| n° 09785 | Fiche technique | 22967 caractères | 22967Temps de lecture estimé : 14 mn | 16/10/05 |
| Résumé: Une auberge à la campagne, une rencontre, un week-end que je pensais passer en solitaire, elle aussi d'ailleurs... | ||||
| Critères: fh inconnu campagne hotel volupté | ||||
| Auteur : Verdi | ||||
Une balade à la campagne…..
Le soleil brillait sur ce village d’Ardennes. Arrivé en ce début de samedi après-midi, j’avais pris une chambre dans une auberge de belle apparence sur la place du village. Afin de profiter du beau temps, je partis pour une promenade qui me ferait voir le paysage sous toutes ses couleurs, sous toutes ses nuances. J’avais besoin de me détendre après une semaine de dur labeur, de stress. Une balade tranquille le long des chemins campagnards me ferait le plus grand bien.
Je partis donc et suivis un sentier vallonné, bordé tout le long par des haies et des buissons. Des champs de blé et de maïs s’étendaient à perte de vue en un damier de couleurs du plus bel effet.
Au détour du sentier, j’entendis des pas.
Ils avançaient lentement, s’arrêtant de temps à autre, puis repartant.
Je la vis, avançant lentement le long des haies parsemées de fleurs. Elle s’arrêtait pour humer le parfum de l’une, puis passait à une autre, tel un papillon qui chercherait sa ration de nectar. Dans le creux de son bras, un bouquet de fleurs sauvages apportait des couleurs sur le blanc du tissu de sa robe.
Je la croisai et nos regards se rencontrèrent… La lumière de ses yeux me perça comme un rayon laser. Je me sentais tout d’un coup si timide que je continuai mon chemin en murmurant ce qui ressemblait à un bonjour. Plus loin, je me suis retourné et je l’ai vu arrêtée, me regardant, un léger sourire sur les lèvres. Je la regardais aussi, appréciant son allure et sa silhouette. Sa robe blanche contrastait avec ses cheveux mi-longs de couleur auburn. Les contours de son corps se découpaient au travers de sa robe grâce aux rayons indiscrets du soleil couchant. Je profitai de cette vision le plus longtemps que je pouvais, mais elle se retourn et s’en fut…
Cette vision me poursuivit tout le long de ma promenade qui me ramenait à l’auberge du village.
Je montai dans ma chambre et me douchai.
Voyant qu’il était tôt, je décidai de gagner la terrasse pour prendre un verre.
Il y avait pas mal de monde à la terrasse. Je m’assis dans un fauteuil et contemplai le va-et-vient sur la place du village.
Soudain, d’une rue, déboucha une silhouette que je reconnus aussitôt.
Celle de ma jolie promeneuse. Elle venait lentement dans la direction de l’auberge. Je ne pouvais détacher mon regard d’elle. Un léger sourire se dessinait sur ses lèvres tandis qu’elle s’avançait. En passant devant moi, elle me regarda un court instant puis me dit :
Je lui répondis :
Elle me répondit :
Sur ce, elle est rentrée dans l’auberge.
Estimant que, après tout, j’étais en congé et que j’avais bien le temps, j’allais me lever pour commander un autre apéritif lorsqu’elle réapparut.
Il n’y avait pas beaucoup de places libres.
Je lui fis signe de venir vers moi, étant assis seul à une table.
Elle vint. Je remarquais qu’elle était superbement habillée d’une robe longue en lin avec un foulard rouge noué autour du cou.
Je lui dis :
J’allai passer la commande et revins vers la terrasse.
Je me suis assis à côté d’elle. Je lui dis :
Nous avons conversé ainsi en buvant notre apéro. Elle m’a raconté qu’elle était mariée et qu’elle avait un fils de dix-sept ans. Comme son mari était parti pour une semaine à l’étranger pour son travail et que son fils passait le week-end avec des copains, elle n’avait pas eu envie de passer celui-ci seule dans sa maison vide et avait décidé de venir à la campagne.
Je lui répondis que j’étais un peu dans la même situation, que ma femme était partie avec sa tante à Vienne pour quelques jours et que, du fait de mon travail, je n’avais pas pu les accompagner ; donc, pour ne pas rester seul à la maison, j’avais décidé de passer mon week-end ailleurs.
Nous avons ainsi parlé de choses et d’autres, jusqu’à l’heure de passer à table.
