| n° 10026 | Fiche technique | 67337 caractères | 67337 11728 Temps de lecture estimé : 47 mn |
05/01/06 |
Résumé: Récits imaginaires et authentiques | ||||
Critères: #recueil #fantastique #conte | ||||
| Auteur : Le Kawjer | ||||
Delta : histoires de Djinns
I
Ahmed Neguida al Fayoumi, c’est le « Omdeh » du village, tous ici le craignent, sa haute stature, sa carrure massive, ses moustaches à l’ottomane, ses yeux noirs et perçants, sa canne de notable dont il n’hésite pas à faire usage pour caresser le dos d’un jeune insolent ou d’une femme impudique.
Ici le Delta se fait oublier dans une mer de palmiers dattier, de carrés maraichers tirés au cordeau, aucun gramme du précieux limon n’est perdu, les chemins sont des digues, les routes ou trottinent les petits ânes blancs longent les « terra », les bœufs paisibles paissent dans les champs.
La maison de Si Ahmed est située au début du village, opulente, avec une terrasse ombragée, l’eau courante, le téléphone et l’électricité. Si Ahmed est l’autorité du village et le Cheikh de sa communauté.
Ce matin, comme tous les matins, Fatheya sa femme, lui apporte son petit déjeuner, en posant le plateau sur la tableya une olive noire roule sous la table. Fatheya la ramasse promptement et se retire le dos courbé craignant que dans sa colère Si Ahmed ne réveille les douleurs laissées la veille, sur ses omoplates, par le manche en ivoire de son nesha.
Ce matin Ahmed Bey reçoit ses administrés, mais Si Ahmed est ailleurs, il pense à Soheir, dont il veut faire sa quatrième épouse lorsqu’elle reviendra de la ville, Aujourd’hui après le Salat al Zuhr, il rendra visite à la Mahalema, la marieuse. Il écoute d’une oreille lointaine les doléances que les notables lui adressent, signe d’une main distraite les documents pour le Qadi ou le Gouverneur. Il rend ses arbitrages et congédie les solliciteurs.
Depuis l’arrivée de la télévision satellitaire trop de femmes du village se comportent comme des prostituées. Il est bon de rappeler les hommes à leurs devoirs, car même si les melleyas noirs sont toujours d’actualité dans les rues du village, Si Ahmed se rend bien compte que les ondulations des bassins sont plus prononcées, les yeux plus maquillés, et on a même vu une jeune fille en jeans, un comble ! Il est temps d’y mettre bon ordre.
Avec mille précautions oratoires, Fatheya le sort de ses pensées pour lui annoncer la venue d’Oum Abdou qui sollicite un entretien de toute urgence. Si Ahmed sent la colère monter en lui, mais se ravise et demande à sa femme d’introduire la visiteuse. Fatheya s’efface pour la laisser passer, tout en restant bien en vue comme la bienséance l’exige lorsqu’une femme seule est en visite. Mais Si Ahmed la congédie sans autre forme de procès.
Si Ahmed vient se placer derrière Oum Abdou, elle sent son souffle sur sa joue, il pose sa main sur son épaule
Les mains de Si Ahmed malaxe déjà la poitrine de la pauvre femme, qui vaincue n’offre plus de résistance. Il la pousse brutalement vers le banc de réception, l’y couche, et la trousse, remarquant au passage la pilosité de son intimité. Il se dit qu’il y a au moins une femme abstinente dans le village. Très vite il prend sa gallabeya entre ses dents, ajuste son sexe, embroche la pauvre femme et après quelques saccades éjacule avec force. Tous deux se relèvent rapidement, se redonnent contenance, il lui établit un reçu et la chasse sans ménagement.
Il se sent rasséréné, mais réalise tout à coup qu’il avait projeté de rendre visite à Mona sa troisième et plus jeune femme. Mona est fougueuse et il convient de l’honorer souvent car elle n’est pas autorisée à sortir de son domicile. Si Ahmed pense que c’est fâcheux, car il n’est plus en appétit, et que son programme ne lui laissera pas le temps de se ressaisir. Malgré tout il décide de respecter son plan et se rend en marchant d’un pas mesuré jusqu’à la maison de Mona.
Mona lui sert son café mazbout, comme il l’aime, brulant et aromatique. Elle s’assoit en silence le regardant siroter son café. Il pose quelques questions domestiques, règle les problèmes d’intendance et lui annonce son intention de prendre congé. Surprise elle se lève, se colle contre lui, et lui prenant de force la main, la glisse sous sa tunique vers le sexe qu’elle a amoureusement épilé en se levant à 5 heures du matin. Il la repousse violement :
Il se lève, la gifle, puis saisissant une cravache, la roue de coups en hurlant des insultes, alors que tous les domestiques se précipitent pour le calmer.
Heureux de s’en être sorti à bon compte, avec peut-être une pointe de regret rétrospectif en considérant la douceur de la fente de Mona sous ses doigts, mais que veut-on, si la femme demande alors rien ne va plus. Si Ahmed quitte la maison de sa troisième femme avec le sentiment d’un devoir bien mené. Il peut se rendre à la Mosquée pour honorer le Très Haut.
Apres avoir sacrifié à ses obligations religieuses, il s’en retourne de son pas mesuré vers sa demeure ou il sait que les femmes auront préparé le déjeuner. Sur son chemin il croise une mendiante. Cela le dérange profondément et l’irrite au plus haut point, car il ne la connaît pas et il pense qu’elle dénature le village et aussi parce que le voila en devoir de lui verser l’aumône que tout bon croyant se doit de donner aux pauvres.
Excédé Si Ahmed lève son chasse-mouche sur la vieille femme et frappe sèchement, si violement qu’un nuage de poussière s’élève et que la vieille femme disparaît de sa vue. Si Ahmed s’étonne, cherche autour de lui, puis hausse les épaules en se disant en souriant « Afrita !, un fantôme »
Oubliant bien vide l’incident, il arrive à la porte de sa maison, tout étonné que personne ne se soit précipité pour lui ouvrir la porte. Il frappe à coup de poing. La porte s’ouvre :
Karima explose d’un grand rire
Croyant à une mauvaise plaisanterie, Si Ahmed lève la main s’apprêtant à frapper cette insolente Karima dont il se promet de visiter le fondement après l’avoir proprement corrigée, lorsque la gifle l’atteint en pleine face. Surprit il recule sous le choc et la porte se referme brutalement. Il reste un instant interloqué. Se ressaisit et frappe à nouveau à porte. C’est alors Mohamed le baouab qui lui ouvre.
