| n° 09790 | Fiche technique | 23345 caractères | 23345Temps de lecture estimé : 14 mn | 18/10/05 |
| Résumé: Après un concert réussi tombe la déprime de l'artiste... | ||||
| Critères: ff couleurs prost hotel voir fmast intermast cunnilingu fgode fist | ||||
| Auteur : Sofie (Jeune demoiselle essayant l'écriture...) Envoi mini-message | ||||
| DEBUT de la série | Série : Nedse Chapitre 01 | Épisode suivant |
« Nedse ! Nedse ! Nedse ! » Scande la foule en délire, tous le poing levé. Certains se font soulever et traversent l’énorme salle de concert, un Bercy complet depuis des mois à l’annonce des dates de la nouvelle tournée mondiale du groupe, Nedse. Les guitares cinglent encore de longs riffs rock et déjantés, le tout appuyé par une batterie tribale et puissante. La chaleur dans la salle est torride, tout le monde du technicien au public en passant par les membres du groupe est en sueur.
Le concert prend fin sur un dernier rappel explosif où les lumières et le jeu de scène des artistes rivalisent d’éclats. Les premiers rangs sont écrasés sur les barrières, arrosés par la sécurité pour ne pas tomber en syncope. Les projecteurs balayent le public de rayons rouges, les musiciens quittent la scène un par un. Chacun sous une acclamation tonitruante. Partent le bassiste et le guitariste posant leurs instruments en prenant le soin de les laisser jouer des dernières notes longues et grinçantes sans l’aide de leurs propriétaires. Une seule ombre reste sur la scène éclairée par un jet de lumière blanche, le restant de la scène tombant dans l’ombre. Il s’agit du micro triomphant en maître, symbole de la réussite de ce concert.
Dans l’ombre, un pas derrière le micro, un cœur vibre à cent à l’heure, tant par la débauche d’effort que par l’ivresse du moment.
C’est son moment préféré, lorsque la foule devient hystérique après le dernier rappel. Quand les cris de cette ombre mouvante font trembler la scène. Une énergie, une puissance jaillit de la fosse. Une dose d’adrénaline coule dans les veines. Les oreilles bourdonnent, la tête est le centre d’un afflux de sang bouillonnant. On se sent fort et puissant comme jamais, indestructible et heureux tout simplement. C’est presque sexuel, une sorte d’orgasme dont les préliminaires sont les morceaux qui s’enchaînent. Les vêtements collent à la peau, la sueur glisse sur le visage creusé par l’effort et on sourit.
Les spectateurs ravis s’époumonent une dernière fois à se briser la voix pour cette ombre. « Broody ! Broody ! »
Elle lève le poing bien haut comme un signe de ralliement et elle s’avance dans la lumière. Les projecteurs l’aveuglent. Le public peut la voir une dernière fois.
Broody Alison, la chanteuse du groupe apparaît tout sourire et l’air désinvolte face à cette meute survoltée. Broody domine son micro de par sa grande taille. Elle est mince, certains diront maigre. Ses cheveux blonds courts à la garçonne sont en bataille, quelques mèches collées sur le front. Les traits fins et tendus dus à la fatigue qui la gagne après deux heures de concert. Broody charme tout le monde autant par sa voix que par son charisme énorme. Seule sur la scène, elle paraît pourtant dompter cette marée humaine. Son caractère est entier, sa rage de vivre explosive et son aura ne proviennent sûrement pas d’artifices. Chez elle pas de maquillage, elle n’est pas une chanteuse de single. Broody porte fièrement et avec allure des Converse, un jean usé par la tournée et un t-shirt d’Audioslave plaqué par la transpiration. Malgré ce look mi-androgyne, presque garçon manqué, mais tout simplement rock, elle garde une féminité qui est déconcertante.
Un dernier salut au public et un « A bientôt Paris » et Broody Alison quitte la scène à son tour sous un torrent d’acclamations.
