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n° 10542Fiche technique7924 caractères7924
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Temps de lecture estimé : 6 mn
22/06/06
Résumé:  Dans le tourbillon de la vie, je l'ai retrouvé et les ai réunis tous les deux.
Critères:  #tutu fh hh fhh collection amour voir hmast fdanus hdanus
Auteur : surprises      
Mon jules, et puis Jim

Tu es revenu du bout du monde efflanqué, le cœur tout cassé sous la chemise africaine.


Le regard plus noir encore qu’avant ton départ. En colère contre toutes les femmes du monde, et celle-là en particulier. Nous t’avons ramené à la maison, écouté, dorloté. Tu as repris doucement du poil de la bête. Je t’observai : un abricot sec, doré, amaigri par tes années de vadrouille. J’avais envie de glisser ma main là, sous la tunique, caresser jusqu’à ce que disparaisse ta souffrance.


Et puis tu as refait surface. On s’est remis à rire, tous les trois, à vivre ensemble. Incertain, et d’autant plus solide, le fil de notre amitié se tissait de nouveau.

On s’est grisés de dîners prolongés en nuits blanches - à discuter sans fin, à s’effleurer "par hasard", à ne pas se lâcher des yeux. Mon ventre pris de spasmes quand tes doigts se posaient sur moi, sous la table, comme avant : notre petit secret. On sortait faire la fête, trois gamins hilares, fous, inséparables. Le tourbillon de nos vies. « Jules et Jim »

Je vous demandais si la minuscule robe d’été m’allait bien, la plus courte, la plus chiffonnée, la plus fleurie. En plein hiver.



Le soir, il fallait se séparer. Pour nous la chambre, toi au salon.

Absurde. Frustrant. Douloureux.

A force de se tourner autour de plus en plus près, j’ai fini par avoir le tournis, le vertige. Et je lui ai dit, avouant le tourbillon que je ressentais.

Il y a eu ce silence et puis comme une bombe a explosé : il ne pensait pas être excité par les hommes.

Sauf par toi.



On a décidé que je te parlerai. Je t’ai dit, les yeux dans ma tasse de café, que nous t’aimions. Que j’avais envie de toi, qu’il me semblait que bon, enfin, réciproquement, et puis que lui aussi. Tu as dit :



Ce soir-là, on s’est couchés tous les trois. Malaise. J’ai souri intérieurement : je vous trouvais charmants, avec cette pudeur de jeune fille commune à vous deux : comme vous avez été rapides à réfugier sous les draps la pudeur de vos corps impudiques, et jumeaux ! Quel dommage…


Je me suis glissée entre vous. Je ne sais plus comment la glace s’est rompue. Je vous ai embrassés tour à tour, lentement, longuement, dans la nuit profonde.

J’avais un peu peur. J’avais envie. Je t’aimais. Je l’aimais. Je vous aimais. Le cœur à l’essoreuse. Mon désir de vous unir… une utopie ?


Ta main sur mon sein. La sienne, effleurant le téton opposé. Tout à coup, tout paraît facile et léger. Tu inclines ta nuque vers ma poitrine, lui se love contre moi.


Vous étiez muets. Mais vos doigts marionnettes me racontent une histoire, vos mains prennent la parole. Et moi, je m’empare de vous.

Vos bouches se posent. Je vole. Et puis je sens cette tension. Vous me caressez, mais vous ne vous touchez pas. Je me dis : « dommage »

Dans le noir je sais que vos regards s’évitent, aussi loin que possible l’un de l’autre, avec mon corps en rempart. "Ne rien forcer", je me dis, avec un drôle de petit courage. Je garde les yeux ouverts jusqu’à mal dormir, un peu, les joues brûlantes…

Concert nocturne.

Mon clitoris ébranlé par une marche des walkyries, en stéréo.



Au réveil vous êtes tous deux au plus fort d’éblouissantes érections matinales. Mes mignons à moi…

Admirative, bouillonnante et frustrée, je file à la salle de bains pour me brosser les dents. Debout face au miroir, je presse, effet push up, me remonte mes seins et mon moral. Je suis mouillée depuis la veille au soir. C’est à hurler. A-t-on déjà hurlé d’amour ?

Avec un soupir douloureux, long comme un jour sans chocolat, je décide de préparer le petit déjeuner. C’est dimanche, c’est soleil, pour vous deux, je me sens des attentions maternelles. Je viens vous apporter, sur un plateau préparé par l’amour, café odorant et toasts.

Maternelle, certes, mais mutine. Doublement amoureuse.

