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n° 10030Fiche technique14669 caractères14669
Temps de lecture estimé : 9 mn
05/01/06
Résumé:  Ou quand une compagne rêve d'offrir à son homme le plus beau des bijoux... une femme!
Critères:  ffh inconnu fellation pénétratio ecriv_f
Auteur : Kiara
Le bijou

Assise dans l’herbe, je la contemple. Elle est proche, si proche… Je vois ces grands yeux bruns qui admirent avec une joie enfantine le spectacle de danse. Et moi qui ne souhaitais pas venir à ce festival, par cette accablante chaleur ! Je ne regrette pas d’avoir fait l’effort…

Malgré la moiteur de l’air, elle porte ses cheveux châtains dénoués, ondulant librement dans son dos au rythme de ses acclamations. Le soleil y jette des reflets dorés. Sa peau brune contraste très joliment avec ses lèvres claires. Alors qu’un sourire éclaire son visage presque juvénile, je peux voir ses dents parfaites et d’adorables fossettes qui se creusent en ses joues. L’extrême température paraît ne pas l’importuner, tant elle semble aérienne et légère dans sa fine robe de coton clair. Ah, si, je discerne un léger film de transpiration brillant sur ses hautes pommettes. Cette sylphide est donc humaine…

C’est elle. C’est ce bijou que je veux offrir à mon amour, lui qui n’a connu que moi.

Il ne sait rien, pas encore. Je doutais presque de son accord, mais lorsque je regarde la perfection nacrée de cet elfe, j’ai la certitude de son désir.

Mais comment l’aborder, que lui dire ?

Je l’ignore. Tant pis, j’improviserai.

Le spectacle, dont je n’ai rien saisi, prend fin dans un tonnerre d’applaudissements. Je ne parviens pas à m’arracher à cette vision féerique. Elle a dû sentir mon regard insistant car, soudain, elle se retourne et ses yeux se fixent sur moi. Je retiens mon souffle… Aucune hostilité, juste de la curiosité. J’essaye de prendre un air avenant et de quitter cette expression farouche qui est la mienne, et cela a l’air de marcher, car elle esquisse un sourire…

Charmée, j’en rougirais presque…

Mais la voilà qui se lève et, plus rapide que la brise, elle s’évapore dans la foule dense.

Paniquée, je m’apprête à me lever pour la rattraper, mais mon amour se tourne vers moi et me demande si on ne peut pas retourner à la tente un moment.

Il n’a rien remarqué. Ouf ! Ce joyau doit rester une surprise… Surtout, ne rien dévoiler…

Je me doute bien de la raison de sa demande, de ce dont il a envie… Et à la chaleur que je perçois dans mes reins sous le feu de son regard brûlant, je la partage…

Le festival dure deux jours, je la retrouverai, j’ai le temps… Je la chercherai dès ce soir. En attendant, je veux m’oublier dans ses bras…



Ébouriffée, comblée, je me glisse en silence hors de la tente.

Il dort, épuisé de notre longue étreinte.

Je vais me rafraîchir au ruisseau qui s’écoule non loin et tente avec quelque difficulté de discipliner ma chevelure rendue hirsute par la fougue de mon amour.

Autant essayer de faire bonne impression. Je me fais l’effet d’un ours, comparée à cette créature céleste… Mais, pour mon amour, il faut le diamant le plus pur… Et je l’ai trouvé.

Enfin, je vais tenter de le retrouver, déjà…


Je déambule depuis des heures… Le jour va finir et je ne trouve toujours pas la belle… De stand en stand, je désespère de jamais la recroiser…

Un reflet chaud, dans la lumière dorée qui précède le crépuscule, accroche mon regard. C’est elle ! Je ne l’ai pas vue, mais il n’y a qu’un elfe pour libérer un tel éclat…


Je me lance à sa poursuite, sans me préoccuper des badauds que je bouscule. Je la distingue enfin… Elle est seule, distraite, parfaite…

Mais voila qu’elle disparaît à nouveau ! Non, c’est elle, l’insaisissable nymphe qui se glisse entre les passants ! Je cours presque, pour la rejoindre, mais de nouveau, exaspérée de ma lenteur, je la perds de vue… Non… cela n’aura donc pas de fin ? Mon pas se transforme en foulée. Je recherche un reflet, une tendre couleur, un éclat…

Et je la heurte de plein fouet…

J’ai le réflexe de la rattraper alors que l’impact manque de la faire tomber.

Je bafouille :



Ses yeux limpides m’observent, amusés.



Écarlate, je ne sais que répondre…



Bêtement, je lui réponds alors :



Son rire cristallin s’élève, alors que je souhaite de toute mon âme disparaître sous terre. Qu’est-ce qui m’a pris ?

