| n° 10100 | Fiche technique | 24057 caractères | 24057Temps de lecture estimé : 14 mn | 29/01/06 |
| Résumé: Cette boutique me tenait à coeur. J'ignorais alors que ma première cliente prendrait tant de place dans ma vie. | ||||
| Critères: fh noculotte cunnilingu | ||||
| Auteur : Eric (Chuuuut.) Envoi mini-message | ||||
| DEBUT de la série | Série : Ma dernière boutique Chapitre 01 | Épisode suivant |
Mon cher magasin…
Le nouveau centre commercial avait ouvert ses portes depuis quelques mois déjà. Il ne marchait pas fort, mais j’avais décidé d’y ouvrir une boutique malgré tout. C’était ma treizième sous cette enseigne. Et comme à chaque ouverture de point de vente, je décidai de m’y consacrer totalement pendant les premiers mois, en faisant acte de présence de façon quotidienne.
Il faut vous dire que depuis que je suis tout petit, j’ai une passion dévorante : je suis un fervent admirateur de BD. Je n’aime pas forcément tous les styles, mais je fais en sorte de tout connaître, le plus possible, disons.
A la suite de la fermeture de l’usine dans laquelle je travaillais en tant que chimiste, je me suis retrouvé avec une belle somme d’argent en poche. C’était il y a vingt ans. À cette époque, je décidai de tout investir dans ma première librairie spécialisée dans la Bande Dessinée. Un bel emplacement, une belle décoration, un grand choix, tant dans les best-sellers que dans les séries les moins connues : voilà qui m’assura quasi-immédiatement une renommée grandissante. Ma boutique marchait bien. Je décidai alors d’en ouvrir d’autres très rapidement.
C’est ainsi qu’au bout de vingt ans, je me retrouvai à la tête d’un groupe de douze librairies spécialisées, toutes basées en région parisienne. Cette treizième boutique devait être la dernière, car je voulais à présent profiter pleinement après les années de dingue que j’avais vécues. Ceux qui sont dans le commerce savent de quoi je parle. Néanmoins, je m’investissais totalement dans cette librairie qui devait être plus grande… plus belle… et surtout encore plus rentable ! que les autres.
Le 6 juin, j’ouvrais les rideaux de fer sur mon dernier bébé. Le magasin était pourvu de tabourets très design, sur lesquels les gens pouvaient prendre le temps de découvrir les ouvrages. Les allées étaient larges, soignées, parquetées en merbau sombre, et de petits éclairages permettaient d’obtenir une ambiance très intimiste.
6 juin, 19 heures : chiffres d’affaire = 0
J’étais dépité. Malgré les campagnes de publicité dans les environs immédiats, les rares curieux ne s’étaient pas transformés en clients. Jamais je n’avais rencontré un tel désert commercial. Je décidai de prendre mon mal en patience : après tout, il faisait tellement beau dehors que les clients préféraient sans doute se promener au grand air… et j’allai me faire couler un café dans l’arrière-salle.
Lorsque je revins dans la boutique, un couple regardait quelques ouvrages très connus, dans la série des XIII et autres Largo Winch. Je les laissai tranquilles, voyant que Monsieur s’y connaissait un peu.
Au bout de quelques instants, Madame se dirigea vers moi. En levant les yeux, je fus incapable de parler. Je n’avais tout d’abord vu que la veste noire un peu longue, de dos. Mais alors que cette femme s’approchait, je pus voir un visage d’une beauté réellement frappante. Elle était magnifique. Une chevelure noire de jais, des yeux verts sur un grand visage un peu pâle. Le nez était bien proportionné et les lèvres charnues, recouvertes d’un rouge écarlate, étaient légèrement entrouvertes.
Les premiers mots sortis de sa bouche m’avaient hypnotisé. Elle avait une voix d’une douceur incroyable et un regard qui me mettait très mal à l’aise.
