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Temps de lecture estimé : 30 mn
12/12/05
Résumé:  Pour Lilly et Louise, l'heure de rendre des comptes a sonné...
Critères:  #aventure #roadmovie #initiation ff ffh douche pénétratio
Auteur : Claude Pessac            Envoi mini-message

Série : Road movie

Chapitre 04 / 05
Bas les masques !



Dans le salon de notre suite, Lilly et Louise n’en mènent pas large. Après la nuit passée au poste, nous nous sentons sales, fatigués, énervés. Debout, débarrassé de mon faux plâtre, je claudique, de long en large, exaspéré et impatient. Je me sens floué, trahi. Et dans une colère noire.

Contre moi ! Je me botterais volontiers les fesses pour cette sentimentalité imbécile qui m’a poussé à donner ma confiance à cette garce de Lilly. Connard !



Je la coupe, sèchement :



Sans demander son reste, Louise rejoint sa chambre, alors que j’entraîne Lilly dans la nôtre. Après avoir fermé la porte, je lui demande :



Assise au bord du lit, Lilly ne sait visiblement pas par où commencer.



La jeune femme pousse un long soupir :



Comme je reste silencieux, le visage fermé, Lilly continue :



Comme je lui décoche une moue perplexe, Lilly se défend :



Lilly s’est redressée, tente d’en placer une, mais je suis trop énervé pour la laisser parler.



Profitant que je reprends mon souffle, Lilly s’explique :



Je la coupe :



Qu’on ne me prenne pas pour un con : si Lilly a mis les voiles de chez son bébé gâteux, ce n’est sûrement pas sans assurer ses arrières. Mais jusqu’où ira sa franchise. En tous cas, ce n’est pas moi qui la pousserai à se dévoiler…



Un long et lourd silence s’installe entre nous. J’attends qu’elle aille au bout, qu’elle se livre complètement. Mais rien ne vient. Jouant le jeu, je fais mine de réfléchir, de peser le pour et le contre, et finalement, je lui caresse la joue en signe de paix et d’absolution.



Si je dois le regretter, je ne pourrai m’en prendre qu’à moi-même.

Comme je m’approche pour l’embrasser, Lilly se recule :



Je ne me suis donc pas trompé, elle a son million elle aussi !



J’avais beau m’y attendre, ces dernières nouvelles m’assomment un peu. Après une nuit blanche, il y a de quoi pédaler un peu dans la semoule !



A dire vrai, je suis prêt à croire n’importe quoi… pour la garder !



Ce n’est pas de leur expliquer ce qui s’est passé qui me gêne, c’est d’être obligée de m’en souvenir.

Se souvenir de Warren, de sa brutalité, de la façon dont il m’a traitée, prise de haut. Et de ce salaud de sheriff qui a retourné la situation, qui s’est foutu de moi, m’a traînée dans la boue, en a même profité pour me p’loter : lorsqu’il a retroussé mon chemisier, m’a mis les seins à l’air devant Warren, devant ses adjoints, j’ai cru mourir de honte ! Et j’ai bien eu envie de le tuer. Salaud ! Des types comme ça, on devrait leur couper les couilles !

Warren est un fumier, mais il ne pouvait pas imaginer les conséquences. Je ne cherche pas l’excuser, je lui en voudrai toujours de s’être foutu de moi, d’avoir transformé ce qui aurait dû devenir un souvenir merveilleux en cauchemar dégueulasse. Mais ce petit con, égoïste, prétentieux, n’a quand même pas voulu tout le reste. Il voulait simplement protéger ses fesses !

Mais le sheriff, est-ce qu’il avait vraiment besoin de m’humilier à ce point ? Est-ce qu’il était vraiment obligé de rendre cette affaire publique, de me transformer en putain, de me coller en garde-à-vue, de me ficher ! Ce salaud savait parfaitement ce qu’il faisait, en connaissait parfaitement les conséquences ! Tout ça, par vengeance ! Fumier !

