c’est bien, pour les gens mariés. Au moins eux affichent qu’ils ne sont plus libres, à part les infidèles chroniques bien sûr ! Mais qu’en est-il des autres ? Tous ces hommes et ces femmes qui sont en couple et qui pourtant ne l’indiquent pas clairement aux autres. Il me semble qu’il devrait être obligatoire d’afficher son statut en public, mais bon, la société n’est pas dictatoriale et finalement chacun fait ce qu’il veut.


Tout serait pourtant si simple. Dans le métro par exemple, un simple coup d’œil à l’annulaire gauche nous ferait savoir si l’autre est libre ou pas. Il pourrait même y avoir une sorte de code plus poussé, du genre un anneau à l’annulaire indiquerait « Non disponible ». Le même anneau serait porté à l’index de la main gauche par un hétérosexuel libre et à l’index de la main droite pour un homosexuel libre. Le comble de l’information: un bisexuel avec un anneau à chaque index, ou mieux encore, un homme marié avec un anneau à l’annulaire et un autre à l’index indiquait un couple ouvert. Et peut-être même que certains libertins oseraient se pavaner une bague à chaque doigt, ou presque ?


Mais tout ceci est un autre monde, un monde qui n’existe pas, un monde étiqueté. Le monde réel est bien différent.



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Prenons le métro. Comment faire pour savoir quel homme il est possible de draguer ?


La technique la plus simple consiste à soutenir le regard de ceux qui osent un léger coup d’œil. L’homme typique baisse les yeux après une ou deux secondes. Est-ce que ça signifie qu’il n’est pas disponible, que je ne lui plais pas ou qu’il n’aime pas draguer dans le métro ?


Une autre technique plus élaborée est de m’asseoir près de lui et de lire son journal ou son livre par-dessous, en essayant de d’apercevoir le titre du livre ou les grands titres. En général, il finit toujours par lever les yeux et me regarder bizarrement. Si alors je ne baisse pas le regard avec un sourire gêné de l’avoir dérangé, et qu’au contraire je lui décoche un grand sourire, il est alors facile d’engager la conversation. Je peux commencer par me justifier en prétendant avoir déjà entendu parler de ce livre. Surtout ne pas dire que je l’ai lu si ce n’est pas vrai ! Ou encore j’avoue candidement que je ne lis jamais le journal, mais que j’aime bien lire seulement les titres, comme ça, à distance.

Mais franchement, cette technique n’a jamais vraiment fonctionné pour moi. Peut-être parce que ces hommes qui préfèrent lire dans le métro ne veulent justement rien faire d’autre, sinon ils l’auraient déjà fait !

J’avais fini par en conclure que le métro, ou tout autre moyen de transport public d’ailleurs, ne devait pas être un haut lieu de drague.


Jusqu’à ce jour…



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Je terminais ma journée de travail par l’inévitable transport en métro. J’entrai donc comme d’habitude dans un wagon. Mais attention, pas n’importe lequel. Je choisissais toujours celui qui allait me faire marcher le moins possible une fois arrivée à destination. Et comme j’allais toujours au même endroit, c’est-à-dire chez moi, je prenais donc toujours le même wagon, le deuxième à partir de la tête de train.


J’étais vêtue d’un top blanc ajusté qui soulignait bien ma poitrine généreuse mais pas imposante. Je portais également une jupe fleurie évasée qui m’arrivait au-dessus du genou. J’aimais mettre ainsi mes longues jambes en valeur. J’avais la chance de ne pas avoir un kilo en trop et de pouvoir porter à peu près n’importe quoi sans qu’apparaissent ces affreux bourrelets de chair qu’on voit parfois à l’heure où les étudiantes rentraient chez elles… Bref je n’avais pas à me plaindre de ce côté-là, et n’étant plus étudiante depuis longtemps puisque j’avais 32 ans, j’en étais assez fière. C’est pourquoi le top que j’avais choisi était suffisamment court pour laisser entrevoir une bande de peau entre mes hanches prononcées et le haut de ma taille fine.


