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Temps de lecture estimé : 10 mn
12/06/06
Résumé:  Damien est un cancre, mais le cours de maths lui permet de laisser libre cours à ses fantasmes
Critères:  h fh fplusag jeunes profélève gros(ses) grosseins groscul école fdomine revede hmast
Auteur : Fil Iforme
La prof de maths

A cette époque, je redoublais ma terminale après avoir redoublé quelques années plus tôt ma seconde. Je n’ai jamais été doué pour les études, d’ailleurs je n’ai pas eu mon bac.

Mais je n’étais pas plus doué pour l’amour. J’avais eu quelques copines, mais je n’avais jamais vraiment brillé. Je bandais mou et je jouissais trop vite. Ça me laissait un goût amer, à tel point que, dépité, j’avais même pensé pendant un certain temps à devenir pédé. J’avais été jusqu’à sucer un pote, mais sans vraiment y prendre goût. Plusieurs fois, il avait voulu recommencer, j’avais même fini par tout avaler. Mais, bof, moi ça ne m’excitait pas trop et je n’avais aucun fantasme particulier pour la plastique des mecs. C’était une expérience purement mécanique, juste pour essayer.


En cours, je rêvassais, surtout en cours de maths, je n’ai jamais rien compris à ces choses-là. La prof de cette année-là était une grosse blonde aux accents teutons. Madame Barreau qu’elle s’appelait, sévère et cassante, elle ne faisait aucun cadeau au cancre que j’étais. Je me souviens surtout de ses cheveux toujours tirés en arrière, noués dans un incroyable chignon. Cela mettait en évidence sa grosse bouille et son double menton. Ses yeux gris bleus relativement ternes vous regardaient toujours avec dédain. Peu aimable, peu gracieuse, l’archétype même de la mal baisée ! D’ailleurs question baise, elle était mariée à un autre prof du lycée, un petit gringalet. Fallait voir le tableau quand on les croisait ensemble, dans la rue où ailleurs, elle le toisait d’une bonne tête et était aussi grosse que lui pouvait être maigrichon. Un couple atypique. C’est elle qui portait la culotte et qui tirait avec fermeté son minus de mari dans les grands magasins. Il n’avait pas son mot à dire.

Je n’ai jamais eu Monsieur Barreau en tant que prof, mais ceux qui l’avaient eu racontaient qu’il était incroyablement timide et craintif. Et ses cours étaient réputés pour se terminer dans un sacré bordel.


Tout ceci m’intriguait, m’intriguait d’autant plus que j’étais moi-même un gringalet, court sur pattes et squelettique, mais que je me voyais quand même mal soumis à une femme de tête.

Néanmoins, cela faisait son chemin dans ma petite caboche et je me surpris bientôt en train de détailler le corps de ma prof pendant les cours : son bassin plutôt large, sa poitrine trop abondante et son ventre rebondi. Je préférais penser à ça qu’au théorème de Pythagore et à toutes ces droites infinies qui ne se recoupent jamais.

Pour moi, la géométrie dans l’espace, c’était plutôt ses seins lourdauds et tombants. Etaient-ils réellement en forme de poire ? Quelle était leur asymptote ? Avaient-elles de gros tétons ? Pouvait-on mettre en équation le galbe de ses fesses. Y = ax + b, racine carrée de l’hypoténuse, mais à poil, cela donnait quoi ?

À d’autres moments, je me disais que j’étais cinglé, cette femme devait bien avoir la cinquantaine et elle était mariée et pas spécialement bandante. Cinglé oui, mais pas plus cinglé que lorsque j’avais sucé cette bite ou lorsque j’avais envisagé de me faire enculer.

Le soir, dans ma chambrette, devant mon bureau, braguette ouverte, sexe dressé, je me tapais une petite branlette devant mon livre de maths. Elle était sévère, n’avait jamais un sourire. J’imaginais cette femme chez elle, son mari enchaîné en bas résille, en train de lui lécher les pieds. Ils avaient eu deux mouflets, preuve que de temps en temps, elle devait se faire baiser. Peut-être fréquentaient-ils des clubs échangistes ?


