| n° 09830 | Fiche technique | 11046 caractères | 11046Temps de lecture estimé : 7 mn | 29/10/05 |
| Résumé: Je l'ai trouvée, je peux bien en profiter! | ||||
| Critères: fh frousses couple douche amour volupté pénétratio | ||||
| Auteur : Ed Benelli (J'aime ce que j'écris.) Envoi mini-message | ||||
| DEBUT de la série | Série : Juillet sous l'eau Chapitre 01 | Épisode suivant |
Je suis là, planté au milieu d’un corridor sombre et obscur. Une nuit claire est tombée, ce qui m’emplit d’une certaine effervescence. J’attends que le temps passe encore.
Je ne dois pas ouvrir les yeux.
L’appartement est silencieux, presque trop. Je n’ai ni entendu le bruit de ses pas, ni le bruit de sa respiration ou d’un rire. Elle est quelque part, cachée, à attendre d’être surprise, ou plutôt à espérer me faire la surprise.
Encore quelques secondes.
C’est une attente étrange, moi qui suis torse et pieds nus, en jeans, au milieu de mon appartement. Tout de même, je suis excité et dans mon pantalon ça ferraille dur pour avoir de l’espace.
Je peux ouvrir les yeux maintenant.
J’ai une envie folle de la cajoler et de la caresser. De parcourir cette peau que je me plais à effleurer du bout des doigts. J’ai une envie folle de l’entendre encore gémir et soupirer. Et je sais que j’ai encore des choses à découvrir sur elle, je sais qu’elle se cache quelque part dans mon appartement, mais aussi qu’elle se cache de moi, ou d’elle-même. Tout vient à point à qui sait attendre. La patience, dans certains cas, est bien l’une de mes plus grandes qualités.
Aucune réponse. Ma ruse n’a pas fonctionné. C’est qu’elle est brillante, ma Sophie.
Je prends la première pièce devant moi. La chambre de ma coloc, et elle n’a presque aucun meuble. J’en ressors rapidement. Je passe à l’autre chambre.
Je me souviens de ses cuisses chaudes. Je me souviens de son être qui se pâme de jouissance. Je me souviens de la sueur salée qui descend le long de sa gorge, pour se perdre entre ses seins et me donner l’envie d’aller l’y chercher.
L’autre chambre est vide. Toujours rien, mais de moins en moins de temps.
Je fonce dans ma chambre, soulève les draps, retourne le lit, fouille partout.
Je me souviens de ce long râle qui avait précédé sa première jouissance entre mes bras. Je me souviens avec délectation du goût sublime de son sexe et de la fierté que j’ai éprouvé à le faire mouiller et s’ouvrir.
Bon, ne reste plus que le salon et la cuisine. Mais il n’y a rien là.
Je jette un coup d’œil.
Rien. La salle de bain. Vite, le temps presse.
J’ouvre la porte en grand.
Le silence.
Je hausse un sourcil. Elle n’est pas derrière la porte, ou sinon j’ai dû l’assommer.
Reste que la douche. Une petite pensée frivole, alors que je me rappelle qu’elle ne porte qu’un top blanc et des jeans, me vient à l’esprit.
Un top blanc, une douche…
Miam.
Je passe ma main à la recherche du robinet et j’ouvre les vannes d’eau froide.
Je règle la température de l’eau. Tiède, juste ce qu’il faut.
Je saute sous la pluie avec elle.
La fenêtre baigne la douche de lumière lunaire et m’offre ce splendide spectacle.
Le temps pour moi de l’enlacer, j’ai bien vu son top trempé, moulant sa poitrine magnifique, et l’eau froide qui en fait ressortir les mamelons. J’ai bien vu sa peau pâle ruisseler, ses cheveux flamboyants qui dégoûtaient. Et mon sexe qui se cambre dans mon jeans qui se resserre sous l’eau.
Je me souviens que rien n’est éternel. Je me souviens avoir eu peur de l’avenir, mais aussi m’être collé à elle et avoir pu la toucher aussi doucement qu’elle le mérite. Je n’ai plus envie de me souvenir… Je veux vivre dans le présent.
Je me jette sur elle. Je passe une main rapide sur son cou et l’attire contre moi.
Enfin, je peux l’embrasser sans retenue. Finie la partie de strip-cachette.
Je passe un bras sous ses fesses, que je cajole en passant, et la soulève pour la plaquer contre moi. Elle me retourne mon baiser, fougueusement, goulûment.
Plus de gêne ou d’appréhension. On déguste notre passion.
L’eau est bonne, juste comme il faut. Une pluie d’été.
Ses mains caressent mon dos, s’accrochent à mes épaules, s’enfouissent dans mes cheveux trempés.
Je passe mon pouce le long de sa bouche et de sa joue, dans ses cheveux. Elle chavire la tête.
Il fait chaud, je ne sais plus si je sue ou si l’eau me coule dessus. Je m’arrache à son baiser, je plonge dans con cou, dont je ne me lasse pas. Elle soupire déjà, elle renverse la tête, elle s’offre. Je goutte sa peau, sa saveur. Je sens ses petits doigts, fébriles, qui s’attaquent à ma ceinture et à mon jeans. Je leur en suis reconnaissant. Moi, je passe sur la gorge, que je titille de ma langue. Je me repais du soulèvement de sa poitrine, elle inspire longuement, expire bruyamment. Je dévore son buste, puis passe le long du décolleté. Entre mes lèvres, j’attrape un téton qui pointe et déforme le tissu. Je le pince et le triture, alors que ma main malaxe avec force sa fesse droite et que je la soutiens de l’autre bras.