Mon visage un peu carré, mais pas désagréable du tout, était encadré par de courtes boucles blondes. J’avais mis en valeur mes lèvres par un léger rouge à lèvres rose brillant qui les rendait plus pulpeuses. Mes yeux bleus étaient comme toujours laissés à eux-mêmes, sans artifice.


J’étais dans ce wagon, prête à tout, au cas où. La chasse à l’homme était ouverte.


Ce n’était pas encore l’heure de pointe. J’aimais ce moment de l’après-midi où il n’y a pas encore foule, quand les gens ne sont pas encore rendus agressifs par la trop grande promiscuité. Moins de gens, donc plus facile de voir les gens !


J’entrai donc dans mon wagon habituel. Manque de chance, il n’y avait pas de place assise. Je m’accrochai donc à la barre centrale, en bonne position pour me saisir du premier siège qui se libérerait.


Un rapide coup d’œil autour de moi me permit de constater qu’il n’y avait pas beaucoup de chair fraîche dans le coin. Tant pis, j’allais simplement rentrer chez moi sans plus.


Le métro démarra sa longue route monotone, avec son bruit caractéristique un peu endormant et son roulis qui n’en finit plus. Si j’avais été assise, j’aurais depuis longtemps fermé les yeux à la recherche d’un peu de repos volé, à défaut d’homme intéressant à dévisager. Mais j’ai toujours trouvé bizarre de fermer les yeux une main accrochée à un poteau, le corps ballotté. Pourtant j’étais fatiguée. Alors un peu malgré moi mes yeux se fermèrent.


J’étais ainsi déconnectée de la réalité. Je ne voyais plus les allées et venues des passagers au fil des stations. Je sentais seulement quelques frôlements suivis d’un « Excusez-moi » poli.


Soudain, le métro freina et tous les passagers furent plus ou moins projetés vers l’avant, essayant tant bien que mal de se retenir et d’éviter de tomber. J’aurais dû me retenir à la barre centrale moi aussi, mais comme je commençais à m’endormir, j’avais relâché mon attention et ma main ne serrait pas assez fort. Je subis donc plus que les autres la force de l’inertie. Brutalement ramenée à la réalité, j’ouvris les yeux à temps pour entrevoir un torse puissant sur lequel j’allai m’écraser. Je ne sais pas trop ce qui se produisit par la suite. Je sentis seulement deux bras qui me retenaient. Et le train s’arrêta totalement. Une semi-obscurité s’installa et j’en conclus que l’alimentation principale avait été coupée et qu’il ne subsistait que l’éclairage de secours.



Mais quelle voix ! Je ne l’avais pas encore bien regardé cet inconnu, mais sa voix me séduisit instantanément. C’était une voix chaude à l’accent un peu moqueur, une voix que je m’imaginai très sensuelle à l’occasion. Je levai alors les yeux sur son visage. Il était légèrement plus grand que moi, mais pas trop, de sorte que ma bouche n’était pas si loin de la sienne. Mais là j’étais en train de délirer complètement…


Il avait un style un peu espagnol, les cheveux noirs ondulés et les yeux noirs profonds, le teint assez mat. Il semblait être dans la trentaine, comme moi. Et son sourire ! Son sourire un peu narquois quand il m’a parlé, ses dents blanches qu’il semblait vouloir montrer en tout temps. Son air légèrement suffisant, ses yeux qui pétillaient, et je m’en aperçus alors, ses bras qui me maintenaient encore contre lui. Je m’empressai de me dégager de son emprise.


Qu’est-ce qui m’arrivait ? Pour une fois qu’un beau mâle daignait faire plus pour moi qu’un simple sourire forcé, je semblais vouloir le fuir. Je me contentai de le regarder à la dérobée un peu trop souvent, en espérant qu’il ne le remarquerait pas. Il semblait effectivement regarder ailleurs, je pouvais donc à loisir l’observer. Il avait un torse musclé, il était à peine plus grand que moi, je ne pouvais évidemment pas me rendre compte de ses attributs mâles, mais s’ils étaient à la hauteur du reste de sa personne, je n’aurais pas à me plaindre, le cas échéant.


