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n° 09738Fiche technique47900 caractères47900
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Temps de lecture estimé : 28 mn
02/10/05
Résumé:  En quête de sensualité, une jeune femme se promène nue en montagne à la nuit tombée...
Critères:  f fh fhh inconnu grosseins forêt fsoumise exhib fmast hmast intermast entreseins fellation cunnilingu anulingus sandwich fdanus fsodo
Auteur : Julienclaireuil            Envoi mini-message
Elise au clair de lune

J’ai 25 ans, je vis seule et cette situation me convient parfaitement. D’aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours été indépendante et j’en suis arrivée à me persuader d’être la mieux placée pour me donner du plaisir. Je ne me demande même plus si je trouverai l’âme sœur un jour. Je n’ai eu à ce jour qu’une expérience sexuelle avec un garçon et cela a été un fiasco. C’était lors d’un anniversaire.


J’avais 17 ans et j’avais craqué pour un garçon de 21 ans. Il m’avait raccompagnée en voiture et s’était arrêté en chemin. L’échange de baisers brûlants, les caresses de plus en plus hardies, mes seins dévoilés qui l’excitaient tant, et l’amour, vite fait, dans une position peu commode. La déchirure douloureuse de la première fois et lui qui jouit tout de suite, maladroitement. Puis l’humiliation, la colère du jeune mâle qui découvre la banquette de la voiture de son père tachée par le dépucelage, et qui me pousse dehors, quasi nue, mes vêtements jetés sur le bas-côté.


Après ce traumatisme, plus rien d’autre que des histoires platoniques avec les garçons dont je me méfiais, et des jeux de regards avec les filles, sans que l’on sache vraiment si cela peut devenir plus sérieux.


Je suis devenue amoureuse de moi-même, de mon corps, de mes formes et je pense que je suis la seule à savoir comment m’aimer. Je ne me refuse rien pour exalter cet amour et je m’invente des situations érotiques de plus en plus audacieuses. En ce moment, j’atteins le nirvana de l’excitation sexuelle en me promenant nue à la nuit tombée !


Mes parents possèdent une maison dans les Alpes Maritimes, dans l’arrière-pays, le long de la frontière italienne. J’aime y passer quelques jours en fin d’été. Les soirées sont parfois si douces à cette époque de l’année que j’aime m’exhiber dans le jardin, derrière la maison à flanc de colline. J’y ai pris goût, à tel point que durant mon séjour j’attends chaque soir avec impatience pour me livrer, nue et frémissante, à la clarté de la lune. Pour amplifier encore l’état de quasi-transe qui s’empare de moi, j’ai découvert qu’il me fallait me mettre en danger et me risquer plus loin à l’extérieur de la maison.


Je n’ai pas d’heure précise pour partir, j’attends juste que les lumières des maisons du hameau du bas soient éteintes, laissant place à la sérénité silencieuse qui s’empare de ce coin perdu des Alpes Maritimes. Je contemple alors, de la terrasse, l’étendue déserte de mon flanc de montagne, je goûte la douce quiétude qui m’entoure, hume la brise délicate toute chargée de senteurs provençales, et souris en pensant aux délices qui m’attendent. Puis je me déshabille entièrement, enfile une paire de tennis et sors par la porte de derrière, celle qui donne sur l’amont de la pente.


Je referme soigneusement avec la clef que je dépose dans un pot de fleurs. Je traverse le petit jardin, escalade le muret, saute dans le sentier puis, précaution ultime, parcours à demi-recourbée la centaine de mètres qui me séparent du bosquet qui me dissimulera complètement.


Je me redresse alors et entame ma balade nocturne. Je savoure cette impression de liberté que donne la nudité en plein air. Les arômes des plantes méridionales m’apportent ce dépaysement, cette certitude d’être en vacances, moi qui vis à Paris le reste de l’année. Je parcours le sentier escarpé d’un pas agile, je connais ce chemin depuis que je suis toute petite. Je me sens en communion avec les éléments. La brise nocturne me caresse.