Une rumeur du lycée précisait qu’un élève les avait surpris, elle et son mari, dans le hall du ciné X. À cette époque là, les films pornos avaient encore un certain public. Avait-on inventé ces racontars de toute pièce pour exciter mes fantasmes ? Toujours est-il que depuis que l’on m’avait raconté ça, mon esprit vagabondait et, désormais, en cours, je passais tout mon temps à la déshabiller, rageant, en mon for intérieur, qu’elle ne s’habille jamais de façon plus sexy. Toujours ces robes sans forme jusqu’en dessous des genoux. La seule partie visible c’était ses gros mollets et le vernis brillant de ses doigts de pied. Ça, plus ses avant-bras charnus, d’un fort diamètre, exhibés en été, presque des cuisses, et qui laissaient présager l’opulence de ses formes.


Mon attitude ne devait pas vraiment passer inaperçue. Plusieurs fois je m’étais fait charrier par des élèves : « Alors, la mère Barreau, tu la trouves bandante avec ses grosses miches ? ». Malgré mes dénis, ils revenaient souvent à la charge. Là encore, il s’agissait d’une rumeur, mais elle s’amplifiait dangereusement. Il devenait de notoriété publique que je bandais pour la prof de maths et j’avais effectivement de plus en plus de mal à camoufler mon attirance pour elle. Mais qu’importe ! Je m’en foutais de tous ces cons, la fin d’année approchait et je n’aurais plus à les revoir. D’ailleurs, c’était déjà la période des bacs blancs, et bientôt les révisions.


Au contrôle de maths, je n’ai vraiment pas brillé. J’en aurais bien été incapable, même pour faire plaisir à ma prof. Pour moi, tout ça c’était du chinois. Géométrie et algèbre, je mélangeais tout allègrement et les équations au dixième degré avec 36000 inconnues, je n’en voyais absolument pas l’intérêt. Je n’eus pas la plus mauvaise note, mais peu s’en faut et puis… pour un redoublant, ça la foutait mal.

En me remettant ma copie, la prof me dit :



Tiens, une invitation, probablement pour m’engueuler. Jusqu’à présent, à chaque fois que j’avais eu affaire à elle, c’était toujours pour me faire houspiller.

Cela ne m’empêcha pourtant pas de rêver à son corps pendant toute la durée du cours.


Je l’avais rejointe à son bureau. Elle attendit patiemment que le dernier élève quitte la salle avant d’entamer la conversation :



Elle resta un instant silencieuse. Elle triait ses papiers, apparemment sans faire attention à moi. L’entretien était peut-être terminé. Je décidai de me lever et de plier bagage.

Mais, parvenu à la porte :



J’obtempérai. Que voulait-elle dire de plus ? Me convaincre que les maths c’était mon avenir, mais c’était cause perdue !

Bizarrement le fait d’avoir fermé la porte donnait à cet entretien quelque chose de plus solennel, de plus intimiste aussi, malgré la grandeur de la salle de classe.



Elle avait relevé la tête et me regardait fixement, droit dans les yeux et avec fermeté. Un frisson me parcourut le dos, je baissai les yeux, je sentais la menace.



J’avais répondu du tac au tac, sans réfléchir. Elle rendit hommage à ma spontanéité :



Le reste, quel reste, de quoi parlait-elle ?



L’invite était très claire. J’ai relevé la tête et, en croisant son regard, j’ai perçu un regard amusé. Elle était en train de jouer avec moi comme un chat avec une souris, mais l’impression n’était pas désagréable. Simplement, c’était elle qui menait la danse et elle la menait de main de maître…



Mais quelle salope ! Je n’en croyais pas mes oreilles. La voilà qui était en train de me fixer un rencard, le plus naturellement du monde.



