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n° 10525Fiche technique16746 caractères16746
Temps de lecture estimé : 11 mn
18/06/06
Résumé:  Des heures supplémentaires, un homme d'affaire inconnu, l'attirance immédiate.
Critères:  fh inconnu travail pénétratio
Auteur : Phoénix            Envoi mini-message
Les bureaux de l'inconnu

Je pénètre dans l’immeuble de bureaux du centre ville, il est un peu plus de 21h, mon patron m’a envoyée finir un dossier avec un client avant que je ne puisse partir pour une fin de semaine méritée. Le concierge m’indique l’ascenseur et le numéro de bureau, je me débarrasse de mon lourd manteau d’hiver, me recoiffe machinalement en me regardant dans le miroir, quelques boucles sombres échappées de ma coiffure me donnent un air mutin qui contredit le sérieux de ma tenue… tailleur brun en lin fin et souple, impeccable malgré mes longues heures de travail et le taxi pour venir jusqu’ici. Je retiens le lourd dossier contre ma poitrine, préparant mon entrée pour ce rendez-vous de dernière minute.


La cabine grimpe silencieusement, égrenant chaque étage de sa petite lumière discrète. Le léger sursaut d’arrêt me fait sourire, je lisse ma jupe droite à rabat, qui tombe gracieusement sur mes jambes, dévoilant à chaque pas le galbe rond d’un mollet et d’une cuisse habillée de bas noirs. Je me sens joyeuse ce soir, pleinement femme, ma veste est fermée par un unique bouton bijou, croisée sur un chemisier ivoire sous lequel se devine le dessin flatteur de fleurs brodées sur le fin tissu soyeux.


J’avance dans le couloir désert, habituée à cette ambiance feutrée des soirs de travail « overtime », à l’aise dans cet environnement connu et mystérieux tout à la fois… La lumière un peu plus loin m’indique la voie à suivre, je marche posément et frappe discrètement à la porte, pas de réponse, je pousse le battant, me disant que la personne a dû se rendre aux toilettes ou aller chercher un repas durant une pause. Je me fige sur le seuil, la pièce est faiblement éclairée, une seule lampe de bureau offre sa lueur, celle aperçue depuis le couloir, un homme seul se trouve dans la pièce, les restes d’un repas chinois s’étalent sur la table basse devant lui, il est assis, endormi sur un petit canapé de cuir. Un bureau de bois, pièce d’ébénisterie superbe, est placé devant une baie immense qui surplombe les lumières de la ville, il est rempli de dossiers ouverts.


Je ne sais pas trop quoi faire, je me tourne vers la porte, la ferme, pose mon manteau sur le dossier d’une chaise et me retourne vers l’inconnu… Il a l’air de dormir profondément, je l’observe tout à loisir, il est de grande taille, il a des cheveux bruns, grisonnant sur les tempes, un début de barbe naissante, témoin de sa sûrement longue journée de travail. Ses jambes sont allongées devant lui, les pieds posés sur la table… Je me sens troublée rien qu’à le regarder ainsi s’adonner au sommeil… Je hausse un sourcil perplexe en imaginant à quoi il rêve…


Je décide de manifester ma présence, me sentant chanceuse de découvrir ce spécimen craquant ainsi abandonné… Je tousse délicatement et me fige lorsqu’il ouvre des yeux égarés sur moi, surpris dans cette intimité bien relative. Je fais un pas pour me placer dans un rayon de lumière un peu plus vif, avançant ma main pour serrer la sienne, en me présentant, ma voix tremble alors qu’il a un sourire gouailleur, canaille sous ses airs d’homme d’affaires affairé. Il a un regard profond, de ceux qui bouleversent sans faille et sans façon, qui renversent une femme.


