| n° 10001 | Fiche technique | 32348 caractères | 32348Temps de lecture estimé : 22 mn | 27/12/05 |
Résumé: Jacques a une nouvelle secrétaire gothique et sage qui n'est peut-être pas celle qu'il croit. | ||||
Critères: fh fhh ffh 2couples grp fellation cunnilingu 69 fsodo partouze gangbang jeu ecriv_g | ||||
| Auteur : Jipslux (Collectif littéraire mixte) Envoi mini-message | ||||
| Concours : Stupéfiants secrets |
C’est ainsi que Cynthia, notre secrétaire, me passe les appels privés au bureau. Nous en avions convenu ainsi et mon prénom sert de code pour me signaler qu’il ne s’agit pas d’une conversation professionnelle. J’ai repris l’agence immobilière il y a presque un an, dans une situation plus que chaotique. Le directeur précédent, marié à une des prospectrices, avait une liaison avec la secrétaire de l’époque et aussi avec plusieurs clientes. Par vengeance, sa femme sabotait le travail tandis que la secrétaire piquait dans la caisse et pour couronner le tout, le directeur tirait sur les notes de frais pour assurer son train de vie et pratiquait des niveaux de prix parfois étranges. Après une expertise comptable, le gérant avait viré le trio et m’avait nommé pour rétablir l’équilibre financier. J’avais embauché Cynthia qui avait fait son stage de BTS dans mon agence précédente à N., six mois plus tôt, en donnant toute satisfaction. Son look gothique détonnait pas mal avec l’ambiance qui règne dans le monde de l’immobilier, mais mettre un peu de jeunesse provocante et de neuf après un scandale bon chic bon genre pouvait secouer l’équipe et lui insuffler un autre style. Et effectivement, elle est une vraie professionnelle qui a remué positivement la maison. Dans un milieu qui est plutôt tendance complet trois-pièces et tailleur-Chanel, elle apporte une note originale qui plaît paradoxalement aux clients. Elle occupe le grand bureau du secrétariat qui sert d’accueil et de salle de réunions, séparé de mon bureau par une porte capitonnée : les entretiens d’affaires doivent rester discrets.
J’avais réuni l’équipe – une dizaine de personnes – dès ma prise de fonctions pour mettre les choses au clair : de la rigueur dans le travail pour redresser rapidement la situation, un plan d’action strict que nous avions mis au point avec le gérant, le comptable et Cynthia. Et interdiction de plaisanter, tout le monde avait compris qu’il était hors de question de reproduire les scandales précédents, les notes de frais abusives, le téléphone rose, le mélange cul-boulot et j’en passe, qui avaient mené l’agence à une telle catastrophe.
J’ai fait la connaissance de Christine le mois dernier, par l’intermédiaire de Claude. Claude est l’amant officiel de Sonia, ma femme. Je n’en prends pas du tout ombrage, car, très amoureux, nous menons Sonia et moi, une vie totalement libre depuis toujours, depuis notre rencontre et notre mariage il y a plus de sept ans maintenant. Nous sommes passés par des phases d’amours multiples, de liaisons parfois dangereuses et je me suis toujours appliqué à garder mon vrai plaisir avec elle, ma femme, mon unique amour. Sonia a fait des études d’histoire et, en parallèle à une activité d’experte, négocie des antiquités, surtout des meubles, à titre libéral. Claude est interne au Centre hospitalier, nous nous fréquentons depuis presque deux ans maintenant, il avait fait la connaissance de Sonia alors qu’elle avait dû subir à cette époque une petite intervention. Elle l’avait invité une après-midi chez nous et leur liaison a commencé ainsi. Claude avait du mal à croire ma femme quand elle lui racontait notre vie très libre et notre belle complaisance mutuelle.
