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n° 10300Fiche technique7646 caractères7646
Temps de lecture estimé : 5 mn
12/04/06
Résumé:  Bref mais intense plaisir au milieu des carcasses déchiquetées.
Critères:  fh couple voir anulingus fsodo humour
Auteur : Resonance            Envoi mini-message
Crash



Céline leva la main.


Clope au bec, Gérard regarda la petite blonde BCBG d’un air intrigué. Que venait-elle faire dans une ferraille ?



Gérard regarda par la porte ouverte, et vit l’arrière d’une 407, un feu cassé.



Il se tourna vers l’arrière-boutique et appela « Mahjoub ! »


Céline sembla vouloir dire quelque chose, mais s’interrompit lorsque le nommé Mahjoub apparut.



Sous les rires des témoins, Céline vira au rouge vif, tandis que Mahjoub, lui, la regardait sans rien dire, ce qui ajouta à son embarras. Finalement, il hocha la tête et sortit par la porte de côté.


Céline le suivit en silence, sautillant pour éviter tant bien que mal les flaques de boue, se sentant ridicule dans son tailleur et ses petites chaussures.


Après un trajet sinueux entre les carcasses de voitures, Mahjoub s’arrêta devant une 407 au côté droit enfoncé. Il se dit qu’il lui manquait une information, regarda vers le parking, mais constata qu’il ne pouvait voir que le toit de la voiture au feu cassé.


Céline, elle, regardait les tôles déchiquetées qui les entouraient, le sol boueux. En relevant la tête, elle vit Mahjoub qui s’était mis sur la pointe des pieds, et pensa qu’il vérifiait si on pouvait les voir. Une émotion soudaine l’étreignit. L’environnement sordide, évocateur de violence et de mort, la troublait. Par contre, elle trouvait Mahjoub très beau. Lui en bleu de travail, elle en tenue élégante, elle avait l’impression d’effleurer le pinacle de ce qui la fascinait, ce contraste qui avait guidé sa vie amoureuse et sexuelle depuis des années.



Céline le regardait. Emue, elle avait complètement oublié son feu cassé.


Agacé, Mahjoub désigna le phare de la 407.



Céline, croyant qu’il montrait le capot, sentit une chaleur intense s’emparer de son corps. Elle s’avança et s’appuya sur ses coudes, courbée en avant.



Mahjoub resta interdit une seconde. Puis un flot d’adrénaline l’envahit. La silhouette de Céline courbée sur le capot était une offrande délicieuse. Il se plaça derrière elle, prenant son temps, appréciant la vision de la jupe étroite, tendue à craquer.


Il descendit ses mains à ses genoux, remonta lentement, caressant la peau de l’arrière des cuisses, tandis que Céline exhalait un long soupir. Il ne s’arrêta que quand la jupe étroite lui interdit le chemin. Il en empoigna le bas, la retroussa puis la remonta d’un seul lent mouvement. Céline se sentit pratiquement soulevée en l’air par la force exercée, priant pour que la toile résiste.


Descendre son slip à ses genoux était beaucoup plus facile, et fut fait en une fraction de seconde.


Un instant, celui-ci s’arrêta, admirant le spectacle des globes libérés, à la peau blanche et frémissante, profitant de la pleine lumière du jour. Il approcha son nez, effleurant l’entrefesson, descendit vers le froncement, provoquant une violente contraction des chairs chez Céline, qui ne pouvait voir l’harmonieux tableau qui fascinait Mahjoub, mais se le représentait très précisément, aidée par le contact sans ambiguïté de la langue de Mahjoub dardée au centre de l’objectif, puis vrillante, exploratrice, entourée de chairs de plus palpitantes.


Lorsqu’il se redressa, Céline eut un délicieux moment d’anticipation, écoutant Mahjoub se débraguetter, sa peau nue et humide caressée par l’air frais.


Puis ce fut le contact d’un membre érigé, qui rapidement se transforma en pression.Tous eux se dirent au même moment que la vie était bien faite : ces rondeurs et cette raideur étaient, de toute évidence, faites l’un pour l’autre.


Mahjoub avait le feu vert… Il pesa. Céline gémit, mais resta stoïque alors que le membre de Mahjoub se courbait un instant sous la forte tension résultant de l’étroitesse de l’entrée, avant de se redresser soudainement lorsque le prépuce disparut dans l’orifice.


Elle eut ensuite tout loisir d’apprécier la pleine dimension de l’outil. Elle exhala une plainte rauque, venue du fond de sa gorge, tandis que Mahjoub, arqué, les muscles tendus, poussait. Fasciné, il regardait le membre s’enfoncer, disparaître progressivement, la force exercée provoquant un froncement des chairs, en perturbant la rotondité auparavant parfaite.


Lentement, savourant le moment, il se mit à aller et venir, variant son angle. Céline, qui avait dû serrer les dents très fort la minute précédente, commença à se détendre, puis peu après se dit, une fois de plus, que le paradis était bien proche de l’enfer.


Mahjoub reconnut chez elle une réaction familière, la houle qui s’emparait de ses hanches. Il la laissa faire un temps, appréciant l’harmonie du mouvement, si bien assorti aux courbes qu’il animait. Puis il reprit l’initiative. Il passa ses bras sous elle pour la tirer à lui, écrasant ses fesses sur son ventre dur et la pénétrant à fond, la soulevant, car elle était bien plus petite que lui, ses pieds ne touchant plus le sol. Impérieux, il reprit ses poussées, augmentant son rythme.


Il sentit l’orgasme monter, contrôla, attentif à la tonalité des jappements qui échappaient à Céline, révélateurs de la montée de son plaisir. Le visage perdu, elle avait fermé les yeux.


Lorsqu’il déchargea à longs jets chauds dans le cul de Céline, celle-ci ne put s’empêcher de crier.


En finissant de jouir, ils commencèrent à glisser, avant que Mahjoub, fort heureusement, ne bloque leur descente, empêchant sa jupe à moitié retombée de toucher le sol boueux.


Séparés à regret, ils se rajustèrent. Céline remonta son slip, descendit sa jupe, et instantanément retrouva son attitude un peu guindée, la posture très droite compensant sa petite taille. Elle désigna le feu arrière.



Mahjoub regretta qu’elle ne soit plus en position, il lui aurait bien collé une fessée, en plus. Il décida de régler cela plus tard et se mit au travail, démontant le feu, avant de revenir au parking pour remplacer l’exemplaire cassé.



Pour la première fois, Céline sourit.