| n° 10323 | Fiche technique | 20576 caractères | 20576Temps de lecture estimé : 12 mn | 18/04/06 |
| Résumé: Une inconnue qui s'appelait peut-être Carole. | ||||
| Critères: fh inconnu préservati pénétratio fsodo fouetfesse | ||||
| Auteur : Resonance Envoi mini-message | ||||
| Épisode précédent | Série : Les découvertes de Carole Chapitre 04 | Fin provisoire |
L’inconnue attendait, appuyée contre le mur, près de la machine à café d’une cafétéria.
J’étais dans la file d’attente, mon jeton à la main. Elle semblait attendre quelqu’un, un rendez-vous. Sa pose paraissait décontractée, mais son corps trop figé trahissait une tension. Ses yeux étaient mobiles, en éveil, passant d’un homme à l’autre. Lorsqu’elle me regarda à mon tour, j’étais déjà en alerte, et je soutins son regard. Elle ne détourna pas les yeux, et ce que je crus y lire était quelque chose comme « pourquoi pas ? ».
Je fis une croix sur mon café, m’approchai en souriant et lui demandais si elle attendait quelqu’un. Elle eut une infime seconde d’hésitation.
Elle ne souriait pas. Elle s’était redressée, se détachant du mur, et semblait plus crispée que jamais.
Elle avait la trentaine, un visage régulier, mais dont les traits marqués étaient soulignés par sa nervosité. Son attrait provenait d’un flot de cheveux châtains bouclés, et d’un corps harmonieux, ses formes étant soulignées par un jean serré. Elle ne portait aucun bijou, même pas une bague ou une alliance, et plus curieusement n’avait pas de sac à main.
Il y eut un bref silence pendant que je cherchais quelle suite donner, comment interpréter le dit et le non-dit. Elle dût lire dans mes pensées, et décida de gagner du temps.
Elle se tenait toute proche de moi, prête à partir, attendant ma décision.
C’était aussi simple que cela… Je lui indiquai la porte de la main, avant de sortir et de me diriger vers ma voiture. Elle me suivit sans un mot et monta à côté de moi.
Je n’avais pas beaucoup de temps, moi non plus. J’étais théoriquement à la fin de ma pause déjeuner. Je ne pouvais l’emmener chez moi – trop loin et trop risqué. Je n’étais pas enthousiaste à l’idée d’utiliser un hôtel, et j’avais aussi l’intuition qu’elle recherchait quelque chose de moins banal.
Je me rappelai alors l’immeuble que mon entreprise occupait encore l’année d’avant. Nous avions déménagé, mais nous y avions toujours un local en location, qui servait à stocker des archives et des meubles en excédent, et j’en avais l’accès. Le bâtiment lui-même avait souffert de gros dégâts à la suite de fuites dans le toit, et la plupart des entreprises occupantes l’avaient fui. Il y avait donc peu de chance d’y rencontrer quelqu’un que je connaissais.
Je conduisis jusque-là, me garai sur le parking vide. L’inconnue me suivit sans un mot jusqu’à la porte. Elle était toujours silencieuse, comme concentrée sur quelque chose - l’anticipation des événements à venir ? Je remarquai pourtant que sa nervosité semblait s’être dissipée durant le bref trajet. Son corps souple, enfin détendu, et sa démarche trahissaient maintenant une sensualité qui provoqua chez moi une forte poussée d’hormones… C’était mon tour d’être sous tension, une tension fort agréable.
Le badge d’accès du bâtiment fonctionna sans problème, à mon soulagement, et comme je l’espérais il n’y avait personne, le chemin vers notre local était libre. L’endroit s’était encore dégradé dans les derniers mois. Les murs étaient tachés, l’odeur d’humidité était omniprésente. Un peu embarrassé, je regardais furtivement l’inconnue, mais son visage ne trahissait aucune hésitation, aucun dégoût. Elle ne semblait en rien perturbée par cet environnement plus que douteux.
A la porte du local, je découvris qu’un cadenas avait été installé, remplaçant l’ancien système à code. Je jurai, essayant de trouver une autre idée. Le temps s’écoulait… C’est alors qu’elle mit la main sur mon épaule. Je me retournai… et la vit me tendant un préservatif. Je le pris, elle déboutonna son jean, me regardant droit dans les yeux, le baissa à ses genoux, puis se tourna contre le mur, s’y appuya, levant les mains.
Je perçus un énorme flot d’adrénaline dans mes veines. La situation résultant de son audace et de sa soumission explicite était extrêmement excitante. Je pouvais voir sa respiration soulevant ses épaules, le frémissement de sa peau nue trahissait son désir.