Les passagers dans le wagon commençaient à s’impatienter, surtout qu’il n’était pas possible de sortir, vu que le train était arrêté entre deux stations. La chaleur montait puisque la ventilation ne fonctionnait plus, ou du moins à un strict minimum qu’il était impossible d’apprécier. Et même s’il n’y avait pas beaucoup de monde, toutes les places assises étaient quand même prises et plusieurs étaient obligés d’endurer leur mal de jambes à force de rester debout. C’était mon cas. Je commençais sérieusement à me fatiguer de me tenir là à ne rien faire.


Mon bel inconnu semblait avoir trouvé une solution à ce problème et s’était adossé en position assise à la portière du fond. Apparemment il trouvait cela confortable. Et il remarqua que je l’avais vu… Il me fit un signe pour m’indiquer d’en faire autant à ses côtés. Je m’approchai donc de l’endroit où il s’était appuyé.



Je préférai ne pas répondre. Je portais une culotte, mais je sautai plutôt sur l’occasion de laisser flotter un mystère à ce sujet.



L’idée était assez tentante : m’asseoir sur les genoux d’un inconnu, dans une position relativement instable, à la vue de tous. Et puis tant pis, s’il se faisait mal aux jambes, au dos ou ailleurs, c’était tant pis pour lui, il n’avait qu’à pas proposer. Je m’assis donc sur ses genoux, le dos appuyé contre sa poitrine, que je sentis ferme contre moi.


Aussitôt que je fus installée, il referma ses bras autour de ma taille.



Pendant que mes jambes se détendaient un peu en position assise, je commençais à apprécier la proximité de cet homme. Mon corps était si près du sien que je sentais les muscles de ses bras sur mes côtes. Mes bras étaient pour l’instant suspendus en l’air et je réfléchissais à l’endroit où les poser, sans pour autant les mettre sur les siens. Je les tendis et les déposai entre mes cuisses, un peu empruntée, mais ça pouvait aller.


Je sentis bientôt sa respiration contre mon cou, dans mes cheveux. Non mais, il profitait de la situation !



Je n’osai pas l’admettre, mais c’était vrai. Je commençais à apprécier la situation. Dans les bras d’un bel homme puissant, un souffle chaud qui glissait le long de mon échine jusqu’à me faire frissonner, ses mains presque sur mon ventre, tout cela contribuait à créer une atmosphère chargée d’un érotisme certain. Surtout qu’il n’avait pas cessé depuis le début de me provoquer, sûr de lui, un peu macho, un peu chasseur. Mais c’est moi qui devais être en chasse !


Je me sentais un peu sa prisonnière. J’aurais pu me lever, mais quelque chose m’en empêchait. Après tout, j’étais dans un endroit public, qu’est-ce qui pouvait m’arriver ? Autant en profiter. Et qui sait si cet homme n’était pas le seul que je pourrais jamais draguer dans un métro. Quoique là, c’était plutôt lui qui s’y mettait. Mais je n’étais pas obligée de ressembler à une fille en chaleur, en manque de sexe, qui sauterait sur le premier venu. Un peu de dignité quand même !


J’entrepris donc d’adopter une position plus digne, je redressai le dos et me tins très droite sur ses genoux, en faisant bien attention à ne plus me laisser aller contre son torse accueillant. Mal m’en prit. Je lui avais donné l’occasion qu’il semblait attendre. Il me tira légèrement vers l’arrière en exerçant une pression sur ma taille. Et comme je voulais rester droite, mes fesses se retrouvèrent collées à son bassin.


Je n’osais plus bouger. Je ne désirais pas vraiment me dégager. Mais je ne voulais risquer aucun mouvement qui aurait pu provoquer la moindre réaction chez lui. N’empêche que j’avais le postérieur extrêmement bien ajusté à son corps. Je pouvais affirmer qu’à ce moment précis, il n’était pas bandé. Encore heureux, j’avais la chance de ne pas être tombé sur un pervers.



Je tournai un peu la tête dans sa direction. Ma bouche s’approcha alors dangereusement de la sienne.



