| n° 10004 | Fiche technique | 10049 caractères | 10049Temps de lecture estimé : 7 mn | 27/12/05 |
| Résumé: Un mari offre sa femme à un homme rencontré sur le Net. Description de la relation et des impressions ressenties par lui au cours de cette rencontre. | ||||
| Critères: hh fhh couple extraoffre massage fellation cunnilingu ecriv_c | ||||
| Auteur : Couple Savoie (Couple marié) | ||||
Betty devait en rêver depuis longtemps, comme beaucoup de femmes sans doute. Mais elle n’aborda jamais elle-même le sujet. C’est moi qui, par petites touches, ai commencé à l’évoquer. Voir ma femme entre d’autres mains. Assister à la scène. Y participer ? Quelle étrange idée pour un homme normalement (raisonnablement) jaloux, d’envisager de voir un autre s’occuper de sa compagne. Qu’est-ce que je cherchais au juste, ce n’était d’abord pas très clair : son plaisir uniquement ? Pour moi, une satisfaction visuelle, esthétique ? Une souffrance masochiste à m’infliger ? Des vitamines pour notre couple ? Oui, c’était quelque chose comme ça : l’envie de narguer la « monotonie » et puis de montrer à Betty jusqu’où je pouvais aller pour elle, un moyen de renforcer notre complicité. Je sentais aussi que la voir prendre du plaisir avec un autre me la rendrait encore plus désirable.
Rencontrer un autre couple était une possibilité, mais à ce moment-là, c’était un homme que je voulais pour Betty. Je voulais faire d’elle une sorte de reine, concentrer toutes les attentions sur elle.
Les risques existaient bien sûr :
De toutes façons, lorsque l’on vit en couple, on prend toujours des risques. Alors je préférais prendre celui là…
Restait à déterminer le scénario idéal :
Il arrive, je les laisse seuls et reviens une heure après ? Situation intéressante pour montrer à Betty combien j’ai confiance en elle et en nous ; situation certainement plus facile à vivre pour elle : se donner pleinement sans avoir à gérer ma présence. Oui, mais moi, je veux profiter du spectacle et je ne détesterais pas participer à la fête. Les combinaisons à trois se bousculent dans ma tête : Betty comblée par deux hommes ! Quand je la questionne sur les situations qu’elle envisage, je n’obtiens d’abord aucune réponse concrète. Du moins ce que j’appelle concret. Les femmes ne fantasment pas comme nous, elles sont plus dans les ambiances… Tout de même, quelques jours après que nous ayons évoqué clairement le projet, elle admet l’éventuel intérêt d’avoir deux sexes à sa disposition.
Ensuite, il faut trouver quelqu’un. Quelqu’un ? Ce n’est vraiment pas le plus dur. Une annonce bien tournée sur un site Internet coquin, agrémentée de photographies suggestives, pas trop pour ne pas rameuter tous les vieux cochons en quête de chair fraîche.
Malgré ces précautions, beaucoup de réponses arrivent. Nous avons décidé que je ferais le premier tri, avant le choix final. J’élimine les mecs qui répondent de l’autre bout de la France, ceux qui ne parlent que de cul, ceux dont les photos ne montrent qu’une bite, même si certaines sont expressives… Betty élimine les réponses pleines de fautes d’orthographe ou au style maladroit. Elle dit que c’est révélateur… (Vraiment, les femmes ne fantasment pas comme nous).
Une dizaine d’échanges sur le Net font peu à peu ressortir la personnalité de Franck. Il est marié, a des enfants, veut de la discrétion, ce qui me rassure sur ses intentions. Il ne me piquera pas Betty …
Il semble faire des tas de choses intéressantes dans la vie, ce qui plaît à ma compagne … et il propose des massages. Voilà qui est intéressant, cela nous permet d’envisager la relation avec prudence d’abord : un massage, même érotique, peut être une finalité.
Notre première rencontre se passe dans un restaurant, un midi. Il parle beaucoup. Beaucoup de lui, de sa vie, mais l’essentiel n’est pas là : il plaît visiblement à Betty, ce qu’elle me confirme lorsque nous le quittons. Nous lui fixons un deuxième rendez-vous, chez nous cette fois et le soir. La question que cela se déroule dans notre univers domestique ne nous préoccupe pas plus que cela. Et puis Betty se sentira plus en confiance.
Dessous noirs, jupe et haut légèrement transparents… elle se fait belle, féminine, mais pas trop sexy : il ne s’agit pas de se jeter toute crue dans la gueule du loup dès qu’il aura passé la porte. Betty dit que ce qu’elle préfère par-dessus tout, c’est l’avant. Lorsque le désir et la sensualité s’épanouissent lentement dans les regards, les gestes, les mots.
A son arrivée, nous offrons à Franck un apéritif et nous commençons à bavarder pour oublier note gêne. Au moment de trinquer, Betty a un acte manqué : elle oublie de trinquer avec moi. Notre complicité nous fait rire de cette situation.
