| n° 10434 | Fiche technique | 21780 caractères | 21780Temps de lecture estimé : 13 mn | 19/05/06 |
| Résumé: Les costumes vont et viennent sur le lit. L'amour, lui, reste. | ||||
| Critères: ff jeunes rousseurs uniforme danser fête amour noculotte strip intermast cunnilingu attache | ||||
| Auteur : Sofie (Là où commencent les mots, commence la passion.) Envoi mini-message | ||||
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La soirée bat son plein, ce soir. C’est le paroxysme du week-end ! La musique House bourdonne dans le salon transformé en piste de danse. Tout le monde s’agite sur les airs de Martin Solveig et David Guetta. On se déhanche avec pour seuls buts de s’amuser, oublier la semaine et vivre le week-end. D’autant que ce soir, c’est l’anniversaire de l’une de nos copines et l’on a organisé une grande soirée déguisée. Nous sommes toutes et tous réunis pour la fête, alors lâchons-nous !
Prise par la bonne ambiance de la soirée, je secoue mon corps aux rythmes endiablés du son sortant des enceintes disposées un peu partout. Je souris, ravie, et aussi subjuguée par la perpétuelle grâce d’Esden et le charme qu’elle dégage. D’autant que ce soir, elle porte une tenue surprenante mais qui lui va à ravir. Elle est vêtue d’une tenue d’Amérindienne, couleur peau de bête, avec des lanières de part et d’autre. Un bandeau de tissu cercle son front, deux plumes accrochées derrière la nuque. Cette courte tenue s’arrête bien au-dessus du genou et cela la rend irrésistible. Esden a même poussé le détail en faisant une grande queue-de-cheval avec sa chevelure rousse et elle a dessiné sur ses joues des tatouages d’Indiens comme dans les films. Certes, c’est la première fois que je vois une Indienne rousse, mais c’est sans doute la plus jolie aussi. Comment résister ?
Enfin, pas d’inquiétude. Je la surveille de près avec mes deux colts accrochés à la ceinture de mon costume de cow-girl ! Un chapeau sur la tête, une vraie paire de santiags, une veste texane et nous voici tout droit revenus à l’époque de la ruée vers l’or.
La hache de guerre, en tout cas, est enterrée, car nous dansons de plus en plus collées au fil de la soirée. Sur un énième beat techno, nos mains s’enlacent, nos joues se frôlent et nos nez se titillent. Nos jambes et hanches exécutent une chorégraphie commune. Nos yeux ne se quittent plus et on se lance des regards pétillants. Parfois je m’amuse à cligner des yeux de manière suggestive. La soirée se passe à merveille. Voici un passage plus langoureux ; nous dansons, nos mentons collés l’un contre l’autre. Nos lèvres osent à peine se toucher. Laquelle de nous deux craquera la première… J’ai, une fois de plus, perdu. Tant pis !
Nous nous embrassons doucement, tout en dansant. Des bisous softs mais qui trahissent néanmoins nos envies. Esden pose une main sur ma ceinture pour se frotter encore plus à moi. Elle embrasse mon cou, mordille mon lobe d’oreille et y laisse un message savoureux : « Suis-moi, je ne peux plus résister… »
En nous prenant par la main, nous nous faufilons à travers les autres couples de danseurs pour enfin arriver à l’escalier qui mène au premier étage de cette grande maison. Nous nous éclipsons sous le regard complice du désir.
Arrivée sur le palier, Esden se saisit du col de ma veste et m’embrasse fougueusement à plusieurs reprises. Nous faisons quelques pas, puis poussons l’une des portes que nous savons être celle de la chambre de notre amie. Esden se déchaîne en baisers jusqu’à me faire tomber sur le lit. Elle s’allonge sur moi et continue de me prodiguer mille caresses qui attisent mon excitation. Elle se saisit de ma ceinture et la défait sans grande peine puis, très vite, ouvre mon pantalon pour y glisser sa main. Sa main chaude se pose sur le devant de mon string, brûlant quant à lui. Impossible de cacher mon état. Elle me masse ainsi. Le fin tissu ne tarde pas à être mouillé, et c’est à ce moment que je lâche : « Tu me rends folle. Moi non plus je n’en peux plus ! »
Toute contente de son effet, elle me regarde, un grand sourire se dessinant sur ses lèvres. Puis elle me répond :
Excitée à l’idée de découvrir la suite, je retire mon pantalon prestement ainsi que mon string dans le même mouvement. Aussitôt fait, Esden s’empare de mon sous-vêtement et elle le pose sur sa joue.
