| n° 10519 | Fiche technique | 9939 caractères | 9939Temps de lecture estimé : 7 mn | 14/06/06 |
| Résumé: Un homme endormi offert au regard de son amante, ainsi débute le désir. | ||||
| Critères: fh couple volupté voir pénétratio tutu | ||||
| Auteur : Phoénix Envoi mini-message | ||||
Notre nuit sous la lune est restée ancrée dans mon corps, et au petit matin, nous sommes rentrés repus mais heureux de nos ébats aquatiques. Nous nous sommes effondrés sur le lit dans les bras l’un de l’autre, et avons dormi quelques heures durant. Après un déjeuner solide et une promenade le long de sentiers odorants, nous décidons de rentrer, main dans la main au chalet accueillant. La chaleur est toujours aussi intense et je me dirige vers la salle de bain pendant que tu sors le reste de vin du frigo pour le chambrer un peu. Je prends une longue douche vivifiante, lavant mes cheveux, et mon corps avec ces douces fragrances que tu adores. Je sors quelques instants plus tard, un paréo couleur de lys orange, noué derrière mon cou, retient ma poitrine de son pan croisé et dévoile mes genoux à chaque pas. Le tissu souple épouse mes formes généreuses. Je m’arrête sur le seuil du salon, tu t’es endormi ainsi, assis sur le large fauteuil de bois. La tête reposée en arrière sur le dossier moelleux.
Je souris de te voir ainsi abandonné, tu es beau, tes cheveux t’auréolent d’un halo séducteur et tes joues un peu ombrées par une barbe naissante te donnent ce petit air canaille qui me bouscule le cœur à chaque fois. Tu t’es déshabillé pour une douche rafraîchissante et te retrouves nu sous mon regard mutin. Ton sommeil est lourd et ta respiration régulière. Je m’approche de toi en silence, mon sourire attendri soudain. Je me penche à toucher ton visage de mes lèvres, effleure d’un souffle léger tes joues, ta bouche à l’arc masculin, tes paupières closes sur un rêve qui a l’air coquin parce que ton corps plus bas est au garde-à-vous, si droit et fier que ma langue passe sur mes lèvres gourmandes dans un geste d’envie.
Je me sens imaginative et commence à descendre mes mains, sans toucher ta peau mais en y mettant toute mon âme. La chaleur de mes doigts devrait suffire à ton bonheur pour un instant, je ne veux pas que tu te réveilles trop vite, j’aimerais te cueillir aux portes du paradis .
Je passe délicatement un genou par dessus le bras du fauteuil, et réussis à me retrouver les jambes écartées de part et d’autre de tes hanches, mon paréo dévoile mes cuisses jusqu’à ce buisson sombre et ardent où tu aimes tant plonger.
Je passe un doigt sur mes lèvres avant de le glisser dans ma vulve qui se prend pour un ruisseau en une seconde. J’abaisse lentement mon bassin et arrive enfin juste à cette limite que ton gland excite. Je reste suspendue ainsi, guettant ton air et ta respiration, tu dors vraiment profondément. Je continue de descendre et à force de contorsions étranges, te laisse pénétrer entre mes grandes lèvres si chaudes. Les petites s’effacent timidement pour te laisser m’envahir, tu glisses en moi comme seul un amant complice peut le faire, instinctivement tu trouves cette place qui t’appartient et butes bientôt au fond de mon vagin. Ma grotte t’engloutit dans ses profondeurs avec un délice certain, je resserre et relâche avec douceur, entoure doucement ton sexe.
Ma chaleur t’enlace enfin, je te regarde réagir, tes lèvres frémissent, dans un mouvement léger comme une brise. Tu dors encore et je me sens fière de te laisser un peu de répit. Du bassin, je commence un ballet sensuel, m’aidant des accoudoirs pour soutenir mon corps dans une gymnastique incertaine.
Je continue mon manège, doucement coquine, avec un plaisir enfantin, comme observatrice lointaine, commençant à ressentir ces nombreux émois que tu fais éclore.
Mon fourreau qui glisse sur la longueur de ta hampe en un doux va-et-vient, me laisse impudique et audacieuse. J’accélère mon rythme, me retirant puis revenant, vibrant de tes réactions.
Ta nuque s’appuie à chaque fois contre le dossier, et ton corps répond de mieux en mieux au mien.
Tu es encore perdu dans les brumes du sommeil, émergeant lentement, mais ton bassin a adopté ce doux balancement qui me fait chavirer. Longuement je patiente, j’alterne les caresses, cajole et soupire, balançant souplement mon con à la rencontre de ton pubis. Tes lèvres s’entrouvrent sur un soupir sans fin, tu gémis et je te sens monter dans le désir. Ta hampe, rigide jusque-là, devient en mon centre de femme, comme métal brûlant, je connais tes soupirs, et approche mes lèvres des tiennes pour venir ramasser ton cri qui, comme chaque fois, va suivre.
Tes yeux voilés s’ouvrent sur mon regard malicieux, et ta bouche s’étire en un sourire espiègle et bien mâle. Tu entreprends de garder encore le plaisir à ce palier, juste avant l’ultime sursaut et je râle de te sentir te retenir contre mon flanc, garder cette jouissance en toi que je voulais tant. Tu observes mon visage navré d’un air rêveur et reviens au fond de ma tendre moiteur d’un coup de butoir bien peu innocent.