Puis la porte se referme à nouveau. Si Ahmed n’y comprend rien. Pourquoi le prend-t-on pour une femme. Soudain il découvre ses mains fines et son abaya noire, il prend conscience du voile qui lui recouvre la tête. C’est un mauvais rêve, la moulloreya de Fatheya était trop lourde il s’est assoupi c’est sur, il va se réveiller. À cet instant passe Mahmoud sur son âne gris :
Non ca n’est pas un rêve, Si Ahmed sent distinctement les mouches qui se posent sur son visage. Il s’était assis les genoux bien écartés comme un Omdhe. En se relevant, il tire sur son abaya découvrant des genoux fins que Mahmoud dévore aussitôt des yeux
Mais Mahmoud ne bouge pas d’un millimètre. Que faire ? Ou aller ? Comment retrouver son aspect ? La rue est déserte, il fait trop chaud, tout le monde est à l’abri en attendant les heures tièdes du couchant. Mahmoud se fait pressant. Il faut fuir, mais ou aller ? Alors Si Ahmed prend la décision de se diriger vers ses champs espérant y trouver de l’aide. Mahmoud le laisse prendre de la distance et le suit discrètement. Si Ahmed mal à l’aise, bouleversé, ne sachant pas marcher avec des chip-chip de femmes, peine sur le sentier. Mahmoud comprenant ses intentions, coupe à travers champs, et s’installe sous une frondaison propice et bien abritée des regards. Lorsque Si Ahmed, toujours affolé pénètre sous le tunnel de verdure, il entend la voix de Mahmoud qui se dresse devant lui et lui barre la route
Si Ahmed se mord la lèvre, quel idiot comment a-t-il pu faire référence à Moustapha avec lequel il partage toutes les débauches, y compris les jeunes femmes qu’il fait venir de la ville. Mahmoud aguiché par cette nouvelle, se libère et pousse Si Ahmed vers un abri de feuille de palme. Si Ahmed cherche ses forces et ne trouve que l’impuissance et l’angoisse devant les muscles de Mahmoud dont la pression se fait plus violente. Désarmé, il ne peut empêcher Mahmoud de le jeter violement au sol, il sent le poids de son corps écraser le sien, il sent ses mains qui remontent sur ses cuisses, quelle horreur, il a envie de vomir, les voila sur ses fesses à présent, puis il ressent à l’entrejambe, une sensation étrange de vide et de peur, comme s’il voulait se protéger, mais rien n’y fait, les doigts le fouillent, une gifle part, puis une autre, Si Ahmed veut crier, mais une lame se pose sur sa gorge, lame dont il connaît trop le tranchant pour en avoir usé lui-même. L’haleine de Mahmoud sent la bière et les dents pourries, sa gallabeya empeste la fumée de bois, Si Ahmed voit chaque détail avec une cruelle acuité, les grains de beauté, les ridules de sang dans le blanc de l’œil. Puis soudain c’est le choc, un corps étranger s’enfonce dans son corps, un intrus, un indésirable, une force aveugle qui lui prend sa liberté de choisir et lui impose sa volonté, c’est intolérable, douloureux, dévastateur
II
Fatheya avait 13 ans lorsque la Mahalema est venue chez ses parents. Personne ne lui avait expliqué les raisons de cette inspection intime auquel elle s’était livrée, et Fatheya en ressentait encore de la honte à la pensée de sa mère lui écartant les cuisses et de cette vieille femme examinant son sexe avec minutie. Puis la vie avait repris son cours, jusqu’à cette soirée au cours de laquelle Si Ahmed lui était apparu pour la première fois. Il était entré en conquérant dans la masure de ses parents, accueilli comme un Prince, son père courbant l’échine devant lui. Sa mère l’avait obligée à lui servir des friandises et du carcadet. Il l’avait observée attentivement, lui caressant les joues de ses doigts encore collants de baklava, tantôt riant, tantôt grave. Tous semblaient satisfaits lorsqu’il prit congé.
Tard dans la nuit, sa mère était venue la réveiller, pour lui parler de la vie, de la femme, du mariage et des paroles saintes écrites dans le Saint Livre, qui donnent à la femme sa place dans la société, et que l’on doit respecter. Fatheya n’avait pas compris grand-chose sinon qu’on allait marier quelqu’un. Dans les jours qui suivirent, les choses se précisèrent et elle comprit enfin qu’il s’agissait de son propre mariage. Et puis quelques jours plus tard finalement on lui annonça que son fiancé était Si Ahmed Bey, et toutes les femmes de la maison, mains en auvent sur la lèvre supérieure, firent entendre les « youyou » de la fête. Tous la félicitait pour ce beau parti, on lui vantait les mérites de son « ariss », ses richesses, sa maison.
La veille du jour des noces, les matrones étaient venues à la maison, elles avaient chassé toutes traces de mâles à 1 kilomètre à la ronde, tendu de lourds tissus devant les fenêtres. On avait appelé Fatheya, on avait encore entonné des «youyou », c’était joyeux, Fatheya souriait. Puis on l’avait mise nue, allongée sur un drap blanc. Les matrones riaient en regardant son sexe : « eh ! bien on aura peu de travail, elle n’est pas poilue », puis par touches successive on avait appliqué une pâte de caramel chaud sur son intimité exposée, et arraché ses quelques poils, malgré ses cris de douleur et de refus. On répéta l’opération sur ses aisselles, ses cuisses, sa jambe et même son dos. Les femmes expertes la manipulaient sans ménagement. Lorsque le travail fut achevé, on la massa doucement avec du lait d’amande douce parfumé et des huiles odorantes. Les commentaires allaient bon train, on la touchait, on comparait, on vérifiait :
On lui coiffa ses cheveux, on la maquilla avec soin. Elle passa sa dernière nuit sous la garde de sa mère
Le matin du mariage, on la revêtit de belles étoffes, la frange de sa coiffe retombait sur son visage, le cachant intégralement. À l’extérieur de la maison, attendait le chariot envoyé par Si Ahmed, avec en exposition les cadeaux du mariage. Tout le village suivit le cortège jusqu’à la demeure de Si Ahmed. Des joueurs de tambour précédaient la procession.
Fatheya ne se souvient plus de ce qui s’est passé après qu’elle fut entrée dans la maison de son époux, ni du Mazoum qui enregistra son accord, ni de la chambre des femmes où elle passa l’après-midi à manger des douceurs en écoutant les chansons d’Oum Koulsoum. Sa vie s’est achevée vers 20 heures lorsque la farandole des femmes la porta vers la chambre nuptiale, qu’on lui remit sa chemise de nuit, que son mari entra, vêtu d’une robe de chambre. Personne ne lui avait parlé du mariage, sa mère lui avait dit de faire tout ce que son mari lui demanderait, car c’est écrit dans le Livre Saint.
Bien sur aujourd’hui grâce au ciel, il ne la touche plus, mais malgré les milliers de fois où il lui a fallu répéter cette épreuve, elle n’a jamais oublié la première fois. Si Ahmed l’a pénétrée, brutalement, en grognant. Elle ressent encore la pression des ses mains sur son corps, ses mouvements douloureux et son agonie bruyante. Elle se souvient du drap taché de brun que les matrones exhibèrent dans le village avec force « youyou », des félicitations, du visage rayonnant de sa mère.
Les débuts de sa vie de femme furent difficiles car elle dut se mettre au service d’une belle-mère tyrannique, qui ne l’aimait guère. Et puis elle était si jeune, sans expérience, sans référence et arrachée à son milieu familial. Hors du regard de son mari, sa belle-mère la maltraitait, la rudoyait, l’accablait sous les travaux inutiles et inutilement répétés
Elle devint une belle jeune femme, avec une poitrine arrogante et un gracieux port de tête. Si Ahmed était assidu dans sa couche, goutant aux plaisirs de la chair fraiche, mais aussi terriblement jaloux et ombrageux. Très vite virent les premiers coups, des gifles, des bousculades. Elle ne se rebiffa point et accepta son sort, comme sa mère et le Livre Saint le prescrivaient. Tout était motif à brimades, les coups pleuvaient sans raison, de plus en plus durs. Plusieurs fois elle eut des os brisés des hématomes profonds.
