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n° 10201Fiche technique16836 caractères16836
Temps de lecture estimé : 10 mn
11/03/06
Résumé:  Le rêve de ce second rendez-vous que j'attends depuis si longtemps.
Critères:  fh couple extracon hotel volupté revede cunnilingu journal
Auteur : Herisson  (Pourquoi pas moi)      
Rendez-vous

Rendez-vous : le mot est lâché. Ce mot évoque en moi à la fois l’interdit et le premier pas de mes désirs. Il évoque à la fois la volonté de la séduire et la peur de ne pas y réussir, mais bien sûr il évoque aussi le plaisir, celui-là même que mon imagination amène parfois jusqu’à l’orgie. Les mots deviennent alors bien pauvres pour décrire tout ce que je désire vivre, ressentir et surtout partager avec elle.


Elle, c’est Marie. Je n’en dirai pas beaucoup plus, si ce n’est qu’être sous le charme d’une telle femme vous rend « serviteur », c’est-à-dire au service du plaisir que vous aimeriez partager avec elle !




Marie,


Chère et délicieuse princesse de mon jardin secret…


J’attends que vous me proposiez ce moment avec une impatience digne d’un adolescent. Il faut dire que vous avez le savoir-faire pour me tenir en haleine. Depuis que nous avons fait connaissance sur le net vous avez su distiller toutes sortes de petits mails qui avaient pour but de stimuler, très efficacement, je dois dire, mon imagination.


Il faut dire aussi que j’ai eu la chance de vous rencontrer une fois, une unique fois, pour partager une coupe de champagne, là, comme ça, au milieu d’un parc presque désert.

J’ai pu admirer votre beauté, votre incroyable charme, votre mystère aussi.

Comment ensuite ne pas perdre pied, ne pas voir s’évanouir votre intérêt pour moi ? Vous sembliez sensible aux mots… J’ai donc tout fait pour conserver votre curiosité, espérant de jour en jour le mot magique : rendez-vous.


Rendez-vous : sous ces mots se cache le fantasme qui m’obsède depuis déjà de longs mois. Je crois vous l’avoir décliné sous toutes les formes plus ou moins avouables, issues de mon imagination fertile. Je me suis engagé, bêtement, à attendre votre bon vouloir pour notre second rendez-vous. C’est à la fois désespérément long et très ambigu, car plus nous échangeons via le net plus il me semble que ce rendez-vous sera d’une intensité sans pareille.


Peut être dînerons-nous ensemble, peut-être discuterons-nous de tout, de rien, évitant le sujet qui nous réunit pour mieux nous complaire dans la description un peu terne et routinière de nos vies respectives… Alors j’attendrai le regard, ce regard, celui par lequel je devrai comprendre que le temps est venu de payer l’addition, quel que soit le moment de notre repas. Ce regard sera celui, sans barrière, d’une envie inéluctable et partagée, car nous aurons acquis la confiance réciproque des « règles de chacun », et plus un mot ne sera alors nécessaire.


Je m’imagine déjà vous prendre la main, en caresser les extrémités. Il me semble même que nos doigts déjà échangent des gestes d’un érotisme incroyable. Nos pas calés l’un sur l’autre, nous nous étonnons mutuellement de notre calme avant la tempête ; chacun sait au fond de lui que ce flegme apparent n’est qu’une façade… Les quelques minutes de voiture qui nous mènent vers l’écrin de nos désirs sont d’un silence très particulier. Ni vous ni moi ne voulons rompre l’intensité de ce moment.


Une belle chambre d’hôte aux charmes un peu désuets, c’est ce que j’aurai trouvé. Seules les flammes de la cheminée font danser les murs. Vous avancez, je reste un pas en arrière, je vous dévore de dos, et surtout je veux profiter de ce moment incroyable et m’en imprégner. Je vous observe, je vous devine en train de tout oublier, de tout mettre de côté pour, comme moi, profiter de cet instant. Il me faudra attendre que vous vous retourniez, car je saurai alors qu’est venu le moment de s’aimer sans penser à autre chose qu’à nous.