En le serrant dans sa main, Esden me fait un bisou puis se lève du lit.
Esden se rapproche de la porte, me tournant le dos à présent.
Toute rouge, j’imagine bien ! Je sens mes joues piquer un fard détonnant. Esden a quitté la chambre me laissant à moitié nue, le rythme de mon cœur battant au creux de mes tempes. Je me rhabille vite et descends la rejoindre pour ne pas rester en plan. Je ne sais pas si je suis vexée, émoustillée ou impatiente, mais j’ai hâte de connaître la suite des évènements.
Du haut de l’escalier, je vois Esden trônant au milieu du vaste salon. Elle dégage une aura immanquable. Avec sa chevelure couleur feu, elle attire tous les regards. Ses mouvements sont amples et gracieux, un mélange de désinvolture et de passion. Je ne peux m’empêcher de l’observer quelques instants, oubliant très vite tous les évènements précédents. En tout cas, ce qui est sûr, c’est que si je lui en voulais, la voici pardonnée.
Me frayant un passage parmi nos amis, j’enserre par surprise Esden et tangue avec elle, collant mon corps contre le sien plus que de raison. Ma compagne s’amuse à masser ses fesses sur mon jean de manière très sensuelle et invisible aux yeux des autres. L’envie est trop forte : je désire savoir si oui ou non elle porte un quelconque sous-vêtement sous cette tunique. Je passe une main sur sa cuisse. Je remonte doucement vers les premiers centimètres du haut, je sens la subtile douceur de ses longues jambes. Je suis aux abords de son aine, je vais bientôt avoir la réponse… D’un virevoltant demi-tour, Esden se dégage de mon emprise, m’empêchant de connaître son secret. Elle saisit ma main et dépose un baiser sur le bout de mes doigts. Frustrée, j’incline la tête sur le côté pour tenter de décoder un éventuel indice de sa part. Pour toute réponse, je n’ai qu’un clin d’œil et un sourire qui me fait fondre sur place. Je suis sous son contrôle le plus absolu. Le souffle court, je la regarde se déhancher devant moi. Esden lit parfaitement dans mes yeux, elle sait que je suis à elle pour le reste de la soirée.
Et la soirée continue…
Esden et moi tirons à deux sur la porte de l’ascenseur. Nous nous engouffrons bruyamment, les jambes lourdes par les heures de danse et l’esprit embué par les effets de l’alcool. Une fois dans l’ascenseur, nous nous embrassons, nous pelotons comme deux adolescentes. C’est ainsi que nous arrivons devant la porte de notre chez-nous. La clé farfouille dans la serrure, puis la porte s’ouvre enfin. Enlacées, nous pénétrons dans l’appartement sans allumer la moindre lumière. Seul l’éclat de la rue inonde la pièce suffisamment pour se diriger sans se cogner. Nous continuons de nous enlacer et nous embrasser jusqu’au pied de notre lit.
Nos yeux trahissent nos envies. On se désire comme on s’aime, passionnément et sans fin. Nos baisers se font plus profonds, presque rageurs. Esden mordille mon menton, mord mes lèvres. Je sais que chez elle c’est un signe d’excitation. Elle devient impatiente quand le désir l’inonde. Elle me pousse sur le lit et j’y rebondis en m’enfonçant dans la couette accueillante. Esden me regarde, puis elle sort de sa tunique ma culotte. Elle caresse cette étoffe d’une manière presque fétichiste, puis elle la lâche. J’ai bien compris que ce bout de tissu ne va pas la satisfaire assez. C’est moi sa prochaine proie et je m’en délecte d’avance. Elle me chevauche sur le lit et on s’embrasse une énième fois. En même temps, elle desserre mon ceinturon, me l’ôte et se le passe autour du cou. Elle joue avec, un instant, un sourire rêveur sur son visage, les yeux pleins de fougue. Elle s’allonge sur moi, son corps est bouillant, son visage presque collé au mien. Son regard tout entier me dévore.