Pour bien mettre les choses au point, Sonia et moi lui avions fait une petite farce, quelques semaines après leur premier rendez-vous. Ils s’étaient retrouvés, une chaude après-midi d’été, chez nous et avaient commencé à s’amuser, nus sur notre grand lit. J’arrivai dans l’appartement, appelai Sonia qui ne répondait pas. J’entrai dans la chambre, Sonia faisait semblant de dormir, couverte à moitié d’un simple drap et Claude s’était caché avec ses vêtements sous le lit, plutôt inquiet je suppose. Je m’approchai de Sonia qui me sourit et m’indiqua par des gestes où se trouvait son amant. Je pris son relais et nous nous amusâmes aussi : nous fîmes longtemps l’amour, ardemment, bruyamment. Commençant par de longues caresses ornées de commentaires, continuant par quelques figures classiques du Kama-Sutra, nous roulâmes sur le tapis où l’amant caché pouvait nous voir et l’approche de l’extase se fit par un chaud 69. Sonia allongée sur-moi, caressée par mes mains agiles, dégustait le bout de ma queue, sa chatte posée sur ma bouche, ne se contentant pas du mouvement de mes lèvres et de ma langue, des succions précises sur l’anatomie de sa vulve tout largement offerte, mais dirigeant les caresses buccales par les déplacements et le rythme de ses reins et de son périnée. Le calme revenu je me penchai dessous le lit et appelai Claude par son nom, lui demandant :
Claude comprit que nous nous moquions gentiment de lui, il nous rejoignit en ayant un regard vers moi, comme une question, et comme je l’encourageai, il continua l’ouvrage si bien commencé, au grand bonheur de Sonia. Je les regardais faire, tendrement ému, rebandant pendant la progression de leur scénario. J’avais déjà vu ma femme faire l’amour avec d’autres hommes, lors de soirées – disons – spéciales, multiples, échangistes… Je trouvais beaucoup de satisfaction à offrir à Sonia de la partager avec un ou des garçons qu’elle désirait, lors de ces piquantes soirées. Moi-même, à cette occasion je trouvais moins de contentement à faire l’amour avec d’autres femmes qu’avec Sonia, préférant me réserver pour elle. Mais partager Sonia avec un autre homme, offrir à ma femme le double de caresses, de bouches, de queues – parfois le triple - avait quelque chose de piquant, d’exaltant. Ce soir, elle montrait qu’elle nous désirait tous deux. Claude et moi n’étions pas franchement bi, les contacts corps à corps n’étaient pas faciles au début, mais nous avons ensuite pris l’habitude de nous frôler, puis de nous toucher, de nous caresser, et enfin d’être complices dans notre rapport à Sonia. Sonia qui passait de l’un à l’autre avec souplesse, comme se dédoublant. Je restais son mari, il restait son amant. Elle était à la fois femme et maîtresse. Allongé sur ma femme, Claude avait le regard fixé sur moi. Sans me quitter des yeux, il écarta les cuisses de Sonia, les releva, les joignit contre sa poitrine. À genoux devant ma femme, soutenant ses fesses sur ses mains ouvertes, allant et venant, il prit son plaisir sous mes yeux. Elle l’écarta doucement, m’invita, releva ses cuisses, m’offrant sa chatte ouverte, humide et chaude de ses sécrétions et du foutre de Claude. J’y plongeai ma queue avec délice.
Il nous est arrivé ensuite, quand Sonia était en déplacement, de sortir, Claude et moi, au restaurant ou dans des boîtes qu’il fréquentait. En particulier « la Nuit Américaine », un bar dansant de l’avenue Joffre où il m’a présenté, entre autres, Christine, une de ses nombreuses amies, une jeune brunette aux yeux très sombres qui n’avait pas besoin de maquillage pour marquer ses traits, dont le regard me paraissait presque familier, je ne savais pas pourquoi. Beaucoup de charme, une sorte de nervosité tranquille de Lolita, un regard pénétrant remuant les couilles de n’importe quel mâle. Je retournai quelquefois, seul ou non, à « la Nuit Américaine » et finis par établir un lien amical et complice avec la fille. Elle parlait peu de son boulot – dans un cabinet d’avocats, disait-elle – et m’expliqua que Claude était un ami très cher qui l’avait aidée à s’adapter à notre ville, lui avait fait connaître beaucoup de monde, elle sortait « un peu » avec lui depuis quelques semaines de façon « très libre ». Elle prononça les mots « très libre » de manière entendue, comme pour me laisser entendre que cette liberté la rendait disponible. Mais ma fidélité à Sonia, dès l’abord, primait sur le désir que je pouvais avoir pour la jolie Christine et nos rapports sont restés très amicaux dans ces rencontres malgré un arrière-plan de séduction que je pourrais qualifier de mutuelle.