Pour la première fois de ma vie, je trouvai le courage de répondre du tac au tac :
Cette réponse était assortie d’un sourire complice qui la mit immédiatement mal à l’aise. Ressentant son état, je me repris et m’approchai de son mari qui lisait le premier album d’une nouvelle série.
Le mari prit la parole.
Cet appel à sa femme m’avait permis de tourner la tête vers elle et de la regarder plus intensément.
Je repartis alors vers mon recoin, derrière le bureau et les laissai en paix. Assis à ma table, je les observai discrètement.
Trois minutes après, la femme revint vers moi avec deux ouvrages. L’un d’eux était un coffret de Manara et l’autre le premier tome de Djinn. Avant même qu’elle n’ouvre la bouche, je lui souris en ouvrant grand les yeux et lui dis :
Elle rit de bon cœur.
Elle souriait en disant cela. Je soutins son regard et pris le temps nécessaire à ma réponse. Ces quelques secondes m’ont paru une éternité, mais elle ne bougeait pas d’un pouce.
Elle prit alors sa voix la plus basse pour me demander de bien vouloir mettre ces deux volumes de côté et m’indiquer qu’elle passerait elle-même les chercher dans la semaine. Je pris les deux ouvrages et les mis sous la caisse.
Elle reprit son chemin vers son mari et ils firent un choix conséquent : deux séries entières, soit neuf volumes d’un coup. Et surtout : des clients qui reviendraient pour me donner l’avis du jeune homme en question…
10 juin, 9 heures du matin : ouverture du magasin
J’avais mal dormi. Un cochon de contrôleur URSSAF avait réussi à me redresser sur les «cadeaux» que je faisais à mes salariés, en leur permettant d’acheter des ouvrages moins chers. J’en étais de quelques milliers d’euros et ça avait le don de me mettre en rogne.
Une fois les lumières allumées et le magasin ouvert, je décidai de me prendre un café triple dans l’arrière-boutique, en ouvrant les colis de livraison des nouveautés. J’y trouvai quelques trésors très attendus et je me dis que finalement, j’allais pouvoir me faire une petite séance de lecture tranquille, car les clients se bousculent rarement le matin. Je m’assis sur le pouf à plumes de l’arrière-boutique et commençai à lire une nouveauté : "Nous sommes Légion".
J’étais en plein cœur de l’action quand j’entendis un froissement de vêtements derrière moi. Je me tournai très vite et aperçus le visage de la femme de lundi. Et là… catastrophe ! Je revois encore la tasse de café tiède bouger trop vite et le liquide noir partir en grosse flaque sur le carton de livres ouvert. Bien entendu, ma chemisette et mon pantalon en avaient pris un coup par la même occasion.
Dans des cas comme ça, j’ai toujours un moment d’incrédulité qui me fait dire :
Je repris mes esprits et me levai doucement. Hop, la tasse sur un meuble, je pris quelques mouchoirs pour éponger rapidement les ouvrages, même si je savais qu’ils étaient à présent invendables.
C’est alors que je me dis que tout était de sa faute à ELLE ! Que faisait-elle là ? L’accès à cette salle est interdit aux personnes non autorisées, comme on dit ! Elle avait compris à mon expression que j’étais en colère et qu’elle n’y était pas étrangère.
A ce moment-là, je me dis : mon coco, si tu avais imaginé un seul instant pouvoir te la faire, c’est perdu maintenant ! Alors tant qu’à faire, autant continuer, après tout, ça soulage !
Je réfléchis deux secondes. Le plus important, c’étaient les bouquins.
Elle sortit quelques kleenex de son sac et se pencha pour vider le carton. C’est alors que je me rendis compte que cette femme était habillée comme pour aller au boulot. Tailleur-jupe gris souris avec un chemisier blanc très ouvert sur sa poitrine, que je devinais menue mais bien proportionnée. Les cheveux attachés en chignon et des boucles d’oreille toutes petites en diamant. Chaque détail était étudié avec soin et trahissait un bon goût évident, de même qu’un niveau de vie certainement assez élevé.