Je me déboutonne avec difficulté tant l’émotion me gagne et mes mains tremblent. Elle s’empare de ma chemise et la jette prestement le plus loin possible de nous. Elle semble prise par une pulsion.
Esden caresse mes bras et surtout chatouille mes avant-bras de manière sensuelle. Je frissonne. Elle remonte mes bras, le bout de mes doigts touchant l’encadrement du lit. Son genou se fraie un passage entre mes cuisses qu’elle écarte, frottant ainsi mon entrejambe déjà humide.
Par cette manœuvre habile, elle détourne totalement mon attention et je la laisse faire. Je ne réalise quasiment pas quand elle serre mes mains entre les siennes ou quand elle retire le foulard que je porte autour du cou. Soudain, elle lie mes poignets avec ce foulard, serrant son emprise fortement et liant le tout derrière l’encadrement du lit. Me voici, bel et bien attachée. Je regarde les liens et tire dessus. Je n’arrive qu’à les resserrer encore plus. Totalement surprise, je regarde ma bien-aimée. Du vert émeraude de ses yeux se dégage un embrasement de désir et ses lèvres légèrement pincées lui donnent un côté mutin des plus coquins. Elle pose sa tête dans le creux de mon cou et, après avoir subtilement mordillé le lobe de mon oreille, elle dépose ces quelques mots qui font l’objet d’une bombe au fond de moi :
Elle frotte sa bouche contre mon visage, d’abord le front brûlant, puis les joues rouges d’émotion pour terminer sur mes lèvres. Elle enroule sa langue autour de la mienne dans le silence du froissement de nos vêtements. Nos jambes se caressent, s’emmêlent. Esden me fait du pied, c’est irrésistible. Je retire mes bottes difficilement dans une gymnastique complexe. Ce sont nos pieds qui désormais se frôlent, et le contact n’est que plus sensuel. Esden déboutonne lentement, un par un, les boutons de ma chemise en me regardant dans les yeux. Ensuite, elle ne tarde pas à retirer mon soutien-gorge. Mes petits seins ont néanmoins les tétons dressés et attentifs au moindre de ses mouvements.
Avec malice, Esden attrape sa queue-de-cheval. Avec l’extrémité de celle-ci, elle commence à dessiner de savantes fresques sur mon ventre. Je frissonne de plaisir. Son geste se rapproche de mon entre-seins. Je laisse sortir un souffle plus fort au même moment. Esden appose sa bouche sur mon nombril et simule un cunnilingus. Malgré les liens, je m’agite sur le lit. Elle stoppe ce petit jeu un instant pour que je puisse reprendre mes esprits.
Elle déboutonne mon pantalon et le fait coulisser jusqu’à le retirer. Elle découvre la toison aux poils collés sur ma peau par ma liqueur. Elle y plonge les doigts et joue un instant avec. Je suis nue et attachée devant elle, en proie à ses perversions. Puis elle recule au pied du lit. Debout, elle me regarde, les yeux brillants. Elle pose ses mains sur ses hanches et commence à balancer lentement de gauche à droite. Puis ses mains se frottent sur l’ensemble de son corps. Quant à ses doigts, ils délacent un à un les lacets de sa tunique. Elle tourne et virevolte de nombreuses fois, m’offrant un strip-tease d’une haute sensualité. Sa tunique est ouverte et j’aperçois le début de ses seins. Elle dévoile ses épaules nues. Elles sont à croquer. Esden se retourne et elle laisse glisser son habit, dévoilant un dos splendide. Elle prend tout son temps pour exhiber son corps, ce qui rend son petit numéro des plus attractifs. Son étoffe est à présent au niveau de ses reins puis, enfin, ses fesses rondes et fermes se dévoilent. Je me lasserai jamais de les contempler avec la plus grande des attentions.
