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Temps de lecture estimé : 5 mn
20/04/06
Résumé:  Marie-Anne se rend à l'hotel. Son amant y a préparé un scénario à son goût mais qui comporte quelques surprises...
Critères:  fhh couplus hotel fsoumise lingerie yeuxbandés
Auteur : Paul Dayennac      
Chambre d'hôtel

Chambre d’hôtel…


La voiture s’arrête dans un glissement feutré. Marie-Anne tend 200 francs au chauffeur et descend. Les portes de l’hôtel s’ouvrent devant elle tandis que les passants la suivent du regard. "Jolie femme" pensent-ils. Ascenseur, boy en tenue rouge, elle se le ferait bien en hors d’œuvre, il est si mignon. Le môme ne moufte pas. Conscient de sa charge, il essaie de se concentrer sur l’étage qui arrive et d’ignorer la jolie brune qui est devant lui et qui lui sourit. Chambre 96.



La porte est entrebâillée, elle est attendue. La pénombre la fait hésiter sur le seuil. Ses yeux s’habituant, elle aperçoit deux bougies sur la table et une bouteille de champagne dans son seau. Une flûte, est là, à côté. Tiens, une seule ? Pourtant, ce rendez-vous n’est certainement pas pour qu’elle soit toute seule. Et la bouteille n’est pas débouchée ! Il sait pourtant bien qu’elle a peur de déboucher le champagne.

Un bruit la fait sursauter. Sorti de nulle part, un valet surgit, une serviette blanche pliée sur le bras. Précautionneusement, il débouche la bouteille, sans faire de bruit, comme elle aime. Marie-Anne note l’attention. Jean a vraiment pensé à tous les détails. Elle manque éclater de rire en remarquant la tenue du valet lorsque celui-ci s’éloigne. Apparemment, il ne porte rien d’autre que son tablier blanc, noué autour de la taille. Elle s’attarde sur le dos, musclé mais sans trop. Elle suit des yeux son petit cul, bordé de blanc. Elle se passe la langue sur les lèvres, gourmande…

La porte se referme sur le valet au petit cul. Marie-Anne est seule. Elle retire son manteau de fourrure et le laisse tomber à ses pieds. Elle a suivi les instructions du petit billet : talons hauts, bas à couture, porte-jarretelles et pas de soutien-gorge. Il n’aime pas les soutiens-gorges. Et une culotte bien sûr, ou plutôt, ce qu’on appelle outre-atlantique un G-string. Il adore ce trait noir séparant son cul en deux. Comme le rimmel autour des yeux, dit-il. Parce qu’aujourd’hui, tout est en noir. Ce n’était pas sur le billet. Mais le blanc aurait été trop ingénu pour un rendez-vous à l’hôtel. De plus, le billet, la mise en scène, lui avaient laissé prévoir qu’il était d’humeur à dessous noirs et talons aiguilles. D’avance, elle sait qu’elle sera à quatre pattes sur le lit, lui taillera une pipe d’enfer pendant qu’il gémira des mots incohérents tout en pétrissant son cul et la matant dans la glace, stratégiquement placée.


Elle sent la moiteur envahir ses cuisses à cette idée. Bien droite dans son fauteuil - elle a toujours aimé la classe - elle savoure son champagne. Un bandeau sur ses yeux la fait tressaillir. Elle ressent une frayeur intense.



Le silence lui répond. Des mains ajustent le bandeau. Son cœur bat la chamade. Tout d’un coup elle se tranquillise. C’est Jean qui lui a donné rendez-vous ici. Il a tout mis au point. Elle est donc en sécurité. Elle se détend. Après que ses mains fussent ligotées dans son dos - dans de la soie, "Jean mon chéri tu es si délicat", elle se laisse faire, docile. Elle ouvre la bouche, prête. Il aime tant ça…

Il lui remplit la bouche, doucement, sans forcer. Elle répond par des va-et-vient voluptueux.

Elle est la meilleure, il le lui a dit. Il se retire. Des mains la saisissent par la taille



Les bras qui l’étreignent l’étendent sur le lit, en travers. Bien sûr, elle aurait dû y penser plus tôt ! Depuis qu’il avait vu "Gorge profonde" avec Linda Lovelace, il ne rêvait qu’a ça. Un clitoris au fond de la gorge. Elle serait probablement la plus comblée des femmes si c’était le cas…



L’excitation ? La langue sur sa chatte la fait tressaillir. Il est trop tard pour réagir. Et puis après tout, si ça fait plaisir à Jean. De toute façon, ses mains sont attachées et puis humm, humm que c’est bon, oh oui encore… Un orgasme qui monte, enfle et déferle, une giclée de sperme dans la bouche, des mains, décidément bien rugueuses, sont-ce celles de Jean ? qui la retournent.

On la prend par derrière. Qui ? Elle ne sait plus. Mais c’est bon. Hum, oh oui, plus profond. Des mains lui relèvent la nuque, un membre se presse contre ses lèvres. Qu’à cela ne tienne, Il saura aussi qu’elle est la meilleure !


Le champagne est fini, son corps est repu. On lui débande les yeux.



Il n’arrête pas de la mater quand ils se rencontrent… et Jean n’a pas l’air de désapprouver… Le foulard de soie se dénoue. Le valet au petit cul se tient devant elle. Il s’éloigne vers la salle de bains. Un bruit d’eau chaude se fait entendre, suivi d’une odeur d’huile de Jojoba. Sa préférée. Le petit cul revient et, cavalièrement, la prend dans ses bras. Ça tombe bien, Marie-Anne se sent bien incapable de marcher, ses jambes flageolent. Il veut la déposer dans le bain. D’une pression sur le bras elle lui fait signe que non. Jean n’a qu’à bien se tenir. Maintenant qu’il l’a faite prendre par un inconnu, elle se sent un appétit de louve. Une fois à terre, elle fait signe au petit cul de se mettre à quatre pattes. Agenouillée derrière lui, elle le branle d’une main pendant qu’elle explore son cul de la langue. Elle sent l’orgasme de l’homme approcher. Marie-Anne arrête ses coups de langue. Elle fait se lever le petit cul et termine de le branler, agenouillée devant lui. De longues éclaboussures de sperme sur son visage la récompense… et ses amies qui se demandent d’où elle tient ce teint. Et Laure qui la tanne pour lui faire dire le nom de son esthéticienne. Si elle savait…


Le boy dans l’ascenseur. Et en dessert ? Non, ce ne serait pas raisonnable et puis il est l’heure de rentrer à la maison, son mari va bientôt rentrer. Le taxi la dépose devant chez elle. La DS noire est là ; il est donc déjà rentré…



La télé lui répond : Le tendre mari est absorbé dans le match de foot, à peine s’il la remarque.

Marie-Anne sait qu’il ne faut pas le déranger, elle se glisse sur le sol, en faisant attention de ne pas rentrer dans son champ de vision. Arrivée devant lui, elle entrebâille la robe de chambre. Elle saisit son membre dans sa bouche et entreprend de le distraire du match.



Quelques jets épars célèbrent l’évènement.


Marie-Anne, se relève, se penche vers son doux époux et l’embrasse sur les lèvres :



Légère, elle se dirige vers la salle de bains…