C’est Maman qui m’a expliqué le pourquoi de cet acharnement ! Quand elle est venue me récupérer à la prison, je m’attendais à ce qu’elle m’expédie une tarte devant tout le monde, sans chercher à savoir ce qui s’était réellement passé. Au lieu de cela, elle m’a ouvert les bras, serrée contre sa poitrine, caressé les cheveux. Sur le coup bien sûr, j’ai pas pigé ! Et puis, une fois dehors, elle m’a demandé de tout lui raconter. J’ai tout déballé, depuis le parc jusqu’au bureau du sheriff. Là, elle est entrée dans une rage monstre, elle tapait contre son volant, gueulait des injures contre ce putain de flic. Puis, elle s’était plus ou moins calmée et m’avait expliqué que, jeune fille, elle avait toujours repoussé les avances de ce salaud, qu’elle l’avait même ridiculisé :



En regardant ma mère aujourd’hui, on a bien du mal à imaginer qu’elle ait pu un jour provoquer les passions, les rivalités. Mais les quelques photos de sa jeunesse m’ont toujours surprise : elle était sacrement mignonne Maman, à dix-huit ans ! Plus que moi !

Mais bon, du coup, c’est moi qui ai payé les pots cassés. Plus d’études, pas de boulot, cloîtrée dans la baraque pourrie pendant deux ans ! Deux ans pour remâcher mes pauvres souvenirs… deux ans entre haine et envie !

D’envies non satisfaites ! Parce que cette triste aventure ne les a pas calmées, mes envies. Allez pas croire que j’ai tiré un trait sur les mecs. Hey, j’ai dix-huit ans et j’ai bien envie d’en profiter !

Mais pendant deux ans, calme plat. Au début bien sûr, le souvenir de Warren me foutait en pétard. Mais petit à petit, le soir, au fond de mon lit, j’ai recommencé à fantasmer. J’ai même fini par m’en vouloir de n’avoir pas cédé. Je suis foutue comme les autres : j’ai un petit gourmand entre les cuisses qui m’empêche de dormir, tellement il a faim ! Alors, la bite de Warren, que j’ai pas voulu prendre en bouche, Bon Dieu, qu’est-ce que j’ai pu la sucer depuis, soir après soir. Et j’ai pas fait que la sucer, je me la suis enfilée, de toutes les manières qui soient…

Du moins en rêve ! Et comme mes doigts ne suffisaient plus, j’ai voulu m’enfiler bien d’autres choses. Combien de fois ai-je lorgné sur des concombres avec envie… la moindre bouteille de Coca avait le don de me faire mouiller ! Mais cette saleté de pucelage m’empêchait d’aller au bout ! Combien de fois ai-je été au bord de le faire sauter ! Mais au dernier moment, la trouille, panique à bord, la peur d’avoir mal ou je sais pas quoi encore…

Mais je veux plus rester comme ça longtemps ! Faut que ça change bordel !


Bon, maintenant avec Lilly et…

Lilly ! Waouh ! Ça, c’est de la gonzesse ! Et pas chiante, pas chichi-cucu la praline !

Quand elle m’a prise en main l’autre jour… Et elle m’a prise en main, c’est le cas de le dire ! On a passé un bon moment ensemble, dans la salle de bains. Sur le coup, quand elle m’a demandé de me désaper, j’étais toute gênée ! Elle l’a bien senti et du coup, elle s’est foutue à poil elle aussi, sans attendre !