Je lui demandai si elle avait déjà une table réservée et ajoutai que, dans le cas contraire, elle me ferait plaisir en partageant la mienne. Elle sembla hésiter puis, en souriant, me répondit que ce serait aussi bien de passer la soirée ensemble plutôt que d’être chacun de son côté.
Vu l’affluence dans le restaurant, la patronne ne demandait pas mieux que d’accéder à notre demande. Elle nous proposa une petite table près d’une fenêtre qui donnait sur la place du village. Nous nous sommes installés et avons passé notre commande.
Tout en dégustant les plats qui nous étaient présentés, nous avons bavardé sur un tas de sujets tels que souvenirs de vacances, de la région qu’elle semblait bien connaître, de notre métier respectif, de nos hobbies. Bref, une conversation comme peuvent en avoir des amis. Le temps passait sans que nous ne nous en rendions compte. Parfois, à l’évocation d’un souvenir, un moment de silence se faisait, comme si un ange passait. Mais ces instants de silence ne duraient jamais longtemps, l’un de nous déviait alors la conversation sur un autre sujet.
Le repas terminé, je lui demandai si cela lui ferait plaisir de prendre le café à la terrasse. Vu la température agréable, celle-ci était encore bien remplie.
Nous nous y sommes fait apporter le café.
À ce moment, les instants de silence étaient un peu plus longs qu’avant, comme si nous avions épuisé tous les sujets de conversation.
Dès qu’elle eût terminé son café, je sentis qu’elle cherchait comment mettre fin à la soirée. Je décidai de l’aider et je dis en riant que j’allais faire une courte promenade avant d’aller dormir, pour éliminer un peu les excès caloriques du repas du soir.
À mon étonnement, elle me dit que c’était aussi ce qu’elle avait l’intention de faire, et que ce serait chouette de faire une dernière balade ensemble. J’avoue que je n’ai pas réussi à cacher ma joie de faire une promenade nocturne en sa compagnie et je crois qu’elle l’a remarqué.
Elle est montée dans sa chambre prendre un pull car, malgré le temps estival, l’heure tardive amenait un peu de fraîcheur. Elle mit le pull sur ses épaules et nous sommes partis.
Nous marchions lentement côte à côte. Parfois, au hasard du trottoir, nos épaules se touchaient. C’est à ce moment que j’ai eu envie de la prendre par le bras ou de mettre ma main sur son épaule. Mais, ne sachant pas comment elle pourrait le prendre, je me suis abstenu. Jusque-là, je n’avais pas envisagé dans cette rencontre autre chose qu’une agréable soirée passée en compagnie d’une femme belle et charmante mais qui, malgré nos conversations et parfois nos rires, me semblait assez réservée.
Nous sommes arrivés sur le petit pont qui enjambait la rivière. L’obscurité était seulement atténuée par la lumière des deux réverbères de part et d’autre du pont. Cette lueur se reflétait dans la rivière. Seul le bruit de l’eau sur les rochers venait rompre le silence ambiant. Nous nous sommes accoudés à la rambarde du pont et avons contemplé l’eau. Nous étions silencieux, comme si nous avions peur de briser la magie de cet instant. Je me suis rapproché un peu d’elle, jusqu’à ce que nos épaules se touchent. Elle ne recula point, au contraire, j’eus l’impression qu’elle appréciait ce contact. Je glissai, doucement pour ne pas l’effaroucher, mon bras sous le sien et je lui pris la main. Nos doigts se croisèrent et nous sommes restés là plusieurs minutes, sans dire un mot, regardant devant nous. Elle se redressa et se retourna vers moi. Nous nous sommes regardés, nos figures proches l’une de l’autre. Je ne sais qui s’est avancé le premier, mais nos lèvres se sont rejointes en un doux et léger baiser.
Elle me dit doucement :
Je lui répondis que je n’avais pas espéré avoir compagnie aussi charmante ce soir, et je l’en remerciai d’un baiser.
Nous avons continué la balade, nous tenant par la main, gentiment, appréciant ces instants. Nous ne parlions pas beaucoup, probablement émus par le fait de cette attirance soudaine qui s’était produite. Je lâchai sa main et mis la mienne sur sa hanche, elle fit de même. J’aimais la chaleur de sa peau au travers de sa robe, et je sentis qu’elle n’était pas insensible au contact de ma main. La sienne bougeait au rythme de nos pas sur mon flanc et c’était comme une caresse permanente.