Claude nous a invités, Sonia et moi, il y a deux semaines, à une soirée qu’il a organisée pour l’anniversaire de notre nouvelle amie Christine. Il nous a prévenus : « soirée sensuelle », des invités triés sur le volet. Nous serons une douzaine en tout. Il dispose, en rez-de-chaussée à l’arrière d’une galerie que tient sa mère, d’un très grand salon, genre loft, qui sert aussi pour certaines expositions, pour les vernissages ou même des défilés de mode. Des tapis, des banquettes, des fauteuils, une lumière sympa, un décor contemporain à faire rêver : les plus belles toiles de la collection maternelle, et de magnifiques sculptures qui ne gâtent rien dans cet environnement des plus chic. Et un équipement annexe : cuisine, loges, douches, sanitaires, qui rendent possibles de multiples manifestations.
Ce que Claude appelle une soirée « sensuelle » se qualifierait mieux de « soirée libertine », une soirée où se pratiquent volontiers l’échange, les jeux et les joutes érotiques, dans une confiance et un respect total, sous la direction d’un maître de jeu. Nous avons eu l’occasion de participer à quelques fêtes ici – moi une et Sonia deux ou trois – qui nous ont laissé de très bons souvenirs, très doux, très agréables, parfois très drôles.
Nous arrivons vers 21 heures, quasiment les derniers, en même temps qu’un autre couple, déjà rencontré, de collègues de Claude. Les autres partagent un drink léger à base de champagne. Nous nous joignons à la troupe heureuse de nous retrouver pour certains, de faire notre connaissance pour d’autres, deux couples intimidés pour qui c’est une première. Les filles parlent un peu entre elles, et finalement se décident toutes pour démarrer à dévoiler leurs poitrines, faisant voler chemisiers, bustiers et soutiens-gorge derrière la banquette. Elles se placent en rang d’oignon face à nous les garçons, le public, avec des regards souriants qui nous disent : « Alors, Messieurs, à votre goût ? ». Très beaux, tous, Sonia a ma préférence, c’est sûr, mais ceux de Christine sont très jolis, un peu petits, mais semblent très fermes, comme une poitrine d’adolescente, et une nouvelle invitée, toute blonde, pourrait présenter les siens à un concours de beauté ou à un photographe de mode. Nous nous approchons et les remercions de cette belle rangée de seins par des caresses et des baisers. Nous les entourons, passons de l’une à l’autre, embrassons l’une, l’autre, nous mélangeons. Claude nous arrête, nous signale que nous nous sommes donc dit « bonjour » et qu’il convient maintenant que chacun dise « bon anniversaire » à Christine et offre son cadeau.
Chaque couple, l’un après l’autre, donc, se présente à la reine de la soirée qui les attend dans le beau fauteuil de cuir. Et chaque fois, on présente ses vœux à sa manière, en enlevant une pièce de ses vêtements, en l’embrassant sur une partie de son corps, en lui offrant qui une fleur, qui un livre. Sonia m’entraîne enfin à notre tour, me fait agenouiller à côté d’elle près de notre amie presque nue, prend sa main et la glisse avec la sienne dans mon pantalon, directement sur ma queue qu’elles enlacent et pétrissent. Puis, comme par magie, les mains sortent et découvrent un superbe collier en émail ancien dont Christine se pare. Elle nous remercie par des baisers.
Tournée de champagne et petits fours, Claude nous explique la règle du jeu suivant : il s’agira de créer le plus beau tableau vivant pour célébrer cet anniversaire, les 22 ans de Christine. Il demande aux garçons de se réserver pour tout offrir à Christine au final de minuit et aux filles d’être complices de ce cadeau, le tableau cessera à l’extinction des feux. Le tableau vivant se forme lentement, de longues caresses le préparent. 22 mains, les 22 mains des invités et de Claude, s’affairent au corps de notre amie, 22 mains caressantes, douces, fureteuses qui la soulèvent lentement, elle est au milieu de nous comme en lévitation, son corps flotte entre nous, entre nos corps serrés, soutenu par nos mains, nos bras. Un des garçons, nu, se glisse, queue tendue, entre ses cuisses qui s’ouvrent, dirigées par nos mains, il pénètre la fille qui flotte, qui sourit en regardant tous ces visages qui convergent vers elle. Il va-et-vient dans le con de la fille, elle ferme les yeux en se mordant la lèvre. Nous les faisons descendre doucement toujours reliés par le sexe. Nos corps comme les leurs rejoignent l’épaisseur douce d’un tapis moelleux.