Vos épaules esquissent un mouvement. Mon cœur bat à tout rompre. Vos yeux plongent dans les miens, plus rien ne compte que le moment présent.


Vous, moi… là… maintenant…


Le rêve ultime en fait… Je me rends compte que j’ai eu beau faire les fantasmes les plus érotiques, le simple fait d’être là, face à face, dépasse en intensité émotionnelle mes idées les plus folles.

Nous nous rapprochons, l’ambiance est à la fois électrique et d’une sensualité incroyable ; pas un mot n’est nécessaire. Fébrile, quand même, je prends délicatement votre visage entre les mains pour déposer sur vos lèvres entrouvertes notre premier baiser. Je sens enfin la douce chaleur de vos lèvres que j’effleure ; un tressaillement… vous ? moi ? Je ne sais pas…


Mais déjà nos lèvres se découvrent plus avidement. Moi qui pensais que ce premier baiser serait hésitant, maladroit même, je vois qu’il n’en est rien. Ce baiser est d’une intensité incroyable. Nous nous serrons l’un contre l’autre. Nos bouches se dévorent, puis elles se calment pour prendre le temps de se goûter. Et c’est le jeu délicat et sensuel de nos langues… J’aime la fraîcheur de votre bouche et la chaleur de vos lèvres. La douce fureur nous reprend, nos lèvres s’écrasent, c’est à celui qui sera le plus déchaîné.


C’est au tour de nos mains de s’enflammer. Les miennes semblent douées d’une vie propre, elles se glissent sous votre chemisier, découvrent la peau délicate et brûlante de vos hanches. Je me délecte de vos petits tressaillements qui m’indiquent la bonne voie.

M’écartant à peine, je soutiens votre regard brûlant de désir, mes mains frôlent votre visage… votre langue lisse alors vos lèvres. Je veux que toutes ces images soient gravées en moi !

Je n’arrête pas de me délecter de chaque instant, conscient que je revivrai ces instants un par un pendant longtemps, bien longtemps.

Puis, progressant doucement le long de votre gorge, mes doigts trouvent le premier bouton de votre chemisier, le second… La dentelle blanche apparaît tel un bijou posé sur le galbe de vos seins.

Effleurant ci et là votre peau, j’atteins la douce chaleur de votre ventre. J’ouvre entièrement votre chemisier et découvre l’image de vos seins présentés, tels des œuvres d’art, dans leur écrin de dentelle. J’aime cette poitrine superbe dont la pointe semble vouloir percer la fine étoffe.

Je glisse mes mains sous le tissu et les pose sur vos épaules. Je les effleure. Puis je descends, caresse doucement vos bras, tout doucement, pour, dans un bruit feutré, faire glisser à terre votre chemisier.

Nos doigts se trouvent de nouveau, nos lèvres aussi. Elles s’effleurent, se taquinent, jouent, alors que je sens contre moi la dentelle poussée par vos seins.

Je me fabrique un souvenir inoubliable. Plus mes caresses, mes effleurements sont précis, plus je sens votre corps réagir. Votre souffle accompagne chacun de mes gestes. Alors que je frôle le bout de votre sein gauche, un premier et subtil gémissement me propulse au rang de serviteur royal de ce corps que je découvre.


Je vous tiens dans mes bras comme une femme hors du temps, dominée qui domine, volontaire et abandonnée… Enfin vous êtes à moi !

Je joue maintenant à vous faire frissonner. Je passe dans votre dos, pose mes lèvres dans ce cou délicat et place mes mains sur vos hanches. Vos cheveux me caressent alors que votre tête se penche délicatement sur mon épaule. Les yeux fermés, vous semblez ressentir chacun de mes gestes. Votre ventre se contracte sous les dessins abstraits que mes doigts tracent sur votre peau.

Remontant doucement, j’effleure au gré de mes passages la pointe de vos seins. Vous frémissez… J’abuse de ce stratagème, car vous gémissez de plus en plus à chaque passage… pour mon plus grand plaisir. Dans le même temps mes lèvres ne cessent de découvrir votre cou.