Il retient mes doigts entre les siens, me jetant un long regard, détaillant ma silhouette enveloppée, tellement voluptueuse. Je rougis un peu en sentant son regard… s’arrêter sur cette partie non voilée qu’est le sillon des mes seins, à ce petit bord de dentelle visible dans le creux de ma gorge, dans le V que la chemise impudique offre à son regard appréciateur de mes rondeurs. Je respire un peu plus vite alors qu’il contourne la table basse, saisit le dossier pour le déposer à côté des autres sur le plan de travail, et attrape mon autre main de la sienne. Je souris faiblement en le voyant glisser ses yeux sur toute la surface de mon corps fait de vallons et de collines, de la taille étranglée par le boutonnage original, aux seins soulevés par mon souffle court, à la cuisse dévoilée par le pan entrouvert de la jupe, jusqu’à cette mèche de cheveux évadée… Ses yeux effleurent maintenant mon visage, se posent comme un oiseau-mouche dans l’ombre de mes yeux, suit la pente de mon nez, pour finir sa course sur la courbe de ma bouche, rouge. Entrouvertes, mes lèvres se dessinent coquinement, je les sais bien tracées, bouche gourmande et rieuse si souvent, elle se trouve pourtant à bout de souffle en cet instant.


Il lève la main vers elles, les effleure délicatement en disant :



Il est bien plus grand que moi, ses épaules sont fortes, ses bras puissants et ses mains doucement enveloppantes et caressantes.


Je me sens les jambes flageolantes et moi, femme libertine, un brin mutine, fonceuse, je me retrouve sans défense, paralysée soudain par un désir fou. Il se penche et je suis là, attendant, la tête déjà vide, comme pendant l’amour, je suis acquise à ses lèvres sans en connaître le goût. Je lève pourtant la main, à la dernière seconde, la pose sur son torse, il se fixe à quelques centimètres de moi, ferme les yeux une seconde et se retrouve à son tour comme muet. Je souris en me rendant compte de son trouble, reprends un peu le contrôle de mes émotions, frôle sa chemise, lisse machinalement le tissu, il a cet air qui me grise, je passe mes doigts sur sa pomme d’Adam, rejoins ses lèvres de mes doigts légers comme des papillons, les touche doucement sur toute la surface, avec délicatesse et légèreté. Je goûte du bout de ces doigts qui osent un peu avant la douceur de ma bouche. Je ferme les yeux de délice, il a une bouche ferme, mâle, douce et forte, comme ses mains que je sens soudain autour de ma taille. Je frissonne, il rit :



J’ouvre les yeux, pose ma main plus bas sur une bosse éloquente, soudain plus vaillante et osée. Je vous trouble tout autant, semblent dire mes yeux en le regardant d’un air un peu farouche. Il s’avance mais je le devance un peu, pose ma bouche sur la commissure de ses lèvres, sors une langue coquine qui s’en va à l’aventure sur cette surface masculine et enivrante. J’effleure et en éprouve toute la finesse, la fermeté puis le frémissement qui les saisit soudain, lorsque je plonge ma langue au cœur pour buter contre ses dents. Je pose définitivement ma bouche entière, chaudement gourmande. Il répond en enlaçant mon corps, me pressant instamment contre son torse, contre son ventre, ses cuisses, son sexe qui exprime autant que sa bouche maintenant. Sa langue me fouille avec délice, je tressaille et m’abandonne, les yeux clos sur un désir intense qui continue de grimper, je passe une main dans son dos, me retiens à sa nuque, il m’enlace sans façon mais avec une douceur étrange, comme prévenant dans son geste fermement masculin. Je dérive dans le plaisir de ce baiser profondément sensuel, il glisse sa langue sur l’émail de mes dents, cherche la mienne, l’embarque pour une folle danse, je lui échappe pour mieux le laisser me fouiller encore, je sens un feu courir dans mes veines, en me disant que c’est comme faire l’amour en plus petit, de façon très hermaphrodite, mais jouissive et intense. Je perds le fil, me cambrant contre lui, renversée en arrière doucement mais fermement, pleinement femme…


Je lâche ses épaules pour glisser entre nos deux corps, rejoignant sa ceinture, ses mains partent en déroute pour défaire cet unique bouton de veste, elle glisse bientôt de mes épaules à terre, mon chemisier lui offre quelques résistances, je m’écarte un peu et défais les nacres avec fébrilité, puis je ralentis, il quitte ma bouche et rejoint mes doigts des siens pour aider la manœuvre, se délectant visiblement de ce que le tissu dévoile au fil du déboutonnage. Il écarte les pans de soie, trouvant le soutien-gorge délicat, il suit de l’index une veine qui longe la bordure brodée, délicieusement florale. Ma poitrine se soulève au rythme de ma respiration. Je laisse le chemisier glisser sur mes épaules, comme la veste tout à l’heure, il vole jusqu’au sol, je passe mes mains derrière mon dos, défais les crochets en fermant les yeux sur mon envie d’aller plus vite et plus loin. Dire que je ne connais pas cet homme depuis dix minutes… je me surprends moi-même.