Puis elle tomba enceinte, donnant un fils à son mari, son corps se transforma, s’épaississant, le deuxième fils lui détruisit le ventre et les seins, le troisième en fit une vieille femme d’apparence obèse. Si Ahmed déserta sa couche et épousa Fadila en secondes noces. Sa vie s’adoucit soudain, et ses rapports avec Si Ahmed devinrent presque amicaux, si l’on excluait les humeurs violentes et leurs conséquences.
Aujourd’hui comme chaque jour, elle s’est levée à 5 heures du matin, pour allumer le four, pétrir la pâte, cuire le foul, le pain et les gâteaux. Elle a servi son mari, puis s’est elle-même assise 5 minutes pour prendre son petit-déjeuner. Ensuite elle a veillé au petit-déjeuner des enfants, des vieux parents de son mari, et de la famille du frère de son mari. Elle a donné ses ordres aux souillons qui entretiennent la maison, aux valets de ferme, elle a vérifié que les animaux étaient bien nourris. Elle n’est pas autorisée à sortir de la maison et passe le plus clair de son temps en taches ménagères et en prières. Pour une raison étrange, Si Ahmed ne l’a pas remplacée dans la grande maison, il a installé ses deux autres femmes dans deux autres maisons du village. Fatheya connaît peu Fadila et Mona, bien que Si Ahmed lui ai demandé son avis sur Mona et que le jugeant sévère il a préféré ne pas en tenir compte.
Aujourd’hui comme chaque jour elle a préparé une collation pour Si Ahmed qui la prendra avant d’aller faire sa sieste. Mais aujourd’hui Si Ahmed n’est pas rentré, comme il le fait chaque jour. Toute la maison raisonne de son absence, on s’interroge, on se regarde, on est perdu.
La pine à Kio --Conte pour beaux enfants --
I
Cette histoire commence il y a bien longtemps, dans une ville tres lointaine d’une République d’Etats. Jordan etait un homosexuel, un bel homosexuel, il etait sensible, hypersensible même, passionné et prompt à s’enflamer pour le premier cul serré dans un pantalon moulant.
Sa vie n’avait été que rencontres de fortune, amours d’un soir, trahison, déception et amertume. Jordan rêvait au Prince Charmant, à l’homme qui partagerait sa vie éternellement.
Pour tout vous dire en sus d’être fleur bleue, Jordan était un des specialistes les plus reconnus dans les domaines de l’intelligence artificielle. Il arriva qu’un soir de grande déprime, sous l’effet des amphétamines mélangées à l’alcool, il concut l’idée d’un robot mâle à l’instar des tristement célèbres «poupées gonflables». Plus tard dans la nuit, dégrisé, son idée le fit sourire et il la chassa de son esprit. Mais voilà qu’au fil des jours suivants, cette idée se fit obsession Rien ne pouvait l’en débarrasser, si bien qu’un soir il se mit à l’ouvrage. Rassemblant tous ses fantasmes, toutes ses envies les plus profondes, les moins avouables aussi, il concut l’intelligence d’une machine dont le mental etait exceptionnel, mais dont l’anus n’etait que de caoutchouc naturel porté à température physiologique par des micros-capteurs.
Le résultat de son labeur, sans le satisfaire pleinement lui offrait un ersatz de bonheur conjugal, insuffisant cependant pour résister à une depression massive qui s’abatit sur lui alors qu’il sodomisait sa creature en l’appelant «Kio mon amour». Dans la force du désespoir, le plus noir des desseins traversa son esprit, il s’empara d’une corde, la noua autour de son cou, l’ajusta sur le mousqueton d’une suspension électrique, grimpa sur la table basse du salon et se jeta. Lorsque le mousqueton céda sous son poids, sa tête heurta le coin de la table et il perdit connaissance.
A cet instant un bon génie, portant un ensemble cuir de chez Jean-Paul Gauthier, apparu dans la pièce, il s’empara de la machine abandonnée qui continuait à débiter dans le vide : « Oh ! Oui Jordan, encule-moi plus fort », il posa ses lèvres sur celles de la machine d’aluminium et de vinyle, et lui insuffla la vie !
La machine devenue vivante, ouvrit les yeux et aperçut le bon génie.
Le bon génie comprit alors qu’il avait commis une faute grossière et qu’il devait la réparer. Ce robot n’avait pas d’âme ! Mais avant qu’il ait pu remédier à son erreur, Jordan reprit connaissance. Le bon génie affolé, dut trouver une solution avant de s’effacer prestement. Il lui fallait doter le Robot d’une âme, mais cette opération nécessitait un temps dont il ne disposait pas. Dans la panique il ne put que poser un garde-fou élémentaire. Il s’adressa au Robot :
Aussitôt ce dernier mot prononcé, il disparut
II
Il poussa un long hurlement :
Il se tenait en position fœtal sur le sol, le visage dans les mains, lorsqu’il sentit le contact d’une autre personne. Il sursauta.
Jordan, oubliant son tourment, dévisagea Kio et reconnu les traits de sa création. C’était un robot, il le savait pour l’avoir conçu et assemblé de ses mains et pourtant il était là, devant lui bien vivant ! Il crut devenir fou. Ce garçon était si beau, un visage dessiné par Jean Cocteau (ce qui ne le surprit pas car il en avait décidé ainsi), un corps d’hoplite grec, un buste à la Michel-Ange, des cuisses de lutteur, une bite et des couilles appétissantes et surtout un petit cul musclé comme un appel à la démence.
Soulevant sa jambe, Kio lui montra, tatoué sur la plante de son pied gauche, un code à barre -56670008996- et la mention « Serie : 01, processeur : XM, concepteur : J. Petto. ».
Tout concordait, le code, le numéro de série, son nom. Personne ne connaissait l’existence de son robot, et a fortiori le code qu’il lui avait attribué pour les facilités de télémaintenance.
Kio s’avançait vers lui, magnifique de grâce et d’harmonie, le sexe droit bandé, en lui disant : « Oh ! Oui Jordan, encule-moi plus fort » car pour l’instant c’est tout ce dont il se souvenait de son existence précédente Jordan perdait la tête, submergé par trop d’émotions, il tendit les bras vers Kio, vaincu, ne résistant plus aux sentiments contradictoires qui l’assaillaient. Il se laissa porter par la joie et le bonheur de sa nouvelle conquête, il allait la prendre dans ses bras, quand brutalement il réalisa qu’il était le père de son robot. Un flot d’horreur se répandit en lui. Son fils, il allait faire l’amour avec son fils !
Kio incrédule s’arrêta net
Kio s’installa dans un fauteuil, le dos bien droit, la bite tendu entre ses cuisses, les mains sur les genoux. Il regardait autour de lui comme un enfant puni qui s’impatiente.
Jordan était perdu, trop de choses venaient de se produire, sa joue lui cuisait, la soudaine transformation de Kio. Il se servit un verre de Drambui qu’il avala d’un trait, comme il l’avait vu faire au cinéma par les hommes virils, la liqueur sucrée lui irrita la gorge. Il toussa. Que faire ?
Jordan regardait Kio obéir à ses ordres et les exécuter avec une régularité héritée de sa vie de robot. Qu’allait-il faire de lui ? Il sentait le poids de sa responsabilité alourdir des épaules qui n’étaient pas faites pour cela. Il comprenait qu’il ne pourrait plus ranger son robot dans le placard après chaque usage. Qu’allait-il faire de lui ? Pour l’instant il décida qu’il était urgent de patienter jusqu’au lendemain. Il vérifia que Kio était bien couché et le découvrit, allongé sur le dos, les mains posées à plat sur le dessus de la couverture, les yeux fermés, dormant sans un bruit. Il admira sa face d’ange pendant une seconde et en soupirant, il alla se coucher.