Mes mains dégrafent l’écrin de vos seins. Je pose de nouveau les mains sur vos épaules, et je fais glisser les fines bretelles de votre soutien-gorge le long de vos bras. Je vous caresse les mains puis les avant-bras, et je remonte en effleurant la douce chair de cette poitrine gonflée de désir. Mes mains se posent enfin en corolle sous vos seins. Je les caresse doucement, puis un peu plus fort, puis de nouveau avec douceur, avant d’exciter de la paume les tétons érigés… Je me régale de vos soupirs.


Je ne résiste plus et vous retourne doucement vers moi. Je vous déguste des yeux pour que ce sublime souvenir se grave en moi. Mes lèvres happent le bout très très tentant de ce sein qui pointe vers moi, et je caresse l’autre d’une main fébrile.

J’aime vos ondulations. J’aime votre corps qui se cambre vers moi pour que je puisse mieux le satisfaire. Je soupçonne même que la pression de votre jambe entre les miennes n’est pas sans arrière-pensée. Vous avez ainsi pu sentir mon sexe qui déforme mon pantalon.

Et mon gémissement semble vous avoir fouetté les sangs, car vous me prenez le visage à deux mains pour un baiser passionné.


Et, tandis que mes mains parcourent votre dos nu, vous glissez une de vos mains entre nous pour saisir mon sexe à travers le tissu.

Là, je ne sais si je crie ou si je gémis, mais une onde de plaisir me traverse. Votre sourire et votre regard aux yeux brillants font tout pour que je laisse mes envies prendre le dessus. Mes mains se retrouvent, fébriles, en train de vous défaire de vos chaussures. Vos chevilles fines et douces ne sont plus qu’un souvenir que déjà je m’attaque à votre jupe. La fermeture s’ouvre et le tissu s’affaisse le long de vos jambes dans un crissement étouffé. Je vous découvre à nouveau : c’est le choc devant une telle beauté !


Vous êtes nue… J’ose à présent vous détailler, tel le sculpteur d’une œuvre d’art. Vous avez osé, pour mon plus grand plaisir, n’encadrer votre superbe fleur que d’un porte-jarretelles blanc aux bas assortis. Déjà je hume les délicieuses senteurs de votre sexe aux lèvres perlées de désir.

La perfection du moment est immense. Là, à genoux devant vous, le mot « serviteur » prend tout son sens. Je relève la tête pour accrocher votre regard. Vos yeux s’ouvrent après quelques instants, car il semble que vous engrangiez aussi ce moment pour vos souvenirs. Vous plongez vos yeux dans les miens… et vous ouvrez imperceptiblement vos jambes. Ce message d’un érotisme incomparable met quelques fractions de seconde à parvenir à mon cerveau. Une seule idée, une seule obsession alors : être à la hauteur de ce que vous espérez, être celui qui saura sublimer votre plaisir.


L’ombre des flammes de la cheminée éclaire votre corps de caresses magiques. Me relevant doucement, je vous prends dans mes bras pour venir vous déposer doucement sur le lit. Vous fermez les yeux.

Mes lèvres avides effleurent vos chevilles, je remonte lentement vers vos jambes. Au fur et à mesure que ma bouche progresse, votre peau est plus douce et plus chaude. Un dernier regard pour obtenir de vos yeux l’accord de franchir le point de non-retour… Et, saisissant instantanément votre silencieuse approbation, je me laisse aller à vous murmurer en posant mes lèvres sur votre sanctuaire : « Serviteur, Marie »…

C’est à ce moment précis que je me rends compte que ce qui nous a rapproché, c’est le désir profond de partager un plaisir tout autant physique que cérébral.


Je sens vos frissons alors que mes lèvres n’ont fait qu’effleurer les vôtres, les plus intimes. Le sublime compas de vos jambes s’ouvre alors que la pointe de ma langue vient caresser vos lèvres humides ; je les déclos de la langue… Vos mains se posent sur ma tête, me guident. Vos gémissements sont une musique enchanteresse. Vous êtes si sublime dans cette position d’une totale impudeur ! Je vous goûte avec plaisir. Ma langue s’enfonce au sein de votre antre brûlant et gorgé de nectar. Je me régale vraiment de ce corps qui m’a tant fait rêver, alternant effleurements et doux plongeons. Vos lèvres maintenant ouvertes laissent deviner, sous la pointe de ma langue, votre petit bouton de plaisir. Je l’effleure, j’en joue au rythme de vos sursauts, résistant à vos mains qui appuient sur ma tête.