Je laisse les bretelles voyager, dériver, décrire cette descente vertigineuse qui les mènera rejoindre le reste sur la moquette. Mes mains retiennent un peu l’ampleur de mes seins, couvrant presque timidement les aréoles sombres, contrastées. La lumière tamisée m’habille le buste d’une couleur un peu orangée, laissant mes courbes se dessiner en plein dans la ligne de mire de son regard. Il plisse les yeux un peu, tend la main, écarte mes doigts. Alors, mes seins souplement s’étalent, lourds, chauds et doux à voir et toucher. Il enlace le droit, le soulève, l’encercle de sa paume, allant agacer la pointe de son pouce curieux, puis sourit et fait le même chemin avec son autre main. Je défais les boutons de sa chemise, la cravate, tire dessus pour attirer son visage vers le mien, guider sa bouche vers ces formes jumelles qui fascinent tant les hommes. Il penche son corps, goûte, lèche bientôt, mordille les mamelons durcis, tête, aspire, j’en frissonne et délire. Il plonge dans le sillon sentant un peu plus cette fragrance qui est la mienne, odeur de peau et parfum mêlés, lilas, jasmin, lys…


Je lui ôte enfin cette barrière de coton pour me coller contre sa peau, mes seins trouvant un nid confortable, j’en frotte les pointes qui se hérissent un peu plus alors qu’il retrouve ma bouche. Ses doigts ne quittent pas le galbe d’un sein alangui, il chuchote contre mes lèvres, « Je te veux, je te veux », litanie qui m’enchante car je réponds aussitôt, par le corps et mes caresses, la voix basse je dis ensuite « Je te veux aussi ». Le tutoiement nous tétanise une seconde puis nous lance dans une exaltation fébrile.


Je défaille lorsque son autre main remonte ma jupe lentement, torture délicieuse, le tissu de lin crisse légèrement contre le nylon des bas, petit bruit subtil qui réveille son ardeur et la mienne. Il s’arrête en sentant la jarretelle sous sa paume, semble surpris, et replonge avec plus de passion sa langue entre mes lèvres. Il continue la levée du voile sur mes cuisses, je sens le tissu effleurer ma peau lorsque la dentelle des bas est franchie, j’ouvre la cuisse pour que le pan s’évade, laissant à la main toute latitude de voyager jusqu’au liseré du porte-jarretelles et constater l’absence de slip.


Il étale sa main en étoile sur mon pubis, le presse délicatement, souplement, avant de glisser un doigt entre les poils sombres et soyeux. Il rejoint le clitoris, le frôle, je sursaute, il me semble être traversée par un éclair électrique, mais je m’habitue à cette présence, à cette hyper excitation des premières secondes, pour mieux en apprécier, ensuite, le mouvement. Tournoiements, frottements, légers griffonnements, je tressaille et m’accroche à ses bras, retenant un cri léger lorsque je me sens inondée par le plaisir et par mon suc de femme qui en traduit la force.


Sa bouche a retrouvé ma poitrine, son autre main ne s’arrête pas, je suis envahie de partout et ne suis plus capable de penser à rendre quoi que ce soit en cette seconde, je ressens et me laisse fouiller sans crainte, avec délectation, délice et le délire de mes sens qui augmente. Je trouve un peu de logique en moi pour défaire son pantalon, qui glisse au sol lui aussi, il enjambe le tout, se retrouve en boxer, je passe une main dans l’élastique, saisis un membre gorgé et dur. Je le sens qui palpite sous ma paume, son gland bien dessiné sous mes doigts agiles et doux, s’humidifie de rosée, j’en gémis d’envie, avant de commencer un va-et-vient lancinant qui semble le griser. Il se fige sous la caresse puis reprend avec ferveur le mouvement de son index audacieux. Je sens pourtant bientôt ses doigts curieux se présenter au bord de cette douce ravine féminine et chaude, aventureux et envieux de plus… L’un d’eux pénètre en douceur dans l’alcôve, pétales de chair, il ose et avance, fouille délicatement, je respire un peu plus vite, je dis :