Prenant mon courage à deux mains, je lui demande si elle veut boire un verre avec moi.

Elle accepte !

Après avoir acheté deux bières, nous allons nous installer à l’écart du bruit et de la foule encore nombreuse.


Gracieuse, elle entame la discussion. Elle est étudiante, s’appelle Lola, elle a vingt ans. Elle est loquace, aucun silence ne vient l’interrompre. À vrai dire, je me préoccupe moins de ses paroles que du son de sa voix, de la forme de ses lèvres exquises, du mouvement incessant de ses mains fines, rythmant chacune de ses paroles…



J’ai un énorme sursaut en entendant ces mots qui ont passé la barrière de mon inattention.



Elle fait toute jeune fille, et pourtant me voilà impressionnée comme une jouvencelle, face à elle.



J’ai envie de lui dire de cesser d’avoir l’air contrit, qu’au contraire, c’est très bien ! Mais je ne peux que sourire bêtement.

Je me mettrais des claques !!

Je lui propose de m’accompagner à ma tente, pour faire un feu, discuter…

Elle me suit…


La tente est à l’écart, afin que nul ne vienne nous importuner au sujet des feux que nous n’avons évidemment pas le droit d’allumer. Nous sommes installés près du ruisseau. La nuit, on perçoit ses notes légères en faisant l’amour.

Mon amour a déjà allumé le feu. Il ne nous a pas encore aperçues et je le vois tourner en rond, inquiet, comme un fauve en cage… Il est vrai que j’ai été absente longtemps…

Lorsque nous pénétrons dans le cercle de lumière, il a un sursaut.



Sans prendre garde au regard méfiant que me lance mon amour qui connaît bien ma faiblesse pour les femmes, je vais chercher des canettes que l’on a laissé tremper dans l’eau fraîche.

Assis autour du feu, nous échangeons des paroles sur tout, sur rien. Je l’observe. Il ne cesse de dévisager notre hôte avec une admiration évidente. Elle, volubile, ne semble jamais s’apercevoir du regard de mon amour qui suit le mouvement de sa main lorsqu’elle remonte la bretelle de sa robe qui ne cesse de glisser. Mais je connais les ruses féminines, le besoin de séduction que possèdent toutes les femmes… Elle sait…

Loin de me croire habile, avec des ficelles énormes, je dirige peu à peu la discussion sur le sexe. La confiance s’instaure, nous parlons tous trois librement, même si mon amour demeure toujours un peu fermé, comme à l’ordinaire dès que nous sommes plus de deux.

Je questionne Lola au sujet de ses préférences, ses pratiques inédites, ses fantasmes. Elle rougit. Voilà qui est bon signe…

Elle sourit et me rétorque qu’elle ne se dévoilera que lorsque je l’aurai fait moi-même. Je m’empourpre, mais saisis cette perche.



À ces mots, il sursaute violemment. Incrédule, il me regarde. Je baisse les yeux, je suis gênée, malgré ma détermination.

Lola rompt le silence pesant avec son doux rire. Elle se tourne vers moi. Je vois dans ses yeux qu’elle a compris. Elle sait pourquoi je la suivais.

L’appréhension me gagne. Tout se joue maintenant.

Elle me dit alors que c’est un beau fantasme, et qu’elle en a un semblable : faire l’amour à un homme devant sa compagne…

Je ne sais si c’est vrai, peut-être ce désir lui est-il venu subitement, mais me voila soulagée et heureuse. Elle me fait un clin d’oeil discret.

Pendant ce temps, mon amour tente de reprendre son souffle après avoir failli s’étouffer avec sa bière en entendant la réponse de Lola.

Tremblante, je me lève et m’assois près de lui. Il est touchant, avec son regard traqué qui lui ressemble si peu. Je lui souris, et tendrement je l’embrasse.


Lola s’est levée. Elle est là, près de nous, immobile.

Je prends sa main, et doucement la pose dans celle de mon amour…

Je sens son trouble, sa gêne, ses doutes…

Il me regarde sans trop savoir s’il peut y croire. Je l’embrasse encore, mes yeux lui disent "n’aie crainte…", je lui murmure "je t’aime…"

Il me répond que lui aussi. J’acquiesce, pour lui faire comprendre que je le sais, et que je n’en douterai pas, quoi qu’il se passe.

Il paraît rassuré, mais je doute qu’il prenne des initiatives… La douce nymphe s’en chargera…

Je me lève et m’éloigne du feu. À moitié dans l’ombre, en retrait, je les observe.