Mes mains qui ont progressé le long de vos jambes rejoignent votre trésor. Et, tandis que mes lèvres ont happé votre bouton, deux de mes doigts entrent en vous d’une poussée lente et profonde. Votre corps s’arque, en un accord sublime ! Ma bouche et mes doigts entament alors un ballet effréné. Je vous sens frémir. Vos mains ont quitté mon visage pour caresser vos seins un temps délaissés. Levant les yeux, la bouche collée à votre sexe, je plonge mon regard en vous… moment unique, je sens vos jambes frémir, le plaisir monter.


Vos soupirs me guident vers l’ultime. Vos cuisses se resserrent, tremblent et d’un gémissement vous jouissez enfin ! Mes doigts au fond de vous se couvrent de votre jouissance. Le liquide brûlant me couvre le bas du visage juste avant que je vienne m’en désaltérer. Vous semblez être secouée en tous sens, vos petits cris s’enchaînent. Après ces quelques instants hors du temps, je sens votre corps se détendre ; votre souffle, encore saccadé, reste le seul indice de ce moment très intense.


Je relève le visage et me délecte de ce tableau que vous m’offrez. Vous êtes sublime, l’image même de l’érotisme féminin. Je veux encore prolonger ces quelques instants où je vois l’ombre des flammes caresser vos courbes. Puis vous ouvrez les yeux dans un regard légèrement embrumé. Ce regard est celui pour lequel je voulais vous séduire. Il est le plus beau des remerciements que je pouvais recevoir.

Je me sens fier, sans doute la prétention du serviteur qui a su apprivoiser une femme, percer une partie de son mystère…


Je saurai donc à travers nos regards que j’ai fait un premier pas vers mon « Graal » et que vous êtes simplement heureuse d’avoir vécu ce moment. Votre regard, brillant plus que jamais de désir intense, me pénètrera comme un frisson brûlant et puis, soudain, vous esquisserez un sourire.


Seuls quelques mots viendront rompre ce moment :





Ridicule, n’est ce pas… mais j’insiste : cette femme est une des plus inaccessibles que j’aie pu séduire.

Cette première rencontre, où je me suis senti subjugué, me laisse le souvenir d’un romantisme intemporel. Non seulement cette femme était d’une classe folle, mais elle dégageait un mystère certain. Comme pour cacher à la fois son envie d’assumer ses désirs, et son besoin de ne surtout pas mettre en cause cette vie qu’elle a construite autour d’elle. En effet, Marie est une femme mariée, une mère comblée, une cadre respectée et ce n’est pas une frustration quelconque qui semble la guider, mais beaucoup plus l’attrait de l’interdit.


Elle avait fait de cette quête un vrai jeu dont elle-même avait défini les règles. Je suis devenu un des joueurs en franchissant les différents obstacles.

Elle était devenu pour moi : le Graal.

Au fur et à mesure, je m’étais aussi rendu compte que cette femme qui me subjuguait était le concentré d’une multitude de facettes. Il m’avait fallu en décrypter au jour le jour les métamorphoses. Là résidait une partie du mystère.

Elle m’avait offert quelques-unes unes de ses facettes, des plus simples aux plus libertines. Mais jamais je ne les connaîtrais toutes. C’était bien là la vraie règle « non-dite ». Et, du jour où j’avais compris cela, j’avais fait un grand pas dans notre relation épistolaire. Marie cherchait à atteindre, pour chacun de ses aspects, un équilibre. Il me fallait donc la convaincre de faire partie de l’équilibre d’une de ses facettes les plus « cachées ».

J’étais devenu « le serviteur ».



La suite quand « vous » voulez.


Yann