Betty s’est montrée très fébrile, voire anxieuse, juste avant l’arrivée de Franck. Pourtant, elle est rapidement l’instigatrice du début de l’intimité en annonçant qu’elle est prête et a très envie de recevoir un massage. Franck propose de la déshabiller, mais elle préfère que cela soit moi. Me voici donc en train d’effeuiller lentement ma femme, comme en offrande à cet inconnu. J’agis derrière elle. Elle se laisse faire, en faisant face à Franck, qui n’a qu’à se laisser dévoiler le corps de Betty qui s’offrira bientôt à ses mains. Franck s’en met plein les yeux. Puis Betty s’allonge sur le ventre sur la banquette, exhibant ses fesses blanches. Franck s’enduit les mains et commence à l’effleurer : les jambes, les fesses, le dos, avant de s’arrêter plus longuement sur chaque partie du corps pour le massage. Je ne sais pas trop comment me situer. Je reste un temps sur un fauteuil à les regarder, puis je viens aussi la masser, et enfin m’allonge à côté d’elle pour mieux la sentir. Je sens qu’elle apprécie vraiment. Je devine déjà qu’elle voudra aller plus loin. Au bout d’un moment, elle se met sur le dos et il reprend le massage. Je retourne m’asseoir sur le fauteuil pour voir ces mains étrangères s’attarder sur les seins volumineux de ma compagne. Alors Betty, qui pour l’instant était restée passive, commence à caresser le bras de Franck. Je me trouve assez désemparé par cette attitude. Moi qui dans mes scénarios la voyais le sucer, se laisser pénétrer avec avidité… je suis déstabilisé par cette petite caresse insignifiante et en même temps troublante. Elle l’attire ensuite contre lui, donnant fin au massage et ils commencent à s’embrasser. Betty qui aime d’ordinaire qu’un massage soit fignolé doit ressentir à cet instant un désir très fort. Je me sens marginalisé par cette nouvelle intimité, alors je me joins à eux. Rapidement, Franck et moi nous sommes déshabillés. Betty s’occupe alors à nous caresser tous les deux. Elle commence à me sucer et nous savons tous les trois qu’elle ne tardera pas à réjouir Franck de la même façon. Voir pour la première fois la bouche de ma compagne, ces lèvres que je regarde, écoute, baise depuis tellement de temps, goûter cet autre sexe, en faire le tour puis l’avaler excite plus mon appétit que mon courroux. Pour en profiter encore plus, je prends du recul.
Puis c’est au tour de Franck d’explorer avec sa bouche la chatte maintenant offerte de Betty. J’ai l’impression qu’il la bouffe littéralement (dans un style très différent du mien) et le résultat ne se fait pas attendre. J’entends ma Betty geindre comme rarement. Je préfère alors quitter mon poste d’observation pour me joindre au festin. Betty avec sa bouche passe d’un sexe à l’autre. Un de mes fantasmes se réalise. Puis je la pénètre en levrette alors qu’elle s’occupe inlassablement de Franck, totalement offert à sa besogne. Je ne garde pas longtemps cette position, qui m’empêche de voir le travail minutieux des lèvres et de la langue. Je viens récupérer un peu cette bouche, dont le goût est nouveau pour moi. Et puis, comme le sexe de Franck est toujours là, tendu, implorant, je l’accueille dans ma bouche. Dans l’état d’excitation où il se trouvait, je ne sais pas s’il a senti la différence, en tout cas, pour moi, c’est la première fellation. Ce sexe me parait énorme, alors que Betty m’informera plus tard que le mien est plus gros.
Franck n’a pas encore pénétré Betty. Ils semblent tous deux en avoir très envie à présent. Je ne suis pas contre, mais je ne sais pas comment je vais réagir. Est-ce le fait de devoir préparer le préservatif ? Ils ont finalement renoncé. Betty, toujours avec sa bouche, se met à entraîner Franck vers l’explosion. Elle s’applique si bien (je connais ses capacités dans ce domaine) que Franck se tord, se raidit d’extase en murmurant « c’est divin, divin… ». Betty a les yeux fermés. Elle est hyper concentrée, obnubilée par la perfection savante des caresses de ses mains, de ses lèvres, de sa langue. Franck s’abandonne dans sa bouche. Après avoir tout avalé, Betty vient alors immédiatement m’embrasser et je prends cela pour une grande complicité entre nous. Quelques instants après, elle me fait jouir de la même façon. Franck prend la place du spectateur.
La suite m’a beaucoup moins plu. J’avoue avoir eu du mal à discuter ensuite de tout et de rien avec Franck. Surtout, j’ai eu du mal à accepter ce que j’ai perçu alors comme un début de complicité entre Betty et lui. Après ce qui s’était passé, je devenais simplement jaloux de les entendre parler de photos, musiques… J’avais surtout très envie d’être seul avec Betty pour prolonger ce moment inoubliable. Lorsqu’il est parti, c’est ce que nous avons fait.