| n° 10498 | Fiche technique | 22949 caractères | 22949Temps de lecture estimé : 14 mn | 07/06/06 |
| Résumé: Une amitié masculine qui bascule. | ||||
| Critères: hh copains volupté hmast intermast fellation | ||||
| Auteur : Thomas (Thomas, Tom pour les intimes comme vous) Envoi mini-message | ||||
| DEBUT de la série | Série : Mon Ami Chapitre 01 | Épisode suivant |
Tous les jeudis, je cours avec Paul, un ami de longue date, avec qui je partage cette joie du sport. Nous aimons tester nos limites physiques durant ces entraînements ensemble avec une petite pointe de compétition, voire de rivalité masculine. Nous évoluons au même rythme avec la même foulée, nos enjambées se synchronisant parfaitement. Ce moment hebdomadaire privilégié nous permet de maintenir notre forme physique mais surtout d’entretenir notre solide amitié.
Nous nous sommes rencontrés il y a quelques années à une réunion professionnelle. J’avais lancé un appel d’offres auprès d’éditeurs pour publier une série d’analyses financières pour entreprises. On avait sympathisé tout de suite et avions tout de suite été sur la même longueur d’ondes. La proposition de Paul n’était pas la meilleure placée au niveau budget et sa société ne possédait pas la plus grosse structure mais il était la personne qui avait parfaitement compris nos objectifs. Je fonctionnais à l’intuition et savais que je pouvais compter et miser sur lui, Paul possédant des compétences tant sur le plan humain que professionnel. Par la suite, nous avons tissé progressivement une solide amitié, nos femmes s’entendant bien également et nos enfants ayant à peu près le même âge.
Lui et moi partageons beaucoup de points communs malgré des divergences et différences apparentes à tous points de vue. Nos discussions restent souvent vives tant au niveau politique, culturel ou esthétique où tout semble nous opposer. Il travaille dans l’édition moi la finance, il possède une sensibilité politique de droite, moi plutôt de gauche, il demeure athée moi croyant, il reste bordélique et bricoleur, moi maniaque et incapable de planter un clou correctement. Paul avait soif de nature et n’était retenu à Paris que par son travail. Moi je jouissais de la cité en pur urbain et m’ennuyais très vite loin de l’effervescence citadine. Jusqu’à nos physiques nos différences se confirment. Paul est bâti comme un bûcheron canadien, 1.91 m de muscles avec une très forte pilosité, moi ne mesurant qu’1.75 m et imberbe. Enfin quoi nous sommes opposés mais les meilleurs copains du monde !
L’hiver dernier, au cours d’un dîner avec nos femmes respectives, Paul me proposa de partir un long week-end en pleine montagne dans son chalet complètement isolé. Nos femmes s’empressèrent de nous dire gentiment que ce serait sans elles, le fameux chalet manquant totalement de confort : pas d’eau, pas d’électricité ! J’avais beaucoup de travail en retard mais l’idée me séduit totalement ayant besoin de souffler un peu et de me dépayser, j’acceptais donc volontiers avec enthousiasme.
Tôt le matin, nous partions donc avec son 4x4 direction la montagne, heureux de quitter le brouhaha de la capitale. Je lui proposais de conduire mais lui têtu comme une mule préférait garder le volant. On prit l’autoroute à vive allure. J’aimais sa manière de conduire, son assurance. Il touchait son volant et le levier de vitesse avec sensualité et douceur. Je ne pus m’empêcher de penser bêtement qu’il devait être très performant au lit. Il m’était souvent arrivé de l’imaginer baiser avec sa femme. Je repris mes esprits, notre voiture freinant devant un camion qui roulait à tort sur la file de gauche.
On s’arrêta prendre de l’essence puis en profita pour boire un café et aller aux toilettes. Paul qui me suivait se plaça devant l’urinoir à côté du mien. Il jeta un œil furtif sur mon pénis et je fis de même sur le sien machinalement. Son sexe m’apparut plus épais que le mien.
Je le persuadais de me laisser conduire le sentant visiblement fatigué. Nous continuions la route en discutant et écoutant les concertos pour piano de Serguei Rachmaninov.
On se sentait bien.
Paul s’assoupissait. Je le contemplais endormi et ressentais un bonheur paisible. Avoir un ami comme Paul représentait un constant ravissement pour moi. Il était l’Ami avec un grand « A », celui qu’on accepte tel qu’il est.