Je regardai alors les dégâts sur mes vêtements et décidai d’ôter ma chemisette pour enfiler un tee-shirt qui me servait à décharger les colis des camions. Ce faisant, je la surpris en train de jeter un œil de côté, comme si elle était gênée que quelqu’un puisse la voir ainsi, en plein nettoyage. Je décidai alors de retourner dans la boutique pour fermer à clef quelques instants, le temps de tout remettre en ordre.
En revenant, je la vis de dos, penchée sur la table basse où elle avait posé quelques ouvrages déjà nettoyés. Sa jupe était fendue derrière et laissait entrevoir le haut de sa cuisse gauche. Le galbe de ses jambes était superbe et rejoignait des fesses fermes, sans aucun défaut. De plus, son tailleur ajusté à son corps dessinait des formes splendides et me donnait envie… d’en savoir plus.
Je mentais pas trop mal sur ce coup-là… pas sûr, mais au moins, je faisais semblant de ne pas me souvenir.
Elle continua son ménage et je la trouvais très appliquée. J’entrepris de vérifier les livres qu’elle avait déjà nettoyés.
Elle se releva immédiatement en se cambrant pour vérifier sa jupe.
Elle vérifiait toujours et ôta sa veste pour regarder partout. Son chemisier blanc était légèrement transparent et laissait deviner un ventre plat et des sous-vêtements en dentelle blancs.
Elle tourna sur elle-même en courbant le dos de côté, très gracieusement.
En effet, la chaussure gauche avait un peu de café. Rien de bien méchant, mais quand même. Je pris un mouchoir et me mis à ses pieds pour essuyer doucement le cuir noir.
En relevant la tête vers elle, nos regards se sont croisés. Je restais un genou à terre, les yeux dans les siens, médusé. Elle était vraiment très belle ainsi. En deux secondes, j’avais lâché mon mouchoir et ma main touchait sa cheville droite et remontait lentement sur son mollet. La peau était douce et ma position m’incitait à aller beaucoup plus loin.
Elle ne bougeait pas. Elle semblait hypnotisée et ne pas savoir comment réagir.
Avant qu’elle ne prenne une décision, ma main était remontée derrière sa cuisse et passait déjà sous sa jupe pour atteindre le bord de la fesse. Je ne sentais aucun tissu. Soit elle ne portait rien, soit c’était un string ficelle.
Je mis tout de suite ma deuxième main sur l’autre jambe, un peu écartée de par la position qu’elle avait prise pour que je nettoie sa chaussure. J’atteignis alors son autre fesse et les pris toutes les deux dans les mains ; mes doigts atteignaient presque le sillon culier. Je redescendis le long des cuisses, pour mieux remonter… mais cette fois la jupe remonta aussi, aussi haut que je le pus.
La surprise fut totale : non seulement elle ne portait rien en dessous, mais en plus, son sexe était totalement rasé ! C’était une première pour moi et je ne voulus pas perdre un instant. Ma bouche se posa directement sur son pubis pour l’embrasser.
Je stoppai, incrédule…
Je compris alors qu’elle désirait que nous allions plus loin, qu’elle l’avait toujours voulu. Décidément, je ne comprendrai jamais rien aux femmes, moi ! Je lui souris.
A ces mots, ma bouche se posa sur son pubis. J’embrassai le bas de son ventre et descendis lentement entre ses cuisses. Mon regard ne la lâchait pas, jusqu’au moment où je vis ses yeux se fermer doucement et sa bouche s’entrouvrir… à l’instant précis où mes lèvres effleurèrent ses lèvres intimes.
La moiteur de l’endroit était très sensible. Ma langue entreprit alors d’ouvrir cet antre chaud et doux pour remonter lentement sur son clitoris. Je le découvris du bout de la langue et tournai doucement autour. Elle se crispa et étouffa un gémissement… Je la tenais fermement par les fesses. Je continuai à les caresser, à en écarter doucement les deux globes.