Ma voix est un peu plus basse, ronronnante, tremblante un brin, je chuchote presque, pressant sa fermeté entre mes mains, allant enlacer ses bourses par en dessous, leur offrant un nid confortable et mutin. Il répond en enfilant deux doigts qui tournoient allègrement un moment, je me renverse, me cambre, m’offre et suffoque, je jouis d’un coup, ne l’attendant pas, je me jette contre la peau de son torse, le laissant continuer ainsi tant que la vague m’emporte encore. Lorsqu’elle me jette sur la grève comme un coquillage vide, il me bascule, me retient, me guide, je lui murmure des mots doux, je délire, je ne sais plus rien, je le veux et lui dis sans regret.


Il m’attire vers le bureau, pousse les dossiers, me fait m’asseoir et se présente tout contre l’entrée déjà si bien préparée… Je me cambre et me laisse aller sur le plan de bois, étalant mon dos, ma nuque, cambrée, ma poitrine ainsi étalée en offrande à ses yeux si beaux. Il m’observe ainsi venant caresser mes seins, ma peau se hérisse, je frissonne, les pointes durcies se tendent vers lui en signe d’assentiment. Il s’en saisit du bout des doigts, les presse, les agace, les tourne, j’en défaille.


Je l’appelle du corps entier, et je sens enfin toute sa chaleur se dissoudre en moi, se répandre de mon con à tout ce qui me fait ; il pénètre lentement, me mettant à la torture, douce agonie, il entre et m’emplit, me cerne de ses mains, de ses yeux et de son membre entier, je le sens contre mes parois serrées, brûlante de la tête au pied. Je le sens qui prend possession de mon corps, à mon corps non défendant. J’exulte lorsqu’il entame un retrait léger, revient, repart, je crie et envoie mon bassin à sa rencontre… Que dire, que penser, que faire d’autre que ressentir…


Il se penche en avant attrape ma bouche, part en voyage sur mon buste, mon cou, glisse ses mains sous mes hanches, les attrape, les palpe, les fait valser souplement contre lui, l’image d’une vague d’écume me vient, je vais, je viens de ces mains qui me guident, qui excitent mes sens autant que cette épée plantée dans mon fourreau.


Il agace mon clitoris de son pouce, et, en se redressant, il m’embarque avec lui, passant ses bras autour de mes épaules, soulevant mon buste vers le sien, je me retrouve collée, moulée avec justesse, tout entière tournée vers notre plaisir. Il ferme les yeux, semble grisé, saoul, il accélère et je le sens près, si près de ce but magique, je resserre mon ventre sur lui, le retiens de ma chaleur, de cette force toute féminine, enlaçante, berçante et magnifiquement indécente, je crie, frissonne, bataille de mes sens, de mes hanches et de nos ventres qui se livrent une lutte savoureuse…


Il accélère, amplement, ses mouvements le font aller et venir, souplement, félinement, je retiens de mon vagin, de mes bras, de ma bouche, et avale son cri lorsqu’il vient enfin rejoindre le sommet, ébloui, éperdu, pénétré en moi jusqu’à la garde.


Je reste ainsi un long moment, imbriquée, humide et jouissive encore de ces ébats intenses et doux tout à la fois. Il mordille mon épaule, cajole un sein alourdi souplement lové contre sa paume. Il murmure des mots sans suite, je réponds, espiègle et abasourdie de mes propres audaces envers cet inconnu. Je le sens qui se rétracte, se retire de ce nid si tendre, ses bras m’enlacent et ses yeux font une nouvelle fois le tour de mon corps, survol admiratif et conquis.

Je rougis alors, de ma voix qui murmure encore, rauque et assourdie de plaisir.