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Temps de lecture estimé : 15 mn
25/04/06
Résumé:  Ben i continuent de baiser mais cette fois dans un lit à l'ancienne :-)
Critères:  fh fplusag humour
Auteur : Domi Dupon            Envoi mini-message

Série : Les chroniques de la Comtesse

Chapitre 04 / 04
Caresses nocturnes

EPISODE 4 : Caresses nocturnes



Pour comprendre l’intensité dramatique, poétique, philosophique et toute la clique de ce récit écrit « à la manière de », il vaut mieux avoir lu l’épisode 1, « Introduction délicate » (N° 10183), l’épisode 2, « Intense pénétration » (N° 10218), et l’épisode 3, « Repas charnel » (N° 10257).


En résumé si vous avez la flemme de lire les épisodes précédents, mais ce serait dommage, c’est la deuxième partie de la deuxième rencontre, entre à ma droite, Armand Drin, 20 ans et quelques poussières et, à ma gauche, Madame la Comtesse de la Chaux de Main, qui pourrait être sa mère, voire sa grand-mère.


---ooOoo---


… Je lui donnai ma main et elle m’entraîna. Une tenture à gauche de la cheminée masquait un passage. Nous empruntâmes un escalier dérobé (je ne sais pas à qui !) qui nous amena directement à sa chambre.


SA chambre était, comme on le dirait aujourd’hui, son lieu de vie. Marie-Angélique avait transformé, en un nid chaud et douillet, ce qui avait dû être une salle de garde. La pierre du sol disparaissait quasiment sous les tapis. À celle des murs, étaient accrochés des tableaux, dont la variété des thèmes marquait l’éclectisme culturel de l’occupante du lieu. En face d’un grand lit à baldaquins, sur une commode armoriée trônait un énorme téléviseur de marque Grandin. Au-dessus de ce meuble, un immense miroir.


De l’autre côté du lit, sur une petite table de nuit recouverte d’une fourrure un peu mitée, était posée une lampe d’ambiance. Seul éclairage de cette pièce, elle lui donnait une atmosphère intimiste, feutrée et apaisante. Marie-Angélique, lâchant ma main, se laissa aller sur son lit. Le dos bien calé contre un gros oreiller à la taie évidemment brodée aux couleurs des de La Chaux de Main, elle me regardait avec une tendresse gourmande.


Je faillis éclater de rire : M’dame la Comtesse avait chaussé un lorgnon qui avait dû appartenir à son arrière-grand-mère. Un instant, elle fit son âge. Mais déjà, elle ordonnait :



Elle en avait des bonnes M’dame la Comtesse. Elle voulait que je lui fasse un striptease. Manquait plus que ça ! Après tout, si ça devait lui faire plaisir, pourquoi pas. Jamais une femme m’avait autant excité – bon d’accord mon expérience se limitait à, etc (voir les épisodes précédents)… Alors pourquoi ne pas se plier à ses exigences. Je la trouvai vachement perverse, M’dame la Comtesse avec son lorgnon sur le nez… drôlement bandante aussi.


Ça a pas été le style Folies Bergères. Ni bergères en folie d’ailleurs ! Mais plutôt berger empoté ! Je me suis d’abord débarrassé à la va-vite de mes chaussures et chaussettes. Ensuite, au tour de la cravate. J’allais, avec la même précipitation, attaquer la chemise quand :



J’étais pas spécialement pressé mais je voyais pas l’intérêt de… Cependant, je tirai mes pans de chemise de mon pantalon avec une lenteur calculée. J’en défis, un à un, les boutons. Je l’ouvris, dans un geste que j’espérai sensuel, découvrant mon torse pas vraiment musclé. Torse nu, je n’avais jamais impressionné personne.



Pour couper court à son discours, je desserrai ma ceinture, dégrafai posément le bouton du haut de ma braguette. Je voulais tomber mon pantalon de manière sexy. Raté ! J’avais oublié que précédemment, les autres avaient été déboutonnés par une main friponne. Le pantalon m’échappa et je me retrouvai, couillon, le slip en Eminence et le pantalon à tirebouchon sur mes chevilles.