À la sortie de la scène, tout le monde est satisfait du concert de ce soir. Tout s’est très bien déroulé, même le public a assuré. On se congratule et se félicite de la performance surtout que de nombreux critiques se trouvaient là ce soir. Après les habituelles rencontres avec la presse et des fans chanceux, chacun n’aspire qu’à une chose : l’after-show. Broody aussi est en pleine extase dans les coulisses, mais cette épuisante tournée l’éprouve surtout que, quand on est la chanteuse d’un groupe, les sollicitations sont plus nombreuses. Elle trinque avec les autres membres du groupe, mais à leur grande surprise elle les laisse tomber pour la suite de la soirée. Sa gorge est fatiguée et dans deux jours ils sont à Londres, LA date à ne pas manquer, le pays du rock comme juge, il va falloir assurer.
Broody quitte le P.O.P.B (Palais Omnisport Paris Bercy) direction les grands hôtels de l’avenue Montaigne, être rock star ça a du bon parfois…
Je suis enfin seule, affalée sur la banquette de la limousine. Seule et au calme. Pas en silence, car après un concert, un bruit sourd hante la tête et bourdonne sans fin. Des instants du concert passent et repassent sans arrêt dans mon esprit, je les découpe pour voir ce qui était bon et ce qui ne l’était pas. J’ai le palpitant à mille à l’heure, j’ai des courbatures qui apparaissent et j’ai froid. Même la clim’ à fond de la limousine ne change rien, j’ai froid. Pourtant, j’ai changé de t-shirt et mis une écharpe autour de ma gorge, mais j’ai froid, je suis glacée pour dire vrai. Pour m’aider à me réchauffer et passer le temps du trajet, j’inspecte le bar et y découvre de quoi patienter. Les bières dans les coulisses furent un bon début, mais la vodka reste ce que je préfère et, avec une liqueur de café noir, c’est mon grog.
Le chemin me semble long et les verres petits. L’adrénaline du concert électrise encore mon corps, mais peu à peu ce sentiment d’aisance et de bien-être se transforme en déprime et solitude. Les images de ce soir défilent à nouveau dans ma tête sauf que cette fois je ne m’aperçois que des défauts. La balance juste sur tel morceau, ma voix mal placée à telle mesure. Je détruis le show de ce soir en repensant sans cesse à celui de Londres, l’inratable.
La voiture s’arrête, mes pensées aussi.
Je sors du véhicule et fonce à travers le hall sans lever un instant les yeux vers ce qui m’entoure. J’ai trop l’habitude pour m’émerveiller. Et puis une partie du staff est là pour m’accueillir et se charger de tout pour moi. Quand je suis dans cet état, taciturne et déprimée, ils savent qu’il faut me laisser en paix. Je tends ma main dans un brouillard de luxe et d’abondance identique à tous les grands hôtels et je prends la clé de ma chambre que me donne le superviseur du groupe. J’entends à peine un « sixième étage » et je ferme les yeux jusqu’à ce que la porte de l’ascenseur se referme. CLANG ! Cette fois je suis vraiment seule dans l’ascenseur, pas le moindre garde du corps, agent, imprésario ou autres et la rapidité de ma sortie m’a permis d’éviter les fans.
Lorsque je rentre dans ma chambre je suis vidée. Plus d’énergie pour quoi que ce soit, je ne prends même pas le temps d’examiner la chambre, elle est sans doute comme toutes les autres et puis demain ce sera une autre, enfin une similaire dans un autre endroit.
Le seul détail qui attire mon regard est le minibar. J’y découvre un tas de minuscules bouteilles. Je les prends toutes et les pose sur la table à côté du lit et du téléphone que je décroche. « Allo, la réception, faites monter un sandwich, j’ai faim. Peu importe le contenu, mais vite. » Je raccroche sans réellement entendre la réponse. Je m’allonge sur l’immense lit et allume la télé. Je zappe d’une image à une autre, rien ne me satisfait. Un sentiment de manque et de mélancolie me tiraille l’estomac. J’éteins ce flux d’images et attends sur le lit mon repas frugal, les yeux dans le vide…
Trois coups forts retentissent dans la suite. Je me lève et crie à travers la chambre « Entrez ! ». Le cliquetis électronique de la porte sonne et un chariot entre dans la pièce poussé par un groom. Je lui désigne du doigt l’endroit où il doit laisser le chariot. Le groom soulève la cloche et un sandwich composé apparaît. Une si grande cloche pour un met aussi simple rend la scène ridicule. J’ai toujours aimé cette forme d’ironie, voire de provocation. Demander dans un grand hôtel un met ultra simpliste. Alors que l’employé s’en va sans même que je lui ai jeté le moindre regard, je l’arrête d’une phrase :
Le groom quitte ma suite chassé par le ton de mes derniers mots prononcés avant de lui claquer la porte dans le dos.
