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n° 10548Fiche technique17356 caractères17356
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Temps de lecture estimé : 13 mn
25/06/06
Résumé:  Délire pseudo-historique et parodique.
Critères:  #humour #historique #conte fh médical cunnilingu pénétratio fouetfesse
Auteur : Agerespectab  (Vieux schnock)            Envoi mini-message

Série : Les chroniques de Là

Chapitre 02 / 04
La Grève

Résumé de l’épisode précédent nº 10534

Dans la belle petite cité de Là, l’épouse d’Aymard, il y a dix-huit ans, est morte en mettant au monde Dominique, une ravissante fille qui mène son papa par le bout du nez. Ils vivent tous deux dans la grande maison de Fernand et Josée, son épouse, sœur de la disparue.

La communauté des femmes de Là est dominée par Jinay "la sorcière" laquelle est à la fois infirmière en chef, sage-femme en chef, médecin des femmes, et règne autant sur les consciences que sur les corps. À trente-neuf ans, toujours célibataire, elle est sans doute la plus jolie femme de Là.

Pour plus de détails, vous pouvez lire l’épisode précédent.





Le crépuscule est proche en cette fin septembre. Aymard décide une petite visite à Jinay. Les hommes bien élevés ne sont pas proscrits dans ce gynécée ; en outre, il est l’heure à laquelle Jinay clôture ses consultations, en principe. Aymard frappe à la grosse porte de chêne cloutée :



Puis un instant après :



Dans la grande salle aux murs blanchis, c’est à nouveau la même scène : une femme est allongée sur le lit d’examen le long du mur gauche, on devine que la main droite de Jinay lui explore le fondement, mais cette fois sous la jupe rabattue, la pudeur de la dame est donc préservée. D’ailleurs Aymard se tourne aussitôt vers la porte en la refermant, et va s’asseoir, sur la pointe des pieds, en tournant le dos à la scène. La patiente interroge :



Les bonjours fusent de part et d’autre, en aveugles, l’une par force puisqu’elle a le mur pour vis-à-vis, l’autre tournant le dos poliment. La praticienne observe son sablier, silencieuse, concentrée. Dès qu’il est fini, elle dégage sa main en marmonnant, s’essuie l’index sur un clinesse et note sur une tablette.



Bises entre femmes.



Jinay verrouille la lourde porte d’entrée derrière la couturière, puis elle court se jeter dans les bras d’Aymard.



Elle a haussé les épaules et s’est mise à ranger son cabinet.



Ils ont gagné l’étage, par l’escalier de chêne ciré qui embaume et, là-haut, se sont affalés dans le grand lit, dont la rivière est profonde. Elle lui a baissé ses chausses :



Sournoisement, il remonte les jupes de sa maîtresse jusqu’à lui en faire un fichu, joliment disposé avec la dentelle du jupon qui couvre bien sa chevelure ; ses deux mains caressent le joli fessier, ce qui semble lui être agréable car elle s’arrête net de sucer sa friandise. Une petite tape sur le beau cul blanc, et c’est reparti.



Dans les cris et les rires fous de femme chatouillée, elle s’est retrouvée couchée à plat ventre sur les genoux de son amant, et une rafale de claques s’abat sur son mignon postérieur, lui donnant rapidement une certaine couleur :



D’un seul vigoureux coup de reins, elle s’est retournée



Il la met en position, jambes en l’air, et l’embroche à la hussarde. Elle pousse un gros soupir. Ils s’activent tous deux, il souffle comme un bœuf, elle émet des petits cris, et puis c’est l’explosion finale.


Ils se sont un peu assoupis. Lorsqu’elle rouvre les yeux, c’est pour constater qu’il la veille, avec un sourire émerveillé. Elle en a chaud au cœur.



Aymard ne répond rien.



Il se résigne assez facilement à sa pénitence ; il délace le corsage, repousse les épaulettes et dénude la superbe poitrine.

Ces seins ronds, pleins, aux petites aréoles roses de jeune fille, l’émeuvent plus qu’il ne pourrait dire. Il porte sa bouche sur un téton et l’agace de ses lèvres, de sa langue. Elle est la tête renversée, elle respire fort. Il change de sein, elle lui saisit le crâne, plonge ses doigts dans les cheveux drus et bouclés.

Il s’empare de ses cuisses et les soulève ; elle pense se faire empaler encore mais il fond sur la vulve avec sa bouche, il souffle sur la fourrure et les lèvres de l’air chaud qui la fait gémir.

Il multiplie les agaceries avant de se décider, enfin, à introduire sa langue dans la fente gonflée d’excitation, à remonter en frétillant vers le haut, à atteindre un logement, à frapper à la fenêtre, "Y a quelqu’un ?" et oui on se montre aussitôt, mais un coup de langue sur le nouveau venu provoque un saut de carpe de la dame.

Il en a été un peu surpris, son nez s’est trouvé enfoui entre deux replis de chair moelleux et odorants et la belle est partie au septième ciel.



Elle ne répond rien, essoufflée, elle récupère. Ils vont rester enlacés un bon moment, ils sont débraillés, il caresse un sein, une fesse, elle ronronne.