Je pris conscience de ce qui arrivait et me demandai comment cela allait se terminer.
Nos pas nous ramenèrent vers l’auberge et, devant la porte, elle me tendit ses lèvres et m’embrassa…
Nous sommes entrés et avons pris nos clés. Toujours main dans la main, nous avons monté l’escalier. Nous sommes arrivés à la porte de sa chambre.
Là, un ange passa…
Je lui fis un doux baiser et, sans mot dire, je lui ouvris sa porte et la fis entrer. Je lui dis :
Je la quittai et rejoignis ma chambre.
Je restais là, au milieu de celle-ci, à me traiter d’idiot de l’avoir quittée de cette façon.
Cinq minutes passèrent, dix… puis quinze…
Je me dis que je ne devais pas me faire d’illusions, et que donner un baiser n’est pas plus qu’un gage de remerciement ou un moment passager de tendresse. Ce n’est pas parce qu’une femme donne un baiser à un homme dans un moment de joie et de bonheur qu’elle accepte de passer une nuit d’amour avec lui.
Je pris une douche rapide et décidai de me coucher.
À peine au lit, le téléphone bourdonna. Je décrochai.
Un seul mot parvint à mes oreilles :
Je me levai et allai vers sa chambre. J’ouvris la porte sans frapper.
La chambre était plongée dans l’obscurité. Elle était debout devant la fenêtre, me tournant le dos. Elle portait une chemise de nuit de soie bordée de dentelle. Je mis mes mains sur ses épaules et l’attirai doucement vers moi. Ses épaules vinrent s’appuyer contre ma poitrine et sa tête se posa sur mon épaule. Mes mains descendirent le long de ses flancs vers ses hanches, glissèrent et se rejoignirent à hauteur de son ventre.
Ses mains se posèrent sur les miennes. Je pensais qu’elle voulait en arrêter le mouvement, mais je me trompais. C’est elle qui remit mes mains en mouvement et qui les emmena à la découverte de son corps. Elle les fit ainsi remonter en passant par le creux entre les seins, sans en toucher les bouts, tournant autour, redescendant le long des flancs vers les cuisses, remontant en passant par les aines et frôlant sa toison, mais sans s’y arrêter et remontant ainsi vers la poitrine. Cette fois, elle s’arrêta sur les seins et, comme s’ils avaient attendu ce moment, les tétons se mirent à se raidir. Elle reprit la caresse en refaisant le même chemin, doucement. Mes mains sentaient son corps vibrer à leur passage. Le tissu de soie entre mes mains et sa peau procurait une sensation électrisante et sensuelle.
Nos mains s’arrêtèrent au milieu de son ventre et les siennes se levèrent vers mon cou qu’elles enserrèrent. Ce geste me faisait comprendre qu’elle me faisait offrande de son corps et que je pouvais en continuer seul la découverte. Je remontai lentement vers ses seins et les caressai doucement, redescendant par le sillon les séparant vers le ventre. Je descendis encore vers son intimité secrète mais ne m’attardai pas. Je descendis plus bas par l’intérieur des cuisses et arrivai à la bordure de sa chemise. Je soulevai celle-ci et passai en dessous pour poser mes mains sur ses cuisses nues. Je remontai alors en caressant sa peau douce. Arrivé à son intimité, je posai mes mains dessus et la caressai doucement puis, la quittant, je remontai toujours sous la robe vers les seins que je palpais directement pour la première fois.
Je la sentais vibrer sous le frottement de mes mains, et je dois dire que je n’y restais pas insensible. Elle dut le sentir aussi, car elle fit en sorte de se retourner. Nous nous sommes retrouvés face à face et nos lèvres se sont rejointes, ouvertes, et nous nous sommes embrassés avec passion. Mes mains caressaient maintenant son dos et s’y appuyaient pour la serrer dans mes bras. Sans cesser de m’embrasser, elle s’est écartée, a commencé à déboutonner ma chemise puis l’a enlevée. Puis ses mains ont caressé ma poitrine et mon dos, en descendant de plus en plus bas à chaque mouvement, passant outre la ceinture de mon pantalon de training, parvenant à mon pénis dressé. Elles le prirent et le massèrent doucement. De mon côté, j’écartai les bretelles de sa chemise qui se retrouva à ses pieds. Elle aussi descendit mon pantalon et nous nous sommes retrouvés nus l’un en face de l’autre.