Comme je cherchais toujours quelque chose à répondre à tout ça :



Je sortis de la salle avec un « bonne journée » peu convaincant.


Pas une seule fois je n’avais bandé pendant ce court entretien. Je m’étais senti dominé, asservi, petite chose sous la coupelle de cette maîtresse femme. Néanmoins je n’avais pas rêvé, elle m’avait bel et bien fixé un rencard au Musée, de façon plus qu’inespérée.

Qu’allions-nous faire au musée ? Comment cela allait-il se passer ? J’avais beaucoup de mal à l’imaginer. Des images de mes précédents exploits me ramenèrent à la réalité : une bite qui ne veut pas durcir, une éjaculation sitôt rentré, des filles qui me réconfortent avec des « ce n’est pas grave », des « ça peut arriver à tout le monde », mais qui, par la suite, ne voudront plus jamais réessayer. Et si c’était pareil avec elle, je m’en sortirais encore plus amoindri. J’avais l’intime conviction qu’avec son air sévère, je n’aurais droit à aucun cadeau.


Mme Barreau… Mais comment s’appelait-elle au juste ? Léonore ? Eléonore ? Je sais qu’entre eux, et en l’absence de son mari, certains profs l’appelaient « la teutonne ». Des élèves, plus méchants, préféraient « la nazie ». Mais il est probable qu’elle n’avait en fait aucune origine germanique. Plus simplement, ses parents étaient originaires de Nancy, elle nous l’avait confié lors d’un cours. Et puis, il y avait aussi le fait qu’elle était blonde, bien charpentée et plutôt stricte et rigide, toute sa réputation venait de là. C’est vrai qu’on la voyait rarement sourire, sinon jamais.


Deux jours à attendre avant jeudi et un seul cours de maths d’ici là. Je me tins particulièrement à carreau, osant peu de regards vers ma future maîtresse, ceci dans le but de la satisfaire, de respecter notre accord. Pour autant je n’écoutais pas plus le cours, je pensais à autre chose, en fait à ce lecteur MP3 qu’un pote m’avait vendu et qui était à chier. J’avais bien envie de le coincer quelque part pour lui casser la gueule, car il ne voulait pas me rembourser. Mais je savais pourtant que je n’en ferais rien, je suis beaucoup plus du genre à me faire avoir et à subir sans rien dire…



Une voix lointaine me ramena à la réalité. Mme Barreau était devant moi, imposante. Je ne l’avais pas remarquée, mais la robe qu’elle portait ce jour-là était très légèrement échancrée. Pas le grand décolleté évidemment mais, tout de même, elle avait fait des efforts. Et, penchée très légèrement vers moi, je ne pouvais que plonger à la naissance de ses seins.



Je n’en savais foutre rien et, en plus, elle le savait, cette salope. Je croisai un instant ses yeux, elle avait le même regard amusé que la fois précédente et un sourire imperceptible au coin des lèvres.



J’avais répondu au pif. En fait, c’est la seule chose que je connaissais. Enfin, quand je dis « connaissais », disons plutôt que j’en avais entendu parler.



Et là, chose incroyable, je vis madame Barreau poser son imposant fessier sur le coin de ma table, dans un geste très naturel, comme si elle voulait simplement se retourner vers la dite Solène. Pour autant, j’étais presque convaincu qu’elle l’avait fait exprès d’autant plus qu’un peu plus tard, faisant mine de descendre de son perchoir, elle s’arrangea pour me frôler. Et dire que, 48 heures à peine auparavant, c’était elle qui m’avait fait tout un pataquès pour que je sois discret !


Le soir, dans mon lit, j’ai revécu cette scène, dans ses moindres détails, ce début de poitrine, ce gros fessier, cet air amusé sur son visage, elle avait tout fait pour m’allumer. Dire que le lendemain, nous avions rendez-vous au Musée. Je me suis masturbé presque une heure en pensant à elle et j’ai éjaculé sans complexe dans mes draps…



(A suivre)