| n° 10565 | Fiche technique | 33832 caractères | 33832Temps de lecture estimé : 19 mn | 03/07/06 |
| Résumé: Une randonnée, une vieille revue trouvée par terre, une ancienne chapelle non consacrée, des musiciens étourdis, un confesseur, une confessée et une pénitence... initiatrice. | ||||
| Critères: fh fplusag campagne volupté fmast fdanus fsodo init | ||||
| Auteur : Phileras Envoi mini-message | ||||
Intermède (de l’italien intermedio) : Sorte de divertissement donné entre les actes d’une pièce de théâtre.
Garrigue (du provençal garriga) : Étendue végétale constituée de petits chênes (verts, blancs…) dont certains ont moins d’un mètre de haut, et de plantes herbacées dont certaines très odoriférantes comme le thym, le romarin, le fenouil et la légendaire lavande. Dès qu’il fait chaud il faut ajouter aux senteurs des plantes la musique des cigales et des autres insectes chantants.
La garrigue est un monde difficilement pénétrable hors sentier.
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Pierre a trois passions : son travail, les randonnées et les femmes. Son triptyque comme il le dit si bien lui-même. Juriste maritime dans une société d’import-export à Sète, c’est un bel homme, célibataire, la bonne trentaine, intelligent, très sportif, plutôt grand avec des cheveux châtains coupés courts et de grands yeux verts.
Florence est l’une des amies de Pierre. C’est une femme très méditerranéenne, un corps très féminin, le teint très mat, les yeux marron, les cheveux mi-longs presque noirs et parlant avec un accent du midi fortement prononcé. Ses amis disent qu’elle bronzerait dans un tunnel. Divorcée, elle est mère poule d’une fille de 15 ans en pleine crise d’adolescence, l’empêchant de recevoir des hommes chez elle. Sur le plan physique son seul petit souci est d’avoir peut-être un ou deux kilos de trop, mais comment se passer de chocolat quand on est aussi gourmande. Sur le plan sentimental, Florence se donne à son unique amant avec beaucoup de sensualité, mais la priorité donnée à sa fille ne facilite pas la remise en cause de certains de ses blocages et de ses interdits.
Officiellement ils ne vivent pas ensemble pour ne pas partager les mauvais moments de la vie. Pour lui, dans son for intérieur, s’ils ne vivent pas ensemble, c’est qu’il souhaite conserver sa liberté de papillonner par-ci, par-là. Pour elle, dans son for intérieur, s’ils ne vivent pas ensemble, c’est parce qu’elle n’est pas une amante assez libérée et que sa fille a un caractère très difficile. Florence sait que si le caractère de sa fille est difficilement modifiable à court terme, elle pourrait se montrer plus conciliante sur certains plaisirs polissons que son jeune amant sportif semble particulièrement apprécier avec d’autres femmes.
Nous sommes en juin 1994, très exactement le samedi 4 juin 1994 à sept heures du matin. Le temps est superbe, la journée va être sans l’ombre d’un nuage. Pierre a proposé à Florence, il y a quelques jours, une demi-journée de randonnée à l’intérieur des terres : vingt cinq kilomètres en cinq heures, avec départ à la fraîche. Florence a accepté avec plaisir.
Pierre sonne au domicile de Florence, il est en short de marche avec une chemise américaine couverte de poches et de grosses chaussures de « rando ». Il porte un petit sac à dos avec des gâteaux secs, des boissons fraîches et un grand thermos de café, sans oublier ses cartes et son guide touristique de la région.
Florence arrive vêtue d’une très courte jupe en jean et d’une grande chemise en coton à manche courte. Ses chaussures de sport dernier cri ont l’air particulièrement confortable. Elle s’est équipée de sa « banane », une sorte de petit sac à mettre autour de la taille qui permet de porter en toute sécurité son argent, ses papiers et deux ou trois petites bricoles :
Florence et Pierre se dirigent vers la voiture, s’installent et prennent la direction de l’arrière pays. Pierre prend la parole pour décrire sommairement à Florence le grand tour qu’ils vont faire :
Arrivé au point de départ du circuit, Pierre prend toutes ses affaires et ferme sa voiture :
La première partie de la randonnée se fait à une allure soutenue. Pierre et Florence parlent peu pour ne pas s’essouffler. Après deux grosses heures de marche, Pierre intervient :
Un hebdomadaire à bordure mauve fluo abandonné sur une des grosses pierres, il y a sûrement plusieurs jours, attire son attention :
Pierre ramasse cette revue et jette un coup d’œil sur la première page. Le dossier présenté ne prête à aucune confusion :
Florence marque un petit instant d’hésitation, puis lit avec un ton de voix tout à fait inhabituel :
» La nouvelle sexualité des femmes : mode d’emploi
» - Fellation : une pratique en expansion
» - Sodomie : les plus jeunes s’y mettent avec ardeur
» - Toys (jouets) : un plébiscite des jeunes et des moins jeunes
Pierre est tout feu, tout flamme et son excellente humeur est communicative. Il ne dissimule pas la satisfaction d’être tombé sur cette revue et lance à la volée d’une voix décidée :
Comme toujours avec ce genre de sujets, Florence est très gênée, même en plein milieu de la garrigue sans témoins. Elle répond à Pierre avec une voix plutôt basse et un manque certain d’assurance :
Pierre en profite pour glisser délicatement sa main dans la jupe en jean de Florence. Du bout de ses doigts il effleure le haut de ses fesses. En réponse Florence laisse tomber la tête sur son épaule.