Je mange quelques miettes du sandwich et très vite c’est autre chose dont j’ai besoin. Je retourne au bar et ouvre encore plusieurs minis bouteilles. Je passe ainsi le temps jusqu’à ce que le téléphone sonne. Je décroche et entends une voix venue de loin m’annonçant la venue de mon « troisième oreiller ». Je bois une dernière rasade de gin. L’alcool commence à faire effet, je perds en agilité et en aisance. Soudain, on frappe à la porte.
Dans l’entrée débarque une femme, vêtue d’une jupe en cuir très courte et d’une veste cachant en partie un chemisier ouvert sur une poitrine généreuse.
Christina se rapproche de moi, dès qu’elle est à ma portée je la capte d’un bras et je lui colle un baiser. Nos langues rentrent dans un premier contact, surprise elle finit par enrouler sa langue et finalement m’embrasse bien.
Je m’assieds sur le lit et la regarde se dévêtir. Une fois qu’elle ne porte plus qu’un ensemble string/soutien-gorge blanc qui contraste au plus haut point avec sa peau noire, je la stoppe de la main et l’invite à s’asseoir à mes côtés. Je me mets à genoux et plonge mes doigts dans sa fente.
Je souris quand je rentre en contact avec une pilosité dense. Je baisse son string et découvre un buisson sombre dont les deux lèvres forment comme un chemin amenant tout droit au clitoris. Je la doigte vigoureusement, instinctivement elle écarte les jambes. Christina semble être assez large, alors j’en profite pour y mettre jusqu’à trois doigts simultanément. À ce moment-là, elle s’agite beaucoup plus et sa respiration devient sonore. Je la masturbe avec fascination et ferveur. Je la fais se retourner et elle me présente ses fesses. Un beau cul rebondi, bien ferme. J’empoigne sa chair et la doigte de nouveau. Cette séance de masturbation me calme. Ma frustration se dégage à chaque mouvement profond de ma main dans son sexe poisseux de mouille à présent.
Je recule et pars chercher un de mes sacs déposés à l’entrée. Je l’ouvre et fouille à l’intérieur quelques instants. Mon exploration se concrétise lorsque je saisis une boîte. Je mets la capsule dans ma poche de jean, pose la boîte par terre et l’ouvre.
Dedans, un gode ceinture aux dimensions plus que respectables. Je m’en empare et reviens me positionner juste derrière ces fesses bien dodues.
Christina tourne la tête et je vois une lueur d’étonnement dans ses yeux voire de légère appréhension vu la taille de mon sexe artificiel.