J’étais soudain paniquée, le cœur battant, incapable de bouger, incapable de refermer la bouche après avoir parlé. Je sentais son eau de toilette virile me remplir délicieusement les narines. Mon corps s’était à nouveau affaissé contre le sien, sans que je m’en sois rendue compte. Ses bras sur ma taille se faisaient plus lourds. Ils m’enserraient, me pressaient contre lui. Il faisait chaud. J’avais chaud contre lui. J’avais chaud au bas-ventre. Je réalisai soudain que j’avais une très grande envie de me retrouver ailleurs avec lui, avec Nicolas, que je voulais prendre possession de chaque millimètre de sa peau. Je me sentais grisée par son odeur. J’étais hypnotisée par sa bouche qui m’attirait, qui attirait la mienne. Je le regardai dans les yeux, je me noyai une seconde dans ses grands yeux noirs.


Puis je baissai le regard et je lui tournai à nouveau le dos. Je ne voulais pas qu’il croit que j’étais une fille facile. Je devais trouver un moyen de reprendre le contrôle de la situation. Je ne devais pas me laisser faire comme ça, par une simple bouche, sa bouche si attirante, ses yeux, son corps, au secours !


Une fois encore, je sentais son souffle dans mon cou. Il le faisait exprès. Il savait qu’il m’avait troublée. Les hommes le savent toujours… Mais en tant que femme, j’avais aussi mon pouvoir, surtout assise tout contre son intimité ! Je devais me venger de lui, me venger du trouble qu’il avait jeté en moi. Je devais lui montrer qu’il avait affaire à forte partie.


Je jetai tout d’abord un coup d’œil pour voir si les autres passagers avaient remarqué quelque chose, mais ils ne semblaient pas du tout se préoccuper de nous. D’autres s’étaient assis par terre, certains tentaient de joindre le conducteur du train sans succès, tout le monde parlait, le bruit ambiant était donc assez fort, bref le wagon au complet semblait en désordre. J’étais donc tranquille et j’allais pouvoir mettre en oeuvre le plan de femme fatale que j’avais déjà en tête.


Je commençai tout simplement à onduler discrètement du bassin, en appuyant de mon mieux mes fesses contre son entrejambe, dans le but de provoquer une érection, bien sûr ! Je voulais qu’il se sente mal à l’aise, qu’il ne sache plus quoi faire, que son pénis veuille exploser hors de son pantalon. Et alors je pourrais toujours me lever et le laisser dans cette humiliante position. C’était le plan.


Il banda assez rapidement, mais je l’avais prévu. Est-ce qu’un homme dans cette position peut décemment dire à son pénis de se tenir tranquille ? Je le sentis grossir rapidement sous mes fesses. Vu la légèreté des vêtements d’été, je le ressentais parfaitement bien. Son pénis semblait avoir une bonne taille et curieusement prit naturellement une direction qui l’amena de toute sa longueur entre mes fesses. Est-ce qu’il ne portait pas de sous-vêtements ? La question n’était pas d’actualité. Je continuai à bouger doucement mes hanches d’avant en arrière. Ma démarche était grandement facilitée par la position de son membre. Je n’avais qu’à bouger légèrement pour le sentir se frotter tout entier à mon sillon. Ma culotte et ma robe commençaient à entrer un peu entre mes deux globes, mais je ne m’en préoccupais pas. Je voulais l’amener au point ultime, puis tout arrêter, juste pour lui montrer que j’avais le contrôle.


Il ne semblait pas avoir de réactions à mes va-et-vient, en dehors de sa fermeté sous moi. J’aurais voulu l’entendre respirer plus vite, voire gémir. Mais au lieu de cela, il ne bougeait pas, ne respirait même plus dans mon cou. Je pouvais presque l’imaginer derrière moi, une expression neutre accolée au visage, comme si de rien n’était. Et ça me faisait enrager. Quel genre d’homme était-ce ?


Peu importe, un homme est un homme. Après un certain temps à subir ces frottements répétés, il allait forcément être de plus en plus excité. Je n’étais pas pressée. Je continuai donc mon balancement, tout en surveillant du coin de l’œil pour vérifier si personne n’observait mon manège.