Le visage de Madame de Burnecreuse avait pris de belles couleurs. Qui en était responsable ? Le vin auquel elle avait fait honneur durant le repas, les deux doigts qui l’avaient soulagée après le café ou la vision de mon slip souillé par ma jouissance apéritive ? Slip tendu par un Popaul mal rangé qui pointait le bout du gland par la poche kangourou.


Marie-Angélique surveillait mon slip d’un œil attentif attendant que ma bite entière en émerge. Fiévreusement, sa langue passait et repassait sur ses lèvres sèches. Sa main droite glissée sous sa robe malaxait son sein gauche; sa main gauche posée en conque sur son mont de vénus se contractait machinalement sur son sexe.


Pour ôter mon pantalon de manière érotique, je lui tournai le dos. La vision de mes petites fesses tendant l’étoffe blanche lorsque je me penchai lui arracha une exclamation où pour la première fois sa langue dérapa :



Pour se reprendre aussitôt :



Contempler ne lui suffit pas. Alors que j’allais me retourner après avoir ôté mon futal, deux mains agrippaient l’élastique de mon slip, le descendait prestement. Contact mouillant sur mes fesses. M’dame la Comtesse n’avait pu résister. Ses lèvres exploraient mes lunes en y déposant des petits baisers.


Ses mains, sur mon ventre, remontant, paumes ouvertes, jusqu’à ma poitrine. Ongles griffant mes mamelons. Langue s’insinuant entre mes fesses. Lèvres découvrant mes reins, comptant mes vertèbres. Son corps se lova contre le mien. Lèvres dans mon cou. Doigts torturant mes tétons. Les frissons que me procurait cette torture prouvaient qu’elle avait eu raison de me traiter d’ignorant.


Je pivotai, plaquai son corps contre le mien, mes mains contre ses fesses. Je m’emparai de sa bouche. À moi de lui rouler une pelle façon paysan. En fait c’était la même que façon Comtesse sauf que c’était moi qui tenais la langue et que je faisais durer le plaisir. Sa motte proéminente dessinait des huit contre ma bite bandée. Fort de mes dégorgements précédents, je déroulai tranquille et je contrôlai la situation. Marie-Angélique ne déméritait pas malgré sa récente jouissance. Ses mains s’étaient placées de façon identique aux miennes. Dans un bouche à bouche enflammé, dans un corps à corps incertain, nous dansâmes durant plusieurs minutes une java amoureuse, avec pour tout orchestre, nos cœurs qui battaient la mesure.


Lors d’une pause – besoin de retrouver notre souffle -, la Comtesse me souffla à l’oreille.



Je tentai de faire tomber l’épaulette de sa robe mais, d’une main tendre mais ferme, elle me repoussa.



Elle m’appliqua une claque gaillarde sur la fesse et passa de l’autre côté du lit. Elle empoigna la poire de l’unique lampe et appuya sur le commutateur. Obscurité. À tâtons, je me faufilai sous le drap. Quelques froufroutements plus tard, le corps presque nu de la Comtesse se frottait contre le mien. Presque nu, car obéissant à mon souhait, elle avait gardé ses bas nylon et son porte-jarretelles.


Le nylon crissait déjà sous mes doigts impatients. Nous avions repris le cours de notre baiser. Sans que personne ne lui ait rien demandé, Popaul s’était immédiatement invité dans la chaude et hospitalière intimité de Marie-Angélique. Son minou appuyait contre mon pubis, un peu douloureux. Je commençai à limer à la langoureuse. Au bout de quelques secondes seulement, le bassin de ma partenaire s’esquiva, Popaul ne pouvant l’accompagner dévagina.


Croyant à un nouveau jeu, je la pris par les hanches et voulut la pénétrer de nouveau mais je trouvai porte close. Elle avait fermé/bloqué ses cuisses et m’interdisait l’entrée de sa caverne d’Ali Baba.



Quelle idée bizarre, elle allait encore avoir.



Changeant de position, elle me présentait sa partie pile et ma bite tendue tapait contre son cul.