Je l’ai prise par la taille et l’ai conduite vers le lit, je l’y ai allongée et je me suis assis à son côté. J’ai repris mes caresses ; n’ayant plus la chemise dans le chemin, je pouvais tâter tout son corps, des pieds à la tête. Je promenai mes lèvres de sa bouche vers ses seins, en suçant doucement les tétons raidis, j’embrassai le sillon entre les seins, descendis, mis ma langue dans son nombril, descendis encore et en arrivai à son triangle de duvet. Là, je remontai par les mêmes chemins, goûtant la saveur de sa peau et recommençai en descendant chaque fois un peu plus bas, jusqu’à son antre secret.
Ma main prit le relais, lui écartant les cuisses pour découvrir ses charmes intimes et cachés que je caressai doucement, écartant les lèvres qui protégeaient son clitoris. J’entrepris de le faire rouler entre mes doigts, le sentant se raidir un peu, palpitant à mon frottement.
Mes lèvres et ma langue prirent la place de ma main, celle-ci descendit et palpa l’entrée de son vagin. Je sentis qu’elle frémissait sous mes caresses, et elle poussait de petits soupirs. J’introduisis avec précaution un doigt dans sa grotte et le poussai le plus loin que je pus. Je commençai un lent mouvement de va-et-vient que j’essayais d’harmoniser avec la caresse buccale sur son clitoris.
Après un soupir plus profond que les précédents, elle mit la main sur ma tête, m’écarta et murmura :
Je m’allongeai doucement sur elle et la pénétrai, centimètre par centimètre, jusqu’au plus profond d’elle-même. Appuyé sur les coudes, je commençai à faire les mouvements de va-et-vient, d’abord lentement puis plus vite à mesure que je sentais son corps vibrer. Je l’embrassais, nos langues s’enroulant l’une autour de l’autre comme si elles voulaient s’unir, elles aussi.
Je sentais que nous étions proches de connaître un moment extraordinaire, un moment de jouissance suprême.
Soudain, elle poussa une sorte de feulement qui augmenta, elle commença à trembler, ses jambes se nouèrent aux miennes, les serrant fort, sa bouche s’ouvrit comme pour pousser un cri, je sentis son ventre se soulever, se raidir puis se relâcher, puis se retendre à nouveau en une série de spasmes. À mon tour, je sentis l’orgasme venir et, avec un cri rauque d’extase, je jouis en elle.
Ce n’est qu’après quelques minutes, quand nos spasmes et notre tremblement se furent calmés, que je sortis d’elle et que je m’allongeai à son côté. Tendrement, je l’embrassai et lui caressai la poitrine. Elle me rendit mes caresses et nous nous sommes calmés.
Nous sommes restés comme cela enlacés pendant tout un temps, sans parler, dans un silence que seul troublaient nos respirations et les bruits de nos baisers.
Nous nous sommes assoupis, tout en gardant conscience de la présence l’un de l’autre. Nous étions serrés, lovés ensemble dans un même élan de tendresse et d’amour.
Tout doucement après ces moments de calme, ses mains ont commencé à se remettre en mouvement. Elles ont caressé mon dos, mes reins, mes fesses, ont forcé un passage entre nos deux corps pour venir prendre mon pénis encore un peu assoupi de ses efforts antérieurs. Leur contact lui rendit vie et il ne fallut pas longtemps pour qu’il commençât à se redresser.
Elle se souleva et, à ma grande joie, sa bouche et ses lèvres vinrent flatter ma virilité.
Elle la prit en bouche et sa langue se mit à tourner autour de l’endroit le plus sensible.
Le résultat ne se fit pas attendre et je me retrouvai bientôt prêt à lui rendre les hommages qu’elle attendait.
Mais je ne voulais pas rester inactif et, tout doucement, je fis en sorte de me retourner en sens inverse. Elle ne voulait pas me lâcher, ce dont j’étais heureux malgré la gymnastique imposée. Finalement, je pus me mettre comme je le voulais.
Ce que je voulais, c’était lui faire l’amour avec mes lèvres, ma langue, mes mains puisqu’elle voulait garder pour elle ce que j’utilisais habituellement.