III
Kio s’éveilla avec le chant des premiers oiseaux. C’était son premier matin, n’ayant jamais connu que l’ombre du placard. La lumière du soleil le fascina. Il se leva et ressentit une envie étrange, un besoin impérieux qu’il se hâta de soulager immédiatement. Il fut très surpris de voir un liquide chaud se rependre sur ses pieds. Il avait gardé le souvenir d’une substance blanchâtre dont Jordan le débarrassait au moyen d’une canule désinfectante, mais pas aussi abondante. Les premiers bruits de la ville qui s’éveille, attirèrent son attention. Nu comme un vers, il sortit sur la terrasse. Le vent lui fit prendre connaissance de son corps et de sa peau. Sans doute était-ce cela la fameuse vie dont le Génie lui avait parlé. Son regard se porta sur l’horizon, mais fut arrêté aussitôt par une forêt de toits, un capharnaüm d’immeubles. Quelqu’un toussa sur sa droite, il se tourna et découvrit un personnage presque identique à Jordan, mais un peu différent. Ce personnage se tenait debout, vêtu d’une tunique colorée et tenait une tasse fumante entre ses deux paumes.
Kio toujours nu, passa aussitôt sur le balcon mitoyen et rejoignit le personnage, dont la bouche s’ouvrit sur un silence. Il but le café offert et dévora 4 croissants. Le personnage avait laissé geste après geste, sa tunique s’ouvrir. Il était nu en dessous, tout comme Jordan ou Kio lui-même. Mais il avait des boules de chair sous les clavicules, et lorsque le pan tomba complément Kio put voir que la queue pendante chez Jordan était remplacée par une fente très lisse chez le personnage. Il se pencha et regarda l’entrecuisse du personnage avec insistance.
Kio était partagé entre la surprise et sa volonté de bien faire. Au fond de lui il trouvait que ses deux boules de chair étaient bien disgracieuses et tombaient comme des petits sachets plats. Et puis si l’on considérait la peau de Jordan ou même la sienne, celle du personnage était bien triste, craquelée, ridée, mouchetée de petites taches brunes, mais il fallait être disponible alors il répondit ce qu’il connaissait :
Aussitôt il ressentit comme un petit choc au creux de la verge. Non pas une douleur mais un élancement. Il regarda sa queue, mais ne vit rien de particulier
Le personnage éclata de rire.
Au mot baisable, les reflexes conditionnés de Kio prirent le dessus et instantanément il se mit à bander. Il lui semblait d’ailleurs que sa bandaison était meilleure que la précédente. Le personnage poussa un cri de surprise, quitta sa tunique et se jeta à ses pieds. En quelques secondes, il avait englouti sa hampe et le suçait avec force bruits de déglutition. Kio trouvait cela très bon et se persuada que cela devait être cette fameuse vie dont le bon génie lui avait parlé. Haletant, le personnage se releva et le prenant par la main, le conduisit vers une banquette en osier, ou il s’allongea les cuisses largement ouverte sur cette étrange fente devenue soudainement rose et luisante.
Kio étonné se tourna et ouvrit ses fesses en position d’attente.
Et joignant le geste à la parole, il agrippa sa queue à pleine main et la présentant devant la fente, l’y enfonça avec volupté. Aussitôt Il entama une sorte de va-et-vient du bassin qui eurent pour conséquence de faire aller et venir la queue de Kio dans le trou de la fente. Le personnage excité criait :
Kio entre deux halètements du personnage, se disait qu’il fallait lui faire plaisir, même si, au fond de lui-même il ressentait le contraire, alors il disait :
Et aussitôt revenait cette étonnante douleur douce dans le tube de sa bite, suivie d’une exclamation de surprise du personnage. Alors ce dernier reposait la même question, et Kio répondait de la même façon. Aussitôt la douleur suivie du cri du personnage recommençait. Cela dura le temps de 10 demandes du personnage, qui à la fin s’activait, les yeux exorbités, la bouche largement ouverte comme un noyé qui cherche désespérément de l’oxygène, un râle permanent s’échappait de sa gorge, un gargouillis incompréhensible dont ressortaient parfois des bribes de mots :
Kio vit la personne aux boules de chair mourir sous ses yeux dans un cri presque inhumain, puis elle ressuscita le temps de lui retirer sa bite toujours bandée et de lui faire signe de la main, sans un mot, de bien vouloir la laisser. Kio débanda automatiquement, tout en remarquant que la taille de sa queue était différente, et repassant le muret, rentra dans l’appartement de Jordan.
IV
Le soleil était déjà haut et Jordan venait de se lever, affolé de ne pas trouver Kio, il allait de pièce en pièce. Ils se rencontrèrent dans le salon, Jordan venait de mettre son pied nu dans l’urine froide laissé précédemment par Kio. Il se pencha, surpris, mais l’odeur ne le trompa pas, il comprit de quoi il s’agissait :
Jordan sortit précipitamment sur son balcon et vit sa voisine, toujours allongée nue sous sa tonnelle, les yeux fermés. Il rentra furieux dans le salon.
Jordan comprit tout à coup que Kio n’était pas un homme, ou en tout cas pas encore un homme. Il ne connaissait rien à la vie et il faudrait peut-être tout lui apprendre à commencer par le fait de se vêtir.
Plus il regardait Kio irréel dans sa nudité, plus il sentait le poids du conflit interne qui le ravageait. Il ne put s’empêcher de penser que même au repos la taille de la queue de Kio était exceptionnelle, avait-il péché par orgueil lors de la conception de son robot ? Ce mot de péché lui suggéra par analogie que le Père Peter, l’aumônier des gays du Village, pourrait peut-être l’aider à faire le point.
Apres avoir trouvé des vêtements convenables pour Kio, il décida de se rendre à la cure pour y trouver le Père. Dieu que Kio était mignon dans son jean D&G, simplement porté sur un marcel de chez Chanel. Mais avant de partir il chapitra Kio comme il l’aurait fait pour un enfant. Il lui donna consignes de rester dans l’appartement, d’user des toilettes, lui montra les risques du feu, lui interdit d’ouvrir à quiconque.
Kio resté seul dans l’appartement, s’assit le buste bien droit, les mains à plat sur les genoux, devant la télévision que Jordan avait allumée pour lui. Il réfléchissait, repensant à Jordan qui le repoussait, au personnage avec ses boules de chair et sa fente, à toutes ses images qui défilaient sur l’écran devant lui. Il repensait au bon génie, aux règles qu’il fallait respecter, auxquelles il ne comprenait toujours rien. Il avait conservé des souvenirs numérisés très précis de sa vie de robot, des mots qu’il devait prononcer lorsque Jordan s’affairait dans son dos, des soupirs de Jordan, de la matière blanchâtre qui se déposait dans sa vidange. Plongé dans ses pensées qui pour la première fois ne s’organisaient pas autour d’une logique connue et limitée, il tentait de faire appel à des ensembles et sous-ensembles de programmes qui se refusaient à intégrer une mémoire que d’ailleurs il ne localisait plus. Etait-ce cela la vie, les sentiments dont lui avait parlé le bon génie ? Un bug dans ses lignes d’instruction ?
