| n° 10094 | Fiche technique | 10006 caractères | 10006Temps de lecture estimé : 7 mn | 28/01/06 |
| Résumé: Des retrouvailles à l'hôtel. | ||||
| Critères: fh frousses hotel amour fellation cunnilingu pénétratio bougie ecriv_f | ||||
| Auteur : Mona Envoi mini-message | ||||
De taille moyenne, rousse aux yeux verts et pulpeuse, Mona restait discrète. Un léger sourire qui flottait agréablement sur ses lèvres et des yeux tendres la rendaient belle. Les hommes lui lançaient des regards qui laissaient deviner qu’un signe de sa part et ils pourraient la suivre pour un doux moment dans ses bras.
Elle était partie depuis quelques jours. Un repos mérité, histoire de changer d’air et de se remonter le moral. Une chose pas évidente. En peu de temps, il y avait eu tellement de changements dans sa vie, qu’elle en avait encore la tête toute retournée.
Le plus gros changement avait été une rencontre. Celle-ci était arrivée à un moment paisible dans sa vie. De fil en aiguille, petit à petit, elle avait de plus en plus pris de place dans sa petite existence. Malheureusement, leurs vies étaient tellement dissemblables, qu’ils ne pouvaient envisager quoi que ce soit d’autre que la relation qui les liait. Une petite bulle qui n’appartenait qu’à eux. Tendre et sereine, Mona s’amusait à la comparer à une mousse au chocolat, douce, sucrée, moelleuse avec juste une pointe amère.
Luc la dépassait de 8,6 cm. Une taquinerie entre eux pour trouver une brique de cette taille, qui permettrait à Mona d’être face à face avec lui. Brun aux yeux verts aussi rieurs qu’elle, il avait une barbe de trois jours finie par un petit bouc et une fine moustache. Elle aimait se retrouver dans ses grands bras protecteur et se laisser bercer contre son cœur. Une complicité qui les faisaient rayonner et à laquelle les personnes autour d’eux ne pouvaient échapper. Ces moments-là étaient bien trop rares. Les contraintes professionnelles les obligeaient à vivre loin l’un de l’autre trop souvent et trop longtemps.
Ce samedi soir, elle était comme à son habitude, seule, à une différence près, ce n’était pas dans son chez elle, mais dans un charmant petit hôtel qui faisait face au château médiéval de cette petite ville aux pierres patinées par le temps. Installée à une table pour deux, elle pouvait tout à loisir contempler la valse des serveurs aussi bien orchestrée qu’une partition de musique. Premier repas et aussi dernier repas de la journée, décidément son appétit lui faisait défaut. Le cœur n’y était pas. Pourtant, c’était tout simplement divin. Une viande moelleuse, un arrangement de table original, des frites servies dans une petite assiette en forme de lune, son entrecôte posée avec du café de paris dans une assiette rectangulaire où était posée une coupelle en losange remplie de différentes sortes de salades. Mais il lui manquait celui qui égayait ses soirées par ses sourires et ses taquineries.
Un simple sms envoyé en début de soirée pour lui dire qu’il pensait à elle et juste un bisou. Autant dire que ça ne la mettait pas dans tous ses états, enfin si, elle trouvait la chose un peu maigrelette, m’enfin… Elle ne désirait plus qu’une chose, rejoindre sa chambre pour se reposer. La journée avait été harassante, arpenter les rues de la vieille ville avait son charme, mais physiquement, pfiou ! Même le bain parfumé de sels de pétales de roses, avant son repas, n’avait pas pu la détendre.
La serveuse déposa devant elle un sorbet framboise. Pile ce qui lui fallait pour se rafraîchir le bec après son repas.
Mona leva la tête vers celui qui osait la déranger durant sa délectation. Ses yeux s’agrandir de surprise. Elle en perdait ses mots, en oubliait son sorbet. Elle se dressait gauchement de la table. Cela ne dut pas passer inaperçu parmi les gens qui les entouraient. Mais peu lui importait. Il était venu, il l’avait rejointe pour quelques heures seulement.
D’une main, Luc la guida vers l’étage pour rejoindre sa chambre et de l’autre, il tenait la coupe glacée. Elle ne pouvait plus parler tellement elle souriait.
Son regard brillant. Intense et lumineux. Le bout de ses doigts glissant, sur la peau de Mona, lentement au point de lui donner des frissons de plaisir. Son visage blotti dans les grandes mains douces de Luc. Son cœur se serra sous une bouffée de chaleur qui l’irradia entièrement. Ses lèvres parcoururent son visage. Avec la pointe de sa langue, il entrouvrit ses lèvres qui s’écartèrent d’elles-mêmes sous cette douce pression. Les doigts de Mona se perdaient dans sa nuque alors que leurs langues dansaient langoureusement.