Pierre répond instantanément et sans aucune hésitation :
Florence est très surprise de la rapidité et de la franchise de la réponse. Pierre la reprend par l’épaule, l’embrasse sur la joue, mais elle reste très pensive et ne dit rien. De longues minutes se passent. Soudain elle se tourne vers Pierre et lui dit :
Florence semble beaucoup plus prolixe dans la deuxième partie de cette randonnée. Elle parle en détail à Pierre de sa fille qui est à la fois gentille et tyrannique : gentille avec sa mère quand elles sont seules, et tyrannique dès qu’un homme est susceptible d’apparaître :
Après quelques secondes d’attente, tout en continuant de marcher :
Pierre se dirige vers le petit chêne et Florence le suit :
Pierre se recule de deux mètres environ :
Florence curieusement assez décontractée s’exécute :
Pierre donne une claque sur chaque fesse de Florence, pas trop forte bien sûr mais suffisamment sonore pour marquer le coup. Florence très satisfaite de la modération de Pierre lui fait un très large sourire :
Florence prend Pierre dans ses bras et l’embrasse avec passion. Le long baiser terminé, Pierre la regarde droit dans les yeux et lui déclare :
Florence et Pierre se remettent en marche. Il leur faut encore une heure pour atteindre l’ancienne chapelle :
Environ une petite heure après ils arrivent devant l’ancienne chapelle. La double porte en bois est grande ouverte et un jeune ecclésiastique en costume gris en sort avec un air inquiet et des gestes plus que nerveux. Florence et Pierre s’approchent de lui :
Pierre se retourne vers Florence dont le visage ne marque pas de signe de désapprobation.
L’ecclésiastique se dirige vers son vélomoteur, l’enfourche et profite de la petite descente pour le faire démarrer. Quelques virages plus loin il n’est déjà plus visible :
Florence passe en premier, Pierre ferme les deux portes avec l’imposant verrou intérieur et se dirige vers un banc situé au centre de la chapelle.
Florence et Pierre se dirigent vers le confessionnal. Florence s’agenouille sur la partie réservée aux pénitents et Pierre prend la place du confesseur. Le rideau les séparant est tiré. Pierre s’assoit sur la grande chaise intérieure en bois lustré, il ouvre alors le petit rideau de séparation et demande à Florence :
Florence met sa tête dans ses mains et après quelques secondes répond :
Florence relève un peu la tête et essaye de deviner Pierre à travers le petit grillage les séparant :
Pierre attend quelques secondes avant de répondre sur un ton offusqué :
Florence se relève et se dirige à reculons vers la petite porte du confessionnal. Short baissé et sexe au garde à vous, Pierre fait rentrer son amie dans le petit réduit, puis ferme la porte. Florence ne se retourne pas, elle regarde droit devant. Pierre retrousse sa petite jupe en jean et fait glisser tout doucement sa petite culotte de sport en coton sur ses chaussures. Il la prend dans ses bras et lui dit à voix basse :
Florence est silencieuse. En s’asseyant elle sent le sexe de son ami qui est à l’entrée de son minou. Par de petits mouvements elle le fait entrer, puis elle s’assied. La pénétration est totale, son excitation est presque à son comble.
Florence se relève et enlève sa culotte de coton sans même avoir besoin d’ôter ses chaussures :
Florence s’assied maintenant sur Pierre, face à lui. Avec sa main elle guide son sexe dans son minou et commence à faire des mouvements lents et profonds. Pierre est aux anges, c’est elle qui lui fait l’amour et elle a l’air d’être dans une sacrée forme :
Pierre caresse de plus en plus fermement les cuisses, les fesses et le bas du dos de Florence, à la limite du raisonnable. Ses doigts dessinent sur la peau de longues traînées rouges. Florence ne réagit pas. Son excitation est si forte qu’elle n’en ressent aucune souffrance, seulement un besoin de plus en plus fort d’accéder au plaisir, un plaisir qu’elle veut sans limite avec son amant. Avant d’atteindre ce Nirvana elle veut que leurs deux bouches ne fassent plus qu’une. Florence saisit la tête de Pierre et le regarde droit dans les yeux, son regard est suppliant, il faut que cet instant puisse durer, qu’elle ait le temps de l’embrasser lentement mais avec toute la force de son corps. Ses ongles s’enfoncent dans le dos de Pierre qui est lui aussi comme insensibilisé. Leurs deux corps sont prêts, Florence le sait. Elle n’attend que cela pour s’offrir complètement et tout donner à Pierre. Florence ne peut s’empêcher de gémir, Pierre ne sait plus où il en est, leurs deux corps ressentent les mêmes vibrations au même moment.