Quant à moi, le sentiment de frustration ronge mon ventre et la forte dose d’alcool qui circule dans mes veines et loin de m’avoir apaisée. Au contraire, après le choc du concert, il me manque à présent quelque chose. J’ai l’impression que l’on a coupé mon bien-être comme on arrête un robinet. D’un coup sec, sans la moindre douceur ni prudence et me voilà à sec. Il est temps que je soulage ce sentiment de manque, de rage qui gravit en moi. Je retire mon t-shirt et le jette. C’est d’abord une sensation glacée qui frappe ma poitrine nue, en raison de ma menue poitrine je n’ai nul besoin de soutif’, puis c’est un début d’excitation qui apparaît à l’approche de la saillie de cette jeune soumise. Je baisse mon jean et ma culotte et j’attache le gode ceinture à ma taille. Le gland en plastique pointe comme un dard menaçant. Je suis à quelques centimètres de son minou broussailleux. Mes mains serrent ses épaules, j’enfonce un peu mes ongles et elle serre les dents de douleur, ça y est je suis en elle…
Christina pousse un cri, car mon rut est direct. Je claque mon membre factice contre sa peau. Son sexe reçoit des assauts répétitifs sans répits. L’onde de choc de ma frustration ainsi traduite fait balancer ses seins lourds dans leur piège de dentelle blanche. Cela m’excite de la prendre ainsi avec son soutien-gorge. Je la prends sans la dévêtir complètement, allant de suite à l’essentiel, le soulagement. Je serre ses fesses dans mes mains pour rétrécir la paroi de son con. La prendre en levrette me soulage, le bourdonnement quasi incessant dans ma tête disparaît pour être remplacé par la douce mélodie de nos respirations fortes et tendues par l’effort. Je la pénètre sans ménagement, parfois je m’amuse à ressortir mon engin afin de constater l’épaisseur de l’objet que je lui enfonce aussitôt après, ma perversion rassasiée. Mes jambes prennent un rythme cadencé allant de plus en plus loin en elle. Mon propre sexe commence à s’humidifier, j’éprouve un certain plaisir à soulager mes pulsions de cette manière. Je la baise sans la moindre pudeur ni gêne. Une dernière salve puissante et je recule d’un pas. Mon gode ressortant luisant de sa mouille décidément abondante je me mets à genoux et goutte sa chair. Ma bouche se perd dans cet amas de poils, j’arrive tout de même à lécher son clitoris. Son goût hante ma bouche. Un bout de chair si fragile et surtout si petit comparé à l’accessoire en plastique précédemment utilisé.
Depuis le début, Christina ou quelque soit son vrai prénom a toujours exécuté mes ordres. Certes non sans méfiance, mais avec également une certaine résignation voire un désintérêt total de la situation eut sans doute égard à sa profession.
Elle répond donc à mon ordre en s’allongeant, moi, je dégrafe ma ceinture. La voici sur le dos, presque nue, ne portant que son soutien-gorge, moi, je suis au-dessus d’elle.
Avec la plus grande des précautions, je souligne sa peau avec mon majeur qui la frôle. Ma ligne part du bas de son nombril jusqu’à la lisière de ses premiers poils pubiens. Cette ligne que je trace me conduit tout droit vers le chemin du diable. Je lape son sexe, où du moins j’essaye. Je commence à être désorientée par la fureur de ce corps étendue devant moi.
Je m’écroule sur le lit et parviens péniblement à prononcer ces quelques mots.
Je souris devant cette remarque douteuse et pars la tête en arrière et l’esprit qui s’enfonce dans une allégresse artificielle. Christina commence à me lécher le sexe d’abord timidement puis sa langue s’immisce entre mes lèvres. Elle dévore mon minou et enfonce un doigt qui me foudroie lors de son premier passage.
En fermant les yeux, j’ai l’impression que sa langue est énorme. Je suis prise de tremblement et enfin je n’ai plus froid, bien au contraire je brûle.
J’enroule mes jambes autour d’elle pour l’enserrer et la forcer à se rapprocher de moi.
Elle me branle avec douceur, mais sur mes plaintes répétitives elle s’active avec plus de force. Je compte ses doigts en moi, un deux, trois… Etrangement je me vois allongée sur le lit en train de profiter des caresses de Christina. Mon âme excitée quitte mon corps.