Elle lui souriait, les yeux brillants. Rallumant rapidement son ordinateur portable posé sur le bout de son bureau. Doucement s’éleva une mélodie entraînante et primitive. Elle constata qu’il avait mis à profit ce moment pour sortir quelques bougies qu’il alluma prestement.
Son sorbet fondait. Pas étonnant vu la chaleur qui se dégageait à présent. Le thermomètre n’était pas le seul indicateur que cela chauffait. Le peu de contact corporel qu’ils avaient eu, avait réveillé une douce chaleur dans son bas-ventre qui devenait doucement humide.
Il s’assit sur le lit et entreprit de glisser ses mains sous son haut pour le lui ôter. Posant ses lèvres sur la dentelle qui recouvrait ses seins, ceux-ci durcissaient et pointaient d’envie.
Il dut s’y reprendre trois fois pour dégrafer son soutien-gorge, puis s’attaqua son jeans qu’il fit glisser en même temps que son string. Elle se retrouvait nue devant lui. La lumière tamisée de la chambre rendait leur intimité plus douce.
Elle se mit à genoux face à lui. Un à un, elle fit sauter les boutons de sa chemise toujours en souriant, son regard laissant clairement indiquer que ce moment lui plaisait infiniment. Elle le poussa sur le lit pour l’allonger et continua à le déshabiller. Sa bouche se perdait sur son ventre et descendit vers sa verge qui gonflait de plus en plus. Elle aimait son odeur intime. À petits coups de langue passée sur son gland, elle finissait de le faire grandir. Elle l’embouchait tendrement, aussi loin que elle le pouvait. Un vrai délice de sentir sa force en elle. Sa langue parcourut sa hampe et avidement, elle le reprit entre ses lèvres en taquinant son frein.
Il gémissait son plaisir, sa respiration s’accéléra. Il lui caressait les cheveux et laissait parcourir sa main sur sa joue. Ça l’amusait de suivre le parcours de son corps dans le sien. Elle émettait des petits sons de satisfaction. Elle aimait le sucer, le lécher comme une chatte gourmande. Sa douceur et sa force lui donnaient des picotements chauds dans tout son être.
Elle n’avait plus aucun contrôle sur elle-même, elle n’était plus qu’envie d’être emplie de lui. Le reste ne comptait plus. Cet instant magique, qui leur appartenait totalement. À la lueur des bougies, il entreprit la conquête de son corps, parcelle après parcelle, sans omettre un centimètre, ses caresses se firent plus intenses. Son corps à elle commençait à avoir de plus en plus faim de lui. Sa langue glissa entre ses cuisses pour y cueillir le nectar qui s’écoulait d’elle.
Elle tremblait d’envie, à chaque lapement qui s’égarait sur son bouton, l’envie de le sentir en elle se fit de plus en plus présente. Ses mains s’agrippèrent au drap de lit. Elle ne pouvait plus retenir ses gémissements sourds. Lentement, sous ses encouragements, il remonta vers son visage. Ses doigts s’emmêlèrent dans les siens, leurs lèvres soudées, leurs bassins se rejoignirent.
Petit à petit, il glissa en elle, la fit sienne. Leurs corps soudés l’un à l’autre, ne bougeaient plus. Juste savourer ce moment. Leurs yeux se caressaient, un sourire flottant sur leurs lèvres. Lentement, à l’unisson, l’envie remonta et de tendres mouvements les emportaient vers un seuil sans retour possible. Ils dansaient sur leur musique intérieure, à l’écoute du désir de l’autre. Les mains de Mona posées sur son dos, ses yeux plongés dans les siens, elle sentait monter en elle une vague de chaleur intense. Le souffle coupé, elle se laissait emporter par le désir au point de laisser un long gémissement s’échapper. Luc n’attendait que cela pour se laisser partir aussi et tapisser l’antre de Mona.
En riant, il l’embrassa dans le cou, lui murmurant des mots tendres et chauds. Luc se tourna sur le côté, la prit dans ses bras et la berça.
Elle colla son oreille contre sa poitrine pour écouter son cœur battre, les yeux fermés pour prolonger à l’infini ces moments de tendresses.
Il lui caressa les cheveux lentement pour humer encore son parfum. Juste quelques instants de calme avant de la regoûter et rien qu’à cette idée, il en avait une nouvelle érection.
La nuit fut courte en sommeil, mais tellement riche d’amour, les milles caresses douces les avaient mis sur un nuage hors du temps. Ils n’avaient pas entendu l’orage qui avait éclaté et qui à l’aube avait fait place à une matinée ensoleillée. Les heures passèrent trop rapidement et bientôt, il leur fallut quitter leur nid douillet et se séparer sur le quai de la gare.
Une dernière caresse, un dernier bisou, avant que les portes du train ne se referment sur Luc. Mona s’en retourna vers sa voiture, les larmes aux yeux, déjà en manque de Luc.