Sa concentration lui interdit d’entendre une clef tourner dans la porte. Aussi fut-il surpris d’entendre :
Kio se tourna et vit un autre personnage humain en trois dimensions, plus petit que Jordan, beaucoup plus gros aussi, portant des cheveux sur le bas du visage, une peau blanche et grasse, et des yeux aussi perçants que des lasers pour DvD.
L’homme avait rejoint Kio sur le divan et lui prit les deux mains :
A ses mots Kio se rappelant les fonctions élémentaires de son programme de travail, se tourna, dos face au gros homme en disant « Oui ! Encule-moi ! ». Mais au fond de lui-même il reçut une instruction opposée qui déclencha tout aussitôt une douleur fine dans sa verge, douleur à laquelle, il commençait à s’accoutumer.
L’homme ne se fit pas prier et dénouant la ceinture de Kio, il le débarrassa de son jeans et de son string, empoignant à pleine main le sexe rendu libre, avec une exclamation de triomphe :
N’y tenant plus l’homme se déculotta, et bandant comme un équidé, mouilla d’un peu de salive la pastille sombre de l’anus qu’il perfora littéralement d’un trait. Il râlait en besognant Kio impassible, qui recevait l’hommage. L’homme s’écria
A ces mots Kio déclencha une bandaison instantanée qui fit jaillir la hampe dure de son membre comme un diablotin à ressors hors de sa boite. L’homme poussa un cri, le membre était majestueux. Il interrompit sa besogne pour tâter à pleine main l’organe qu’il distinguait mal. N’y tenant plus, il sortit de l’anus et poussant Kio dans le creux du divan, se mit en devoir de lui faire une pipe qui outre sa fougue, constituait la seconde fellation matinale pour Kio. Kio s’interrogeait sur cette propension de tous ceux qu’il croisait, à aspirer son membre, à l’exception hélas de Jordan. Ce second personnage, lui semblait encore moins attractif que celui du balcon, il n’avait pas de boules de chair sur la poitrine, possédait des cheveux sur le menton et un membre entre les cuisses comme lui-même et Jordan. Mais il n’aimait pas son haleine et sa transpiration était acre. Puis l’homme vint positionner ses fesses molles et tachetées de boutons et points rouges, au-dessus de son sexe sur lequel il s’empala avec un halètement guttural. Tout comme le personnage aux boules de chair, celui-ci se démenait avec force pour faire pénétrer la verge de Kio au plus profond de son trou. Le cercle des questions « tu aimes ca ? / Oui ! Encule-moi » suivit des petites douleurs dans sa verge reprenait, à chaque question réponse, l’homme hurlait :
Et tout à coup lui aussi mourut en s’écrasant lourdement. Kio ne savait pas quoi faire, le corps mort pesait une tonne. Tout comme celui du balcon, le corps ressuscita et l’homme se redressa :
Kio pensa que la vie c’était peut-être mourir et renaitre tout le temps. En tout cas pour les autres, car lui n’arrivait pas à se déconnecter. Mais conformément à un instinct connu il « shoota » sa bandaison d’un battement de cils.
L’homme s’était rajusté et considérait Kio, comme on regarde un tableau aux cimaises du Louvres.
V
Debout dans l’ascenseur Harvey regardait le garçon qu’il avait convaincu de le suivre. Il ressentait encore au creux de ses fesses, le plaisir que cette bite, qu’il aurait volontiers qualifié de magique, lui avait procuré. C’était insensé, c’était d’une puissance démoniaque, et en plus de cela le garçon était d’une beauté à vous rendre fou.
Il pensait que Kio jouerait sa mijaurée, mais en fait le garçon l’avait suivi sans résistance, et sans même un commentaire. Harvey ne l’avait pas vu jouir, ni même senti éjaculer, et pourtant son visage était détendu et souriant. Etrange personnage que ce Kio que Jordan leur avait caché. Même si en bon écumeur des nuits gays, il se voulait blasé en matière de sentiments, il avait du mal a réprimer les élans de son cœur. Salaud de Jordan ! Ou l’avait-il rencontré ?
Sortis de l’immeuble, ils s’engouffrèrent dans un Yellow Cab, au moment ou Jordan, le nez sur le bitume, l’esprit dans les nues, rentrait à son appartement après un long entretien avec le Père Peter.
Le « Velvet Blow Job » était un parmi les nombreux clubs gay du Village, mais il avait la particularité d’offrir un salon « chaines et cuirs » tout à fait exceptionnel. Harvey n’avait pas cessé d’y penser tout au long du court trajet sur la banquette du taxi.
Lorsqu’ils pénétrèrent sous les voutes sombres du club, le bar était pratiquement désert, il faut dire qu’il n’était pas encore midi. Harvey fut déçu, car il aurait aimé faire une « grande » entrée au bras de Kio, mais évidement à cette heure du jour, il n’y avait ni DJ, ni auditoire déchainé. Qu’importe, les quelques quidams accoudés nonchalamment au bar lui suffiraient. Et de fait, tous tournèrent la tête vers eux, laissant leurs yeux dévorer la plastique de Kio. Harvey reconnut dans le halo de fumée quelques têtes connues. Il s’installa sur un tabouret de bar et invita Kio à le rejoindre. Aussitôt quelques buveurs vêtus de cuir souple, quittèrent leur table pour venir se placer derrière eux.
Kio regardait les personnages qui l’entrainaient sans ménagement vers une pièce voutée dont la porte était fermée par un rideau de velours rouge. Tous ressemblaient à Jordan ou à celui qui l’avait amené dans cet endroit, mais ils portaient des morceaux de cuir luisant sur tout le corps et sur la tête, des chaines et des plaques de métal, des bracelets, des têtes de mort, un bien étrange barnum qui n’était pas sans lui rappeler la tenue de son bon génie. Cela le rassura, peut-être étaient-ils des génies eux aussi ? Ne lui avait-il pas dit « tu va aimer». Ainsi la vie c’était sans doute cela : être entouré de bons génies.
C’était une bien étrange pièce qu’ils lui firent découvrir, tendue de velours noir et rouge, éclairée par des chandelles, elle comportait des instruments recouverts de cuir noir riveté, une croix en bois peinte en noir, des cordes qui pendaient du plafond. En un tour de main, ils le déshabillèrent, il se retrouva nu se demandant pourquoi Jordan lui demandait de se vêtir quand tout le monde semblait vouloir le dénuder ! S’il ne comprit pas vraiment les hurlements qui accompagnèrent l’apparition de sa verge, il prit lui-même conscience de sa taille exceptionnelle. Sa queue au repos atteignait à présent la moitie de sa cuisse.
Le silence qui avait suivi l’apparition de la pine à Kio, ne dura pas. Les personnages étaient déchainés, tous voulaient toucher, sucer, masturber. Kio attendait la consigne, qui vint rapidement lorsqu’ils s’étonnèrent de la passivité de son membre. Il déclencha alors une bandaison, qui prit littéralement son envol vers le ciel, entrainant une véritable hystérie chez les personnages vêtus de cuir. Kio se retrouva attaché jambes et bras en croix, son sexe bandé montait à l’assaut de sa poitrine. Lorsque les premiers coups de martinet l’atteignirent, il comprit le mot « souffrir ». Ainsi la vie n’était pas toujours douce pensa-t-il. À chaque fois que ses tourmenteurs l’interrogeaient sur son ressenti, il répondait « Oui ! Encule-moi » et ces derniers croyant qu’il se moquait d’eux, le frappait plus fort, son sexe restait de marbre, et sa gorge silencieuse. Il honora tous les anus présents et ce plusieurs fois sans jamais éjaculer, il du subir de nombreux sévices, qu’il accepta de bonne grâce puisque que telle était la vie dont le génie l’avait pourvu. Ses tortionnaires le crurent heureux et satisfait, de fait ils l’étaient eux-mêmes et ne purent que lui rendre sa liberté tant ils avaient le sentiment d’avoir reçu sans donner.