Elle voulait que je l’encule ! Pas de ça Lisette, je n’étais pas partant pour de telles cochonneries ! Foutre ma queue dans son fion ! Mes doigts bon d’accord mais ma queue ! C’est des trucs de malade ! (Pour les chichiteux, j’avais un peu plus de 20 ans, on était en 1960 dans un bled de la France très profonde et j’avais servi la messe jusqu’à l’âge de 14 ans…) Beurk ! Je l’interrompis :



L’éclat de rire qu’elle ne put retenir trémoussa son petit cul de manière tout à fait délicieuse. Si mon ego fut encore une fois égratigné, Popaul salua par quelques tressautements joyeux ce gloussement.



Ainsi je fis ! Sans rencontrer aucune résistance, mon vit « tu me sens » s’enfonça, écartant les chairs de ce cul encore ferme. Pour éviter que mon scoubidou baveur ne s’égare, une main directive le guida jusqu’à l’entrée de la vulve. Lorsque, bite bien arrimée, mon bassin vint toucher ses fesses, la bavarde parla de nouveau :



Pour la main gauche, ça allait être coton. Mon bras était coincé entre son bras et son torse ce qui me laissait peu de liberté d’action. La coquine Comtesse résolut le problème : elle s’empara de ma mimine pour la poser sur son minou. Entrecroisant ses doigts avec les miens, elle les utilisa pour s’astiquer le bourgeon d’amour. Souple, malgré son âge avancé, elle était parvenue à passer sa jambe repliée par-dessus ma cuisse pourtant soulevée.


Ce qui, ouvrant grandement son triangle, accentuait ma pénétration. Ce qui surtout mettait à portée de notre main, mon service trois pièces, du moins les « parties » encore accessibles. Nos mains gauches unies dans les même caresses s’insinuaient profondément entre mes fesses, égratignant mon anus de l’extrémité de nos ongles. Gratifiant au passage mes boules de quelques agaceries, elles remontaient ensuite jusqu’à son ventre pour rouler son clito entre nos deux index complices…


Sa main droite se promenait sur mon visage, dans mes cheveux, jouait avec mon oreille, orientait ma tête afin que les bisous que je lui distillais parvinssent à l’endroit souhaité. De ce fait, la mienne était libre de ses mouvements. Je compris alors mieux les réticences de Marie-Angélique. Son ventre, s’il était plat, n’en était pas moins ridé. Ses seins, petits pigeonneaux exquis lorsqu’ils étaient emprisonnés, semblaient deux outres vides « tombantes » heureusement surmontés par de petits tétons érigés, tout durs. Cette fragilité, ce défaut dans la cuirasse me la rendit encore plus attachante.



Pour me faire pardonner, je cherchai sa bouche. Baiser acrobatique mais profond. Je malaxai avec une égale ferveur chacun de ses seins. Je parvins à tenir, en même temps, ses deux tétons que j’étirai entre mes doigts. À l’étage inférieur, j’avais pris le commandement de nos mains et nous consacrais à satisfaire les frémissements de son petit clito joufflu tout en poussant sur son mont pour que popaul entre encore plus loin en elle.


Doucement, j’entrepris quelques coulissages d’échauffement adaptant de nos mains jointes, les balancements de son bassin au va-et-vient de ma queue. Sensation de sérénité, de bien-être total, trop rarement retrouvé depuis. Nous flottions au-dessus du lit sur un nuage intemporel. Nous nous embrassions sans nous embraser. Sa main, dans mes cheveux, interprétait une symphonie silencieuse. La mienne, sur son ventre, sur ses seins, assurait le contre-chant. Nos bassins oscillaient dans des contre-temps, tour à tour, s’attirant puis se repoussant. Nos mains réunies, doigts en fourche, de part et d’autre de ma bite, ouvrant ses grandes lèvres, les massant de toute la longueur de nos phalanges.


Combien de minutes, cela a-t-il duré? Je ne saurais le dire.


Un moment, je pris conscience de plaintes se mêlant à nos baisers. Nous gémissions de concert. Impossible de les qualifier. Deux instruments qui improvisaient sur une même ligne mélodique. Pourtant notre rythme ne s’accélérait pas ou alors imperceptiblement. Nous grimpions à l’échelle du plaisir sans omettre un barreau.

