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n° 10602Fiche technique72123 caractères72123
Temps de lecture estimé : 42 mn
15/07/06
Résumé:  Comment Charlotte a changé ma vie.
Critères:  fh hh hbi jeunes copains grosseins plage piscine amour voir exhib nudisme fellation anulingus 69 pénétratio init
Auteur : Ducfranck            Envoi mini-message
Initiations à l'Amour


Je vais essayer de vous narrer un épisode qui a beaucoup compté dans ma courte vie. À l’époque des faits, j’avais un peu plus de dix-neuf ans et je vivais dans un studio au centre-ville de Montpellier. Mon bac en poche, j’avais choisi de partir dans cette ville étudiante pour enfin vivre ma vie loin de mes parents adoptifs ; pas que ceux-ci étaient de mauvaises gens mais certaines circonstances ont fait que mon destin a tragiquement et brutalement bifurqué. Je reviendrai peut-être un jour sur cet épisode douloureux…


Livré à moi-même dans cette grande ville (comparée à mon bled perdu des Cévennes Gardoises), les premières semaines de BTS m’ont paru surréalistes. Lycée technique immense, ville grouillante de monde, en particulier de jolies filles avec d’affriolantes tenues estivales. J’ai failli attraper un torticolis à force de tourner ma tête dans tous les sens pour apercevoir un fessier bien ferme, une paire de cuisses bronzées ou une poitrine mise en valeur. Ma classe à majorité masculine - il n’y a qu’une fille - m’a bien accepté malgré mon infirmité. Je ne veux pas tomber dans le mélodrame à deux sous mais en plus d’être orphelin j’ai eu un accident étant gamin.


Vers l’âge de six ans j’ai attrapé la queue d’une casserole qui était sur le feu, celle-ci remplie d’eau bouillante s’est vidée sur le côté droit de mon corps. Brûlé au troisième degré sur le bras environ du coude à l’épaule ainsi qu’une bonne partie de ma poitrine, du ventre et du flanc. Je passe sur la douleur et les mois d’hôpital mais la timidité qui m’étreint découle (entre autres) de mes premières sorties hors du milieu hospitalier. Les regards plaintifs des adultes, les moqueries de mes camarades de classes, les institutrices qui me mettaient à l’écart… Toutes ces choses ont fait que je me suis enfermé petit à petit sur moi-même et que je suis devenu un grand solitaire.


Mais aujourd’hui tout va bien, personne ne connaît mon histoire, juste la partie concernant mon affreuse brûlure. Je suis un étudiant comme les autres, juste un peu plus émotif : en effet je rougis à la moindre occasion. Il ne faut pas qu’un prof m’interroge car c’est la catastrophe, je bafouille et mon visage s’empourpre ; mêmes effets lorsqu’une fille m’adresse la parole (c’est rare quand même !) ou qu’un collègue me parle de sexe. Ce n’est pas que je sois prude mais je n’ai pas l’habitude de parler de cul. De plus mon absence totale d’expérience avec la gent féminine ajoute à mon complexe.


J’ai des copains, dont certains deviendront de fidèles amis, et je profite pleinement de la vie étudiante au détriment de mes études de dessinateur industriel. Je me suis même inscrit dans un club de natation pour continuer de pratiquer cette discipline qui, en plus de me muscler, assouplit ma peau greffée. Cela a été particulièrement pénible de me trouver au bord de l’eau avec tous ces inconnus mais d’un commun accord avec l’entraîneur j’ai expliqué aux autres nageurs que mes blessures étaient cicatrisées depuis longtemps et qu’il n’y avait aucun souci à se baigner ensemble. C’est dingue ce que les gens peuvent avoir peur, mais tout s’est bien passé et trois fois par semaine je vais faire des longueurs de bassin.


Non seulement j’aime nager mais en plus il y a un petit plus non négligeable, cela me permet d’assouvir une de mes passions : le voyeurisme. J’adore regarder les corps dénudés, frissonner à la vue d’un bout de peau et la piscine est un endroit presque idéal. Imaginez-vous en train de nager la brasse en suivant une jolie demoiselle. Chaque fois que votre tête s’enfonce sous la surface, que voient vos yeux ? Une paire de jambes faisant des ciseaux en apesanteur et les cuisses couvrent et découvrent à intervalles réguliers la fine bande de tissu cachant la toison intime. Certains maillots plus échancrés laissent entrevoir une partie des fesses et avec bonheur quelques poils frisés viennent se loger sous l’élastique. Du pur bonheur ! Même, il ne faut pas se leurrer, il y a bien quelqu’un qui vous mate l’entrejambe. C’est le jeu, nous sommes à la fois voyeurs et exhibitionnistes lorsque nous nageons en file indienne.


Je me rappellerai toujours le jour où Charlotte est venue nager ; au départ je n’ai pas vraiment fait attention à elle. J’ai plongé directement dans mon couloir après avoir lu le programme de la séance affiché sur le tableau. Je double quelques personnes avant de me caler derrière un postérieur familier. J’aime bien nager derrière Isabelle, son petit cul musclé me motive. Il y a quelque chose de surprenant, c’est que pas une seule fois une érection n’est venue troubler mes entraînements. Pourtant lorsque je mate les filles de mon lycée ou les femmes dans la rue, il ne faut pas attendre trois minutes avant que ma tige se redresse dans le caleçon. Sûrement que les efforts viennent annihiler les effets physiologiques qui d’habitude me trahissent. Revenons au superbe cul moulé dans le maillot bleu ciel, un ciseau de jambes un peu plus violent et le tissu glisse légèrement. Mes yeux s’écarquillent à l’intérieur de mes lunettes, j’accélère pour m’approcher au plus près en prenant garde de ne pas toucher ses pieds. Furtivement je vois apparaître et disparaître une touffe de poils accrochée à un charmant bourrelet de chair tendre. Je reconnais ce renflement après l’avoir étudié sous toutes les coutures dans mes nombreuses revues d’adulte.


Cela n’a duré que quelques secondes mais quel plaisir ! Et quel dommage que ce con de Philippe soit venu s’immiscer entre nous ! Peut-être a-t-il le même passe-temps que moi ? Sûrement même ; et comme il nage plus vite que moi il me faut trouver une nouvelle proie.


« Je ne reconnais pas ce fessier », me dis-je en me glissant derrière une énième paire de jambes.


Je décide de rester derrière, malgré la lenteur de la demoiselle, pour profiter de la vue. Je ne suis pas déçu : ses jambes blanches s’articulent sur un joli cul rond. La cambrure de ses reins amplifie le dessin de ses formes, les globes de chair bougent en rythme. C’est sûr que ce ne sont pas les fesses d’Isabelle mais celles-ci, malgré leur embonpoint, m’attirent beaucoup plus. Le maillot rouge vif n’est pas trop échancré mais suffisamment pour voir que la peau n’est pas marquée par les petits creux de la cellulite. Mademoiselle est enrobée mais prend soin de son corps, un bon point pour elle.


L’entraînement continue. Je suis dans le flot des nageurs et je croise parfois mon nouveau petit diable. D’ailleurs en le voyant de face je trouve que le rouge va très bien avec sa lourde poitrine, le tissu est tendu et c’est avec délectation que je plonge le regard dans sa vallée. Hallucinant, j’ai un début d’érection, une demi-molle comme on dit vulgairement… Pour moi l’entraînement touche à sa fin : si je ne me réfugie pas dans les vestiaires immédiatement, mon sexe va tendre irréversiblement mon maillot. Je peste intérieurement car j’aurais bien aimé avoir pu tenir plus longtemps pour voir son visage sans ces maudites lunettes de natation. La serviette rapidement nouée autour de la taille, une excuse bougonnée à l’entraîneur et je vais m’enfermer dans une cabine.