Sans complexe, elle s’était enfilé son tampon, devant moi, nature ! Je crois bien que j’étais encore plus gênée du coup : parce que cette fille a un corps ! Mais un corps ! PAR-FAIT ! Pas un poil de graisse ou de cellulite, mais pas maigre comme moi. Elle a des formes, elle ! Ses seins, Waouh ! Je me sentais ridicule avec mes petites poires ! Et quand j’ai découvert sa chatte ! Un petit triangle parfait, un petit coquillage adorable… Alors que moi, avec ma forêt vierge, ma broussaille en bataille…

Dans la douche, elle m’a savonnée, caressée, cajolée… Je vous explique pas, et si j’étais trempée entre les cuisses, c’était pas juste à cause de la douche ! Ses caresses m’ont rendue folle. Ses mains qui parcouraient mon corps, ses doigts qui glissaient sur ma peau, sa bouche qui parcourait mon cou, mes épaules, mes seins, j’ai pas résisté ! Quand sa bouche est venue frôler mes lèvres, je me suis laissé faire. Ce baiser ! J’avais les genoux qui tremblaient, j’avais du mal à rester debout ! Et petit à petit, j’ai commencé à lui rendre ses caresses, je me suis saoulée de sa peau, de ses seins, de ses tétons tendus.

Bien sûr, compte tenu de la situation, je n’ai pas pu profiter vraiment de sa foufoune. Mais elle, elle s’est pas gênée. Sa main plaquée sur mon sexe, ses doigts n’ont pas tardé à débusquer mon clito. Je ne peux pas dire exactement, mais à mon avis, il ne lui a pas fallu deux minutes pour m’expédier au ciel. Je me suis retrouvée à genoux, toute tremblante, toute ravagée par le plus bel orgasme de ma vie ! Dé-ment !

La garce ne m’a pas laissé le temps de reprendre mon souffle. Elle m’a sortie de la douche et à peine séchée, elle m’a fait asseoir sur le bord de la baignoire :



Armée d’un tube de crème dépilatoire, elle m’a tartiné la foune. Sur le coup, j’ai cru qu’elle voulait tout m’enlever ! J’ai protesté mais elle m’a demandé de lui faire confiance :



Et voila comment je me retrouve avec une petite chatte toute nette, avec juste une petite bande toute fine de poils ras au-dessus ! J’avoue que je trouve ça plutôt joli ! Et excitant ! Un roudoudou tout lisse, c’est vachement sympa à caresser. D’ailleurs, j’arrête plus !

Mais j’aimerais bien qu’un mec puisse en profiter…

Et vite !



L’après-midi est bien avancée lorsque j’émerge. Avant d’ouvrir les yeux, je palpe le matelas, à la recherche de Lilly. Ma main ne trouve que le vide ! Inquiet, je me redresse vivement pour découvrir la belle, sagement assise en face de moi, devant une table où attend un copieux encas. Sourires emplis de sous-entendus, regard amusé de Lilly :



Je crève la dalle, oui ! Je me lève sans tarder, m’approche de la douce pour l’embrasser, révélant sans vergogne mon érection flamboyante. Nouveau sourire de Lilly qui m’embrasse tendrement tout en attrapant ma verge gonflée. Je me recule rapidement. Puisqu’il n’est pas question de s’envoyer en l’air dans son état… J’ai bien essayé plus tôt, rien à faire ! Autant ne pas donner de fausses joies à Popaul.



J’acquiesce en ajoutant :



Saucisses, jambons, laitages, fruits, céréales, café, thé, jus de fruits… tout est parfait, sauf les œufs brouillés, cuits et recuits, qui sont immangeables. Notre collation se passe dans la bonne humeur. Louise reste cependant encore un peu plus silencieuse que d’habitude.

Rassasié, j’observe mes gazelles : d’un côté, Lilly, terriblement sexy avec sa nuisette diaphane qui ne cache rien de ses seins orgueilleux, et de l’autre, Louise, une veste de pyjama rayé. Rien de très affriolant en soi mais, bien trop grande, la veste flotte sur son corps et laisse entrevoir ses formes au gré de ses mouvements. Et, comme la petite est assise sur une jambe repliée, sa petite culotte blanche est régulièrement visible !