La route devenait de plus en plus sinueuse et enneigée, on dut même s’arrêter pour mettre les chaînes avant de poursuivre notre chemin. Paul en profita pour reprendre le volant, mon expérience de conduite sur neige étant très réduite. Les flocons commençaient à tomber en masse et nous étions pressés d’arriver à destination.
Enfin au chalet nous nous installions rapidement avant la nuit. Paul affectionnait son petit chalet tout en bois qui était effectivement complètement perdu et loin de tout. C’était son refuge, son endroit. Cela faisait longtemps qu’il m’en parlait et voulait m’y emmener mais n’avions jamais trouvé l’occasion.
Il fit un bon feu de cheminée pour réchauffer la pièce unique dotée d’une mezzanine avec un lit puis se dépêcha de remplir de neige à l’aide d’une pelle et un seau une grande baignoire en zinc installée à côté de la cheminée, ainsi qu’une grande bassine pour la cuisine, avant que le soleil ne cache ses derniers rayons. Il alluma une lampe à huile et des bougies. Nous étions désormais hors du temps.
J’écoutais le silence peu habitué à un tel calme. Grillade de saucisses au feu de cheminée, tomates, camembert et une bonne bouteille de bordeaux composaient notre festin d’hommes solitaires.
Après un silence et un air embarrassé, Paul lâcha tout à coup qu’il allait divorcer.
Sa phrase tomba comme un couperet. Atterré, je renonçais et stoppais tout geste et le laissais s’exprimer ne pouvant prononcer un seul mot. Il me racontait les yeux pleins de larmes avec hésitation que sa femme le trompait depuis plusieurs années et qu’il s’en était aperçu six mois auparavant.
Il me parla pendant plusieurs heures de ses relations tumultueuses et conflictuelles avec sa femme, de cette humiliation, cette trahison, ses doutes, son désarroi, remettant même en cause ses performances sexuelles.
Il avait bien essayé de m’en parler, mais se sentait tellement honteux et humilié qu’il y avait renoncé. Lui, cocu ! Jamais il n’aurait même pu l’imaginer de sa femme, tellement persuadé qu’il satisfaisait pleinement sexuellement son épouse.
Paul refusait l’échec. Il encaissait la claque de sa vie.
C’est la première fois que je voyais mon ami pleurer. Paul ne pleurait jamais. Il ne faiblissait pas. Jamais. Mais là les sentiments exprimés étaient trop forts pour qu’il réprime ses larmes et cache son chagrin. La peine était trop forte. L’homme était blessé dans son orgueil, touché au cœur, une plaie ouverte sur une virilité à vif. Il était saisi par un désespoir éperdu. Tout était fini. Il se sentait vide, incapable, inutile, condamné. Il déprimait. Paul se posait toutes ces questions avec intensité.
Ce qui le bouleversait le plus je crois c’est de ne pas être aimé. Il avait pensé au suicide, à la vengeance tellement traumatisé par la situation.
Il me confia que la seule chose qu’il l’avait maintenu en vie était ses enfants et notre amitié.
J’avais senti un flottement et un malaise depuis quelques temps chez Paul mais ne lui avais rien dit mettant cela sur le compte de son travail.
Je le sentais s’accrocher à moi et avais ressenti son besoin de proximité. Il me téléphonait plusieurs fois par jour, passait à l’improviste au bureau ou à la maison juste pour passer un moment avec moi. J’attendais qu’il me parle, se livre. Il avait pensé m’écrire pour me crier un SOS mais il ne pouvait point formuler son désespoir avec des mots écrits.
Paul pleurait dans ses mains sur son visage, et tout son corps frémissait, secoué par la violence de son émotion.
Ici dans ce lieu hors du temps et avec moi, devant moi, face à lui-même, il ne retenait plus rien. Il n’essayait d’ailleurs même pas. Ses larmes coulaient sur ses joues mal rasées, il se confiait à son ami.
Notre amitié prenait tout son sens.
J’avais envie de le serrer contre moi, de le consoler. Je me rendis compte à cet instant précis à quel point nous avions besoin l’un de l’autre.
Il remit son visage dans ses mains, essuya les larmes puis se reprit. Il fouilla dans sa poche pour trouver une cigarette. Il l’alluma, aspira profondément, et me tapa sur l’épaule comme pour me dire que la vie continue…
On parla longuement puis vers deux heures du matin on décidait de se coucher, exténués.
Paul se mit nu et se coucha sous la couette. Je fis de même par mimétisme bien que d’un tempérament plus pudique que lui.