Je ne perdis pas de temps. Même si nous étions dans la moitié abandonnée d’un bâtiment, quelqu’un pouvait venir. Il y avait sans doute au moins un garde qui passait de temps en temps. De plus, j’étais maintenant dur à en avoir mal…
Je me dépêchai de dégrafer mon pantalon, enfilai le préservatif et la pénétrai par derrière. Je tâtonnais un moment, l’accès étant rendu difficile par ses jambes encore serrées par son jean. Lorsque j’atteignis finalement l’ouverture, je la trouvai trempée, et poussai, glissant sur toute la longueur, jusqu’à me presser contre elle, peau contre peau.
Je commençais à bouger en elle, lentement, puis me penchais, regardant son visage. Sa bouche entrouverte et son expression, le plissement de ses yeux révélaient la pointe de plaisir qu’elle ressentait à chaque poussée. Je réfrénai mon mouvement, passai ma main devant elle, puis je descendis, atteignant son clitoris, commençai à la caresser de deux doigts. Elle réagit instantanément, son bassin jusque-là immobile se mit en mouvement, ondulant pour tour à tour rejoindre mes doigts, ou venir s’empaler sur mon membre.
Je la plaquai contre moi, cette fois de toute la main – nulle douceur dans la pression intense sur son sexe. J’arrêtais mon mouvement, la laissant trouver son propre rythme. Je parvins à me détacher mentalement de l’action, un tout petit peu – juste assez pour garder le contrôle.
De mon autre main, je me mis à pétrir une fesse, m’émerveillant de la douceur et de la fermeté du contact. Je changeai de main, celle revenant de son sexe était trempée, la glissai de haut en bas entre les globes, cherchai l’orifice de l’index, le trouvai étroit, mais ne provoquai pour toute réaction qu’une fiévreuse poussée en retour – clairement cette pénétration additionnelle lui plaisait.
Je changeai de main à nouveau, cette fois je la forçai de mon pouce.
Je compris que cette femme emportée par le flot de son plaisir montant était totalement offerte…
Je me retirai, remontai, et trouvai l’anneau étroit. Je me guidai de mes doigts, un, deux centimètres. Elle s’immobilisa, poussa un soupir ambigu, avant que je la sente se détendre. Je terminai ma pénétration, jusqu’à la garde cette fois.
L’étroitesse et la chaleur du lieu étaient délicieuses. Je bougeai avec précaution, en même temps reprenant ma caresse. Elle resta immobile pendant quelques brèves secondes, puis soudain son bassin se remit en mouvement, non plus cette fois en une harmonieuse et lente ondulation, mais par de sèches poussées en arrière, de plus en plus violentes, révélant une force surprenante.
Elle avait maintenant fermé les yeux, sa bouche s’ouvrit pour former un cri… presque un sanglot au moment où la palpitation autour de mon membre me révélait la force de sa jouissance.
J’agrippai sa taille, je voulais aussi mon plaisir, cette fois sans souci d’elle, je la martelai, l’écrasant presque contre le mur, avant d’exploser en elle.
Je me retirai, nous nous laissâmes tous deux glisser jusqu’au sol, je repris mon souffle.
Elle se releva, calmement entreprit de se rhabiller. Je profitai pleinement du spectacle, observant la sensualité du mouvement ondulant rendu nécessaire par l’étroitesse du vêtement.
Je me rajustai à mon tour.
En silence, nous avons marché vers la sortie, jusqu’à ma voiture. Je repris la route vers le centre commercial.
Tout proche de l’arrivée, je finis par poser la question qui me brûlait.
Je la vis hésiter, ouvrir la bouche, mais elle ne répondit pas.
Elle eut un bref sourire, le premier que je lui voyais, mais toujours sans répondre.
Une fois arrêté, je griffonnai un numéro de téléphone, lui tendis. Elle le prit, le plia entre deux doigts. Je regardai ses mains, puis son visage, ce qui lui fit détourner les yeux. Allait-elle jeter le papier sitôt que j’aurais le dos tourné ?
Elle ouvrit la portière, descendit. J’avais encore une question à poser, que finalement j’évitais de formuler trop directement.
La main sur la portière, elle eut un moment d’hésitation marqué avant de me dire :
Puis, juste avant de refermer, elle ajouta : « au fait, merci… ».