Je lance un coup d’œil à Lilly qui comprend :



Mal à l’aise, Louise se rassied correctement avant d’entamer :



À ce stade du récit, la pauvre gamine pleure :



Lilly s’est levée, et placée derrière le siège de Louise, s’est baissée et enlace tendrement la petite :



Me levant à mon tour, je m’approche de la pauvrette, m’accroupis devant elle et lui prends les mains :



Lilly renchérit :



Louise a l’air à moitié convaincue et, totalement gênée :



Embarrassée, Louise se frotte les mains sur les cuisses :



Aïe, encore des révélations ?

Intrigués et nous interrogeant du regard, Lilly et moi tombons d’accord et répondons en chœur :



Louise rougit jusqu’aux oreilles, jette des coups d’œil un peu affolés. Sa main droite file même un instant entre ses cuisses, réflexe qui ne laisse aucun doute sur le plaisir qu’elle a dû se donner en nous observant !


Comprenant que je suis de trop désormais, que les cousines ont certainement plein de petites choses à se raconter, je me relève :



Installé dans le salon de notre suite, je trace mes plans. Avec d’un côté la tempête tropicale annoncée, impossible de prendre la mer, et avec de l’autre côté, Lilly qui doit être sortie du pays sous deux-trois jours, le Mexique redevient d’actualité. Il va falloir se taper la route en bagnole. Le passage de la frontière sera un peu plus risqué, mais il n’y a pas trop le choix. Mais pour deux millions au bout du compte, on peut prendre quelques risques non ?

Je suis plongé dans mes réflexions lorsque Lilly me rejoint. Câline, elle vient ronronner dans mon cou.



Hypocrite, je fais celui qui vient subitement d’avoir une illumination :



Lilly secoue la tête avec un petit sourire coquin et je l’entends penser "Ah ces mecs, tous les mêmes !" :



Là, je fronce les sourcils et ma surprise n’est pas feinte :



Je fais la moue.



Nouvelle moue.



Je hausse les épaules



Je fais semblant de palper les poches intérieures de la veste que je n’ai pas, puisque je ne porte en tout et pour tout qu’un short !



On peut bien plaisanter, j’en mène pas large tout à coup. Et comme Lilly me tire par le bras, je proteste :



Panique à bord ! Ne me demandez pas pourquoi, mais c’est ainsi !



Fermement, je refuse :



Lilly me regarde stupéfaite, bouche bée. J’argumente :



Lilly vient s’installer sur mes genoux. Prenant ma tête entre ses mains, elle m’offre ses lèvres pour un doux baiser.



Lilly me coupe :



Cette déclaration d’intentions me laisse comme deux ronds de flan :



Très sérieuse, Lilly enchaîne :



Comme je veux intervenir, elle me pose un doigt sur la bouche :



Très conventionnelle la demoiselle décidément ! Mais je ne m’en plaindrai pas !



Comme nos lèvres se retrouvent pour valider le pacte, mes mains s’égarent sur la nuisette vaporeuse, montent à l’assaut des seins tentateurs. Mais Lilly garde la tête froide :



Le petit sourire que je lui décoche lui suffit largement comme réponse.



Embarrassé, je hoche de la tête :



Comme je reste indécis, elle poursuit :



Un peu décontenancé malgré tout, je me lève et suis Lilly. Juste avant d’entrer dans la chambre, elle me glisse encore, à voix basse et très vite :



Je la coupe en la fusillant du regard :



Dans le grand lit à baldaquin, Louise est allongée en plein milieu, les draps remontés jusqu’au nez. Immobile comme une statue, elle fixe le toit du lit. Avec ses cheveux clairs et frisottants sur la taie, c’est l’Infante d’Espagne, sage et recueillie !

Lilly me mène jusqu’au lit et me pousse à m’y glisser. Elle-même enjambe Louise et s’allonge de l’autre côté.