Je ferme le loquet ; il était temps, ma queue est sortie du maillot. Je ne m’embarrasse pas, je vire le slip trempé et j’empoigne ma virilité pour une masturbation rapide mais riche en émotion. Les pensées uniquement braquées vers la blonde aux cheveux longs, enfin… braquées sur sa poitrine et sa région fessière. L’éjaculation se fait sentir et je ne fais rien pour retenir mes jets de foutre d’aller s’écraser sur la porte lisse. Je nettoie tout en vitesse avant de retourner à l’eau. J’explique à l’entraîneur que je peux me remettre à nager et je finis les dix dernières minutes qui restent avec mes camarades. Les étirements de fin de séance arrivent, tout le monde est sur la plage en carrelage, tombe les lunettes et s’étale sur sa serviette. J’en profite innocemment pour être dans les parages de Charlotte. Mon pote Philippe est à côté de moi et me dit de but en blanc à voix basse :



Il part d’un long rire franc qui a pour effet de me faire rougir jusqu’au bout des oreilles. Le salaud s’est aperçu de mon érection ! Soit il regarde l’entrecuisse des hommes, soit il a compris mon manège… Sûrement un mélange des deux. Dans tous les cas de figure, je suis très mal à l’aise, je n’ose pas lever les yeux, je sens le sang bouillir sur toute la surface de mon visage. Je suis perdu, je ne sais pas quoi faire, j’ai la nette impression que tous les regards sont braqués sur moi, comme à l’époque de l’école primaire. Philippe finit de s’esclaffer et j’ose redresser la tête : personne ne me dévisage, chacun fait ses exercices consciencieusement. Je me maudis d’être aussi stupide, d’avoir soupçonné une nouvelle fois la persécution. Je m’étire les cervicales et en profite pour regarder du côté de Charlotte. Elle me lance un bref sourire qui me fait rougir une nouvelle fois.


« Calme-toi, ce n’est qu’un sourire ! »


Et quel sourire ! Il dévoile de magnifiques dents blanches bien rangées. Je ne la regarderai plus de la soirée mais l’adorable visage restera gravé jusqu’au prochain entraînement.


Voilà, retour au vestiaire, direction la douche, qui est commune. La majorité des nageurs sont nus pour se doucher mais il y a quelques brebis galeuses qui gardent leur maillot – j’en fais partie, évidement. Encore que je suis plus roublard : j’attends le dernier moment pour y aller, lorsqu’il y a moins de monde. Je sais que c’est fou d’être pudique dans ce moment-là, alors que tout le monde m’a vu dans la même tenue au bord du bassin. Je commence à me savonner lorsqu’une voix que je reconnais bien me demande :



Mes yeux obliquent vers le bas pour tomber sur la main de mon collègue tenant ses bourses en coupelle, elles-mêmes surmontées par un pénis d’une taille respectable. Nous sommes les derniers sous la douche, je ne bouge pas d’un centimètre fasciné par la vision. J’en ai oublié Charlotte, je regarde ce sexe au gland décalotté. Il est parfait, une légère courbure le fait monter encore plus haut que s’il était parfaitement droit. Je transpire, ma respiration est rapide et saccadée, le grand brun décide de rompre la glace en parlant d’une voix décontractée :



Laissant la phrase en suspens… J’attends patiemment qu’il la termine et le coquin me prend par surprise. En moins de temps qu’il n’en faut pour le dire, il se laisse tomber à genoux, agrippe mon maillot de ses mains et le baisse sur mes chevilles. Je ne reste pas longtemps debout, ma queue devant son visage, je lui saute dessus et s’ensuit une bagarre entre potes accompagnée de rires, de pincements, de cris, parfois de morsures. On joue comme des gosses mais la raison principale est toute autre : durant la joute chacun explore le corps de l’autre. Une main glisse fugacement entre mes cuisses, la mienne se retrouve par hasard sur ses bourses, je me suis fait mordiller le ventre, j’ai pincé un téton. Tout ça dans la bonne humeur et sous les jets combinés de trois pommes de douche. Et puis, cela devait arriver, le plus fort se retrouve sur l’autre, nos sexes bandés sont en contact, il me maintient les épaules contre le carrelage. Son visage s’approche du mien, je ferme la bouche en serrant les dents, je n’ai pas du tout envie de sentir sa bouche contre la mienne.


Il se baisse, j’esquive en roulant sur le côté mais il me tient toujours fermement. Le bougre a changé de tactique, je suis acculé contre le mur, impossible de faire le moindre mouvement. Philippe pose sa bouche sur mon gland comme si de rien n’était et il commence à me sucer. Il faut que ma première fellation me soit donnée par un homme, un collègue de surcroît. Je me détends en fermant les yeux pour ne pas voir la tête brune s’occuper de ma queue, je pense à une jolie fille, Charlotte par exemple, dont le souvenir me revient comme un coup de fouet. Souriant et gémissant, je m’abandonne à sa chaude bouche - pas très longtemps je l’avoue - et inonde sa glotte sans prévenir en poussant un puissant râle. Quelques coups de langue sur ma hampe et mes bourses avant qu’il ne me parle à nouveau :



Je me lève et fonce vers le vestiaire, je m’habille en vitesse et direction l’appart dans lequel je m’enferme jusqu’au lendemain matin, en me posant un millier de questions sur ce que je viens de vivre. Le résultat est très ambigu, je suis pris entre mon amour des femmes et la superbe fellation de mon ami Philippe. Il est vrai aussi que cette première expérience ne peut quand même pas influencer ma vie sexuelle future. Ces questionnements me hanteront jusqu’à l’entraînement suivant et, sans me dégonfler, j’y suis retourné. Philippe m’a dit bonjour, mais pas comme d’habitude. Cette fois, je sens de la gêne dans son regard, puis après, plus de blague à deux sous. Il sait qu’il est allé trop loin et est plus mal que moi. Ce sentiment me réconforte, car je ne suis pas le seul à avoir été perturbé par l’épisode de la douche.


Charlotte arrive, toujours vêtue de son maillot rouge. Sans bégayer, je lui dis bonjour. Elle me répond et paf, je rougis. Rideau, plus une parole ne parvient à sortir de mes lèvres pincées. Heureusement quelqu’un vient à ma rescousse. Sacré Philippe ! Il vient se racheter et entame une conversation dans laquelle je peux intervenir sans trop bafouiller. Malheureusement, pas trop le temps de s’éterniser, il faut aller à l’eau et aligner les longueurs. En passant prés de moi, mon ami me susurre :



Plus facile à dire qu’à faire, avec tous ces fessiers dansant autour de moi, sans compter les poitrines et quelques bosses masculines que je me surprends à regarder. Il ne faut pas dix minutes avant que mon maillot ne devienne trop étroit. Je m’accroche au bord du bassin face au carrelage en espérant que le sang n’irrigue plus mon corps caverneux. Rien à faire : plus j’essaie de débander, plus la situation m’excite. Je me laisse couler au fond et je nage en direction de l’échelle la plus proche des vestiaires. En vingt secondes, je suis hors de portée des regards indiscrets et je m’enferme dans une des toilettes. Je pourrais donner comme excuse une irrépressible envie d’aller faire mes besoins. Le souci est qu’il ne faut pas que je devienne esclave de mes envies : si chaque fois que je vois un cul ou un sein sous l’eau j’ai ce type de réaction, le mieux est d’arrêter définitivement d’aller à la piscine !


J’y réfléchirai plus tard. Pour l’instant, il faut astiquer le manque pour baisser la pression internet. Je n’ai pas fait trois allers et retours qu’une voix m’interpelle. C’est encore Philippe. Il me suit partout celui-là !