Je sentais la chaleur de son corps, nos peaux se frôlant. J’aimais le contact de ses poils. Je n’avais jamais partagé un lit avec un autre homme, a fortiori nu. Cette forme d’intimité suave, virile et confiante me réjouissait et me troublait.
Je me mis sur le ventre et m’endormis le pénis en érection excité par cette intimité masculine. Je me réveillais en sueur au milieu de la nuit, le sexe gluant plein de sperme, j’avais joui en dormant.
« Que c’est con une bite ! » ne pus-je m’empêcher de penser fou de rage contre moi-même.
Paul dormait paisiblement. Je m’essuyais avec le drap n’ayant rien d’autre sous la main puis me rendormais gêné d’en avoir mis partout et d’avoir tâché les draps.
Le lendemain matin je me réveillais vers sept heures, je me penchais du haut de la mezzanine et vis mon ami torse nu en jean en train de préparer du café puis alimenter en bois la cheminée. J’enfilais mon slip, inspectais les draps auréolés de sperme sec, peu fier, et descendais le rejoindre. Il me sourit et me dit bonjour m’indiquant que le café était prêt.
Paul me charria sur mon éjaculation nocturne en me demandant si c’était lui qui m’avait excité comme ça ! Je bafouillais une connerie en guise de réponse en rougissant, comme un gamin prit en flagrant délit de masturbation. Il se reprit tout de suite en me disant que cela lui arrivait aussi souvent pour me déculpabiliser.
Il s’adossa au comptoir de la cuisine un bol de café à la main, avec un air triste. Je ne pus m’empêcher de le trouver beau. Paul faisait partie de ces hommes qui possèdent une allure sensuelle, un charme naturel subtil et troublant.
Son chagrin et sa déprime me peinaient.
Il m’informait des fortes tombées de neige de la nuit risquant de nous bloquer si la tempête persistait. De toute façon tant qu’il neigeait nous ne pouvions sortir.
Paul mit de l’eau à chauffer pour que nous puissions faire notre toilette et prendre un bain. Il pris deux manicles et transporta la lourde bassine d’eau bouillante pour la déverser dans la baignoire où la neige mise la veille avait fondu afin de la tiédir.
Il trébucha sur une lame de plancher et s’ébouillanta les mains malgré les protections en tissu, en poussant un hurlement. J’accourais et lui enlevais les manicles trempées et fumantes de vapeur.
Ses deux mains étaient bien brûlées et cloquées. Il trempa ses mains dans l’eau froide pour calmer la douleur et m’indiqua la boîte à pharmacie à prendre sur une étagère. J’aurais aimé qu’il voit un médecin mais nous étions complètement bloqués par la neige.
Je pus téléphoner à un toubib qui m’indiqua exactement ce que je devais faire. Heureusement la boîte à pharmacie comprenait tous les médicaments nécessaires aux premiers soins. Je lui appliquais généreusement un gel gras spécial pour brûlures puis un bandage stérile sur chaque main. Paul avait maintenant une allure de boxeur avec ses bandes aux mains et je ne manquais pas de le taquiner un peu.
Je pris le relais de toutes les tâches, Paul ruminant et rageant de plus rien pouvoir faire, restreint à une dépendance absolue. Je préparais le déjeuner.
Au moment de passer à table je m’aperçus que j’allais devoir donner à manger à Paul étant incapable d’attraper quoi que ce soit avec ses moufles de momie.
Je le nourrissais donc, morceau de viande un par un, cuillère de yaourt une par une. Je trouvais cette entraide magnifique obligeant mon ami à une humilité totale.
Il me remercia de notre amitié.
Je lui redonnais des médicaments pour calmer la douleur qui le lançait un peu.
Il me regarda gêné et me dit qu’il avait envie de pisser. Je n’avais pas songé à ce détail. Je le charriais en lui expliquant les limites de l’amitié en rigolant et lui tapant sur l’épaule.
Paul me précéda, sortit sur le perron et se mis face à la montagne qu’on devinait difficilement à cause des flocons abondants. Ses pieds nus étaient dans la neige et semblaient insensibles au froid, les flocons adhéraient aux poils de son torse et se posaient délicatement sur ses épaules et ses cheveux courts.
Je lui déboutonnais son jean et ne fut pas surpris de voir qu’il ne portait pas de slip dessous. Je lui attrapais la bite, le décalottais et lui demandais d’y aller… je tenais son pénis gauchement de deux doigts comme si c’était la première fois que j’avais un pénis dans la main ! Il me sembla lourd et était effectivement plus épais que le mien. Il urina un jet dru fumant qui maculait de jaune la neige. Une fois terminé je le secouais de quelques allers et retours pour extirper les dernières gouttes puis replaçais le paquet dans son jean avant que l’oiseau ne prenne froid.