Je me fais l’impression du mec qui se retrouve pour la première de sa vie dans un resto chic, face à une ribambelle de couverts différents ! Le plat est devant moi, et je ne sais pas comment l’attaquer ! C’est Lilly qui me sauve, en se coulant contre la cousine, pour l’embrasser dans le cou, la nuque, sur les lobes, les joues. Comme la petite est distraite par cette diversion, j’assure la stéréo, bizouille moi aussi cette peau fraîche, parcours ses joues. Lilly effleure les lèvres palpitantes, je prends le relais pour un baiser à peine plus appuyé, laisse la place un instant à Lilly, reprends la bouche tremblante pour y appliquer un baiser plus chaud, plus entreprenant, plus gourmand. Le drap en profite pour descendre. Je n’insiste pas sur la bouche, mes lèvres glissent dans le cou tendu, s’aventurent vers la gorge dénudée.


Lilly vient de faire voler sa nuisette et offre un sein à Louise qui timidement embrasse le téton offert. Si Lilly possède des seins incroyablement ronds comme des fruits juteux, des seins hauts et rapprochés, tendus et fermes, je découvre chez Louise, des petits seins en poire, moins fermes, moins pleins, mais joliment espacés, une peau laiteuse hérissée par la chair de poule, des tétons tout petits, rosés, pâles. Des petits seins qui ne demandent qu’à être croqués, flattés, caressés, cajolés. Et je ne m’en prive pas ! Sous ma langue, dans ma bouche, les aréoles se contractent, les tétons se dressent, durs, fiers, incisifs !


Les bras le long du corps, Louise a tout de la victime destinée à être immolée sur l’autel du plaisir. Sous mes caresses vagabondes, je sens sa paume s’appuyer timidement contre ma cuisse, sa main se crisper, s’ouvrir pour se refermer ensuite. Alors que les deux femmes se cajolent, que mes lèvres parcourent la gorge nue, ma main continue sa progression, trousse le drap, dévoile le ventre qui se creuse à son contact. Doucement, sans précipitation, mes doigts amadouent le corps de la biche effrayée. D’autres doigts se mêlent aux miens, rampent sur la peau douce.

Puisque Lilly assure le relais, j’en profite lâchement pour me débarrasser de mon short et reviens me serrer contre la jeune fille. Mon sexe tendu frotte contre le poignet de Louise qui dans un mouvement réflexe retire d’abord sa main, mais la ramène ensuite. Des doigts timides, malhabiles, effleurent ma verge, l’enveloppe en douceur, provoquant en moi un frisson irrépressible. Lilly la coquine a encore retroussé le drap, un petit buisson clair, joliment taillé en bande verticale apparaît. Je m’attendais à trouver une charmante broussaille, une forêt un peu folle, mais c’était sans compter avec Lilly : j’avais oublié que la perverse avait pris sa cousine en main ! Notez que je ne m’en plains pas, une bande toute fine, j’aime çà, point-barre ! Mais je suis censé assurer une mission : ma main repousse gentiment mais fermement les doigts un peu trop entreprenant de ma perverse amie.


Comme un gamin, je brûle de découvrir la vallée enchantée. Je me découvre une véritable passion pour la géographie ces derniers temps ! Et la topographie est à la hauteur de mes espérances : sous le trait de poils clairs, le pubis forme une petite colline bien renflée que mes phalanges dégringolent bien vite. Elles s’immiscent dans cette vallée encadrée de belles digues, bien formées et saillantes, glissent le long de belles dunes dorées, dodues, vierges de toute végétation. Entre elles, le lit d’une rivière sombre, impétueuse, aux rives submergées par une crue soudaine. L’aventure serait-elle périlleuse ? Prudent, mon index plonge dans les flots, descend le cours mais bute rapidement sur un petit rocher. Le caillou est trop gros pour qu’on le néglige, il faut en prendre la mesure, l’escalader, le contourner, le scanner du bout du doigt. S’agit-il d’un barrage, d’une retenue dans laquelle j’aurais ouvert une brèche ? Les flots en tous cas redoublent, le cours grossit, des tremblements de terre agitent le paysage. Douce Louise… dont le corps tout entier se tend, se relâche pour se tendre à nouveau. J’ai hâte de poursuivre vers les chutes, le gouffre dans lequel la rivière suave se jette, à moins qu’elle n’en surgisse, mais les ondes montantes du plaisir de la petite me retiennent sur le promontoire sensible. Sur mon sexe, les doigts de la donzelle s’accrochent comme un noyé le ferait à un tronc, surtout depuis que je fais rouler la perle délicate entre pouce et index. Ma bouche est revenue sur le sein, fait rouler le téton à l’unisson du bouton. Lilly inflige un traitement identique à l’autre sein, nos regards se croisent et, complices, expriment notre plaisir de voir notre victime consentante se tendre vers l’extase.