Et sans que j’aie eu le temps de lui demander de quels ajustements il s’agissait, il avait appuyé fortement ses avant-bras et ses mains sur le haut de mes cuisses. Ceci eut comme effet de remonter mon bassin vers l’arrière et de mettre mon clitoris en contact presque direct avec son pénis. Le traître ! Il savait exactement ce qu’il faisait. Il ne voulait apparemment pas être le seul à profiter du frottement des tissus. Il voulait que je m’excite moi aussi, comme cela, il garderait le contrôle.


Et mon plan dans tout ça ? Oublié le plan, dès que mon clitoris commença à se durcir sous le contact dur de son membre, je ne pus m’empêcher de me laisser aller à ce plaisir. Je dus même retenir un cri sur le coup. C’est alors que je me rendis compte que tout ce temps-là j’avais mouillé à force de me frotter à lui, que j’avais juste envie de lui, une envie sauvage qui me traversait le ventre en une flèche acérée jusqu’au creux des reins. Je ressentais maintenant toute la présence de son pénis. Je souhaitais le faire entrer en moi, mais je ne sentais que sa forme au travers de quatre couches de tissus (trois s’il n’avait pas de slip). Et c’était trop. À chaque instant, je me retrouvais mon dos tout contre lui, le bout de son gland qui butait contre mon clitoris. Ou était-ce la base ? Je n’arrivais toujours pas à être fixée sur la position insolite de son membre dans son pantalon.


Mon désir montait. Il me pressait contre lui. Je sentais ma culotte trempée entrer à l’intérieur de moi, et ma jupe qui commençait à en faire autant. Sa dureté me masturbait aussi sûrement que s’il n’y avait eu aucune barrière. Il semblait connaître mon corps. Il vibrait maintenant contre mes fesses, preuve que ça lui faisait aussi de l’effet. Je n’avais plus la lucidité de m’en réjouir. J’essayais seulement de ne rien laisser paraître de mon plaisir aux passagers alentours. J’étais de plus en plus excitée, et lui aussi. Son torse se raidissait contre mon dos. Son souffle était devenu court et il avait rapproché sa tête de la mienne. Il était tout près de moi. J’aurais presque pu l’embrasser.


Le plaisir était presque insoutenable. J’avais peine à retenir mes gémissements et à garder les yeux ouverts. Je ne savais plus si c’était mes hanches qui bougeaient ou lui qui me balançait sur ses cuisses. J’avais perdu toute notion d’espace. J’aurais à cet instant voulu me perdre dans ses bras, dans sa bouche, crier mon orgasme face à des murs vides. Mais j’étais bel et bien dans un wagon de métro. Et mon orgasme était proche, si proche, je ne savais plus ce que je faisais. Mes yeux déjà se perdaient.


Le train repartit alors d’un coup sec. Nicolas et moi fûmes déstabilisés et nous nous séparâmes malgré nous en tentant de garder l’équilibre. Il se redressa et me tendit une main. Sans réfléchir je la pris et m’en servis pour me relever. Il m’attira face à lui et sa bouche pris possession de la mienne. Ce fut un baiser sauvage, un ballet fougueux de nos langues, un concert de gémissements étouffés. Il me serra fort contre lui. Je tremblais. Je pleurais. Le plaisir m’envahissait. J’aurais aimé en cet instant précis sentir son pénis en moi. J’ouvris les yeux et je ne vis que ses yeux à demi-révulsés et je compris qu’il avait joui lui aussi.


À la station suivante, il descendit en me glissant dans la main une carte d’affaire. Je ne pouvais pas bouger, je n’avais pas la force de le suivre et de lui demander… mais de lui demander quoi au fait ? Je ne l’avais pas dragué, il ne m’avait pas draguée non plus. Nous avions seulement profité de la situation. Je lui étais reconnaissante du plaisir qu’il m’avait donné. Je n’en demandais pas tant d’un inconnu dans le métro. Je n’avais pas trouvé ce que je cherchais, mais j’avais trouvé un plaisir nouveau, j’avais fait l’amour en public, je m’étais abandonnée dans les bras d’un étranger, j’avais baisé tout habillée. Il n’y avait rien à ajouter.


Sur sa carte d’affaires, il était écrit:


Nicolas Dumarchant

Massothérapeute


Peut-être qu’il y aurait une suite à notre histoire finalement… Mais quelle histoire ? Tout ceci n’a duré que quelques minutes.