Le garçon s’allonge sur le dos, Christine, portée et allégée par les mains qui l’entourent, le surmonte, accroupie sur lui, avec de lents mouvements que nous accompagnons monte et descend sur sa queue. Des corps s’enlacent autour d’eux, se dénudent. Une queue s’approche de la bouche de Christine, elle happe le bout du gland brillant et gonflé. Sonia est à mon côté, caressant ma bite et un sein de Christine, elle tire doucement sur ma queue, l’encourage et l’approche de la bouche de notre reine. Qui me regarde dans les yeux, lâche ce qu’elle avait entre les lèvres, me dit « oui, toi… », et enfourne mon sexe, le suce avec enthousiasme. Délicieux. Le garçon qui avait été abandonné glisse le sien contre le mien et la bouche de Christine s’agrandit, avalant les deux pines raides et joyeuses. Ce moment est très jouissif de rencontrer le sexe d’un autre dans une bouche si experte, de les sentir glisser l’un sur l’autre, caressés par une langue rapide et fouineuse. Une main de Sonia caresse nos couilles si voisines, je regarde le garçon à mes côtés, c’est un des nouveaux, assez jeune, une vingtaine d’années. Sa bouche s’approche, nous nous embrassons longuement, il n’est pas gêné par ma barbe ni moi par sa fine moustache. Sa compagne se joint à nos bouches, j’adore ce méli-mélo.
Notre Christine flottante continue ses mouvements sur le garçon couché et sur nos queues dans sa bouche, en saisit encore deux qui étaient libres, une dans chaque main. Les filles continuent leurs caresses et leur soutien des corps mêlés, Christine semble toujours en lévitation entre nous. Le dernier garçon, le maître des lieux, s’approche enfin, derrière Chris. Il pose ses genoux entre les jambes de Christine et du garçon sous elle, caresse les fesses et le cul de la fille et, saisissant sa queue la pousse doucement sur son petit trou, se balançant au rythme des pulsations qui ne cessent pas. Il appuie, je sens sa poussée jusque sur mon gland par le serrement des lèvres de Christine sous l’effort du garçon, elle étouffe un petit cri quand il la pénètre. La lumière s’éteint…
Claude nous avait prévenus, l’extinction des feux est le signal du changement. Seule une petite veilleuse rouge discrète permet de ne pas se perdre ni de marcher les uns sur les autres. Un interrupteur aléatoire agit ainsi avec une cadence indéterminée et règle le rythme des jeux de la soirée. Le groupe se défait, les garçons restent au tapis, les filles s’installent sur fauteuils et banquettes. Certains vont se désaltérer ou faire une petite toilette dans la pièce voisine. La suite sera au choix des filles. Chaises musicales. La lumière se rallume, musique, une fille, la compagne du garçon avec qui je partageais la bouche de Chris s’approche de moi, se pose sur mes cuisses et m’embrasse goulûment en s’empalant sur ma queue, puis se dégage au changement, au bout de quelques minutes, et va rejoindre un autre garçon. Sonia la remplace, puis autre, puis une autre… Toutes les filles viennent nous offrir leur bouche, se posent sur nous, sur nos queues dressées, se succèdent, repassent, nous offrant leurs saveurs diverses. Christine aussi, et je remarque qu’elle a ajouté un détail pendant la pause : un piercing sur sa langue, une petite pierre transparente ronde presque comme une perle qui ajoute à l’agilité une tonalité délicieuse à ses baisers.