Je lui dis que c’était la première fois que je touchais une bite d’homme autre que la mienne. Il me répondit en rigolant qu’il y avait un début à tout.
On rentrait vite se réchauffer sur le tapis de vache normande devant la cheminée. Je mis de l’eau à chauffer et la déversai dans la baignoire. Une fois l’eau du bain chaude je déshabillais à nouveau mon ami.
Je l’observais, le regardais, l’admirais.
Je le trouvais beau.
Son torse velu me fascinait. Je remarquais la peau claire et veinée de son sexe. Son corps m’attirait.
Il entra dans l’eau avec langueur, s’assit en prenant soin de ne pas mouiller ses pansements en gardant les mains en l’air comme si je pointais un flingue sur lui ! Il ferma les yeux et décompressa. Je le shampooinais en massant son cuir chevelu pour le détendre.
Il semblait apaisé, gémît de plaisir et balbutia :
Je le rasais ensuite en lui appliquant une mousse sur sa barbe avec un blaireau.
Je vivais un plaisir inattendu à m’occuper de lui. Je ressentais le besoin de lui donner de l’affection. Son visage m’était offert. Ses yeux restaient fermés. La lame coupait tous ses poils de barbe et adoucissait sa peau.
Il m’invita à le suivre pour profiter de l’eau pendant qu’elle était encore tiède. Je me dévêtis, nous servis une bière (un verre pour deux suffisait puisque c’est moi qui devait porter le verre à sa bouche !) puis entrai dans le bain en demandant à Paul une petite place, la baignoire étant un peu juste pour deux ours comme nous.
Je n’avais jamais ressenti une telle amitié et une complicité masculine aussi poussée. On se sentait bien et heureux.
Je l’observais en silence et ne comprenais pas comment Gabrielle, sa femme, pouvait ne pas se satisfaire de l’homme que j’avais sous les yeux et qui me semblait parfait.
Je pris le savon et commençai à le savonner, Paul se leva pour me faciliter la tâche. Je sentais ses poils se mêler à la mousse et trouvais sa peau douce. Cette sensation tactile me troublait, je prenais plaisir à toucher son corps d’homme.
Les aisselles, le dos, son torse, ses cuisses, ses orteils… tout y passa. Je faisais comme pour moi-même et savonnai aussi ses fesses, son anus, sa paire de couilles, rétractai son prépuce jusqu’à la base de sa verge et savonnai son gland à plein main.
Je sentis son sexe durcir dans ma main. Paul me regarda fixement dans les yeux. Je fis comme si de rien n’était. Il se rassit pour se rincer et nous nous regardâmes, nous observant en savourant ce silence complice. Le voir dans cet état me fit bander aussi. Il regarda mon sexe et sourit.
L’eau était froide maintenant, Paul se leva la bite raide et décalottée puis sortit, aspergeant d’eau le plancher en allant sécher près de la cheminée.
Nous passâmes le restant de la journée nus, discutant des heures, refaisant le monde et savourant ce moment passé ensemble.
Son impudeur et sa beauté me provoquaient, Paul semblait fier d’exhiber à ma vue sa belle nudité. Il semblait enchanté de mon désir contenu et réservé. Une lutte intérieure m’envahissait totalement.
Après avoir dîné d’un repas copieux en charcuteries et fromages mais surtout un bon vin nous décidions de nous coucher vu l’heure tardive.
Je nous brossais les dents et nous regagnions la mezzanine pour dormir. Paul s’engouffra sous l’épaisse couette de plumes.
Je lisais un livre avec l’aide de bougies sans pouvoir vraiment entrer dans le livre, perturbé par mon attirance pour Paul.
Il se retourna puis me dit avec un timbre de voix très calme et naturel : « Je suis excité, cela fait plusieurs jours que je n’ai pas baisé… J’ai envie de me masturber mais ne peux même pas le faire avec ses mains bandées. »
J’éclatais de rire, perturbé… puis après un silence je lui demandais s’il insinuait qu’il souhaitait que ce soit moi qui le fasse.
Il me demanda :
Et il m’avoua que le savonnage du bain l’avait beaucoup excité puis rajouta avec humour que les draps ne risquaient plus rien !
Je ne répondis pas.