Il ne manque pas d’aplomb, après ce qui c’est passé la dernière fois ! Mais le pire, c’est que j’ouvre quand même la porte. Je l’accueille en souriant. Il me répond puis entre, verrouille la porte et s’agenouille pour me prendre en bouche. En quelques secondes, il a recommencé à me gâter goulûment. La tête penchée en arrière, je me laisse faire avec le plus grand plaisir. Sa langue épaisse n’oublie pas la moindre parcelle, il me lèche comme un esquimau glacé. Il va même jusqu’à se promener sur mes testicules, juste avant d’engloutir le membre pour ne plus le lâcher. Il s’applique jusqu’au moment où j’éjacule puissamment dans sa gorge en le tenant fermement derrière la tête et en enfonçant ma queue au plus profond. Il est à la limite de l’étouffement mais ne rechigne pas, il m’avale, aspire mon jus comme le font les femmes des films pornos que je me projette à l’occasion. Après l’avoir bien nettoyé, il laisse choir mon membre et se redresse.



Ce sera ma courte réponse, qui scellera à jamais notre amitié teintée, il est vrai, d’un peu de plaisir charnel.



Je plonge dans le grand bain, mais impossible de me concentrer sur la technique, ce que remarque aisément l’entraîneur, vu le nombre de remarques dont je fais l’objet. Je n’en ai cure, je regarde les corps en mouvement de mes consœurs tandis que mes pensées divaguent sur le pacte scellé dans les toilettes des hommes. Et pour en rajouter j’ai l’impression que Charlotte fait tout pour être devant moi, ou à côté lorsque nous sommes accrochés à la goulotte. Mon cerveau n’avait jamais été autant sollicité, de nombreux sentiments le mettent en ébullition : amitié, plaisir, amour, désir. Chaque fois qu’elle s’arrête et qu’elle me regarde, elle prend le soin d’enlever ses lunettes pour que je puisse admirer ses yeux bleus. Son visage aux pommettes rondes est superbe, ses cheveux longs blonds sont malheureusement ramenés en chignon sous le bonnet de silicone. Quelle invention détestable ! C’est pratique, les cheveux ne sont pas mouillés, mais qu’est-ce que c’est laid ! Tout le monde se ressemble, avec ce truc sur la tête. Cela ne m’empêche pas de la trouver très belle, et j’espère que ce que je crois être des approches ne sont pas simplement des illusions ou une déviance de mon cerveau embrumé par les fellations de Philippe.


Quel joli sourire, hum ses lèvres pulpeuses ! Plus je la regarde, plus elle m’attire. Surtout que le jeu ne s’arrête jamais ! Lorsqu’elle est devant moi, je la soupçonne de faire des ciseaux de brasses beaucoup plus amples, ce qui me laisse une vue imprenable sur le bombé de son sexe. Ses fesses me font frémir. Le galbe de ses jambes, le dessin de son dos et son buste ? Tout simplement magnifiques ! Deux seins lourds et fermes dont les mamelons se devinent aisément sous le tissu. Heureusement que j’ai pu vider mon trop-plein de testostérone, sinon je crois que je serais de nouveau en érection. Philippe devra me sucer avant chaque séance si je veux tenir le coup jusqu’au bout - et encore, cela suffira-t-il ? D’agréables picotements envahissent mon bas-ventre tandis que je bavarde avec ma nouvelle camarade en m’installant pour les étirements. Je me concentre et tout se passe normalement, j’arrive à peu près à gérer la situation.


Pour une fois, je me douche parmi les premiers et je sors du complexe de sport pour me diriger à pied vers le pub irlandais. Je ne traîne pas pour aller à mon rendez-vous, je ne cours pas, mais l’allure est rapide.



Je n’ai pas eu la présence d’esprit de répondre mais je regarde Charlotte pédaler sur la voie réservée aux cyclistes. Joli cul moulé dans un pantacourt de lin blanc – désolé, mais impossible de me rappeler autre chose. Les cuisses moulinent sur les pédales et ses fesses ondulent avec grâce de chaque côté de la selle. Malheureusement, elle bifurque. La vision enchanteresse s’évanouit, j’ai chaud, mon entrecuisse se tend dangereusement, ce qui me fait penser à l’objet de ma balade. Je presse le pas.


Assis sur une banquette au fond de la salle, mon ami me fait signe, je prends deux minutes pour me faire servir une pinte de Guinness et je le rejoins. C’est fou, le changement qui s’opère en moi : je marche sans hésiter et m’attable face à Philippe. Quelques échanges de paroles gauches puis il s’attaque au vif du sujet. Un vrai moulin à parole ! Il me répète ce qu’il m’a déjà dit tout à l’heure en y ajoutant plus de détails, il se confie librement, sans tabou. Heureusement qu’à cette heure, le pub n’est pas bondé. On est à peu près tranquille pour parler normalement, malgré l’exiguïté des lieux. Je suis très heureux de pouvoir partager cet instant avec lui et pourtant, il y a une semaine, aucun des deux n’aurait imaginé ce genre de relation intime. C’est en me voyant mater le cul des nageuses, exercice qu’il affectionne lui aussi particulièrement, qu’il a regardé par curiosité si cela me faisait de l’effet. Depuis que l’on se connaît, il avait l’impression que je ne ressentais rien, car je refusais net les discussions cochonnes. Lorsqu’il a vu la bosse déformant le lycra, il a immédiatement voulu goûter le sexe d’un autre homme, une pulsion forte et irrépressible à laquelle il n’a pas résisté…


Ces paroles me font de l’effet, et l’érection que j’avais en entrant n’est pas tombée, bien au contraire ! Surtout que la conversation se fait plus intime : il me raconte sa vie amoureuse, ses envies, ses frustrations. Je suis en confiance et je me livre à mon tour. Il se doutait de ma virginité, mais il est ravi que je lui dise à voix haute. Je vous passe les détails, mais j’en viens à lui avouer que je trouve Charlotte ravissante :



Les verres terminés, il se lève pour aller chercher une deuxième tournée, que nous buvons dans la foulée. Mon érection compressée dans le caleçon et le jean me fait presque mal. J’ai envie de sentir la bouche de mon ami enserrer mon gland, mais je n’ose pas le lui demander. Je lui propose d’aller manger un bout quelque part, histoire de gagner du temps. Il accepte et me suit dans les ruelles du vieux Montpellier. En fait, je l’emmène chez moi. Il n’est jamais venu et donc ne se doute de rien. J’ouvre la porte de la vieille bâtisse et il me questionne sur notre présence ici. Je lui dis que j’aimerais bien poser mon sac avant de sortir. Chez moi, je jette le sac et m’engouffre dans les toilettes dont la porte reste ouverte. Putain que c’est pénible de pisser le sexe en érection ! Je finis tant bien que mal par y arriver, mais je suis déçu qu’il ne soit pas venu me taquiner. J’oublie que c’est à moi de demander : il est à mes ordres pour les questions tournant autour de ma bite. Il aime me sucer ? Eh bien il va avoir une nouvelle occasion de le prouver !



Il me gratifie d’une nouvelle fellation, à genoux au milieu de mon studio. De la main, je le dirige. Sa langue lèche les endroits précis dont je souhaite qu’il s’occupe, mes testicules sont à la fête, il les gobe une à une. Il me mordille parfois le gland, puis suce la veine le long de ma hampe. Pour finir, je lui viole la bouche tout en lui maintenant fermement la tête à deux mains. Les bruits de succions sont de plus en plus bruyants. Il accepte la brutalité du geste sans sourciller. Le tombeur de ces dames est une véritable salope entre mes mains. Docilement, il accepte que le sperme nappe sa bouche, il nettoie mon anatomie, les yeux pétillants de malice. Cela ne remplace pas une femme, dans ma tête, mais j’avoue apprécier beaucoup la complicité qui naît entre nous. La soirée qui suit n’est faite que de discussions autour des femmes, de nos goûts respectifs et de ses expériences.