Enfin, elle se retourne d’un mouvement rapide, coordonné et gracieux. Dans ce mouvement, elle abandonne définitivement sa tunique. C’est la stupéfaction : Esden est toute nue. Elle non plus ne portait donc pas de sous-vêtements. Elle avait tout prévu alors, depuis le début !
Je l’observe, le cœur battant à tout rompre. Elle est ravissante. Sa peau laiteuse est accentuée par la rousseur de ses cheveux et de sa toison intime. Fière de son effet, Esden prend une courte pose. Elle dégage une certaine aisance électrique. Soudain, elle monte à quatre pattes sur le lit, chatouillant mes orteils et mes chevilles. Elle est à présent au-dessus de moi, ses bras de chaque côté de mon visage, renforçant l’idée de soumission.
Elle dépose de petits baisers sur mon front, mon nez, mon cou. Sa joue se pose sur ma peau et elle caresse de cette manière mon visage, puis elle descend le long de mon corps. La peau douce de sa joue masse mes seins, mon ventre. Je la vois descendre, se rapprochant de plus en plus de mon entrejambe. J’ai hâte qu’elle y arrive. Je désire tellement qu’elle lèche mon sexe que j’essaye de me calmer en frottant discrètement mes jambes l’une contre l’autre. Plus que quelques centimètres et c’est bon… La garce ! Esden se relève juste au moment où je pensais subir ses délicates caresses.
Elle se tient de nouveau à quatre pattes et me regarde, satisfaite de son résultat. Elle me surprend en train de tirer sur les liens qui me lient les poignets, puis elle me fait un clin d’œil et je la vois baisser sa tête vers mon bas-ventre. Mais à ma grande surprise, sa langue titille le haut de ma toison et au lieu de descendre, elle monte. Vers mon nombril, puis mes seins. Je frissonne et pousse un soupir de plaisir et de frustration. Esden ne s’attarde qu’un peu sur mes seins. Suffisamment longtemps pour que mes tétons se dressent au garde-à-vous. Puis sa langue pourlèche les contours de ma bouche et finit par s’enrouler autour de ma langue. Je sens le lit bouger et j’observe la démarche féline d’Esden qui vient se mettre à califourchon au-dessus de mon visage.
Je peux sentir l’odeur de son sexe à portée de mon nez. Je suis tellement excitée par la vue de son intimité que je tire la langue pour tenter d’y goûter son nectar, mais mon effort est vain. Ses lèvres intimes sont suffisamment éloignées pour que je ne puisse pas les atteindre. Pourtant c’est tellement tentant. Du coup, je tire le plus possible sur le foulard qui me lie. Tout ce que je récolte, c’est une douleur et un sentiment de manque exacerbé. Je ne sais pas combien cette situation dure, mais Esden désire passer à autre chose. Elle s’allonge sur moi ; je frissonne sous la douceur de sa peau. Elle remue de telle façon que chaque partie de son corps effleure et caresse le mien. J’adore la sensation de nos mamelons qui s’entrechoquent. Ma chérie s’amuse à mordiller mes oreilles et glisser des mots de plus en plus interdits au creux de mon lobe, me rendant aussi rouge qu’émoustillée. Nos corps se mélangent de plus en plus. Ses jambes et ses pieds font preuve d’ingéniosité pour titiller mes sens. Mon souffle est presque coupé tant mon intérieur est ardent, d’autant qu’Esden s’amuse à frotter sa toison sur la mienne. Je peux même dire qu’elle me masturbe avec son sexe. Soudain, prise d’une pulsion, j’entoure son cou de mes cuisses. Prise dans cet étau, Esden dirige sa tête vers le creux de mes jambes.