La lumière s’éteint, changement dans le rouge sombre. Choix aux garçons. Les filles se couchent au sol, tête conte tête, en étoile, mains jointes, certaines papotant ou s’embrassant, genoux pliés, entrejambe offert. Lumière. Chacun de nous s’approche d’une chatte ouverte et lui offre sa langue. Nous quittons l’une pour l’autre, allons goûter toutes leurs saveurs comme les filles ont testé toutes les bouches et les queues tantôt. Deux chattes sont particulièrement douces, épilées. L’une jouit sous ma bouche, celle de la blonde aux beaux seins, son sexe est doux.
Extinction. Choix des filles. Le ballet dure ainsi jusque minuit, les filles viennent, je vois, l’une après l’autre toutes au plaisir avec nos bouches ou nos queues, et les garçons s’appliquent à se réserver pour l’apothéose de Christine. Je goutterai plusieurs fois la perle de Chris, dans ma bouche, sur ma queue, sur mon corps, un vrai cadeau de douceur.
Minuit. Claude règle la cérémonie finale. Comme pour la cérémonie des vœux chaque couple se présente, l’un après l’autre, à Chris couchée dans le fauteuil, sur un grand drap blanc, se remettant des plaisirs qui se sont déjà succédé. Je suis le premier avec Sonia, elle réveille ma queue de sa bouche et, quand la voici bien dressée, m’agenouille entre les cuisses de la fille, m’introduit. Son sexe est chaud et d’une grande douceur, un accueil incomparable. Sonia vient se poser sur le bras du fauteuil, enlace son amie, l’embrasse amoureusement tandis que je m’agite plus rapidement, cherchant enfin le plaisir final. Il vient, j’éclate dans un cri sous les applaudissements des convives et Sonia glisse à l’oreille de Christine : « Bon anniversaire, ma chérie ». Les quatre autres garçons se succèdent de même, avec chaque compagne, selon le même rituel, inondant de foutre le con de Chris qui dégouline sur le drap blanc. Puis Claude s’approche, queue tendue, s’installe, lève les cuisses de Chris, fait glisser le bout de sa queue sur la chatte saturée du lait de foutre des garçons, puis la fait passer sur le petit trou où elle s’enfonce sans effort. Nous nous approchons tous, caressons les deux amants, les entourons en les frôlant sans cesse, ils baignent à l’intérieur de la masse de nos corps qui les poussent vers le plaisir. Sonia revient à sa bouche, l’embrasse de toute sa tendresse, ses mains parcourent son corps, frôlant sans cesse les mains et les corps des autres dont la pulsation accompagne celle de Claude. Et enfin Sonia se retire, et dans un cri, ils trouvent précisément leur jouissance, s’enlacent de plus près, Claude enfoncé jusqu’à la garde dans le cul de son amie, la fille l’encerclant de ses jambes et de ses bras. Ils restent ainsi un long moment, immobiles sous nos caresses devenues plus calmes tandis que Sonia murmure à leurs oreilles : « Bon anniversaire, bon anniversaire ».
Il va sans dire qu’il nous a fallu un bon week-end pour nous reposer de cette soirée plus que sensuelle. Sonia riait d’avoir pu me débloquer à ce point. C’était la première fois qu’elle me voyait jouir avec une autre fille, elle était ravie d’avoir pu m’offrir cette extase. Il est vrai que même lorsque nous avions des plaisirs multiples, à l’occasion, c’est toujours à Sonia que je réservais mes extases et mon foutre.
C’est la première fois que Christine m’appelle au bureau. Cynthia me passe l’appel. Début d’après-midi du lundi, pas de rendez-vous, travail calme en ce milieu de mois. J’ai tout mon temps, la conversation est longue et agréable. Elle me parle de la soirée de samedi, me remercie pour toute cette gentillesse et cette sensualité avec laquelle nous l’avons entourée. Souhaite me retrouver bientôt. Avec plaisir, lui dis-je, mais toujours avec Sonia. Je sens comme une petite pointe de jalousie dans sa voix. Elle me donne son numéro de mobile, au cas où j’aurais des remords. Le soir Sonia m’annonce qu’elle ira tout de même la semaine prochaine à ce salon d’antiquaires à Paris qu’elle avait initialement refusé pour des questions de coût, une collègue lui proposant de partager un stand. C’est ainsi que j’ai accepté de rencontrer Christine avec Claude, sous la bénédiction de Sonia.