Je ne sentais plus ma queue tant son vagin était béant, tant ses sécrétions étaient importantes.

Mes tétons, aux pointes tendues, devenaient douloureux à force de se frotter à son dos.


J’aurais pu durer, durer, durer…


Soudainement, succession de gestes tendres : sa main lâcha la mienne, attrapa délicatement mes couilles alors qu’elles frappaient ses fesses. Dans la même seconde, elle refermait ses cuisses. Ma bite, comprimée dans sa vulve resserrée, réexista, retrouva ce volume qu’elle avait perdu dans ce bain de cyprine.


Je grimpai plusieurs barreaux d’un seul coup.


D’un geste viril, et avec quelques contorsions, je plaçai mes mains de chaque côté de ses hanches avec l’intention bien arrêtée de la pistonner.



Indifférent au deuxième écart de langage de M’dame la Comtesse mais ayant bien compris le message, je m’immobilisai. Et là ! Un vagin constrictor ! Elle m’étrangla popaul, le malaxa, le tritura. « Simplement » en contractant son vagin. Séries de contractions contrôlées. Plus ou moins intenses. Plus ou moins longues. Plus ou moins rapprochées.


Dans un silence total, troublé uniquement par mes dérapages respiratoires, Madame la Comtesse œuvrait. Plus question de grimper les barreaux un à un. Je montais et descendais l’échelle au gré de sa fantaisie. Des frissons, elle me foutait des frissons de partout. Popaul ne savait plus où donner de la tête. Il tressautait, palpitait. Quand elle pressentait qu’il allait conclure, elle décrétait un temps mort. Juste le temps que je redescende un ou deux barreaux. Puis elle remettait ça encore et encore. Jusqu’au moment où…


… Madame la Comtesse perdit son self-contrôle. Son souffle s’emballa. Son vagin se contractait de façon « fantaspasmatique ». Il me laminait Popaul, me le comprimant inconsidérément. L’échelle n’avait plus de barreau. J’en avais plus besoin. Ma bite était sur orbite et n’allait pas tarder d’exploser. La main qui emprisonnait mes boules les avait abandonnées pour rejoindre sa copine. Madame la Comtesse se martyrisait les seins en geignant :



Mes mains étreignaient toujours ses hanches. Je plantai un genou dans le drap et la fis basculer sur le ventre. Dans ce mouvement où mon corps avait suivi le sien, son cul s’était soulevé. Pas suffisamment. Il me fallut encore quelques exercices gymniques pour que Marie-Angélique de Burnecreuse, Baronne de saint Vit, Comtesse de La Chaux de Main se retrouvât la tête dans son oreiller, les mains crispées sur la taie, le cul en l’air et ma bite toujours fichée dans son vagin.


Mains sur ses épaules, les pieds bien campés sur le matelas, je bourrai M’dame la Comtesse dans son château comme j’avais bourré Claudette dans le grangeon. Sauf que j’avais l’impression que ma queue ne m’appartenait plus, qu’elle était en pilote automatique et que c’tte foutue Comtesse continuait de la torturer avec ses contractions plus du tout volontaires.



Elle repartait dans son délire verbal.

Moi dans un délire sensoriel, je n’écoutais plus.


Je la pistonnai de plus en plus rudement avec une amplitude de plus en plus importante. À chaque remontée, mon gland s’extirpait presque entièrement de sa vulve et replongeait en faisant des grands flchss. À chaque choc, contre ses fesses déchirées, mon pubis venait cogner son coccyx. La douleur due aux meurtrissures du matin s’éveilla. Cette douleur, me renvoyant à cette première troussée, aviva encore, si c’était possible, mes ardeurs. Mes mains, revenues sur ses hanches, les bloquaient, donnant ainsi plus de forces à mes pénétrations. Je n’étais plus qu’une bête haletante dont le seul but était de se vider dans ce doux réceptacle pour assouvir un plaisir trop grand.