Moi qui voulais te voir m’offrir ton orgasme, me voilà prisonnière de mes sens et de ton regard. Je lutte pour te garder sous mon contrôle et me voici prise à mon propre piège, tu arrêtes alors mes mouvements lascifs en plaçant tes mains sur mes hanches. Tu bloques mes coups de bassin et le triomphe d’il y a un instant passe de mon visage au tien. Je geins et gémis pour t’avoir encore, mais tu ralentis, et têtue, je m’obstine coquinement, ne voulant pas céder ainsi, ni aussi vite, alors que je t’avais si bien une minute avant, en mon pouvoir sensuel. Tu le ressens, reconnaissant cet air obstiné qui te titille, et en réponse, me bascules d’un coup de reins plus haut que les sommets déjà atteints, glissant ta bouche contre mes seins, saisissant au passage un mamelon érigé, le mordillant comme un artiste, laissant sur mon corps arqué des sensations délicieuses.
Je veux retenir comme toi ce plaisir qui grimpe d’une octave jusque dans ma voix… Tu m’emplis si bien, en homme sensible mais félinement sensuel, que je te pense bien plus savant de mon corps que moi. Je réponds d’un râle presque animal, mordant ma lèvre inférieure pour retenir le cri qui vient, la bouche colorée maintenant de ce ton vermeil qui réveille tes sens. Je me cambre et bascule des hanches, cherche maintenant mon plaisir plus que le tien, me perds et deviens égoïste, suivant la musique païenne de mon cœur, pulsations sourdes, naissent et inondent tout en moi, vagues qui submergent et surprennent, je les sens jusque dans mon sexe, en usant sans façon jusque dans mon jeu de hanches… Cela t’interpelle au plus haut point. Tu veux me voir t’adresser ces suppliques sensuelles qui te rendent maître de mon corps, tu veux me voir devenir élève et déploies ton art comme autant de trésors. Je lutte et t’entraîne un instant à ma suite mais tu gardes cet air hagard qui dit « je te veux et je viendrai ensuite ».
Je bataille de mes sens, de ton air de mécène, je ne veux pas te donner cette chance tout de suite, mais c’est présumer de moi et de mes abandons. Je lâche prise, appelle et te crie mes délices, et tu t’en délectes enfin, c’est moi qui voulais boire de ce nectar, et te voilà rassasié à ma place. Je souhaite et repousse la fin de cet incroyable supplice, contradiction dans le délire, je te veux en moi, envahissant jusque mon âme, lorsqu’à cette seconde où tu bascules, ta hampe se tend et se gorge un peu plus, dans un dernier sursaut avant l’extase.
Je reste en suspend ce qui semble une éternité et qui pourtant est toujours trop court, tu apaises tes appels de ma chair, cessant tout mouvement, me laissant remonter de mes limbes et comprendre que tu n’as pas franchi le seuil, retenant ton élan pour me voler ce moment de plaisir pur, observer la montée puis le summum, te nourrir de ma petite mort.
La tempête s’éloigne, me laissant frissonnante et tendre, l’assouvissement serein. Je t’embrasse, te sentant enfoncé en moi, comme le glaive dans son fourreau, si dur de ne pas avoir pris ton gage.
Je resserre en moi ce que la nature donna de si précieux à la femme, ventre grisant et vibrant, contractant mes muscles sur ta colonne de chair, je reprends le mouvement, basculant lentement les reins, deviens avide, je suis comme un océan, parfois vague qui se jette contre le sable, échouant, se retirant, revenant sans faille, puis doux coquillage glissant le long de ton sexe raide. Tu saisis mes hanches de tes mains et m’invites maintenant à accélérer le mouvement, le visage rejeté en arrière, la nuque ployée contre le cuir du fauteuil, je me penche et embrasse tes lèvres, m’en vais mordiller un mamelon tendu de plaisir.
Le mouvement, les frottements de ton pubis offrent une caresse unique à mon clitoris, électrique de tant, entre douleur et plaisir. Vulve orchidée, rosée de miel, je glisse le long de ton pénis dressé avec une facilité déconcertante de naturel, le désir, authentique et simple, je continue, tout en langueur et en paresse. La manœuvre te presse, tu es à la limite, je bouscule alors un peu plus vite, cogne souplement contre ton ventre, me retiens à tes épaules, je baise tes lèvres, langue agile parfois maladroite, je glisse dans ta bouche autant que de mon con plus bas sur ton érection qui s’étire, me cambrant soudain, je te sais au bord du précipice, j’affole tes sens et te pousse, tu râles de ce dernier coup de reins heureux sans artifice, tes lèvres s’attachent aux miennes pendant que j’ondule doucement contre toi, recueillant comme chaque fois en cadeau ta jouissance, donnant quelques à-coups instinctifs lorsque tu plonges ton visage dans mes seins. Que j’aime alors cette chaleur si douce qui nous habite, garde-moi ainsi de longues heures, contre toi je suis bien.