Les rires avaient cessé, les brutes se rajustaient en silence, la tête basse, le regard fuyant, le coït triste. Les plus odieux dans l’ouvrage de torture, détachaient Kio avec des attentions ridiculement ampoulées, d’autres lui avaient avancé un siège, on lui proposait des rafraichissements, on avait pour lui des prévenances qui quelques minutes plus tôt auraient fait rugir la meute d’un rire sadique.
Harvey qui avait assisté à toute la scène, se frottait le menton. Pensif il regardait Kio debout, nu, passif. Son membre au repos atteignait presque son genou à présent. Harvey s’étonna que les traitements qu’ils lui avaient fait subir aient pu allonger autant sa bite. Ce garçon était-il la chance qu’il attendait depuis si longtemps, sa carte en or ?
VII
Jordan, la tête encore pleine des paroles du Père Peter, ne s’aperçut pas immédiatement de l’absence de Kio. Ce fut seulement après plusieurs minutes de prostration méditative qu’il réalisa son absence. Les pièces de l’appartement étaient vides, la porte de la terrasse fermée de l’intérieur, et la voisine apaisée avait disparu. Jordan réalisa enfin que la porte de l’appartement n’était plus fermée à clef lorsqu’il était entré.
Harvey ! Qui d’autre que lui ? Harvey pourquoi n’y avait-il pas pensé avant, Harvey son Méphistophélès, son mentor en dépravation, son coach en descente aux enfers. Kio était entre les mains d’Harvey ! Pourquoi le pire survenait-il toujours au moment ou le meilleur pointait son nez ? Pourquoi des années d’errements, d’erreurs, de douleurs et de dégradations aboutissaient-ils à une catastrophe alors que la rédemption était si proche. Jordan maudissait son indécision, ses atermoiements, son vide spirituel, son incapacité à être un homme !
Le Père Peter, plus habitué à réconforter les « veufs » du SIDA et les interminables rebondissements des affaires de cul/cœur de ses ouailles, avait compris lorsque Jordan évoqua le cas de Kio, qu’un souffle divin venait de se poser sur sa paroisse. Jordan avait tord de se croire le « père » de Kio il s’attribuait des droits divins. Non ! Seul Dieu était le père des hommes, Kio était une de ses créatures, et bien qu’Il ait choisi une voie différente pour lui il n’en était pas moins un enfant de Dieu. Mieux, n’était-il pas « L’enfant de Dieu », celui qui reviendrait apporter sa parole de paix et d’amour dans un monde en perdition.
Jordan ressassait les mots du Père Peter, perdu et affolé, incapable d’action, lorsque ce dernier sonna à la porte de son appartement. Jordan eut à peine le temps d’ouvrir les verrous de sécurité qu’il se précipita comme une furie :
Jordan éclata en sanglots
Le Père Peter contenait une fureur colossale qu’il sentait monter en lui, Kio miracle Divin, sans doute porteur d’un message du Père Suprême, était entre les mains de Harvey, minable avatar de la mode gothique, adorateur de forces obscures dont il ne comprenait même pas la symbolique la plus élémentaire. Il n’avait pas pu empêcher cela.
VIII
Kio sentait son sexe au repos longer sa cuisse et plonger le long de sa jambe, il avait atteint une taille extraordinaire et représentait une gêne pour la marche. Kio suivait docilement Harvey qui enrageait de ne pouvoir trouver un taxi libre. Kio qui pensait que toute personne qu’il avait sexuellement satisfait l’ignorait dans les minutes qui suivaient l’acte d’amour, s’étonnait de voir Harvey tellement attaché à lui. Il en éprouvait lui-même un sentiment étrange qu’il n’arrivait pas à définir. Il repensait à son bon génie et à la mise en garde qui lui avait été faite : «Saches cependant que tu dois te garder de dépasser certaines limites que tu découvriras au fur et à mesure. Si tu ne respectes pas cette consigne, ta bite s’allongera de quelques micromillimètres pour chaque infraction». Quelles limites avait-il transgressées pour que sa bite s’allonge de la sorte ? N’avait-il pas été un bon robot-baiseur ? Donnant à chacun sa part de plaisir ? Vraiment sa nouvelle lui paraissait bien compliquée. Les hommes sont bien étranges, ils créent des machines pour faciliter leur vie ou leur donner du plaisir, puis ils se créent de nouvelles contraintes pour inventer de nouvelles machines.
Enfin un taxi venait de s’arrêter à la hauteur de Harvey, à l’instant où Kio s’engouffrait dans l’habitacle, une main s’abattit sur son poignet.
Jordan se tourna vers Harvey
Kio observait la scène, et apercevant le bout de son gland qui dépassait sous l’ourlet de son pantalon, il demanda le silence plusieurs fois d’une voix posée et quand il l’obtint il dit :
Puis Kio prit la main de Jordan, posa ses lèvres sur les siennes, sous les regards attendris du Père Peter et de Harvey. À l’issue de ce long baiser, il enlaça Harvey et mit sa main dans celle de Jordan, et enfin tous les trois enlacés, ils prirent le chemin de l’appartement de Jordan ou sans qu’ils ne le sachent encore, les attendait la voisine enamourée.
CARNETS D’AFRIQUE :
I) NIGER 18 DECEMBRE 1981
Lorsqu’on quitte Niamey et le goudron en direction de l’est, après quelques heures de piste on arrive a S… (Je ne donne pas le nom de la ville pour garantir l’anonymat des personnes). C’est un tout petit bourg africain, dans une brousse assez généreuse et verte. Le cœur de la ville à conservé quelques maisons coloniales françaises avec leurs façades lépreuses ombragée par de grands arbres, le reste est fait de case en banco. Les embouteillages dans la rue principale (qui est en fait la piste qui file vers le W) sont le fait des bicyclettes, des mobylettes, des vieilles 404 Peugeot, des charrettes à bras, des ânes, des dromadaires et tous les autres animaux de ferme. L’exubérance africaine a colonisé les rues et les trottoirs ou l’on trouve de tout à toute heure.
Près de la Sous-préfecture, il y a la case des Peace-Corps, trois filles américaines chrétiennes méthodistes ou quelque chose comme ca ! Elles vivent à la dure, sans confort. Leur mission consiste à éduquer les mères et surveiller les enfants dans les villages alentours pour réduire la mortalité infantile (y inclus vaccinations et conseil en hygiène et nutrition).