Mes mains prirent ses fesses et mes doigts se sont placés dans le sillon séparant son autre antre secret. Je l’y caressai doucement sans trop insister. Mes lèvres et ma langue, par contre, trouvèrent le chemin pour lui sucer le clitoris et le firent grossir comme un petit appendice.
Elle continuait à me combler de ses caresses buccales. Je ne sais pas à quel point elle se rendait compte du plaisir qu’elle me procurait.
J’essayai de lui en procurer autant. Ma langue entra dans son jardin secret et entreprit de la combler de même par cette intrusion osée. Ma langue entra aussi loin que possible et palpa toutes les parois offertes.
Je la sentais vibrer et je dois dire que, moi non plus, je n’étais pas loin de l’extase.
Je quittais cet antre à regret et je la forçai tendrement à me lâcher aussi.
Elle me demanda de me mettre sur le dos, ce que je fis. Elle m’enjamba et se retrouva à califourchon au-dessus de moi. Elle caressa mon bas-ventre de son pubis et c’est tout naturellement qu’elle s’empala sur moi. Elle descendit lentement, doucement, jusqu’à ce que son vagin ait entièrement absorbé mon pénis.
Puis son bassin imprima des mouvements de haut en bas et de bas en haut, lents et lascifs.
Dans cette position, je pouvais l’observer. Elle semblait éprouver à la fois l’extase et la souffrance. Elle semblait avoir tant de sensations que ses yeux se fermaient, et sa bouche semblait vouloir exprimer ses plaisirs. Ses seins suivaient les mouvements des ses hanches. Malgré mon propre plaisir que je sentais monter, je n’osais pas interrompre ses sensations extatiques par des mouvements ou des caresses qui auraient pu la ralentir dans la montée de son orgasme. C’était merveilleux de la voir ainsi, d’autant que j’en étais l’auteur.
Quand elle atteignit le paroxysme, elle arrêta ses va-et-vient, et seules les vibrations de son bassin continuèrent avec une telle intensité qu’elle m’amena à une jouissance comme je n’en avais jamais connu.
Nous nous sommes regardés, nous nous sommes souri, elle s’est baissée vers moi et nous nous sommes embrassés comme jamais avant.
Elle s’est libérée lentement de notre étreinte et s’est allongée à mon côté.
J’avais peur de briser ce moment de bonheur intense, cet instant merveilleux de complicité physique entre deux personnes qui s’étaient rencontrées, mieux, qui s’étaient données l’une à l’autre dans un pur élan de tendresse.
Je ne sus que dire pour exprimer avec suffisamment de force ce que je ressentais en ce moment et je crois qu’elle ne le trouvait pas non plus.
Nous sommes restés silencieux, conscients de cet instant privilégié que le hasard d’une rencontre nous avait offert.
Nous nous sommes serrés l’un contre l’autre en un remerciement tendrement tacite et nous nous sommes assoupis…
Je me suis réveillé à la pointe de l’aube. Les premiers rayons de soleil pointaient au travers de la fenêtre de la chambre. Nos deux corps enlacés en étaient illuminés. Nous étions à ce point lovés l’un contre l’autre que je n’osais bouger, de peur de la réveiller.
Je la laissai dormir, savourant la chaleur de son corps, la douceur de sa peau contre la mienne, le rythme lent de sa respiration. Je me laissai aller à rêver… Le sommeil me reprit…
Nous nous sommes réveillés en même temps.
Elle me dit :
Je lui répondis que c’était la plus belle nuit que j’avais connue et que je la lui devais.
Je lui demandai ses projets pour la journée. Elle voulait faire un tour dans la région et rentrer chez elle pour y être quand son fils reviendrait de son week-end.
Elle me demanda si je voulais l’accompagner jusque-là.
N’ayant rien de prévu, j’étais trop heureux d’accepter.
Sur ce, je regagnai ma chambre pour m’y changer.
Je revins la chercher pour descendre prendre le petit déjeuner.
Nous avons quitté l’auberge ensemble. J’avais un peu de mélancolie de quitter cet endroit où, pendant une soirée et une nuit, j’avais de façon inattendue reçu et donné du plaisir à une belle inconnue que je ne reverrais peut-être plus jamais ou, qui sait, un jour, peut-être…