Le péché de chair terminé, Florence reste serrée contre son amant, pour sentir le contact de sa peau, sa chaleur et son souffle. Pierre reprend la parole en premier :
Pierre regarde Florence dans les yeux, prend sa tête dans les mains et lui dit :
Pierre est particulièrement surpris de l’aveu que viens de lui faire Florence. Cette malheureuse revue, découverte accidentellement sur une pierre ce matin, serait-elle entrain de faire effet ?
Pierre demande à Florence de se lever et de se mettre à genoux sur la grande chaise en bois. Avec ses mains, à tâtons, il recherche dans la « banane » que porte Florence à la ceinture, la crème adoucissante pour les mains qu’elle a emporté ce matin. Il ouvre le petit tube, s’en enduit copieusement son majeur et très délicatement le passe le long de la raie des fesses de sa future initiée. Il s’arrête sur sa petite rondelle encore vierge et lui dit délicatement dans le creux de l’oreille :
Florence est un peu anxieuse. Avec beaucoup d’attentions Pierre fait pénétrer son doigt inquisiteur. Florence se contracte, puis se détend. Avec son autre main Pierre caresse le ventre et les seins de cette femme qui est sur le point de balayer tous ses interdits et de tout lui donner. Avec sa bouche il peut embrasser son cou, ses épaules et le haut de son dos.
Le corps de Florence est de plus en plus détendu et son petit trou si longtemps défendu est devenu particulièrement accueillant. L’initiation va pouvoir bientôt débuter. Mais rien ne presse. Pierre veut encore continuer à jouer avec ses doigts dans ses zones si intimes, si sensibles et si chaudes. Florence fait participer tout son corps à ce jeu. Pierre se penche à son oreille qu’il mordille avant de lui déclarer avec malice :
Pierre continue ses va-et-vient. De modérés et très doux au début, ils deviennent plus amples et plus appuyés par la suite. Florence s’ouvre de plus en plus. Pierre peut sans aucune difficulté introduire un deuxième, puis un troisième doigt. La sensation de possession du corps de son amante devient totale. Après un massage circulaire lent et appuyé à l’entrée, Pierre déclare avec un peu de solennité :
Pierre continue pendant quelques instants de faire entrer et sortir ses trois doigts, mais avec nettement plus de vigueur. Les premières caresses que se prodigue Florence sur son clitoris commencent à faire effet. Sa rondelle est le siège de petites contractions annonciatrices d’une suite beaucoup plus agitée.
Pierre peut maintenant retirer ses doigts et se positionner contre le dos de Florence. Jamais son sexe n’a été aussi dur. L’initiation de cette femme qui se donne à lui sans limite, dans un lieu si inhabituel, presque interdit, exacerbe son excitation et son besoin de plaisir. Avec sa main il guide son sexe vers cette entrée enfin accessible qui s’offre à lui presque sans résistance. Florence veut participer avec tout son corps et de toutes ses forces à cette pénétration. Elle cambre ses fesses au maximum pour y parvenir et sentir ainsi son amant au plus profond d’elle-même.
Pierre sent que les fesses de Florence deviennent le siège de contractions de plus en plus fortes et de plus en plus rapprochées. C’est le signe annonciateur de cet instant tant attendu et tant recherché :
Florence prend ses seins avec sa main restée disponible et les caresse avec force, comme si elle voulait rajouter une certaine souffrance aux sensations qu’elle découvre. Tout d’un coup elle pousse un grand râle, son corps s’abandonne, ses parties les plus intimes se mettent à couler avec abondance d’un jus onctueux. C’est le moment tant attendu par Pierre. Avec ses deux mains il écarte au maximum les fesses de Florence, pour la pénétrer le plus profondément dans son ventre et y délivrer ces grands jets de plaisir, là où aucun homme ne l’avait jamais fait auparavant.
Pierre serre Florence dans ses bras de longues minutes, leurs deux corps sont encore brûlants et pleins de désir l’un pour l’autre. Mais comme tout à une fin, après un dernier baiser plus passionné que les autres, il faut songer à se rhabiller. Après des moments aussi intenses, comment reprendre rapidement et efficacement ses esprits ? Une bonne tasse de café, quelques petits gâteaux et des carrés de chocolat feront l’affaire. Cela fait bientôt une heure que le thermos attend en face du confessionnal.
Florence et Pierre sont maintenant dans une tenue beaucoup plus convenable. Un petit coup de peigne et ils deviennent fin prêts à accueillir le jeune ecclésiastique quand il sera de retour.
Moins d’une dizaine de minutes après l’homme tant attendu frappe trois grands coups à la porte de la chapelle. Florence et Pierre se lèvent pour aller lui ouvrir. L’ecclésiastique porte à la main un trousseau d’énormes clés. Le visage très détendu, c’est sur ton très soulagé qu’il s’adresse à Florence et à Pierre, sans savoir qu’en face de lui il s’agit désormais d’un initiateur tenant dans ses bras sa nouvelle initiée :
Fin