Ils se sont attablés devant une copieuse omelette allongée de lait, parfumée de persil et de ciboulette finement hachés.



oooOOOooo



Aymard est donc allé chez l’apothicaire, son ami Albert.

Dans la boutique, une seule cliente qu’Albert est en train de servir ; sans doute l’heure creuse, en tout cas une chance !

En attendant son tour, Aymard inspecte distraitement la boutique, mais il ne peut se résoudre à laisser son regard s’arrêter où que ce soit : tous les murs et surfaces planes disponibles sont occupées par des calicots, naïvement peints, représentant des silhouettes de femmes plus ou moins dénudées, plutôt plus que moins, et de mignons fessiers bien pommés, le tout pour vanter les mérites de tel onguent ou telles pilules, lesquels, assure le message, donneront à celle qui l’achète cette sveltesse juvénile inégalable.


Aymard, s’il trouve cette affiche plus attirante que celle-là, a le sentiment qu’on va le soupçonner de voyeurisme, lui, un retraité de la Gendarmerie ! De plus, les femmes sont toutes idéales, sur ces réclames, au point que l’on peut se demander s’il existe au monde un seul modèle capable d’une telle perfection ; même le grand Botticelli, si l’on regarde de près, n’avait pas fait si bien, et pourtant sa dame du Printemps Haussmann avait dû lui faire bien du charme pour qu’il la représente sans défauts…

C’est pas le Printemps Haussmann ? Vous m’étonnez, je l’ai lu dans le catalogue de La Casemate à Douai .

Bref notre Aymard décide d’attendre son tour en baissant les yeux ; pas de chance, la cliente s’est retournée au même instant :



Albert s’interpose :



Enfin seuls, tous les deux ! Aymard se précipite :



Finalement, Aymard rentrera chez lui avec ces nouveaux cocons, les plus chers, du miel de cédrat et un petit pot de khôl.

À peine est-il arrivé, sa belle sœur Josée se précipite :



À la manufacture, on n’a jamais vu un tel spectacle.

À l’entrée, cinq grosses charrettes sont disposées de telle sorte à former une chicane.

On ne craint pas trop ici les Dragons, que les lointaines Autorités Nationales n’envoient intervenir que dans des affaires bien plus graves pour l’ordre public.

Ce n’est qu’un arrêt de travail d’ouvrières d’une petite manufacture provinciale, mais le comité de grève estime qu’il est souhaitable de faire comme si.

En donnant à l’entreprise une allure de camp retranché, on va mieux frapper les esprits.

Un délégué provincial est venu du chef-lieu pour haranguer les troupes et galvaniser celles qui pourraient hésiter : le personnel est en totalité féminin, ou presque.

L’homme est juché sur une barrique.

Il déclame des slogans courts et forts, que la foule des ouvrières acclame après chaque apostrophe :



La foule est un peu interloquée ; au milieu se tient un petit groupe de luronnes, spécialement gaies et toujours prêtes à la farce, qui, les unes les autres s’interrogent du regard, avant d’éclater de rire et de provoquer, de proche en proche, une énorme rigolade qui s’empare de toutes.


Chez Jinay, les femmes sont nombreuses à venir pour tenir conférence. Josée, arrivée la première, entre brutalement comme elles font toutes. Il faut dire à sa décharge qu’en approchant du cabinet, il lui a semblé entendre des plaintes déchirantes, des cris très aigus, et elle a pressé le pas.

C’est pour assister au spectacle de sa nièce recevant une fessée majeure.

Couchée sur les genoux de la praticienne, jupes relevées, ses jolies fesses sont déjà bien colorées par les claques sonores qui lui sont appliquées. Les hurlements de la jeune fille ne semblent pas émouvoir beaucoup sa fesseuse qui ne s’interrompt qu’après un bon bout de temps.



Josée, qui ne s’est jamais autorisée une telle action punitive sur sa nièce, est secrètement ravie de la voir payer au moins un de ces incessants caprices favorisés par la faiblesse de son père.

Et l’autorité de Mlle Golog sur la communauté féminine étant indiscutée, ni la nièce ni la tante ne songent à protester. Les deux femmes, qui observent la jouvencelle pleurnichant, ont même l’impression que ces pleurs recèlent une part de soulagement.


Josée peut enfin demander:



La salle s’est remplie peu à peu de visiteuses, et le concert est général:



Jinay est montée sur un tabouret pour dominer l’assemblée :



Une petite voix :



Aussitôt le brouhaha repart:



Auront-elles besoin de déchirer les draps de lin pour pallier les effets de la grève ?

Dominique est-elle définitivement calmée ou se fera-t-elle encore fesser par "la sorcière" ?

Trouvera-t-on une issue aux négociations pour l’amélioration des conditions de travail chez les pompeuses de jonc et les effeuilleuses ?

Les amours d’Aymard et Jinay resteront-elles sans nuages ?


Vous en aurez peut-être des nouvelles dans le prochain épisode de "Les chroniques de Là"