J’écarte les jambes et retiens mon souffle un instant. Je me détends au maximum et la main de Christina glisse dans mon vagin. Une fois sa main enfoncée, elle entame des va-et-vient lents pour ne pas me blesser et habituer mes parois à cet exercice. Ensuite, elle tambourine ma grotte. Je sens avec délice mes parois s’ouvrir toute grande. Mon bas-ventre explose à chaque mouvement. Je gémis, pousse des hurlements, c’est de la douleur et du plaisir. Mon cœur accélère, accélère et lors d’un coup de poignet plus vigoureux que les précédents j’implose une première fois. Je tente de serrer les draps pour contenir ce flux de jouissance, mais paralysée par l’alcool et l’adrénaline du moment, je reste immobile. Mon souffle s’arrête, l’espace d’un instant de béatitude totale. Christina poursuit les mêmes gestes me rendant folle. Seule ma tête se secoue de gauche à droite, le reste de mon corps n’est plus qu’une vague qui ondule au rythme de mon fist. D’incessantes gesticulations de ma maîtresse, car je suis soumise à ses actions, me provoquent des râles venus de mes entrailles. Je tremble sur le lit, je ne suis plus qu’un spasme, un corps désarticulé. Un dernier assaut de sa main et je suis foudroyée d’autant qu’elle tente d’ouvrir sa main dans ma chair. Par la puissance de l’orgasme je suis pliée en deux, j’ouvre la bouche, mais rien ne sort. Cette prostituée est la lesbienne la plus perverse que je n’ai jamais eue. Se venge-t-elle de ma brutalité de tout à l’heure ? Toujours est-il que je jouis comme une folle. D’un coup sec, sa main ressort de mon volcan en pleine éruption. D’une pulsion incontrôlée, je fonce sur sa main et la lèche doigt par doigt pour apprécier la saveur de mon jus. Epuisée sur le lit, je désire apprécier encore de sa compagnie.
Christina s’avance et place son entrejambe juste au-dessus de mon visage. J’ai une superbe vue sur sa chatte. Christina place son index sur ses petites lèvres et les écarte. Son doigt noir s’enfonce dans son fourreau rose. Son clitoris est un capuchon qui paraît géant face à mes pupilles. Elle se branle sous mes yeux. Cette chair qui mouille sous mon regard c’est un régal. Par intermittence je donne un coup de langue dans ce sexe qui me nargue. Son con a un fort goût, un mélange de sueur, de mouille. Christina semble apprécier ce petit jeu d’exhibitionnisme, car elle se doigte avec entrain osant maintenant se branler sans honte ni pudeur. Elle s’active sur son entrejambe lâchant parfois des gémissements plaintifs qui ne trahissent pas son émotion. Dorénavant, elle plaque son sexe sur mon visage et le frotte. Elle se branle sur mon nez. Encore quelques frottements et Christina inonde mon visage de son jus. Elle pousse un cri aigu et se laisse choir sur moi pendant un bref instant où je dévore une dernière fois son sexe.
Je suis ravie de sa prestation. L’alcool et le sexe m’ont permis de palier à ce manque cruel d’après concert. Toute la fatigue le stress de la soirée retombe d’un coup. Je suis épuisée, courbaturée. Pourtant, mon âme est apaisée, elle flotte dans la pièce et même sûrement ailleurs. Mon corps ne répond plus, mais l’esprit marche encore, c’est l’essentiel. Néanmoins, je ne me fais pas d’allusion, ce bien-être est temporaire. Une escale par le bonheur sexuel et la prochaine étape est une descente profonde dans le vide de la solitude où même les plus forts ersatz ne suffiront pas à combler ce manque, ce vide, cette solitude.
Ce n’est pas le moment d’y penser et ma voisine de lit m’aide à ne pas quitter cette terre trop vite. Elle est déjà rhabillée, en route sans doute pour un prochain rendez-vous. Elle allume une cigarette et elle me tend le paquet. Je regarde le paquet avec difficulté puis au bout d’un moment incalculable je réponds « Non, merci. Je ne fume pas c’est mauvais pour la santé ! » Je ris à tue-tête dans le silence lourd de la chambre. Elle ne semble pas apprécier ma plaisanterie et fume sa clope rapidement. La voir ainsi fumer comme si elle était sur le trottoir m’énerve au plus haut point.
Elle quitte la suite en refermant la porte sans un bruit. À moins que je ne l’aie pas entendue, ce qui est plus évident vu mon état.
Je reste étalée sur le lit. J’ai la gorge en feu, sèche. Tout autour de moi le silence, un silence envahissant, pesant et finalement destructeur. Je ne supporte plus cette absence de bruit, de vie. Finalement, je ne veux pas de calme, je n’en veux plus tout du moins. Contrariée et lunatique, je décide de me lever pour changer cette situation. J’ai soif et le minibar est vide, alors, allons en bas dans le grand bar…
PS : Remerciements aux grooms qui m’ont confirmé la véracité de l’expression « troisième oreiller ». Et à Nono pour sa patience et son écoute…