Chaque fois que je passe, je leur apporte des « friandises » de Niamey, des croissants du Gaweye, du café en grain, des boites de baked beans, des serviettes périodiques et le « International Herald Tribune ». Aujourd’hui j’ai demandé à m’allonger une heure ou deux avant de reprendre la route. Jennifer est venue me rejoindre, besoin d’amour, elle sent le manioc, elle a des gros seins, c’est une vraie blonde et elle prend son pied en quelques secondes il faut doser son effort. Depuis que je passe j’ai fait l’amour avec chacune des trois, elles le savent, mais je n’ai pas réussi à en prendre deux en même temps. Il y a aussi Maha, c’est une Voltaïque de la Tapoa (aujourd’hui on dit Burkinabé- Nda-), elle les aide pour les taches domestiques. Elle entre dans la case directement au bord du lit ou nous faisons l’amour, pousse ce petit cri sec et aigu si caractéristique de la surprise chez les Africains. Je la saisis par la main, elle ne résiste pas. Elle tombe sur le lit, je fouille sous son pagne, elle rit, minaude et voyant Jennifer consentante accepte et se déshabille. J’aime bien le contraste entre la peau noire et blanche. Je fais l’amour avec Maha, qui est comme toutes les filles d’Afrique, très nature et se donne sans état d’âme. Son odeur est forte et excitante, je masturbe le clitoris de Jennifer qui jouit aussi vite qu’à son habitude. Je me vide dans le con de Maha, et m’enfonce dans la sieste avec délice.
J’ai repris la route a 16 heures, c’est de la folie il va me falloir rouler de nuit…
II)
1979 LA VILLA D’ESTE –ABIDJAN
La villa d’Este c’était à Marcori résidentiel ou en Zone 4, tout à coup j’ai un doute. Quoiqu’il en soit c’était une belle villa dans les bougainvilliers, un endroit agréable avec piscine, restaurant, bar et des filles toujours nouvelles, blanches et hospitalières. Moi pour être franc j’avais plutôt mes habitudes au Maquis d’Aicha à Treichville, parce qu’elle avait toujours de belles cousines venues du village pour quelques jours. Cependant quand descendaient les broussards il fallait les satisfaire.
On allait les chercher « à l’aviation » à Port Boué, à chaque fois un peu anxieux au regard des atterrissages « d’Air Hasard », mais comme toujours le miracle s’accomplissait et le Fokker se posait sans encombre. Depuis que l’hôtel du Parc avait fermé ses portes on les amenait au Tiama, c’était moins bien mais toujours sur le plateau.
Comme ils venaient de passer presque 6 mois dans les plantations, ils aspiraient à de la civilisation. Et pour ca Abidjan c’était le pied ! Y avait le choix…Entre la choucroute au « Nid de Gigogne », la fondue « Au chalet Suisse », les Nems de notre ami Fong « aux baguettes d’Or » si on voulait rester au plateau, sinon on pouvait « passer le pont » et aller manger turc à l’ « Istanbul », Ethiopien ou un couscous Mauritanien chez un homo qui tenait un magnifique restaurant à Treichville, et je ne parle pas des Libanais du boulevard de Marseille, des Sénégalais sans compter les restaurants des hôtels.
Bien sur avec les Broussards on « passait le pont » et direction Treichville, haut lieu de tous les plaisirs, de toutes les débauches et de tous les dangers. Grand Mezzé à l’Istanbul arrosé de Raki et de gris de Boulaouane très frais, et puis tournée des grands Ducs : « cabane Bambou », « case de l’oncle Tom » et toutes les boites de Treichville, avec les meilleurs orchestres de musique africaine qu’il m’ait été donné d’entendre, on y voyait et entendait les grands : Mori Kanté, Ernesto Djédjé Aicha Koné, Alpha Blondy, et des plus obscurs mais néanmoins talentueux. On dansait, on buvait toute la nuit. Les boites étaient pleines de filles, gentilles et pas compliquées, pour quelques milliers de CFA on se faisait faire des pipes sous les tables, on baisait dans les toilettes ou même parfois dans l’obscurité d’un pilier.
Vers une heure du matin les choses sérieuses commençaient, on allait à la Villa d’Este - Maison de Rendez-vous -, un bordel à l’ancienne avec des filles blanches. On se redonnait une contenance et on se dirigeait vers le bar (parfois on se faisait une petite gratinée au restaurant avant). Les hôtesses étaient accortes, presque toutes blondes (ou faussement tel). Il était de bon ton d’inviter une dame libre à ses cotés. Elles portaient rarement de culotte et le faisait savoir. Pourtant la maison ne poussait jamais à la consommation et consommait qui le souhaitait. Moi j’aimais monter avec une fille de temps en temps car elles prenaient leur temps et faisait les choses avec talent (le prix était à l’avenant). Les chambres étaient confortables, propres et on pouvait se faire servir boissons et rafraichissement durant l’effort. Les Broussards se faisaient « dégorger le poireau » et certains plusieurs fois (d’autres imbibés d’alcool rechignaient devant l’obstacle).
L’aube Africaine est une lève tôt, et avant les premiers rayons du soleil on se terminait au J&B à « l’Isba », une sorte de club pour vieux blancs, tenu par un musicien dont on dit qu’il fut le pianiste de Dalida (sur quoi se forge les légendes tout de même !), et pour ajouter à la légende il était accompagné de deux musiciens Malgaches dont on disait qu’ils firent partie des « Surfs » groupe éphémère des années Yéyé avec le tube « à présent tu peux t’en aller ». On chantait des chansons à tue tête et on célébrait le bonheur con d’être cons entre blancs…avant de repasser les ponts, beurrés comme des petits Lu. Eh ! Oui …c’est l’Afrique mon gars…c’est l’Afrique !!
III)
LA MACHINE A BAISER
A Brazzaville je m’étais installé dans une petite villa non loin des ruines de l’hôtel Cosmos, prés du Beach. À cette époque le Camarade Président Denis était encore communiste pur et dur. La vie à Brazza était plutôt triste, à l’ombre des portraits des grands barbus (Marx, Engels,) et du souvenir de l’immortel Marien N’Gouabi. Nos divertissements nocturnes se résumaient à la boite de l’hôtel Méridien et aux «Zaïroises», des filles de l’autre côté du Pool.
Un soir j’étais au Méridien, lorsque J. et A. un couple de coopérant qui vivaient à Ouenzé me rejoignirent. La quarantaine bien tassée et quelques heures de vol en Afrique, ils aimaient les plaisirs de la vie et leur mode de vie «libéré» n’était un secret pour personne dans le microcosme Brazzavillois. Ce soir-là j’avais projeté de terminer la soirée à la maison avec une fille que j’avais déjà invitée. Aussi lorsque J et A m’invitèrent chez eux je ne leur cachai pas mes intentions initiales. Qu’à cela ne tienne et nous partîmes à quatre dans ma Suzuki deux temps, pétaradante dans la nuit.
Whisky et Gin Tonic, quelques vieux standards des Rolling Stones, un pétard de gangas et l’ambiance était lancée. A. avait une poitrine avantageuse et, mon Dieu, elle ne laissait guère de doute quant à ses intentions, assise face à moi, elle ne portait pas de culotte et ne s’en cachait pas. J. lorgnait sur mon accompagnatrice, qui attendait sagement en sirotant un coca. En bon gentleman, je me gardai bien de faire le premier geste. Ce fut J. qui, l’alcool et la fumée aidant, me proposa de découvrir sa nouvelle acquisition. Il rait fort en prononçant ce dernier mot.
Il sortit du placard une sorte de demi-barrique en tôle, sur laquelle trônait un godemiché. C’était une «fucking Machine», une machine à baiser. Il m’en expliqua le fonctionnement, très simple et me montra les différentes taille de gode qui pouvaient s’adapter sur le piston.