A ce rythme hallucinant, je ne tardai guère à décharger. Mais M-A en redemandait :



Elle en oubliait mon nom et replongeait dans ses amants du passé. Je ne pouvais la laisser dans un tel état. Ma queue était toujours aussi raide. Comme le matin, mon éjaculation n’avait en rien diminué mon érection. Peut-être étais-je malade. Mais j’étais libéré d’un certain poids (!), et, pour la première fois, je me préoccupais du plaisir d’une partenaire. Plus à l’écoute de ses réactions, toujours en la pilonnant furieusement, j’envoyais mes mains à l’assaut de son dos, de ses seins dont je triturais les petits tétons gonflés, de son cou, de ses cheveux. En variant mes caresses, je l’amenai assez vite à la jouissance.


Elle accompagna celle-ci d’un long feulement rauque. Puis comme vidée de toute énergie, elle s’écroula sur le matelas m’entraînant à sa suite.


Je m’agitai encore quelques secondes sur son corps inerte pour atteindre moi aussi le nirvana. L’ivresse de l’amener au plaisir m’avait provoqué, au moment où son corps satisfait se détendait, une seconde jouissance plus jubilatoire qu’éjaculatoire.


Nous restâmes ainsi avachis, sans mot dire. Mon vit, doucement, se ratatinait toujours au chaud entre ses lèvres, baignant dans la moiteur de nos épanchements. Peu à peu, nos souffles s’apaisèrent. Plusieurs fois, je faillis lui dire « je t’aime » mais maintenant que je redescendais sur terre, je comprenais combien cela aurait stupide. J’avais beau être jeune et bien la réjouir, je n’étais qu’un petit paysan et elle Madame la Comtesse…


Au bout d’un temps incertain nous déculâmes. Retrouvant une position plus confortable, nous nous retrouvâmes blottis dans les bras l’un de l’autre, enfin surtout Marie-Angélique. Il serait dit qu’au terme de cette première journée, elle me ridiculiserait encore une fois. Alors que Morphée me tendait ses bras, M’dame la Comtesse, d’une voix ironique, me susurra au creux de l’oreille après m’en avoir mordillé le lobe pour attirer mon attention :



Je cherchai quelle bourde j’avais pu commettre.



Dans le feu de l’action, j’avais complètement… Dans un état second, je me glissai sous le drap. Je dégrafai tant bien que mal les attaches du porte-jarretelles et roulai les bas sur ses cuisses. Au passage presque par politesse, je couvris ses seins, son ventre, son minou poisseux de menus baisers sans conviction. Le mâle totalement repu n’avait plus guère de goût pour la bagatelle et aspirait seulement à dormir. D’où dernière aimable vacherie, alors que parvenu à disposer de ses bas, je remontai :



J’éliminai avec maladresse ce dernier élément puis restai immobile. Je me demandai quelle attitude adopter après les remarques qu’elle m’avait faites. Mais elle m’attira à elle, m’enlaça tendrement, me murmura :



Baisser de paupières…


---ooOoo---


Nous vécûmes pendant presque deux ans une aventure passionnée sans jamais déclarer notre amour. Jamais plus je ne lui dis que je l’aimais comme je le lui avais déclaré après le décès de son fauteuil. N’empêche que…


… Bien évidemment Marie-Angélique ne publia jamais ses mémoires. Et pour cause ! L’évocation devant un micro de magnétophone de ses multiples aventures sentimentales, la lecture en commun des brouillons que j’écrivais d’après ces enregistrements tournaient toujours aux travaux pratiques. Nous avions écrit quelques bonnes pages, mais jamais de quoi faire un livre. De plus, pages difficilement publiables étant donné la teneur plus que grivoise de certains passages.


N’empêche que nous n’avons jamais réellement rompu le lien qui s’était créé. Nous nous revîmes régulièrement. Quand je plongeai dans les trente-sixièmes dessous, c’est dans ses bras et dans son château que je venais me rabibocher avec la vie. Quand elle avait des emmerdes c’est moi qu’elle appelait.


A sa mort, son notaire m’a fait parvenir le vieux magnétophone accompagné des bandes ainsi qu’une épaisse chemise dans laquelle elle avait précieusement conservé chacune des pages que j’avais rédigées. Peut-être qu’un jour…