Peu à peu, je prends un rythme assez rapide. L’allure soutenue favorise la perception de tout mon corps. Mes cheveux blonds, attachés en queue de cheval, balaient mon dos. Je sens la vigueur des muscles de mes cuisses et de mes mollets. Mes fesses rondes, durcies par l’effort, se déhanchent naturellement et le roulis de mes gros seins renforce les sensations dues à ma féminité exhibée.


J’atteins l’orée du bosquet, un petit chêne en marque la fin. Je m’y adosse pour reprendre mon souffle. Je sens mon cœur battre fort et j’esquisse le geste de prendre mon pouls. C’est un prétexte que je m’accorde, un acompte à la volupté. J’applique ma paume sur la cage thoracique, juste sous mon sein gauche. Ce contact me trouble.


J’écarte les jambes de chaque côté du tronc d’arbre, ferme les yeux et, de mes deux mains, me caresse la poitrine. Je masse doucement la base des deux gros globes, puis les pouces passent sur les aréoles dorées et viennent écraser les tétons saillants. Je repense à mon rêve de la nuit dernière. Cette Viviane, ancienne copine d’école, blonde comme moi mais beaucoup plus menue, nue dans un lit improbable, contre moi, peau contre peau. Sa bouche fraîche, sa langue pointue emmêlant la mienne, jamais je n’ai été embrassée comme dans ce songe.


Pourquoi cette fille ? Je me souviens de quelques œillades à l’époque où je la fréquentais, mais pas de me sentir éprise. Pourtant ce rêve de la nuit dernière, tellement palpable ! Je passe une main sur mon ventre et descends entre mes cuisses, sur ma toison. L’envie irrésistible de succomber immédiatement à l’appel du désir qui monte en moi. Mais c’est trop tôt ! Je veux avoir le temps d’y penser encore, d’attendre jusqu’à n’y plus tenir, trouver d’autres endroits pour m’aimer dans d’autres positions avec d’autres rêves que je peaufinerai pendant ma promenade.


Je reprends la marche. J’évolue à terrain découvert maintenant mais je ne crains pas les rencontres importunes dans cet endroit et à cette heure. Je contemple le magnifique ciel étoilé. Le chemin monte un peu plus dur à travers les alpages, je sais que je vais atteindre un petit lac dans quelques minutes. C’est le but que je m’étais fixé, j’avais même pensé m’y baigner.


Je m’accroupis au bord de l’eau et y plonge la main pour goûter sa fraîcheur. Je baigne mon visage en sueur. La balade m’a donné chaud, mais finalement pas au point de souhaiter nager. Je regarde en amont, j’ai envie d’aller plus loin, au-delà de ce petit col qui me paraît tout proche. J’éprouve le besoin de cheminer dans l’inconnu, de prolonger cet état de liberté qui m’exalte. Je sais la frontière italienne toute proche. Je ne veux pas me rendre jusque-là, mais m’en approcher, savourer ma nudité dans des endroits inexplorés.


En 30 minutes j’atteins le col, puis je descends vers une petite étendue d’arbres. Je traverse un bois et arrive à une clairière où sont groupés des moutons. Je m’accroupis derrière un buisson et observe les animaux.


Combien de temps suis-je restée là, dans ma contemplation ? Je n’en sais rien. La position est tellement érotique, accroupie, les genoux ouverts. Je suis perdue dans des pensées impudiques mais je m’interdis de me toucher. Il est temps de faire demi-tour et de trouver des endroits plus familiers, plus apaisants pour goûter les caresses qui me démangent maintenant. Je vais rentrer, enfiévrée par le désir. Cette perspective me décide à me redresser doucement.


Mais mon rythme cardiaque s’accélère tout à coup. Une forme humaine est là, à quelques mètres, qui m’épie. Brusquement je fuis, sans chercher à comprendre. Je me mets à courir à travers le bosquet, du plus vite que je peux. Je perçois la course de l’individu qui m’a prise en chasse. J’accélère, mon cœur s’affole, je sors du chemin pour tenter de le semer.