Claude est seul quand j’arrive, il a organisé un petit dîner pour trois dans son grand studio. Christine a pris un peu de retard à cause d’un dossier urgent à traiter. Nous papotons à propos de la soirée anniversaire, de Sonia et aussi de Chris. Claude ne voit pas son amie si souvent que je ne pensais, elle n’envisage pas particulièrement de s’installer chez lui. Une telle liberté, me dit-il, l’arrange aussi. Christine nous rejoint un peu plus tard pour le repas sagement arrosé. Nous avons décidé ensuite de terminer la soirée à « la Nuit Américaine », Claude a réservé un petit salon – une sorte de back room discret - et après quelques tours de danse nous poursuivons la soirée à trois de manière très sensuelle. Caresses, jeux, sur la piste de danse, Christine passe de l’un à l’autre comme une poupée aimante et docile, au milieu des danseurs. Retour au salon privé, Chris perd son chemisier et découvre sa poitrine si ferme qu’elle n’a pas besoin du moindre soutien. Nous la partageons en multipliant les caresses sur tout son corps, qu’elle nous rend avec enthousiasme.
Enfin nue, elle propose son propre scénario. Nous pose chacun dans un des fauteuils, face à face, distants d’un peu plus d’un mètre. Passant de l’un à l’autre, elle nous enlève un à un nos vêtements, partant des chemises, finissant par les slips, nous ne garderons même pas nos chaussettes. Elle découvre la queue dressée de Claude, la caresse voluptueusement, la prend dans sa bouche en faisant glisser le reste des vêtements le long des jambes, s’installe tête-bêche sur notre ami, posant sa chatte sur sa bouche. En le suçant, elle me fixe mon regard. Puis elle glisse vers ses pieds et rampe lentement vers moi, ne me quittant pas des yeux. Écarte mes genoux, glisse sa main sous le dernier tissu qui couvre encore mon sexe, sort ma queue tendue et l’enfourne dans sa gorge. Nous nous agenouillons entre les deux fauteuils, la fille entre nous nous relie. Les mains complètent les sexes. Elle frémit sous nos caresses. Superbe final, nous, les deux garçons face à face, à genoux, Claude dans son cul serré et moi dans sa bouche à la langue perlée, nous jouissons de conserve dans un soupir unanime.
Semaine de réorganisation des locaux à l’agence. Nous avons récupéré une pièce au sous-sol pour les archives, Cynthia a géré le classement pour qu’il soit efficace et dirige le transfert des cartons de paperasse. Elle est aidée par le concierge et la femme de ménage. J’ai ouvert la porte du secrétariat pour pouvoir répondre au standard le cas échéant et accueillir les clients qui surviendraient. Calme plat, je décide d’appeler Christine, de lui laisser un message pour éventuellement la soirée de jeudi qui est libre pour Sonia et moi. J’ai à peine lancé l’appel que le téléphone sonne chez Cynthia. Je laisse tomber, je rappellerai plus tard. Le temps de me rendre au poste de ma secrétaire, la sonnerie s’arrête. Je reviens, je rappelle Christine. Même scénario. Trois fois de suite. Étrange. Je recommence une quatrième fois, mais je laisse sonner. Je me rends dans la pièce voisine. Je décroche. Ce n’est pas le poste interne qui sonne. J’ouvre le tiroir. C’est un petit GSM, avec la même musique que notre réseau interne. Le l’ouvre, regarde l’écran. C’est bien mon numéro qui l’appelle. Aurais-je par inadvertance appelé le numéro de Cynthia ? Non, elle ne m’a pas laissé autre chose que le fixe de son appartement. Que fait le GSM de Christine dans ce tiroir ? Intrigué, je décide pourtant de rester le plus discret du monde. Je referme le mobile, le place dans le tiroir, et je raccroche mon poste.