Nous ne sommes pas tout à fait homos mais chacun a trouvé ce qu’il cherche dans cette relation. Lui, l’homme fort et beau, la sensation de soumission et de féminité qui lui manque. Tandis que pour la première fois de ma vie, je domine quelqu’un, je ne suis plus le souffre-douleur, celui qui fait peur, le vilain petit canard, l’handicapé. Il aura fallu cette rencontre pour que chacun trouve un certain équilibre.


Le vendredi arrive, la journée est longue, les cours ennuyeux, vivement dix-neuf heures que le cours de natation commence. Nous avons rendez-vous avec Philippe bien avant, pour qu’il extirpe ma libido. Cela se passe une nouvelle fois dans les vestiaires. Nous avons pris la même cabine pour avoir plus d’intimité. Je suis arrivé avant et me suis déshabillé complètement. Lorsqu’il arrive tout sourire, la première chose qu’il fait est un petit baiser sur les lèvres mais, avant que je réagisse, il descend sa langue contre mon torse, sans éviter ma brûlure. C’est la première fois qu’une personne me touche à cet endroit (à part les innombrables infirmières…) et je suis surpris de ressentir des choses, même si c’est diffus et assez indescriptible. Il finit par trouver ce qu’il désirait et voilà ma quatrième turlutte en moins d’une semaine ! Comme d’habitude, je trouve ça parfait et nous sommes prêts pour l’entraînement.


La belle Charlotte est déjà là. Tout sourire, elle s’approche pour me faire les trois bises réglementaires. Je succombe sous l’action combinée de la douceur de sa peau et du parfum vanillé qui l’enveloppe. Elle me parle de tout et de rien, je lui réponds (sans bafouiller !), et la magie s’arrête : le maître-nageur nous ordonne d’aller à l’eau. Je m’aperçois que nous sommes les seuls à papoter. À l’eau, je la laisse passer devant, gentleman, et je me glisse dans son sillage. Comment peut-on se lasser d’une telle vue ? Je veux voir de plus près cet entrejambe. Au sec, je suis heureux de parler à l’être humain, à la fille intelligente et sensible, mais dans l’élément aquatique, mes plus vils instincts se réveillent. J’ai envie de palper ce qui m’est inconnu.


J’ai touché, son pied ! En accélérant, je me suis approché et ma main a caressé sa cheville et son pied. Aucune réaction de sa part… Engageant ! Surtout sachant que ce geste est synonyme de « Tu n’avances pas, laisse-moi passer » pour un nageur de club. Je m’enhardis et, durant les longueurs suivantes, mes mains touchent de plus en plus souvent la peau soyeuse. Après avoir fini la série, durant la courte pause, la blonde aux yeux bleus me demande malicieusement :



Et voilà l’homme au visage couleur tomate qui revient !



Démasqué sur toute la ligne je suis ! Mais heureux je suis plus encore. Je fonce derrière le maillot rouge et suis ma belle Charlotte. Mon pénis est bien calé dans son caleçon, aucun changement de dimension n’a été constaté, la pipe de mon ami a réussi à calmer mes ardeurs. D’ailleurs, Philippe me fait des petits signes discrets, le pouce vers le haut, pour me signifier que tout baigne. Nous sommes en crawl, ses battements sont faibles. Je me rapproche et mes mains vont jusqu’à toucher le creux de ses genoux. Tous ses attouchements nous ont fait ralentir, tout le monde nous double, mes pieds sont assaillis par les nageurs désirant passer. À regret, je dépasse la pulpeuse blonde et nage normalement les quinze minutes qui restent. Il reste les quelques rares et courtes pauses où nous nous retrouvons. Elle en profite pour me taquiner de plus belle, en me lançant quelques petites phrases emplies de sous-entendus : « Tu te lassais derrière moi ? » « Tu as trouvé d’autres copines de jeu ? » « Tu étais où ? » « Dommage pour mes jambes… »


J’ai eu beau essayer de me caler à sa hauteur, mais dur, lorsque arrivent les sprints de fin d’entraînement ! Heureusement, il y a les deux cents mètres de décrassage avant les étirements. Huit longueurs à allure lente, durant lesquelles je vais pouvoir recommencer mes investigations. Pieds, mollets puis, en me décalant un peu, les cuisses, subissent les assauts câlins de mes paluches en manque. À aucun moment elle n’a eu un geste de recul, au contraire : les sourires lancés en ma direction n’étaient qu’approbation. Quelle déception lorsqu’il a fallu s’adonner aux étirements ! Surtout que nous sommes loin l’un de l’autre. Ce ne sont que quelques minutes à passer et mon ami était là pour me tenir compagnie et, surtout, pour me dire qu’il avait vu mon manège. Ses encouragements me motivent encore plus : mon objectif est d’inviter la belle ce soir.


« Courage mon grand, il faut y aller ! »


La serviette nouée autour de la taille, au cas où mes hormones me jouent des tours, je me dirige vers le groupe de nanas qui papotent. Je suis fébrile, tremblant même sur mes jambes. Je m’approche en ne sachant pas du tout ce que je vais lui dire. Si toutefois j’arrive à sortir un son articulé de ma bouche… Par bonheur, c’est elle qui parle la première :



Ce sera la seule chose que je réussis à dire ! Pourtant j’aurais dû être plus loquace, rageant d’être aussi intimidé.



La garce m’a pris de court, elle est déjà entrée dans les vestiaires. Je retourne vers Philippe et lui explique la situation. Il est partant pour la soirée, surtout que sa copine rentre chez elle ce week-end et qu’il est libre comme l’air. Il essaie de me motiver, de m’expliquer comment s’y prendre et j’espère que j’aurai l’occasion, et surtout le courage, d’appliquer ça dès ce soir.


Nous sommes sept au total à être assis autour de la table du restaurant à Tapas : les trois nageuses, un couple d’amis de Charlotte, Philippe et moi-même. C’est vivant, la musique assez forte, chacun mange ses différentes assiettes de mets en buvant du rosé bien frais. Pour me donner un peu de motivation, j’ai pris un verre, puis deux et j’ai fini par exagérer. Les convives se sont bien amusés de mes pitreries et de mes jeux de mots, mais pas un instant je ne me suis occupé de Charlotte. Je me suis saoulé comme un débile et j’avoue ne pas trop me rappeler ce qu’il s’est passé après que j’ai eu fini l’assiette d’escargots sauce piquante. Un trou, un vide, ma mémoire saturée de vapeur a fait une longue pause…


Réveil difficile. Je suis chez moi - déjà un bon point : j’ai retrouvé mon chemin - allongé sur le clic-clac trônant au milieu de l’unique pièce à vivre. Allongé sur le dos, les bras en croix, les yeux rivés sur la pauvre ampoule accroché à son câble. Je reste immobile de longues minutes en faisant l’inventaire des maux qui m’assaillent. Déjà le crâne… Il faut être con pour se mettre dans cet état ! J’ai l’impression qu’un troupeau de buffles a saccagé mon cerveau. D’ailleurs il continue de piétiner sans me laisser le moindre répit. Les animaux m’ont laissé un cadeau dans la bouche, à voir l’état pâteux de ma langue et l’haleine fétide sortant à chaque expiration. Entièrement nu – tiens, je me suis déshabillé - je me lève avec délicatesse pour me rendre à la salle d’eau afin de soulager ma vessie qui me rappelle douloureusement à l’ordre. Je tends la main vers la poignée, lorsque la porte s’ouvre, et voici que Charlotte sort de la pièce, vêtue d’une serviette autour de la poitrine et d’une plus petite en turban sur la tête… La surprise est telle que j’ai un mouvement de recul qui me fait basculer sur mon lit. Désorienté, je cache ma virilité de mes mains tandis qu’elle se moque gentiment de moi :