Je me demandai un instant si elle allait retourner à son poste, attendre un autre homme. En m’éloignant, je la surveillais dans mon rétroviseur, mais elle resta immobile, sans doute s’assurant que je ne la suivais pas. Elle avait sans doute une voiture garée sur le parking. Je me demandai où elle avait bien pu cacher ses clés – son jean serré ne semblait pas le permettre.
Je ne m’attendais pas vraiment à la revoir. Pourtant, une semaine plus tard, juste avant midi, je reçus un appel.
Puis il y eut un silence tandis que mon cerveau faisait le tour. Pris à froid, je me risquai à une ou deux banalités d’usage. En retour, la persistance de son silence me ramena à la nature très spéciale de notre relation.
Cette fois je m’assurai d’avoir tous les codes et clés… je dis avoir besoin de quelques vieux dossiers. Je fis le plus vite possible pour être un peu en avance, curieux de voir comment elle allait arriver.
Elle me surprit en arrivant à pied à travers le parking d’une compagnie voisine. Soit elle n’avait toujours pas décidé de me révéler d’informations qui permettent de l’identifier, soit, tout bonnement, elle travaillait en fait très près de là… à vingt minutes à pied au plus, ce qui pouvait expliquer qu’elle n’ait pas de problème pour retrouver un bâtiment dans le dédale de la zone industrielle.
Elle portait la même tenue, à deux différences près, une alliance et un sac à main. Au moins me jugeait-elle maintenant assez sûr pour ne pas être tenté par un vol à l’arraché…
Je parvins avec quelque peine à ouvrir le cadenas. Le local empestait l’humidité, mais au moins y serions-nous tranquilles.
Je m’assis sur une des innombrables chaises de bureau qui encombraient les lieux. Je la regardai en silence pendant quelques secondes.
Je savourai le spectacle pendant qu’elle obéissait, posant ses vêtements sur un des meubles.
Elle était maintenant nue. Je lui demandais de se tourner, voulant profiter d’elle sous tous les angles.
Je m’approchai, effleurai sa peau doucement, soulignant l’arête de son dos d’un ongle. Je la sentis frissonner sous mes doigts. Sa respiration était courte, son désir la faisait trembler. Je passais sur ses seins, son ventre, il y avait là une douceur, une subtile mollesse qui révélait qu’elle avait eu au moins une grossesse.
Je m’agenouillai devant elle, approchai ma bouche de son sexe, une brève stimulation…
Elle me repoussa. Je me relevai, elle s’agenouilla à son tour, entreprit de dégrafer mon pantalon. Elle me prit à son tour, avec une application qui me fit frissonner des pieds à la tête. Elle se servait remarquablement de ses lèvres, de sa langue et je réalisais qu’elle risquait de me faire jouir très vite, trop vite. À mon tour, je voulus la repousser, mais elle résista.
Elle s’interrompit deux petites secondes, releva les yeux vers moi.
Puis elle revint à son occupation avec encore plus d’enthousiasme. Ses yeux levés regardaient mon visage avec intensité.
Je m’appuyai en arrière sur un bureau, ce qui ne m’empêcha pas de manquer défaillir lorsque je giclai avec force dans sa bouche. Elle n’en laissa pas perdre une goutte.
Je me demandais combien de temps il me faudrait pour récupérer… mais je la vis alors se relever, s’approcher de ses vêtements, et commencer à se rhabiller, tranquillement.
Elle me regarda.
J’étais décontenancé, regrettant maintenant de m’être laissé aller de façon aussi égoïste. Elle perçut ma gêne, sourit.
Je la laissais repartir seule, devant maintenant trouver le dossier qui avait servi de prétexte à ma visite.
Toute la semaine, je pensais à elle. La première fois n’avait été qu’un événement intense, mais un peu irréel, qui ne m’avait pas touché en profondeur. Cette fois, je commençais à me poser beaucoup plus de questions.
Qui était-elle ? Son allure, son accent étaient neutres, trahissant la classe moyenne. Elle était mariée, avait eu au moins un enfant. Elle travaillait certainement, semblant contrainte par un horaire. En dehors de la sensualité et du désir impérieux qui semblaient la submerger à certains moments, la poussant à des aventures extrêmes, elle n’avait rien de très spécial. Je n’aurais pas été plus surpris que cela de la trouver dans une réunion professionnelle, ou dans une soirée organisée par des amis communs.
Sa pulsion sexuelle était moins simple que je l’avais d’abord cru. La première fois, j’avais agi en fonction de son abandon, l’avais cru soumise et l’avais dominée pour notre plaisir à tous deux. La seconde, elle m’avait fait comprendre qu’elle aussi pouvait reprendre le contrôle, lorsqu’elle le souhaitait.