Cette histoire me tarabuste, mais je n’en parle pas à ma secrétaire. Le transfert se poursuit toute la matinée, je reçois quelques clients, réponds un peu au téléphone, reçois le courrier, ce qui me change un peu de ma routine de directeur d’agence. Tout est terminé vers 13 heures, j’emmène mes trois déménageurs au restaurant pour les remercier de cette célérité dans le déménagement des archives. Vers la fin du repas, je tente un petit test : je me rends aux toilettes où se trouve un téléphone à pièces. J’appelle Christine. Pas de réponse. Je retourne dans la salle de restaurant. Cynthia examine son GSM, intriguée par cet appel qu’elle n’identifie pas. Elle le plie et le remet dans sa pochette, elle a dû couper la sonnerie pour éviter le dérangement en compagnie.
En début d’après-midi, je réfléchis à cette situation étrange. Je dois rencontrer un client chez un promoteur en cours d’après-midi. J’appellerai Christine de là-bas. Christine ou Cynthia. J’ai bien observé Cynthia pendant la fin du repas. Oui, il y a un air de famille. La carrure est semblable, mais le style très différent. Trop différent. Ce maquillage exagéré, les vêtements et le look gothique, les piercings partout… Les piercings… Cynthia en a un sur la langue, mais ce n’est pas une perle, il m’a semblé voir comme un petit diamant. Et les oreilles, le nez, la lèvre… je n’ai pas vu cela chez Christine… L’assistant du promoteur me passe son bureau pour téléphoner et patienter, j’ai un peu d’avance. J’appelle Christine. Qui me répond immédiatement.
Je lui propose la soirée de jeudi qu’elle accepte avec plaisir, malheureusement elle sait Claude indisponible. Nous ferons notre soirée à trois alors. Sauf si Cynthia veut amener un ou une amie, mais non, dit-elle, elle vient nous rencontrer tous les deux.
Plus j’observe maintenant Cynthia – discrètement pour ne pas éveiller son attention – plus je sens un air de ressemblance avec Christine. Je me dis que j’en aurai le cœur net jeudi.
Jeudi, vingt heures, Christine nous rejoint. Très classe, tailleur, cheveux tirés, très étude de notaire, à peine un trait qui souligne le regard. La perle de sa langue est la seule fantaisie, petite pierre ronde précieuse, mais discrète. La soirée s’avance après le repas léger, très tendre, Sonia prend l’initiative, embrasse Christine à pleine bouche, la déshabille et l’entraîne sur le canapé. Je m’installe sur le fauteuil qui leur fait face, observe les deux amies. Pleine lumière. Musique rythmée. Je me déshabille, m’approche, les caresse, les embrasse. Je profite de la proximité pour bien scruter le visage de Christine. Traces de piercings maintenant évidentes, cachées par un fond de teint qui ne résiste pas aux baisers ni aux caresses. Le nez, la lèvre, les oreilles. J’en ai maintenant la confirmation. Christine est Cynthia, Cynthia est Christine.
Les filles jouissent l’une de l’autre, d’un sublime tête-bêche, elles en tremblent encore. Elles se posent sur la banquette, un peu au bord, je peux pénétrer chacune ainsi, à genoux sur le tapis, en tendre face à face. Je commence par Sonia à peine remise de leur orgasme de filles, elle reçoit ma queue avec un soupir, ferme les yeux et se concentre de nouveau sur son plaisir. Elle y revient, puis s’écroule, terrassée. La queue en feu, je passe à Cynthia-Christine qui observait le spectacle et nous encourageait de caresses et de mots tendres. Je la pénètre d’un coup sans effort, elle verrouille la position par ses deux jambes croisées dans mon dos et moi par mes mains sous ses fesses. Je me lève, la soulève, tourne sur place comme une toupie. Les contractions de son ventre témoignent de son plaisir et accélèrent le mien : un plaisir violent accompagne les jets de foutre saccadés qui arrosent ses intérieurs en traversant ma queue brûlante et joyeuse. Je la repose sur le siège et m’écroule à mon tour, de fatigue et de plaisir. J’ai rejoint, comme Sonia, notre lit sans y penser. Christine s’est éclipsée discrètement.
Vendredi matin au bureau, j’observe Cynthia. Oui c’est bien elle. J’en ai maintenant la conviction, l’intime conviction. Christine et Cynthia sont une seule et même personne. Et je pense à cette mise au point que j’avais faite au début de mon installation : pas de mélange cul-boulot. Pourvu que ce plan cul ne se sache pas, ne fasse pas de bruit. J’avais envie de dévoiler le secret que j’avais levé, mais non. À qui ? Cynthia se comporte en parfaite secrétaire, Christine en parfaite amante. Cela suffit.