Il me regarde, mais elle lève son visage vers lui, cherchant ses lèvres. Je le vois hésiter, mais finalement il se laisse faire. Leurs lèvres se joignent…

Un pincement me serre le coeur, mais je m’efforce de le chasser.

Je suis heureuse de ce cadeau somptueux, de ce bijou unique que j’ai pu lui offrir.


Le baiser se fait plus langoureux, plus profond. L’elfe prend sa main, la guide vers la cambrure de ses reins. D’abord immobile, elle se déplace désormais sans l’aide de Lola, effleure les fesses, remonte sur le dos, tandis que le baiser n’en finit pas. Par-dessus l’épaule de la belle, il me jette un regard furtif, inquiet, mais mon immobilité, mon silence le rassurent.

Il se fait plus audacieux, entreprenant. De son autre main, il lui caresse un sein, puis l’autre, pince un téton, puis l’effleure.

La jalousie est là, lancinante, elle cogne à mes tempes. Mais un trouble délicieux m’envahit. Il est rentré dans le jeu, ça y est. Tandis que son regard croise le mien, son expression se fait espiègle, ses mains plus pressantes.

Lorsque je constate son évident désir, à la bosse de son jean, j’ai un coup au coeur. Mon amour bande pour une autre. Paradoxalement, cela m’excite. La douleur est toujours là, mais il y a le désir, aussi.

Elle soulève son tee-shirt, le lui enlève. Ses lèvres descendent sur le torse aimé, jouent avec ses tétons.

La caresse de mon amour se déplace sur la cuisse de Lola, puis remonte sous la robe. Je vois à travers la fine étoffe sa main masser les fesses de la douce. La respiration de celle-ci se fait plus rapide. Elle porte sa main vers le renflement de son pantalon, défait lentement, un à un, les boutons. Quand son membre jaillit, j’ai peur. Et si elle lui faisait plus de bien que moi ? Et s’il préférait son étreinte ? J’intime le silence à mes craintes, me concentre sur ce spectacle qui me fait si délicieusement mal…


La bouche de Lola descend le long du ventre, descend, s’ouvre… Elle darde un bout de langue rose qui vient se poser sur le gland brillant. Je vois mon amour tressaillir.

Les lèvres de Lola entourent désormais la tige, entament un langoureux va-et-vient. Mon amour se tend, ses muscles se crispent. Il ouvre les yeux et me regarde. J’y lis le plaisir, l’amour et l’excitation. Ses lèvres forment un tendre "je t’aime…"

Je sens mon entrejambe moite. Tous les sens en éveil, je le regarde avec amour se faire sucer par une autre que moi.


Il caresse les fesses de Lola qu’il a découvertes. Il baisse de l’autre main les bretelles de sa robe. Placé ainsi, il ne peut atteindre ses seins de ses lèvres alors, du bout des doigts, il les agace, les pince.

Ses doigts glissent le long de la raie de la jeune femme pour se perdre dans les ombres secrètes de son plaisir. La bouche refermée sur son sexe tendu, elle gémit. Sa croupe ondule tandis que les mouvements de la main de mon amour se font plus rapides.

Elle ouvre la bouche et laisse échapper la queue turgescente de mon homme. Prenant un sein dans sa main, elle se redresse et le place devant le visage de mon amour. Tandis que sa langue joue délicatement avec le téton, que ses dents mordillent la chair tendre, il m’observe avec malice. Ma respiration saccadée me trahit, le tremblement de mes mains témoigne de mon état.

Sans me quitter des yeux, il allonge la jeune femme sous lui.

Elle écarte les cuisses, gémissante, impatiente.

Un sourire en coin sur ses lèvres fines, son regard rivé au mien, il la pénètre alors…


Mille sentiments contradictoires se bousculent en moi. L’excitation prédomine le reste, mais je ne peux ignorer la jalousie…

Il embrasse fougueusement Lola, tandis que ses grands coups de boutoir secouent la jeune femme. Elle l’accompagne de puissants mouvements de reins, lui disant d’aller plus loin, plus fort…

Ses jambes fuselées entourent la taille de mon amour, ses mains appuient sur ses fesses pour le faire aller toujours plus profondément en elle.

Je veux embrasser mon amour. Je me lève et m’approche, les jambes flageolantes. Quand je tends le visage vers lui, il m’embrasse à pleine bouche, se libérant violemment dans le corps de cette autre femme avec un gémissement rauque, pendant que les cris de Lola se font plus aigus, témoignant de son orgasme foudroyant… Prolongeant son plaisir, il bouge encore doucement en elle…



Nous sommes seuls. Lola est partie. Inquiète, je le regarde. Mais son sourire amoureux me rassure.



Pressée contre lui, je sens son érection.



Nos lèvres se joignent, nos corps se cherchent, se trouvent…