Je fonce dans la minuscule salle d’eau, je ferme à clef et je me lave, la tête en ébullition. Je vous passe les mille questions qui m’assaillent, les moments de doute avant d’ouvrir et de me retrouver face à la blonde qui me plaît tant. Quelle situation humiliante ! Elle est assise et déjeune, comme si elle était chez elle, et je ne dis rien, je la regarde comme un gamin pris la main dans le sac après avoir fait une grosse connerie. Elle a tout préparé, je n’ai plus qu’à m’asseoir face à elle, toujours vêtue du tissu éponge - mes serviettes ! Je la regarde manger un croissant :


« Mais quand est-elle allé l’acheter ? Arrête de te demander ce genre de trucs, de toutes façons tu étais cuit et tu ne te rappelles de rien. »


Ses lèvres pulpeuses, son tendre regard, son visage doux et apaisant, tout pour m’apaiser… Malgré la honte qui m’étreint et mon visage cramoisi, je me sens parfaitement bien. La viennoiserie terminée, un petit geste pour essuyer sa bouche et Charlotte brise le silence :



Rires…



Éclats de rire.



Je réponds sincèrement et la voilà qui m’explique le déroulement de ma soûlographie. J’écoute tout en mangeant, ce qui a le don de me faire retrouver mes esprits et par la même occasion de me rappeler certains moments. Au restau, j’ai fait le comique avant de devenir amorphe sur ma chaise. Mes collègues m’ont laissé cuver jusqu’à la fin du repas et au moment de payer, ils m’ont réveillé. J’ai réussi dans le brouillard à me rappeler du code de ma carte bleue, ce qui a étonné tout le monde. Comme ils avaient décidé de sortir, Philippe et Charlotte se sont proposés de me ramener chez moi d’abord et de les rejoindre plus tard. Comme mon état inquiétait la belle blonde, elle s’est proposée de me veiller et mon ami a sauté sur l’occasion de nous laisser seuls. Voilà succinctement comment cela c’est passé lors de cette première partie de soirée ; pour la suite il a fallu que je la questionne.


Cela a été plus facile que je ne pensais : je lui ai parlé sans bégayer, même alors qu’elle m’avait fait certaines choses qui auraient dû me mettre mal à l’aise. Quand Philippe est parti, la coquine m’a déshabillé pour me laisser en caleçon. Comme elle m’a avoué :



Puis comme elle s’ennuyait, elle a mis de la musique, ce qui m’a sorti de ma torpeur. Groggy, je me suis traîné jusqu’à une chaise. Elle m’a servi de l’eau et nous avons parlé. Je ne croyais pas trop que j’ai pu m’épancher de la sorte, mais lorsqu’elle m’a raconté toutes les choses intimes que j’ai sur le cœur, je n’ai pu que constater l’ampleur des dégâts. Rien n’a été oublié, de ma naissance jusqu’à la soirée d’hier : durant trois heures trente, j’ai monologué.


Elle me connaît par cœur, alors que je ne sais rien d’elle… Comment j’ai pu être aussi naïf ? L’alcool n’explique pas tout. Jusque-là, je n’avais jamais dit un mot sur certaines parties de ma vie. Je n’ai plus de secret : mon accident, la disparition tragique de mes parents, ma virginité, mes rêves, et même les escapades coquines avec mon ami ! Mais rien n’a l’air de la choquer. Au contraire, elle s’occupe de moi, elle est aux petits soins. Elle se lève pour faire réchauffer le chocolat au lait, me sert un jus de fruit. Adorable, est le mot dont je l’ai qualifiée ce matin-là. En plus, tout était prétexte à dévoiler sa peau soyeuse. Lorsqu’elle est debout, les pans de la serviette s’ouvrent pour laisser apparaître ses genoux, voire ses cuisses. Ses cheveux sont libres à présent. Encore mouillés, ils viennent se coller sur ses épaules nues. Parfois elle se penche, mais la serviette nouée au-dessus de ses seins m’empêche de me plonger dans le décolleté. Son corps, je l’ai maté durant la semaine, mais aujourd’hui c’est différent, elle n’est pas en maillot, je ne peux que deviner. Je la trouve très désirable, les fourmillements ressentis dans le ventre et la poitrine témoignent de l’affection débordante que j’éprouve pour cette poupée. Elle joue avec mes nerfs, m’aguiche, sa voix suave accroche mon oreille, je ne me lasse pas de l’écouter. Mes yeux ne peuvent se défaire de son regard bleu profond.



Trois minutes enfermée dans la salle de bain. Charlotte revient et me propose d’aller chez elle pour qu’elle puisse se changer, car ses habits sentent la fumée. Je suis encore sous les effets du rosé, mais maintenant ils sont bénéfiques : je suis à l’aise malgré l’ouverture de mes secrets enfouis. J’aimerais être aussi bien dans ma peau dans mon état normal… Je ne vais quand même pas devenir alcoolique pour pouvoir être sociable !


Son studio est plus coquet et mieux emménagé que le mien. Je patiente, assis sur un pouf, pendant qu’elle choisit ses habits et me fait la conversation. Je la trouve sublime, je ne me lasse pas de la regarder. Elle s’en rend compte et accentue ses déhanchés. Lorsqu’elle revient de la salle de bain, la belle porte une robe blanche en lin. Je remarque immédiatement le dessin du soutien-gorge par transparence. Mon regard fixe l’interpelle. Elle demande innocemment si on ne voit pas trop sa lingerie. Je réponds que son soutien-gorge et son tanga sont adorables.



Devant mes yeux ébahis, la jolie blonde dégrafe la robe, qu’elle pose délicatement sur le canapé en se penchant, m’offrant la vue de son magnifique fessier. Avec le maillot, c’était déjà très bien mais là, on frise la perfection ! Les fesses bombées et cambrées, dont une partie seulement est recouverte de dentelles, n’ont aucun défaut. Je me maîtrise pour ne pas me lever et l’embrasser. Je porte un slip et celui-ci contient difficilement les assauts de mon pénis, une bonne partie de celui-ci a sauté l’élastique. J’ai chaud, je demande si je peux me servir de l’eau fraîche en prétextant l’alcool, qui rend ma bouche pâteuse. Charlotte n’est pas dupe, va elle-même chercher le verre et me sert. Mon visage se trouve au niveau de son ventre. D’un mouvement d’œil, je peux admirer l’opulente poitrine ferme ou le Mont de Vénus. Les tétons sont volumineux et tentent de percer le tissu. Ils sont au sommet de larges aréoles rose foncé. Pour ce qui est du slip brésilien, rien de transparent sur le devant, mais le renflement qu’il contient suffit à faire monter la pression dans le corps caverneux.



Enjouée, Charlotte passe une jupe légère orange arrivant juste au-dessus des genoux, et un haut vert s’arrêtant au-dessus du nombril. Une Brésilienne blonde ! Nous partons main dans la main après qu’elle ait pris un sac fourre-tout où elle a rangé une grande serviette. Machinalement, j’ai pris sa main, elle l’a serrée tendrement, mon cœur a fait un bond et mon pénis ne peut plus reprendre sa taille de repos, je suis sur un nuage. Il y a foule dans le bus, une majorité d’étudiants, ça braille, ça rigole fort. Pour avoir un endroit un peu plus tranquille, nous nous calons derrière le chauffeur. Elle assise, moi debout face à elle. La coquine ne fait aucune attention à l’entourage et relève le tissu sur ses cuisses. J’ai l’impression d’être dans une fournaise, je transpire, pourquoi il n’y a jamais la climatisation dans les bus ? Les jambes ne sont pas jointes, mes yeux se régalent du triangle blanc qu’elle découvre. Charlotte ne peut se retenir de sourire en mitraillant mes moindres réactions.