J’ enlève, d’autorité, ce drap sous lequel vous aimeriez encore cacher votre langueur, votre vigueur matinale à vous deux. Un double soleil illumine la chambre. Vos deux sexes mâles, qui se dressent, mes jumeaux,…, deux tournesols, éclatants de lumière.

Je vous réunis en bouquet, au creux de ma main… Je vous respire, chacun, tour à tour… Et merveilles de la nature, ces deux jolies fleurs de mâle se penchent l’une vers l’autre ! Que c’est joli…

Vos mains timides, se sont décidées. J’aime vous regarder faire, je me fais toute petite, de peur de vous déranger. Mes deux hommes enfin ébranlés, se branlant l’un l’autre, avec curiosité, avec tendresse, avec leur désir qui se dresse… Sous mes yeux…


Je vous retrouve emmêlés, dans un baiser rageur, les bras en clefs, haletant, roulant dans les couvertures. Mon cœur rate une marche. Vous êtes magnifiques, félins bagarreurs, marins sur le port, vos mains crochetées derrière le cou en douceur. Tango d’hommes.

Je reste rouge, figée, debout. Je suis sûre que la terre a tourné deux fois plus vite.

Après c’est flou, je m’avance, pour soulever le drap, voir vos jambes, vos fesses, et je me fais embarquer. Ensemble, nous mettons à la voile.


D’un regard, lui et moi nous nous devinons, nous décidons pour toi.

Toi, mon baroudeur revenu de tout, tu vas nous faire don de ta virginité.

La virginité de tes fesses … toujours elles m’avaient enchantée et intriguée.


Couchée à tes côtés, les seins sur ton torse, je frotte mon visage contre ta barbe naissante. Lui te prend le sexe à pleines mains et approche sa bouche tout naturellement. Une main posée sur son épaule, comme un lien, c’est toi que je regarde. Je voudrais que tu l’aimes comme je l’aime.

Tu as rougi et fermé les yeux.


Sa langue enveloppante remonte du plus creux de tes fesses, jusqu’en haut du gland. Tu m’embrasses, comme si c’était moi qui te suçais. Je te grimpe, mon beau, me couche à plat ventre sur toi, jambes écartées, sexe posé près du tien, et nos langues se rejoignent et s’aiment. Il lèche à nouveau ton membre, dépose un tendre baiser sur ma vulve. Il nous suce, toi et moi, équitablement. Je ferme les yeux, je vois tout un champ de coquelicots.


Nous sommes dans le silence des rêves, seule sa bouche compte.

Quand il introduit ton sexe en moi, je crie.


Tu restes sans bouger, je te sens au fond de moi, pulsation éternelle…

Lui vient présenter son membre à mes lèvres. En l’avalant, je pense que sa queue est la plus belle du monde. Il me l’enlève et te la donne.

Toi aussi tu l’aimes sa queue. Toi aussi tu es beau.

Tu te mets à onduler en moi au rythme de ses allées et venues, entre nos langues, nos lèvres qui voudraient retenir à jamais sa délicieuse que d’amour. Émotion… Nous gémissons à présent, au présent.


Une pause… Son sexe brillant de nos salives.

Nous respirons… instant suspendu. L’air est devenu incroyablement dense.

Il vient se mettre derrière toi.

Il nous touche à la racine du plaisir, là où ton sexe entre en moi, se gonfle de mon suc, et sa main part derrière toi. Tu te remets à bouger doucement sous la caresse de ses doigts qui te fouillent. Oui, oui, moi aussi, je le rejoins, juste là… Je le sens, ton cul d’homme s’épanouit, déjà soumis à nos doigts.

Avec douceur, tu me retournes, avec une infinie douceur, tu me prends à nouveau et te bloques en moi, oscillations de pendule, magique et souple baguette, qui fait jaillir une source cachée, là, dans le creux de ma fente amoureuse. Ton gland, comme serti sur mon anneau de plaisir, dans mon écrin.

Je sens de minuscules à coups, tandis qu’il te pénètre à son tour. Puis vos rythmes se réunissent, moi au bout de vous. À l’unisson, nous vibrons, nous nous baisons. Tu es devenu notre trait d’union.

Je rêve que c’est moi qui te fais ça, que c’est moi qui entre en toi. Moi et lui. Je me sens dédoublée. Comme si tout en t’accueillant au profond de ma lascivité, je t’empalais de bonheur. Je me sens gonfler, m’oublier et crier animal, mêler ma voix à la tienne, à nos râles fous de bonheur.


Tout se fait doux, et quand je jouis enfin j’en pleure.

Toute émue. Toute attendrie.