Elle a fini par libérer mon sexe qu’elle caresse de ses deux mains. Ça ne fait qu’accentuer mon envie de la prendre. Je caresse de la ma langue son sein et le tissu, je l’écoute qui monte doucement vers le plaisir.
Je n’ai plus envie d’être patient. Elle non plus.
Je la repose dans le fond de la douche, déboutonne rapidement son jeans et descend la fermeture. Je tire vivement et l’entraîne jusqu’à ses chevilles. Je remonte mes mains en frottant la peau de ses jambes jusqu’à ses hanches. Mes doigts pincent les rebords de son tanga couleur chair et je lui fais suivre le même chemin jusqu’à ses chevilles.
Je lève mes yeux sur son visage où coule une eau limpide et claire. Elle a le rose aux joues, elle remue doucement les jambes et ses mains sont enfouies dans ses cheveux dégoulinants. Elle baisse la tête et m’observe. J’approche ma bouche de son mont de Vénus et souffle dessus. Son corps entier tremble et j’en suis satisfait. Je pose ma paume sur son sexe et je me redresse tout contre elle, mon membre battant sa cuisse. Elle a ces yeux illuminés que je lui connais bien et qui s’embrument alors que ma main continue de la frotter.
Même sous cette pluie torride et chaude, on ne peut s’empêcher d’être doux et lents. Je prends son visage dans une main, lui caresse la joue et à nouveau l’embrasse. Je veux qu’elle sente le calme qui m’envahit, je veux qu’elle sache que nous avons toute la nuit et qu’on peut faire exploser le chauffe-eau. Elle passe ses bras autour de mon cou, vient chercher ma langue de la sienne.
Je sens ses jambes s’ouvrir et remonter le long de moi pour m’enserrer, m’emprisonner contre elle, elle qui s’emprisonne contre moi. Ses chevilles sont entravées par ses vêtements. Elle me regarde de haut, elle attend en silence.
Je prends mon sexe en main et l’approche du sien, que je frotte un instant pour jouer avec nos ardeurs. Je le presse à l’entrée de cette grotte humide et m’y enfonce doucement. Un gémissement doux s’élève d’entre ses lèvres, alors qu’elle s’écarte de moi, se laissant aller. Je passe ma main sous elle pour la soutenir et m’introduis délicatement. Elle râle, elle souffle, elle sourit.
Plaqué contre elle, je m’occupe à bouger en elle, nous laissant nous repaître de cette douceur et de cette envie. J’entame enfin le mouvement, elle reste accrochée à mes épaules, à mon corps. J’ai son buste à porter de bouche. J’enfonce mon nez dans son cou, j’embrasse la chair tendre. L’humidité décuple l’odeur de nos désirs.
Elle hoquette parfois, sinon elle n’a de cesse de soupirer et de râler.
Jamais le rythme n’est effréné, il reste ample et profond, même lent. Nous n’en finissons plus de nous toucher et de nous embrasser, c’est presque comme si on ne sentait plus à quel point nous sommes l’un dans l’autre. Je caresse son dos et ses fesses de mes mains qui la soutiennent. Elle s’attarde sur moi, alors que ses mains coulent dans mes cheveux, alors qu’elle suit les gouttes sur mes bras, du bout de ses ongles.
Je bois à même son corps l’eau tiède, la sueur salée, la douceur de ses lèvres.
Le temps a glissé loin, il s’est presque éteint pour nous laisser profiter d’un instant d’une beauté rare, tandis que les va-et-vient se font plus profonds, lascifs, et nous transportent. La jouissance vient d’elle-même, en nous inondant. Elle est forte et intense. Malgré la chaleur, je sens mon corps se couvrir de chair de poule et le sien qui frissonne. J’ai l’impression que la douche a explosé et d’être plongé sous des trombes, alors que le temps ralentit et que tout autour de moi se fait fluide.
Il n’y a plus maintenant que le bruit de l’eau qui tombe et nos souffles emballés.
Nos regards enfiévrés l’un dans l’autre.
Nos sexes l’un dans l’autre.
Tout en l’embrassant, je l’attire avec moi dans la baignoire, alors que ses jambes flageolent encore.
Alors qu’elle reprend son souffle lentement, je la déshabille entièrement, lâchant ses vêtements mouillés sur le carrelage, puis me déshabille à mon tour pour la laisser se blottir contre moi.
Nus ensembles, nous profitons de la caresse de l’eau pour nous câliner tendrement. Je n’ai pas envie de penser à plus loin, à plus tard. J’ai peur du futur et je me sens si bien dans le présent.
J’ai envie que le monde entier nous oublie pour toujours.
J’ai envie que le monde entier nous laisse nous noyer l’un dans l’autre…
Et cette musique qui joue en sourdine dans ma tête… Cette chanson qui m’étourdit :
« I’ll be waving my hands
Watching you drown
Watching you scream
Quiet or loud «
Clumsy, tirée de l’album «Clumsy» d’Our Lady Peace.