Sa langue lèche l’intérieur de mes cuisses puis se rapproche de mon aine. C’est dans ce petit creux, à la lisière de mes grandes lèvres, qu’Esden me taquine encore plus. Malgré mes soupirs et débuts de gémissements, elle se refuse à s’occuper de mon fruit d’amour. Avec ses doigts, elle arrive à dévoiler mon petit capuchon et, à l’aide de son sein droit, elle le caresse du bout du téton. Cette caresse interdite me rend toute tremblante et frémissante. Je ferme les yeux savourant au mieux cet instant. Absorbée par ces effleurements, je m’aperçois avec retard qu’Esden remplace son téton par ses doigts. Elle se contente de remuer aux bords de mes lèvres sans oser pénétrer ma chair. Elle me branle ainsi en douceur, mais avec subtilité. Néanmoins, son majeur s’immisce de plus en plus profond en moi. C’est à ce moment que j’écarte un peu plus les cuisses pour lui faire comprendre qu’elle peut y aller plus fort, à présent. Esden me doigte. C’est divin et, très vite, elle entreprend de me lécher en même temps. Sa langue virevolte sur mon clito et ses doigts vont et viennent en moi.
Elle enfonce tour à tour ses doigts, sa langue et parfois son nez dans mon vagin totalement trempé. Ses caresses buccales sont délicieuses. J’ai chaud, très chaud, et je ne cesse de bouger pour tenter de trouver une position, pour réfréner mes vaines tentatives de me délivrer de ce nœud. Esden continue de me ravir les sens et elle remonte mordillant mon épaule. Elle faufile ses doigts et, enfin, dénoue et délivre mes poignets. Je me rue sur elle. Nous voici dans les bras l’une de l’autre, assises sur nos genoux. Je lui mords pratiquement la lèvre, poussée par mon désir, si longtemps retenue. Mes mains passent dans son dos et je lui fais un petit massage, au début sensuel mais très vite puis profond. Mes doigts s’enfoncent, appuyant avec autant de frénésie possible sur sa peau si douce. Je serre ses fesses que j’emprisonne dans mes paumes comme dans un étau.
Je suis ravie de sentir son souffle s’intensifier et de voir son cou prendre une teinte rosée, signe d’un grand émoi pour elle. Nous basculons sur le lit et pirouettons à plusieurs reprises. Nos cheveux se mêlent, nos membres se croisent dans des postures invraisemblables et de plus en plus folles. Nos langues, nos caresses, se défient sans cesse dans le but d’aller toujours plus loin dans la sensualité et l’érotisme. Nous nous griffons parfois comme deux lionnes, rajoutant du piment dans nos étreintes instinctives. Ce sont les marques de notre amour. Ses gémissements répondent aux miens. À travers ses yeux perçants, je suis mise en lumière. J’en rougis.
Soudain, alors que je suis prisonnière de sa langue, mon cœur s’accélère jusqu’à tambouriner dans ma tête. Ma chair est brûlante. Il faut que je crie, que j’expulse mes émotions si fortes qui explosent à intervalles de plus en plus restreints dans mon ventre. J’écarquille les yeux, ma tête part en arrière. C’est la délivrance ultime. Mes muscles se contractent, mes pieds s’agitent, pris de pulsions. Au moment où la jouissance me foudroie de toutes parts, je saisis d’un geste incontrôlé la chevelure d’Esden, mais, ne parvenant pas à la caresser – ma main étant complètement paralysée – je la délaisse dans un râle d’apaisement profond.
Esden se met à mes côtés, me laissant néanmoins respirer et m’aérer. J’ai chaud. Mon corps est moite sur chaque parcelle de ma peau, mes cheveux sont ébouriffés et mes jambes engourdies. Pourtant, je me sens si bien, si détendue. Epuisée mais heureuse. Seul mon bras recouvre le ventre d’Esden, sinon elle reste nue comme une déesse. Nous reprenons notre souffle, la tête pleine d’images et de sons si vivants encore dans nos esprits. Une odeur d’amour embaume la pièce et le lit. Esden se redresse et dépose un baiser délicat sur chacune de mes épaules puis un sur mon nez. Elle me regarde en inclinant légèrement la tête, ce qui la rend craquante et attendrissante. Puis elle me murmure :
Pour toute réponse, elle n’obtient qu’un sourire complice.
Elle m’embrasse d’un baiser amoureux puis se lève. Quant à moi, je ferme les yeux, bercée par la fatigue d’une nuit parfaite. Je suis presque endormie lorsque j’entends ma tendre dire très délicatement :
En effet, c’est vraiment une nuit parfaite…qui se prolonge…