Je soulevais et écartais la couette, je vis son membre viril dressé.
Son sexe m’attirait, j’étais curieux et avide de le toucher. Je le désirais avec une intensité accrue.
Je l’observais.
Je cédais.
Après encore quelques secondes d’hésitation, je pris doucement sa bite épaisse dans ma main sans bouger. Paul fermait les yeux puis devant mon inaction ondula le bassin m’invitant à des va-et-vient.
Ma main le tenait fermement mais restait immobile, figée.
Je percevais ses pulsions cardiaques résonner dans ma main. Je sentais son membre se tendre à l’extrême, avide de plaisir.
Sensation étrange que de toucher un sexe d’homme.
Son gland était trempé et lubrifié de liquide prostatique par l’intense excitation.
Je dénudais son gland turgescent en rétractant le prépuce jusqu’à la base de sa verge et entrepris de le caresser tout doucement, au ralenti. Paul se délectait avec une volupté infinie. Je le remplissais d’un plaisir savouré avec délices.
Paul fermait les yeux et dégustait le massage de ma main experte d’homme.
Je continuais et affinais le massage de sa verge m’appropriant son ressentir et sa jouissance.
J’étais lui, il était moi.
J’aimais le toucher.
Sa bite dégageait une puissance incroyable.
Au moment fatidique il saisit ma main et m’accompagna dans mon geste de va-et-vient pour amplifier la jouissance. Il éjacula à grand jets, soulagé et assouvi.
Je me masturbais frénétiquement et violemment ensuite sous son regard vif et éjaculais aussi, repu.
Je nous essuyais avec plusieurs kleenex devant la quantité de sperme que nous avions émise à nous deux.
On compara nos bites comme deux gamins en rigolant.
Il me remercia.
Je haussais les épaules.
Puis il me dit sèchement :
Je gardais le silence troublé aussi par mes sentiments, ne sachant plus quoi penser non plus. Je confondais mes affects et mes fantasmes dans un amalgame torride.
Je m’affalais sur ma taie d’oreiller et restais les yeux ouverts.
Je n’arrivais pas à dormir.
Je m’approchais du visage de Paul, attiré comme un aimant malgré moi et frôlais ses lèvres contre les miennes. Sa peau me semblait d’une douceur incroyable. Je m’éloignais dès qu’il voulait m’embrasser, puis revenais effleurer ses lèvres. Je cédais, il ouvrit la bouche et m’embrassa lentement, nos langues se caressant, nos salives se mélangeant. Je l’embrassais avec emportement. Une extraordinaire tension nous galvanisait. Nous nous perdions dans l’hallucination du désir, frémissants dans l’attente de l’étreinte prochaine.
Il se baissa et prit mon pénis en bouche avec enthousiasme, rétractant le prépuce avec sa langue. Il me suça à la perfection comme personne ne m’avait jamais sucé auparavant sachant s’arrêter quand il fallait pour éviter une jouissance trop rapide, titillant les points les plus sensibles, ses lèvres allaient et venaient le long de la hampe m’avalant totalement, je chavirais totalement. Je lui fis de même découvrant de nouvelles sensations. J’humais les émanations musquées de son sexe. Nos corps en sueur se frottaient. On s’envolait dans un amour bestial éperdu. Je m’appropriais son pénis. On jouissait ensemble dans un nimbe d’extase unique et une empathie parfaite.
Paul s’endormait ensuite et s’abandonnait sur mon épaule.
Le lendemain on téléphonait au chasse neige du village voisin pour dégager la route jusqu’au chalet, la tempête de neige ayant terminé de nous couvrir de ses flocons et de nous isoler. Après avoir chargé la voiture et fermé le chalet nous repartions vers Paris.
On rigolait aux larmes lorsque je dus le faire uriner publiquement aux urinoirs d’une station service d’autoroute devant le regard amusé de routiers et voyageurs mâles.
Lui et moi n’avons jamais raconté à nos femmes ce qui s’était passé entre nous ni n’en avons d’ailleurs reparlé entre nous. J’ai vécu ces deux jours comme une parenthèse inexplicable et nécessaire dans ma vie. Un fantasme réalisé.
Quelques mois plus tard Paul rencontra Emma, une très jolie femme avec qui il s’installa.
Nous continuons de courir ensemble régulièrement tous les jeudis, véritable rituel hebdomadaire que rien ne saurait nous faire manquer.
Paul m’a téléphoné ce matin au bureau en me demandant si j’accepterais de l’accompagner quelques jours au chalet…