Notre jolie cousine Zaïroise fut mise à contribution, mais elle refusa de se prêter à l’essai. « A. » troussa sa jupe sur un cul magnifique et s’empala sur la machine que J. mit aussitôt en marche à vitesse normale. Quel spectacle étonnant, que cette bite de plastique qui entrait et sortait de sa chatte poilue. J’attirai ma Zaïroise vers moi, lui demandant de se dénuder. J’allais la prendre lorsque J. me fit comprendre que j’aurais meilleur accueil si je m’occupais de A. Un cul blanc ! Je ne me fis pas prier. A. toujours sur sa machine, commençait à s’échauffer. Je pris mon temps pour lui retirer son tee-shirt et son soutien-gorge. Je la caressais, je la masturbais, tout en regardant J. qui limait allégrement notre amie en levrette, pour bien profiter de son cul –disait-il-.
Mais J. voulait a toute force voir la jeune Zaïroise sur sa machine. À force palabres et quelques dédommagements elle accepta de s’installer sur le trône. J et moi-même nous installâmes sur le canapé de bambou, tandis qu’A. toujours nue, surveillait notre invitée, et veillait à ce que tout ce passe bien. J. me proposa de satisfaire A à "quatre mains", je ne pouvais lui refuser cette faveur. Nous primes A en sandwich, lui dans l’anus, moi dans le vagin. Je ne me souviens plus très bien mais je crois que j’ai joui très vite et qu’ils ont terminé sans moi.
Plus tard cette fameuse machine leur valut quelques ennuis. La police Congolaise, informée par ses mouchards avait eu vent des parties fines et avait fait une descente chez J et A et saisit la machine au nom de l’atteinte aux bonnes mœurs. J et A durent leur salut à une fuite précipitée vers Kinshasa.
IV)
AU JECEDA
J’habitais au Jéceda, à Abidjan, le plus bel immeuble du plateau. C’est une construction tout en verre fumé avec des tourelles et des balcons. Une vue splendide sur le parc et la poste du plateau, à deux pas de l’hôtel du Parc et du bardon.
Célibataire dans une ville ou le sexe est partout (voir mes précédents carnets d’Afrique : la Villa d’Este), j’avais envie d’un peu de présence féminine à la maison. Un soir j’ai pris ma voiture et je suis allé «chasser» dans les rues à putes du boulevard de Marseille et à l’hôtel Ivoire. Je ne savais pas ce que je cherchais exactement, mais j’avais envie de sexe.
A l’hôtel Ivoire, elle est venue vers moi, m’a proposé ses services. Elle m’a tout de suite séduit, petite, pétillante, le visage fin, la peau d’ébène. Elle m’a fait rire, et je l’ai faite monter dans ma voiture. Elle s’appelait Alphonsine. J’aillais partir pour l’emmener chez moi, lorsque je vis l’autre, une grande, un peu maigre, fière. Elle semblait bouder. Je l’ai abordée. Elle a regardé Alphonsine avec mépris en disant «tu as déjà mousso là ?», je lui ai dit que j’avais besoin de deux femmes. Les Africaines ne sont pas compliquées, elle est montée dans ma voiture et nous sommes allés chez moi.
Elles étaient toutes les deux nues, assises sur mon canapé, sirotant une «sucrerie». L’une avait des seins plats et tombants et l’autre avait deux petites oranges dures en guise de poitrine. Alphonsine la plus petite, avec les petits seins, semblait heureuse d’être là, Aicha la plus grande était sur ses gardes, se demandant ce que le «toubab» pouvait bien vouloir faire de deux femmes.
Lorsqu’elles furent abreuvées et reposées, elles prirent une douche, je m’installai dans la salle de bain pour les observer. Elles avaient toutes les deux des culs splendides, callipyges, ronds comme des melons. C’étaient de belles femmes noires, le corps musclé. Alphonsine avait les cheveux courts et très crépus, Aicha des tresses multiples.
J’avais déjà décidé d’»éduquer» Alphonsine et de me servir d’Aicha pour mon petit plaisir personnel. Ce fût assez facile, Alphonsine était parfaite, enjouée, gaie, drôle et adorant les attouchements cochons du «blanc». Aicha était plus réservée, un peu rébarbative, distante, elle n’aimait pas faire la pute et voulait en finir.
Je possédais quelques accessoires simples, martinet (chicotte en Afrique), collier de chien, des liens de cuir et aussi pour le confort de mes fantasmes d’européen, des talons-hauts, des culottes, des bas et porte-jarretelles blancs, toute une lingerie blanche, c’est tellement beau sur une peau noire.
Je remis la lingerie à Aicha en lui demandant de la porter, elle se fit un peu prier mais accepta. Je dis à Alphonsine que je voulais qu’elle se rase la tête, en Afrique il est courant pour une femme de se raser la tête pour diverses raisons, mais souvent en raison de funérailles. Elle rit beaucoup et demanda l’aide d’Aicha. Un quart d’heure plus tard elle sortit de la salle de bain, avec un crane lisse et bien noir, à cet instant je lui dis que je voulais qu’elle se rase la chatte aussi. Elle ne posa aucune question et s’en retourna dans la salle de bain, pour y rester le temps nécessaire au nettoyage parfait de son minou.
Je pris mes femmes et les conduis dans ma chambre. L’une totalement nue et rasée, l’autre plus attifée que vêtue, mais cul nu. Je dis à Alphonsine que je voulais qu’elles se «gouinent». Aicha très électrique, refusa immédiatement, mais Alphonsine l’avait déjà prise dans ses bras et la couchait sur mon. Aicha ne résista pas, mais resta de marbre sous les caresses d’Alphonsine. Bien sur, le pouvoir de l’argent aidant, une petite augmentation de tarif les dérida. Alphonsine était formidable, elle caressait et suçait sa compagne en experte. Elle devait être lesbienne. Cette idée m’excita et sans crier gare je me plaçai derrière elle et doucement la pénétrai. Elle se colla contre moi, et me montra ouvertement qu’elle y prenait du plaisir. Je m’occupai ensuite d’Aicha, qui m’offrit sa croupe sans rechigner. Alphonsine me suçait les testicules.
Ayant bien profité de mes femmes, ma jouissance accomplie, je m’apprêtais à les mettre dans un taxi, lorsque le sourire d’Alphonsine retint mon attention. Elles restèrent et dormir cette nuit-là chez moi. Alphonsine remit son collier et vint se coucher à mes côtés.
Notre cohabitation dura plusieurs semaines. Alphonsine se soumettait à tous mes désirs, sans jamais refuser une demande. Elle était endurante et acceptait le rôle d’esclave (qui prend une dimension particulière en Afrique). Aicha était devenue plus douce, mais refusait mon éducation, les colliers et les coups de martinet. Par contre les deux femmes couchaient ouvertement ensemble et je passais beaucoup de temps à les regarder faire l’amour, et à leur demander de prendre des poses pour moi. Elles prenaient du plaisir ensemble et s’entendaient à merveille.
Elles s’occupaient de mon ménage et étaient officiellement mes «boyesses» vis à vis de la sécurité de l’immeuble. Je leur assurais un petit revenu et les baisais à volonté. Un soir je ne les ai pas retrouvées à la maison, elles étaient parties, emportant tout ce que je possédais comme valeurs et objets de valeur (c’est à dire trois fois rien) y compris la lingerie et les accessoires canins. Je suis resté longtemps frustré de leurs présences. Je suis sur que ce que j’ai réussi avec mes femmes, c’est leur relation lesbienne, elles se sont rencontrées grâce à moi et à la fin elles n’eurent plus besoin de moi…pour leurs amours…