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Temps de lecture estimé : 9 mn
19/10/05
Résumé:  Aurélien a très envie de voir Bénédicte, dont l'anniversaire approche, dans les bras d'Eric.
Critères:  fh couple extracon anniversai amour revede
Auteur : Ali1  (Amoureux du plaisir féminin)      

Série : L'anniversaire de Bénédicte

Chapitre 01 / 03
L'invitation

Toute la soirée? Aurélien a senti Bénédicte peu naturelle, préoccupée et un peu embarrassée. D’expérience, il sait qu’il ne sert à rien de la questionner. Il attend donc patiemment. Le soir, serrée nue tout contre lui au creux du lit, elle lui confie enfin d’une petite voix timide :



Il reçoit la nouvelle comme un coup au plexus. Une brusque chaleur envahit soudain son corps. Aussitôt, animé d’une vie propre, son sexe sort de sa torpeur et commence à grossir. Alors qu’il n’osait plus y croire, après plusieurs semaines d’hésitation, elle avait enfin franchi le pas et avait accepté.



Lui aussi imagine la scène, la voit déjà. Son ventre à lui aussi est crispé. Son sexe durci, lourd, bat contre son ventre ; son érection est presque douloureuse. Bénédicte en sent les pulsations contre sa cuisse. Elle s’en saisit doucement et commence à le câliner, à le masser lentement :



Serrés l’un contre l’autre, eux aussi laissent vagabonder leur imagination en silence. Puis, au bout d’un moment, Bénédicte reprend :



Ils se taisent à nouveau. Puis, en caressant toujours le sexe érigé, elle ajoute enfin :



Il bascule sur elle, entrouvre les douces cuisses de son genou et d’une seule poussée s’enfonce profondément en elle. Elle crie. « Elle est effectivement trempée » a-t-il juste le temps de penser avant d’exploser et de se répandre en longues saccades dans la grotte accueillante. Bénédicte jouit elle aussi tout aussitôt, autant d’impatience et d’excitation mêlées que de la puissante et violente possession d’Aurélien.


Le calme revenu, ils s’embrassent et se caressent amoureusement, tendrement. Jusqu’à ce que la vigueur retrouvée d’Aurélien, la moiteur encore affamée de Bénédicte, l’idée d’accueillir bientôt Eric, ne les entraînent à nouveau dans de nouvelles joutes enfiévrées une partie de la nuit.



******



Depuis quelque temps déjà, Aurélien s’était rendu compte qu’Eric trouvait Bénédicte à son goût, qu’il en était peut-être même un peu amoureux. Il lui faisait une cour discrète mais assidue chaque fois qu’il en avait la possibilité. Celle-ci n’était d’ailleurs pas insensible à son charme et à son humour. Il avait eu l’occasion de les observer discrètement et s’était rendu compte de leur réelle complicité. Et Bénédicte avait bien volontiers reconnu, après quelques hésitations, tout l’attrait qu’elle lui trouvait et son plaisir à être en sa compagnie. Et que, ma foi, si Aurélien n’avait pas été dans sa vie, elle aurait volontiers cédé, sans la moindre réticence, à ses discrètes avances.


Le fantasme fugace d’Aurélien de voir sa femme dans d’autres bras que les siens avait, depuis ce jour-là, pris une nouvelle vigueur. Et, même s’il ne l’évoquait pas, depuis lors Eric était souvent présent dans son esprit quand il faisait l’amour à Bénédicte. Il voudrait bien maintenant les voir faire réellement l’amour. Il l’imagine sur elle, en elle… Il imagine cet autre sexe dans la bouche de Bénédicte, cette autre langue léchant la faille de Bénédicte. Il imagine Bénédicte gémissant sous les coups de boutoir d’Éric…


Et lui, spectateur attentif de la scène…


Un soir, après l’amour, il avait enfin osé évoquer son fantasme. Bénédicte ne s’en était pas offusquée. Depuis lors, le personnage d’Eric avait pimenté plusieurs fois leurs soirées. Et chaque fois, la prude Bénédicte se montrait très réceptive à son évocation. Elle était alors plus amoureuse, plus voluptueuse ; ses mots, ses gestes étaient plus osés, plus érotiques. Son plaisir était plus violent, plus expressif. Et le sien en était, lui aussi, singulièrement augmenté.


Il se souvenait particulièrement du retour de cette soirée festive au cours de laquelle Eric s’était montré très empressé auprès de Bénédicte, la serrant de près, la faisant beaucoup rire, beaucoup boire aussi. Dès la porte refermée, Bénédicte, un peu grise, s’était jetée dans ses bras en disant :



Aurélien avait refermé ses bras sur elle, l’avait embrassée longuement, profondément. Puis, saisi d’une inspiration soudaine, il avait dénoué l’écharpe de soie qu’elle portait et, passant derrière elle, lui avait bandé les yeux par jeu. Lui piquetant la nuque de petits baisers, il l’avait poussée vers la chambre tout en la déshabillant et en lui murmurant :




Toujours aveuglée, elle s’était ensuite abandonnée aux caresses avec une sensualité et une avidité qui l’avaient surpris. Et, quand la bouche d’Aurélien l’avait fait défaillir, elle s’était arquée et avait supplié :



Aurélien avait alors plongé en elle et l’avait pilonnée avec une fougue inhabituelle, imaginant lui aussi Eric sur elle, en elle. Et cette idée, comme toujours, avait déclenché sa jouissance. De longs jets abondants de semence avaient empli le ventre de Bénédicte de leur blancheur translucide.


Son plaisir à elle avait été, lui aussi, d’une rare violence, plus long, plus bruyant qu’à l’habitude. Agrippée à Aurélien, elle avait longuement appelé Eric. Quand, enfin calmée, épuisée, elle s’était endormie d’un coup, lui n’avait pas trouvé le sommeil si facilement.


Mais il savait maintenant qu’il arriverait à ses fins, que ses rêveries se transformeraient en réalité, qu’un jour prochain il verrait Bénédicte dans les bras d’Eric, qu’il verrait ce corps si ardemment chéri enfin livré aux assauts d’un autre sexe que le sien, soumis aux désirs érotiques d’un autre homme que lui.


Le lendemain soir, quand il évoqua la nuit précédente, Bénédicte lui fit remarquer, un peu confuse :



Quelque peu hypocrite, et aussi un peu honteuse, elle répondit, blottie contre son torse :



Il argumenta encore longtemps pour tenter de la convaincre, ou au moins de lui en faire accepter l’idée. Finalement, elle conclut la discussion d’un péremptoire :




Depuis, ni l’un ni l’autre n’avaient plus abordé ce sujet. Et Aurélien n’avait plus parlé d’Eric pendant l’amour. Il avait maintenant l’impression que leurs relations amoureuses, bien que toujours tendres et complices, étaient devenues plus calmes, plus routinières et moins échevelées qu’auparavant, « du temps d’Éric ».


Et soudain, ce soir… elle avait pris sa décision !


(à suivre)