La demi-heure de trajet est passée ainsi, avec de petites variantes. Lorsque du monde descend et entre dans le bus, elle se relève et vient se frotter furtivement à moi. La poitrine sur mon bras, sa main effleurant ma bosse ou touchant carrément mes fesses. Et toujours son sourire enjôleur et envoûtant. Elle a l’air de prendre autant de plaisir à me torturer que j’en prends à être son jouet.


Enfin, nous arrivons au bord de l’eau. Le bus nous a lâchés entre Carnon et la Grande-Motte. La plage est immense à cet endroit-là, pratiquement personne, les étudiants préférant aller près des stations balnéaires, où les bars et restaurants ne sont pas fermés. Il est dix-sept heures quand nous mettons la serviette sur le sable - eh oui, le temps passe vite quand on se lève à midi trente ! Charlotte est en lingerie en trente secondes et s’allonge sur le ventre, pendant que je me déshabille avec lenteur.



Une inspiration en guise de réponse et je m’assois sur la serviette en un geste rapide. Je serre mes cuisses et me jette à plat ventre, tout ceci en moins de trois secondes et en retirant ce satané pantalon en jean.



S’asseyant en tailleur, elle passe ses mains dans le cou et tire sur le nœud, puis s’occupe des agrafes. Le soutien-gorge tombe mollement sur mon avant-bras. Ma tête est tournée vers les fantastiques mamelles qui donnent du fil à retordre à la gravitation. Je peux me vanter d’avoir vu beaucoup de films et de revues pornos mais rarement une poitrine aussi ferme et volumineuse. Lorsqu’elle prend la pose, on jurerait le buste des pin-up peintes sur les avions américains de la seconde guerre mondiale. Je détaille avec avidité les tétons et leurs aréoles. Leur peau grumeleuse contraste avec celle, soyeuse, des seins. J’aimerais toucher et pourquoi pas sucer ces merveilleux globes de chair, mais c’est Charlotte qui décide et je me plie bien volontiers à ses désirs. Le pénis raye sa tête dans le sable, le slip étant devenu trop étroit pour le contenir.



Quelques coups de tête pour regarder si personne ne regarde dans notre direction et je bascule vers l’arrière. Découvrant mon vieux slip bleu et blanc (quelle classe !) qui laisse échapper ma tige palpitante, bougeant à chacune de mes respirations.



Elle n’a qu’à tendre ses bras pour atteindre l’objet convoité. Elle le tient délicatement entre deux doigts, pendant que l’autre main tire sur l’élastique pour le dégager complètement. J’ai le cul et la queue à l’air mais tout va bien : je regarde les yeux de Charlotte, qui s’applique à enlever les grains de sable avec ses ongles. Les gestes sont délicats, même si parfois le contact de la kératine sur mon gland me fait sursauter. Je plane. De temps en temps, une goutte vient perler. Elle n’y touche pas et la laisse tomber sur la serviette. Le temps s’est arrêté, il n’y a plus que nous. Les rares passants ou pêcheurs présents se sont envolés, la plage est à nous. Charlotte a dû le remarquer, elle aussi et retire complètement mon slip. En souriant, elle enlève le sien, se cachant pour ne pas que je puisse voir son buisson.


Elle se blottit contre moi et cherche mes lèvres. Le baiser qui s’ensuit est empli de tendresse. Puis nous nous enlaçons pour profiter au maximum de cet instant magique. Je me délecte de sa bouche, de sa langue, sa poitrine s’écrase contre la mienne, je sens ses pointes darder. L’instant magique est juste troublé par ces putains de cris de mouettes (Vous aurez compris que leurs piaillements m’exaspèrent). Nous roulons l’un sur l’autre, et finissons moi dessous et elle à califourchon sur moi.



Je n’en demandais pas autant ! Je pensais qu’elle allait jouer avec mes nerfs toute la journée. Elle m’avouera plus tard que c’était son intention, mais qu’à cet instant, elle ne voulait que notre union. Elle relève son postérieur, mon sexe se dresse entre ses cuisses. Avec précaution, elle descend lentement. Une pause lorsque le gland se love entre les lèvres. Charlotte me jette un regard que je n’oublierai jamais, avant de se laisser glisser jusqu’à ce que ses fesses entrent en contact avec mes jambes. Profondément ancrée, elle bouge son bassin en imprimant des cercles concentriques. Je ne bouge pas, de peur d’éjaculer trop vite. Elle sait que je suis novice, à part les incartades avec Philippe, et prend soin de ne pas trop m’exciter. Je pourrais fermer les yeux, mais je suis obnubilé par son visage et ses seins ballottant au-dessus de moi.


Je suis aux anges ! Je fais l’amour à une créature de rêve sur la plage ! Certes, ce n’est pas les Antilles, mais le plaisir est là, le bruit de l’eau, le sable, la chaleur et l’absence de badauds, même si l’on est persuadé qu’il y avait quelques paires d’yeux pour nous mater. Cette nuit-là, n’avais-je pas avoué que j’avais un penchant pour l’exhibition ? Pour le voyeurisme ? Sûrement, et elle m’a bien écouté ! Enfin, j’ai surtout eu la chance de tomber sur une fille ayant des goûts similaires.


Je me suis enhardi, une main massant voluptueusement chacun de ses seins, triturant les mamelons érigés. Elle m’embrasse goulûment pour me remercier de ma simple initiative, puis redresse sa tête pour me présenter sa poitrine. Une invitation ! Je saisis l’opportunité et m’approche pour sucer les bouts dressés. Je ne les taquine pas longtemps - en effet, trop d’émotion, pour une première fois - et je m’épanche dans son ventre avec ravissement. Charlotte accélère le rythme quand elle s’aperçoit de la chose, pour elle aussi avoir un orgasme, pendant que mon sexe est encore dur. Elle y parvient in extremis, mais le résultat est concluant malgré la rapidité de l’acte. Je m’excuse de mes piètres performances ; elle me rassure en disant qu’une première fois n’est jamais un feu d’artifice. Il est vrai que c’était bien, mais il y a quelques bémols : je n’ai rien maîtrisé, tout était inconnu pour moi, nous étions en extérieur, et en plus il y avait le sable. Malgré son minutieux nettoyage quelques grains mal placés étaient encore présents. Globalement satisfait, mais pressé de recommencer !


La demi-heure qui suit n’est que baisers et caresses, tout est tendre, puis nous nous rhabillons en silence avant de nous apercevoir que le dernier bus est déjà parti. Le fou rire qui suit détend l’atmosphère et Charlotte retrouve sa volubilité, nous étions un peu gênés l’un par rapport à l’autre après avoir fait l’amour. Maladroits, aucun n’arrivait à parler simplement.



C’est la seule solution. Nous nous postons sur la bretelle qui rejoint la voie rapide. Charlotte a le pouce levé et je la tiens par la taille en lui faisant régulièrement des baisers dans le cou. Elle apprécie et me fait comprendre de ne point cesser de jouer de ma bouche. Je ne sais pas si nous avons une tête sympathique ou si le fait d’être enlacés inspire confiance, mais il ne faut pas dix minutes pour qu’un véhicule stoppe. C’est un couple d’une quarantaine d’années, au volant d’une limousine haut de gamme, une jolie Jaguar spacieuse, et nous nous lovons sur le cuir beige de la banquette arrière. Ils sont bavards, nous posent une multitude de questions sur l’objet de nos études et nous répondons poliment tout en nous amusant. L’adorable blonde continue de m’aguicher en caressant ses cuisses, qu’elle a découvertes. Il fait frais avec l’air climatisé, mais il règne une atmosphère torride. J’ai retrouvé de la vigueur, la bosse de l’entrejambe gonfle inexorablement. Elle se cale contre la portière et entreprend de retirer son soutien-gorge. Quel bonheur de voir ses seins uniquement moulés dans le petit haut moulant !