Ma bouche s’ouvrit totalement pour s’écraser sur son sexe, alors que ma langue descendait et pénétrait son vagin si humide. J’entrepris de sonder ce corps de ma langue en entrant et sortant lentement. Je remontais à chaque fois jusqu’à son clitoris et en faisait le tour pour mieux épandre la liqueur qu’elle commençait à produire en belle quantité.
Elle se mit d’un coup à tituber et posa ses mains sur ma tête pour se retenir. Ceci eut pour effet de pousser mon visage sous elle, en m’écrasant un peu plus encore. Mes mains se rapprochèrent de son sillon fessier et j’entrepris de venir caresser la petite rosette de ses fesses.
Je n’écoutais plus. Ma langue entrait dans son sexe, écartait ses lèvres pour la fouiller très profondément pendant que ma main droite faisait pointer mon majeur sur son anus. Je le posai dessus et n’allai pas plus loin.
Elle ouvrit les yeux vers moi. Je lui dis juste :
Et pendant que ma langue dardait son clitoris de plus belle, le regard planté dans le sien, je poussai mon majeur entre ses fesses, lentement.
Elle avait prononcé ces paroles avec un rictus de crainte. Je décidai de continuer très lentement, tout en activant ma bouche sur son sexe. Je pinçai son clitoris entre mes lèvres puis suçai ce petit bout tout raide en lui donnant des petits coups de langue.
Mon majeur était introduit d’une phalange… C’était un début. Je poussai encore un peu puis ressortis presque entièrement. Je revins sucer son clitoris, ce qui la fit se crisper à chaque fois. Elle mouillait énormément à présent et mon doigt, planté dans ses fesses, ressentait l’humidité de son sexe.
Je mis ma deuxième main plus bas… et d’un coup, un doigt entra entre ses lèvres. Il y pénétra très facilement. Lorsque je revins à la charge sur son anus en même temps, ma langue était sur son clitoris.
C’est à ce moment qu’elle eut un orgasme fulgurant. Ses mains s’étaient crispées sur mes cheveux, ses jambes flageolèrent et un cri rauque emplit la petite arrière-boutique. Mes doigts entraient et sortaient doucement, sans cesser leur petit manège.
Au bout de quelques instants, j’avais léché son sexe glabre de toute sa cyprine puis mes doigts, eux aussi chargés des liquides de cette charmante jeune femme. Elle abaissa sa jupe… reprit ses esprits, puis s’assit sur le pouf de plume.
Son visage commença à s’empourprer un peu et des larmes lui montèrent aux yeux. Cette femme qui venait de vivre un bel orgasme était à présent au début d’une crise de larmes. Incroyable. Je connaissais des gens qui ont l’alcool triste, mais c’était bien la première fois que je rencontrais quelqu’un qui avait l’orgasme triste !
Je me mis accroupi devant elle, pour lui faire relever le visage.
Me voilà bien. Pour la première fois de ma vie je venais de sombrer dans un côté maître/soumise totalement inconnu de moi.
Elle se releva, m’embrassa sur la joue, puis alla prendre son sac à main et sa veste.
J’entrepris alors de lui prendre la main et de la coller à mon entrejambe.
Elle sentit alors au bas de mon ventre une bosse déformer mon pantalon. Ses yeux s’agrandirent… elle comprenait que notre petit jeu n’avait profité qu’à elle.
Elle sortit de l’arrière-salle, puis de la boutique, en marchant vite. Au détour d’un pylône du centre commercial, je la vis se retourner, elle pleurait. Nos regards se croisèrent quelques instants et elle disparut dans la foule qui commençait à arriver.
Je me décidai à reprendre mes esprits et ouvris ma caisse. C’est à ce moment que ma tristesse et mon vague à l’âme disparurent d’un coup : elle avait oublié ses deux ouvrages.
Je me dis soudain que si je la voyais revenir un jour pour les reprendre, c’est que quelque chose se serait "vraiment" passé entre nous.
Si j’avais su alors toutes les conséquences qu’aurait cette aventure…