Elle ne m’appela pas pendant un mois. Avait-elle trouvé d’autres partenaires ? Avait-elle décidé de ne plus me revoir ? Voulait-elle seulement faire passer le message que c’est elle qui décidait du jeu ?
Lorsqu’elle appela finalement, la seule mention de son nom, sa voix, déclenchèrent un frisson d’excitation, avec aussi un curieux mélange de soulagement, et de colère contre elle, contre l’attente qu’elle m’avait imposée.
Je la retrouvais au même endroit. J’avais apporté un grand sac de sport, que je tenais prêt dans mon bureau depuis des semaines. Carole le regarda avec curiosité, mais ne posa pas de question.
Je refermais la porte du local, et lui demandais si elle aurait un peu plus de temps cette fois. Elle hésita, puis me dit « un peu… », avant d’ajouter « ne perdons pas de temps ».
J’ouvris le sac et en sortis son unique contenu, un très grand fouet – un accessoire de cirque que j’avais trouvé dans une brocante, mais jamais auparavant envisagé d’utiliser.
Je la vis frissonner, son regard rivé au fouet. Puis elle releva les yeux vers moi.
Elle obéit. J’essayai le fouet deux ou trois fois dans le vide, faisant autant de bruit que possible, espérant que le bruit ne traversait pas trop les murs.
Puis je visai soigneusement ma cible, à travers le jean.
J’avais passé quelques heures durant le week-end pour m’entraîner, à la fois en précision et en force, en utilisant des cartons, des coussins et des vieux vêtements pour cible. J’en avais déduit qu’il n’était guère possible de l’utiliser sur une peau nue, un peu trop de force et un carton se coupait en deux… Par contre à travers la toile d’un jean cela semblait faisable, avec une bonne marge d’erreur. Cela devait faire très mal, mais ne laisserait pas de trace durable – du moins, je l’espérais.
Carole poussa un petit cri, mais ne bougea pas. Sans me presser, j’administrais neuf autres coups, répartis aussi équitablement que possible sur ses cuisses et ses fesses. J’avais décidé que dix serait raisonnable.
Je me déboutonnai, m’emparais de sa bouche. Je la regardai attentivement pendant qu’elle s’activait, et je réalisai qu’elle prenait effectivement un plaisir réel à sa tâche, concentrée, les yeux tour à tour fermés, ou me regardant.
Après m’avoir fait jouir, elle resta à genoux, attendant.
Elle frémit, mais à mon étonnement obéit sans rien dire, sans autre commentaire sur les marques sur sa peau.
Je fis siffler et claquer le fouet… puis la frappai. Cependant, je ne tenais pas celui-ci par le manche, mais par la lanière, laissant seulement une trentaine de centimètres libres. J’avais testé sur ma propre peau, cela faisait mal, mais sans vrais dégâts.
Elle reçut ses dix coups.
Je la frappai sur son dos nu.
Elle était maintenant couverte de très jolies striures rouges sur presque tout son corps. J’espérais vaguement qu’elles ne dureraient pas, mais ce souci tendait à passer à l’arrière-plan. Son obéissance me stimulait, et j’étais à nouveau dur de désir.
J’enfilai un préservatif, la pénétrai, la trouvant trempée – sans surprise. Je ne perdis pas de temps, remontai plus haut, m’enfonçai entre ses fesses. Je la voulais totalement mienne, la maintenant fermement aux épaules tout en la martelant lentement, fortement.
Je sentis son corps réagir, le plaisir submergeait la douleur chez elle, son corps s’arquait, tentant de retrouver son propre mouvement, rétif sous le rythme que je lui imposais. Je sentis pourtant aux palpitations de sa chair que son plaisir approchait.
Son cri, les pulsations trahirent son orgasme, avant que je jouisse à mon tour.
Nous sommes restés longtemps l’un contre l’autre. J’avais une main dans ses cheveux, l’autre caressant doucement les légers bourrelets de la chair sous les striures de sa peau. J’étais revenu à la réalité et me demandais avec un peu de remords combien d’heures il faudrait pour qu’ils disparaissent.
Il nous fallut un effort pour nous séparer, nous rhabiller en silence.
Juste avant que nous ne sortions du bâtiment, quelques minutes plus tard, elle me prit brièvement pas le bras, m’embrassa sur la joue, d’un curieux geste presque enfantin.
Au fil des longues semaines qui suivirent, je me demandais, d’abord avec espoir, puis avec inquiétude, puis finalement avec résignation lorsque les semaines se transformèrent en mois, si Carole rappellerait un jour.