Elle vient me déposer un doux baiser, et je l’attrape par le cou. Ce qui ne devait être qu’un bisou à la volée devient une pelle majestueuse. Allongée sur moi, elle n’a aucune retenue dans ses caresses et ses gémissements, elle semble une nouvelle fois oublier son environnement. Je me suis fait prendre à mon propre piège : je voulais un baiser plus long que prévu et elle m’a devancé ! Un tourbillon érotique nous anime. Son tee-shirt relevé, je peux à loisir malaxer sa poitrine, une de ses mains frotte la braguette de mon pantalon. Personne ne répond aux questions du serviable couple, et la femme finit par se retourner :



Pendant qu’ils se chamaillent, nous nous asseyons comme des enfants sages et pouffons en les écoutant s’engueuler. Ce qu’ils feront jusqu’à ce qu’ils nous déposent au centre-ville, non loin de son studio. Nous les remercions chaleureusement, puis nous marchons jusqu’au studio. Sitôt la porte fermée, nous nous jetons l’un sur l’autre pour un baiser torride. Les habits se détachent de nous un à un et nous finissons nus sous la douche. L’eau fraîche calme notre corps mais pas nos ardeurs, les mains glissent sur la moindre parcelle. Pour la première fois, j’accède à ses trésors, je peux balader mes doigts sur la motte duveteuse, titiller les chairs tendres, m’immiscer dans le tiède étui, je pousse même ma prospection au creux de ses reins.



Ce n’était pas mon intention, mais ses paroles me rassurent. Cet après-midi, elle voulait me faire découvrir son corps à sa manière et depuis la plage, elle devient plus câline, moins petite peste. J’adore les deux facettes. L’eau tombe sur mon crâne pendant que ma bouche quitte la sienne pour aller butiner plus bas. La pause sur le cou est brève tant j’ai envie d’aller à nouveau goûter ses fruits arrogants, les tétons m’attirent inexorablement. Le gauche est le premier qui accueille mes lèvres, tandis qu’à demi-accroupi je m’agrippe à ses fesses bombées.


Je ne sais pas combien de temps je me suis délecté de sa poitrine, mais sûrement trop, car une main est venue sur mon occiput pour m’inviter à me plonger dans son charmant triangle. Pas d’épilation pour la demoiselle, soyons naturel ! Par contre, sa pilosité blonde n’est pas très envahissante et à tâtons, j’essaie de reconnaître l’anatomie féminine que je n’ai vue que sur cliché.


Ma langue me sert d’yeux pour cet exercice, Charlotte a eu la bonne idée de prendre le pommeau, afin que celui-ci ne déverse pas l’eau sur mon visage. Ainsi je peux prospecter sans risque de noyade et surtout en goûtant ses effluves enivrants. Son clitoris est débusqué aisément car il dépasse fièrement les deux mignons bourrelets qui l’entourent. Je le tarabuste, puis je descends, léchant les lèvres avant de remonter, le tout en rythme, suivant les gémissements de ma chérie. Je suis tendu comme une arbalète, jamais je n’aurais cru possible de prendre son pied en donnant du plaisir. Les mains malaxant son joufflu, je mange son fruit juteux. Langue en avant, je prospecte son puits d’amour. Son bassin ondule d’avant en arrière, deux mains empoignent ma tête et me forcent (tout est relatif) à lécher plus en avant son clitoris sensible.


La demoiselle orgasme dans un concert de petits cris plaintifs ; son bonheur se transmet et j’éjacule sans m’être touché. Enfoui dans son intimité, je reçois le nectar odorant et abondant, bouche grande ouverte. Heureux de pouvoir enfin goûter les jus d’une femme durant l’orgasme. En plus j’ai de la chance : c’est qu’elle n’est pas radine ! Loin d’être ce que l’on appelle une "femme fontaine", Charlotte lubrifie tout de même abondamment. Lorsque les petits tremblements agitant son corps s’estompent, elle prend mon visage à deux mains et le remonte vers ses lèvres pour un long baiser passionné.



S’ensuit un nouveau fou rire. Ce soir-là, plus de câlin, mon pénis refusant de se dresser une nouvelle fois. Même sa bouche pulpeuse n’a pu le ranimer : trop d’émotion pour cette première journée, surtout avec toutes les toxines présentes dans le sang suite à l’absorption massive de boisson. Petit repas en amoureux, visionnage d’une paire de film et dodo l’un contre l’autre. Nous n’avons pas trop dormi mais pas mal discuté. Elle a parlé de sa vie, de ses joies, de ses déceptions. Je l’ai écouté patiemment et, vers les quatre heures trente, nos paupières ont été trop lourdes. Nous avons capitulé…


Le réveil est irréel. Quand mes yeux gonflés s’ouvrent, je tombe sur le regard malicieux de Charlotte qui lape mon sexe. Je suis déjà dur comme du bois. Elle m’avait dit qu’elle voulait que je compare et elle n’a pas perdu de temps. La fellation qu’elle prodigue est longue, sensuelle, douce, rien à voir avec ce glouton de Philippe. La langue s’enroule autour de la tige, monte, descend, joue avec le méat, une multitude de petites attentions agréables avant de le prendre en bouche. Toujours avec un rythme de pacha, elle s’empale sur ma tige palpitante, son nez arrive même à toucher mon ventre de nageur. Elle m’engloutit sans effort, les yeux pétillants, et je devine même un sourire de satisfaction. D’une main elle flatte mes bourses, puis vient les cajoler de ses lèvres, passant de l’une à l’autre tandis que ses doigts sont venus me masturber. Jambes écartées, genoux relevés, je me laisse envahir par l’ivresse du plaisir. Ses attouchements sont simplement divins. Je lui dis combien j’apprécie ses caresses, le tout entrecoupé de gémissements qu’il m’est impossible de contenir.


Ravie de l’effet produit, Charlotte devient plus mutine, sa langue passe sous les bourses et poursuit dans le sillon velu jusqu’à effleurer ma rondelle. Une décharge fait tressaillir mon corps tout entier, c’est le signal qu’elle attendait. Je ne refuse pas cette intrusion et elle colle sa bouche sur l’œillet qu’elle embrasse comme elle le ferait avec une bouche. Mes mains se crispent sur les draps lorsque mon pénis retourne dans la fournaise de sa bouche, la chevelure d’or fait le yoyo et elle m’achève d’un geste vicieux. Un doigt titille mon anus sans le pénétrer, et j’atteins l’orgasme. Ma semence vient napper l’intérieur de sa gorge, elle se recule légèrement pour que le gland se positionne entre ses lèvres afin de récolter les dernières giclées. Durant de longues minutes, elle lèche le membre mollissant et poisseux avant de ramper à ma hauteur :



Sacrée Charlotte ! Elle parle sans s’embarrasser, sans avoir de remords. Délicate attention que sa dernière question : elle aurait pu me rouler une pelle sans rien demander et je pense que cela m’aurait gêné. Mais là, rien du tout, je l’ai embrassée sans complexe, appréciant même le goût âpre et la consistance laiteuse. Durant cette embrassade, mes doigts viennent pianoter sur son doux minou avec pour idée d’aller y glisser ma langue un peu plus tard. Malheureusement, je n’aurais pas le loisir de le titiller : elle a un orgasme violent dont les cris s’étouffent dans ma bouche. Les pupilles humides me remercient et, enlacés, nous nous assoupissons.