Et puis, ce matin, j’ai levé un peu le voile sur ma femme et notre amie. Voici comment :
Nous sommes samedi, Sonia s’est rendue à Paris (avec Claude, je suppose) hier soir pour prospecter et acquérir quelques meubles de prix à une vente. Elle m’appelle vers 10 heures, elle a oublié son répertoire dans son joli meuble secrétaire et il lui manque quelques adresses qui y figurent ainsi que les téléphones. Je lui donne les informations, elle me parle d’une superbe journée, de très bons contacts, une soirée prévue au Théâtre du Rond-Point. Après avoir raccroché, j’en viens à consulter le carnet par curiosité. Lettre C. Sonia utilise le même carnet depuis des années, je lui ai toujours connu. Elle a ouvert celui-ci lors du passage aux numéros à 10 chiffres, les numéros dans une même lettre sont entrés chronologiquement. Et là, surprise. Les numéros de Claude – son fixe et son GSM – figurent bien après le fixe de Christine – une des premières entrées – avec les initiales « CH » et sur la même ligne le GSM de Cynthia qui a été rajouté avec une autre encre.
Sonia connaît donc Cynthia depuis bien avant Claude, si je comprends bien. Et ce n’est pas Claude qui a introduit Cynthia chez nous, c’est certainement Sonia qui a tout organisé.
Très bien, Sonia, je peux être fier de ma femme. Organisatrice hors pair. Cynthia est pour sûr une de ses amies de longue date. A-t’elle inventé Christine pour la confier à Claude l’amant et Jacques le mari ? Comment tout cela s’est-il construit ? Je cherche encore. Rien de plus dans le carnet, rien de plus étrange, disons…
Ma curiosité m’a conduit ensuite vers l’album de photos de ma femme, il est dans le même tiroir, sous ce vieux carnet d’adresses. Un album de jeunesse comme nous en avons tous. Des photos d’enfance, de collège, de lycée, de fac. Des voyages, des vacances, des fêtes. Il ne s’arrête pas tout à fait à notre mariage, mais se poursuit quelques années. Des photos de classe, Sonia a enseigné au début de sa carrière d’historienne, avant de passer à l’expertise. Sur une d’elles, Sonia la prof et Christine à côté d’elle, parmi les élèves. Je trouve souvent cette photo d’une brunette qui ne peut être que Christine-Cynthia, en groupe, avec un, deux garçons, parfois avec Sonia, comme deux tendres amies, élève et prof, souvent ensemble, très proches. Elles ont quoi, entre elles 7 ou 8 ans d’écart, Sonia enseignait à Christine en classe de première ou de terminale. Il y a cinq ans si je compte bien, vers les premières années de notre mariage. Elle ne m’avait jamais parlé que très peu de ses élèves comme de ses collègues.
Et puis quelques photos plus récentes, artistiques, genre studio. Des transformations de Christine. Qui devient progressivement Cynthia. La forme des cheveux change, les vêtements, la silhouette, le maquillage, les piercings apparaissent. Des scènes de tournage d’un film où Cynthia apparaît – version gothique - tel que je l’avais connue comme stagiaire de BTS, puis embauchée à l’agence. Un film un peu gore apparemment, où elle a pris, appris, cette « gothic attitude ». Pas de quoi faire une carrière certainement. Je me rappelle que Sonia avait été embauchée comme conseil en décoration pour un téléfilm qui parlait de vampires. C’était à l’époque de la reprise de l’agence, j’avais d’autres chats à fouetter et nous avons peu parlé de cela, une réalisation qui d’après ma femme était plus proche du navet que du chef d’oeuvre. Elle avait même tenu à ce que son nom ne figure pas au générique, sinon sous forme d’un pseudonyme.
Alors je fais quoi de tout ça ?
Une secrétaire un peu exotique, mais parfaite. Une amante et un amant que nous partageons avec délectation. Toutes ces cachotteries sont bien douces et ne font de mal à personne.
Et si je gardais le secret pour l’éternité ?