Sous nos bouches, sous nos doigts, la jeune fille ondule, se cabre, se tend. Il serait bon sans doute de porter l’estocade, mais je veux en savoir plus. Mes doigts glissent dans la fente, abordent l’entrée de la grotte, hésitent un instant avant de s’y glisser précautionneusement. Leur progression est rapidement stoppée, l’exploration bute sur un voile. Le rideau me parait bien élastique, trop peut-être, il ne s’agirait pas d’y rebondir !


Curieux, je voudrais bien explorer encore le rempart mais je crains que cette fouille ne tourne à l’inspection, et ne gêne sa propriétaire. Sans insister davantage, mes doigts reviennent vite se noyer dans la rivière déchaînée.


Je roule sur Louise, me glisse entre ses cuisses ouvertes, présente mon chibre heureusement délivré de l’étreinte violente des doigts serrés de la jeune fille.


Popaul se présente à l’entrée bâillante du sexe inondé. Doucement, il pénètre l’antre bouillant, jusqu’au cou simplement.

"Est-ce que quelqu’un pourrait mettre un peu de lumière SVP ? Si déjà je dois me taper la tête contre le mur, j’aimerais bien voir à quoi il ressemble…"

Prudent Popaul ! Le voila qui ressort, puis entre à nouveau.

"Centre de contrôle, je prends les dernières mesures, je vous envoie mes relevés, et on va pouvoir y aller si tout le monde est prêt… Ok Houston, lancez le compte à rebours, mais surtout n’oubliez pas les contre-mesures, il faut une diversion, c’est in-dis-pen-sable ! Que tout le monde s’y mette !"


J’ai l’air de plaisanter, de prendre ça à la légère, mais tu parles, j’en mène pas large en fait ! "Mais bon, allez, hop, on y va ! Feu !"


Ma bouche s’écrase sur les lèvres de Louise, je la bâillonne de mes lèvres. Mes mains s’accrochent à ses seins, tordent les tétons, quand d’un coup de rein sec, je me propulse. Mon sexe plonge entre les cuises écartelées, s’engouffre dans la fente brûlante. Sous le bâillon de mes lèvres, Louise m’asphyxie, aspire tout l’air de mes poumons avant de regonfler mes joues de son souffle chaud. Son cri, si cri il y a eu, est resté presque inaudible tant nos bouches étaient soudées.


Une petite seconde d’éternité s’installe, puis, Popaul qui s’est explosé sa tête -de nœud- contre l’utérus exulte : "Houston ! Champagne ! On a crevé le mur du con ! Bang !… Mais relancez les moteurs, maintenant, il faut pomper, le plus dur reste à faire ! Plein gaz, il faut absolument décoller !"


N’allez pas croire que je me moque. Je plaisante, pour moi, pour faire le fier, pour oublier mon trouble et mes appréhensions de la seconde passée. Alors que mon pieu va-et-vient dans l’antre défloré, en fait, je ne souhaite plus qu’une chose :


Louise, petite Louise, jouis ! Prends, prends tout, ne donne plus rien désormais.

Prends, profite, Louise, envole-toi !

Tu as des ailes désormais !