Vers onze heures, nous nous levons, chacun notre tour, nous déjeunons, passons à la salle de bain, bref un vieux couple un dimanche matin. Nous décidons d’aller nous offrir un petit repas en terrasse. Notre maigre pécule d’étudiant ne nous permettant pas d’aller au restaurant deux fois dans le même week-end, nous décidons d’aller manger dans un snack sur une petite place non loin d’ici. Elle est rayonnante, vêtue d’un pantalon blanc moulant merveilleusement bien ses fesses et ses cuisses ainsi que d’un chemisier court de la même teinte. Elle ne porte aucun dessous, pour ne pas avoir de marque disgracieuse, m’a-t-elle dit, avec un clin d’œil coquin. Les seins ballottent à chaque pas dans la chemise. Elle n’est pas transparente mais elle a omis de boutonner le haut, ce qui fait qu’en plongeant mon regard dans le décolleté je n’en perds pas une miette. C’est un des avantages d’avoir une amie plus petite que soi.


Il n’y a pas grand monde, nous trouvons donc facilement une table libre à l’abri d’un parasol. Le repas est décontracté, la discussion plaisante, avec parfois quelques allusions sur nos coquineries. Il règne entre nous une connivence que je n’ai eue avec personne jusqu’à ce jour et même si cette relation vient juste de dépasser les vingt-quatre heures, nous nous accordons pour nous avouer que nous sommes faits l’un pour l’autre. C’est la conclusion de cette longue conversation, qui a duré jusqu’au milieu de l’après-midi. Personne n’a dit le mot qui fait trembler, personne n’a vraiment avoué ses sentiments, il est trop tôt pour cela, mais chacun savait qu’il avait trouvé son double.


Après le sorbet, nous partons nous promener. Nous traversons la place de la Comédie, puis Antigone, pour se retrouver sur les bords emménagés du Lez. Des couples avec poussette, des amoureux, des cyclistes, des sportifs à pied ou en roller… c’est une promenade connue mais agréable. Nous tenant par les hanches, nous flânons sur l’herbe taillée. Ma main tombe souvent sur sa chute de rein où aucune couture, aucune poche, aucun élastique ne vient troubler la rondeur de son fessier.



Mes gestes sont plus appuyés, c’est à pleine main que je soupèse chaque globe. Charlotte se laisse faire, tout sourire. Le ballottement de sa poitrine me met en émoi, je bande à faire exploser la braguette, le gland décalotté frottant à chaque pas sur le jean rugueux. Trop de monde, pas un recoin sympathique, nous jouons de malchance, mais cela ne nous empêche pas de nous chauffer, autant physiquement que moralement. Pendant les pauses bisous, elle frotte une main sur le pantalon déformé et je prends un sein à pleine main. Nous sommes surexcités. Des petites phrases coquines fusent de part et d’autre, entre deux rires nerveux. Il faut que nous puissions nous isoler, deux paires d’yeux scrutent le chemin. À droite la rivière, au centre le chemin et l’herbe rase, à gauche la digue de pierres.


Justement, sur la digue, il y a un chemin de ronde. Pour y accéder, il faut utiliser les escaliers de pierres. Le premier qui se présente est le bon, la miss passe devant, je peux admirer son postérieur de près. Arrivés en haut, on peut voir que derrière, tous les terrains ne sont pas encore construits, certains sont en travaux, mais sur la plupart la nature est encore présente. Nous descendons prudemment de l’autre côté, en direction d’une abondante touffe de roseau pour y être à l’abri. C’est un petit havre de paix, même si l’on entend quelques voitures mugir sur la route menant aux plages. Il y a un petit marécage mais pas de moustiques, une chance d’être fin septembre ! L’herbe est haute et nous l’écrasons pour faire un petit nid douillet.


Calé derrière ma douce, une main sous chaque sein, je lui embrasse tendrement le cou. Je souhaite la dévorer, embrasser toutes les parties de son corps, même si je suis plus irrémédiablement attiré par certaines. La chemise gêne ma descente, mes doigts s’agitent sur les boutons et les font sauter un à un. Les bras le long du corps, Charlotte laisse tomber sa chemise au sol. Je roule chaque téton entre le pouce et l’index en embrassant les épaules, puis le haut du dos. Sa peau devient grumeleuse. Entre les omoplates, un point plus sensible lui déclenche la chair de poule. Je m’attarde un peu pour la taquiner avant de reprendre la prospection. Les paumes câlinant son petit ventre, ma bouche vient se poser sur ses flancs et sa chute de rein. Le pantalon taille basse m’autorise à baisouiller cette magnifique cambrure et je ne m’en prive pas. Dernier rempart à faire sauter, d’abord le bouton puis la fermeture à glissière, ça y est ! Je tiens le tissu sur ses hanches et le fais glisser en m’accroupissant. Ma langue a suivi le sillon et s’est arrêtée, tandis que je finis de retirer le vêtement. Uniquement vêtue de ses tongs, Charlotte s’offre simplement. Caresses des cuisses, bisous sur les fesses, avant de commencer les choses sérieuses. Je défais les boutons de mon pantalon pour que mon sexe arrête de frotter douloureusement sur le tissu râpeux, puis j’écarte les moitiés de pastèque afin de profiter de la vue enchanteresse. Compréhensive, elle a écarté ses jambes puis s’est cambrée dangereusement.


La vallée dont les poils vont rejoindre le triangle d’Or, le mignon cratère rosé, les lèvres charnues et suintantes. Je plonge et lèche tout, rien ne m’échappe, je suis vicieux dans mes caresses, dans l’ivresse du désir, je fourre ma langue au plus profond. Charlotte geint son plaisir, me demande de continuer. Penchée en avant, les mains appuyées sur les genoux, elle me dit dans un souffle :



Trois secondes plus tard la voilà à quatre pattes, pas que la position soit plus confortable mais elle ne veut pas poser son dos sur l’herbe piquante. À genoux, je me penche comme pour la prière et je lèche ses trésors le plus coquinement possible. Le bas de mon visage est luisant de cyprine, j’écarte ses fesses au maximum et je darde ma langue dans ses orifices ; la grotte la plus large en premier et la plus sèche ensuite. Ces intrusions lui procurent son premier orgasme de l’après-midi. Elle perd son souffle, hoquette, puis reprend le dessus, elle se redresse et me fait face dans toute sa splendeur.


Durant quelques secondes elle me regarde en souriant avant d’approcher son pied de ma poitrine pour me faire basculer au sol. La queue en l’air, allongé dans l’herbe, je regarde la coquine venir m’enjamber et descendre sur ses cuisses. La sportive vient s’empaler en tenant mon sexe d’une main puis pistonne lentement, les mains apposées sur mes épaules. Elle danse tantôt sur un rythme effréné, tantôt tout en finesse. Son visage est radieux, sa poitrine roule érotiquement à chaque changement de direction de son bassin. C’est la première fois que je prends vraiment du plaisir à faire l’amour, plaisir partagé car nous avons un orgasme simultané. Bouches soudées dans une délirante pelle, nous avons terminé cette adorable partie fine.


Nous sommes restés très tard l’un contre l’autre et cela a été un vrai déchirement que de partir chacun dans son appartement pour reprendre notre vie étudiante. Voilà à quoi ont ressemblé mes premiers émois amoureux. Bien entendu, il y en a eu d’autres (que je narrerais peut être un jour). Par contre, j’ai été fidèle à mes amours étudiantes. Je suis marié et ai deux charmants bambins avec Charlotte. Bien sûr, notre vie sexuelle n’est plus aussi florissante, mais par contre le désir est toujours vivace, nous apprenons toujours de nouvelles choses, nous sommes curieux de nature. Pour ce qui est de Philippe, il est toujours célibataire et assume totalement sa bisexualité. On se voit une ou deux fois par an et à chaque fois on s’autorise quelques petits écarts, comme au bon vieux temps. Mon adorable femme ferme les yeux sur cette manie de vieux garçons, comme elle aime à répéter.