Mon Dieu, il est sur mes talons !

Je ne peux aller plus vite et il gagne du terrain !

Je l’entends haleter à quelques mètres derrière moi. J’ai l’impression que mes poumons vont éclater. Soudain, je trébuche sur une branche morte et m’étale sur le sol.


Je me retourne, il est là. C’est un homme jeune, brun, un berger. Il me regarde et semble intrigué, sans animosité. Je suis assise, les bras entourant mes genoux, il me tend la main pour m’aider à me relever. J’accepte après quelques secondes d’hésitation. Je me suis mise dans de beaux draps !


Je suis debout près de lui, je ne cherche pas à cacher ma nudité car tous les gestes seraient vains. Il est un peu plus grand que moi. Il me parle, en italien ! Je ne comprends rien. Je bredouille les quelques mots d’anglais qui me viennent à l’esprit, mais il n’entend pas cette langue.


On ne voit jamais de fille par ici à la saison des alpages, encore moins de jolie fille, mais que dire d’une jolie fille nue ! Quand elle s’est mise à courir, je ne voulais pas la laisser partir, je l’ai rattrapée, elle est tombée et là, j’ai bien vu que c’était une fille superbe que le Bon Dieu devait m’envoyer. J’ai adressé tant de prières, le soir, quand le sommeil me fuyait ! Je l’ai remerciée d’être venue, mais elle n’a pas compris. Le Seigneur m’envoyait une Française !


À présent que toutes les tentatives de communication verbale ont échoué, le silence s’est installé. Je ne sais pas comment m’extraire de cette situation scabreuse. Mais le voilà qui me prend doucement la main et m’invite à le suivre. Comment refuser ? Je résiste un peu, je tire sur mon bras qu’il ne lâche pas, il me sourit et me fait signe de l’autre main de venir. J’emboîte son pas malgré moi.


Nous traversons la prairie occupée par les moutons jusqu’à une cabane légèrement en contrebas. Il marche devant moi, il ne lâche pas ma main, mais il marche sans précipitation. C’est plus un accompagnement qu’un kidnapping. D’ailleurs, pourquoi kidnapping ? Je n’ai même pas crié. Je réalise maintenant, en traversant ce champ, que je n’ai donné pratiquement aucun signe de panique ou de refus !


Devant la porte il pose un doigt sur mes lèvres pour m’inviter à me taire, puis il entre. Aussitôt un bruit me parvient aux oreilles, un autre homme ronfle ici. L’intérieur de la cabane est éclairé par la lune. Je détaille l’endroit. C’est une modeste bâtisse faite de bois et de pierre. Une table et deux chaises trônent au milieu, une petite armoire est adossée à l’un des murs. En face, une cheminée où finissent de se consumer quelques braises. Une grille calée en travers du foyer atteste de l’endroit où les occupants préparent leur repas. Dans un coin, un abreuvoir en zinc sert d’évier et de lavabo, un petit meuble bas, de desserte. Les deux autres coins sont occupés par des lits, dans celui de droite, le dormeur, et l’autre, inoccupé, doit être celui de mon guide.


Il prend une cruche sur la table et me tend un verre d’eau. Je bois volontiers, trop contente d’avoir quelque chose à faire le temps de réfléchir à une issue honorable à tout cela. Il est près de moi, il me regarde boire et, lentement, pose une main légère et chaude sur la courbe de mes fesses. Ce geste me fait frémir, cela n’est pas désagréable, mais il augure d’une suite plus hasardeuse. Je pose sans bruit mon verre sur la table et le dévisage. Je ne veux pas faire de scandale, ne pas réveiller l’autre, mais simplement m’en aller.

Il est brun, les cheveux bouclés, son visage est ovale, ses yeux marron étincellent dans la pénombre, ses joues sont sans poil, une fossette creuse son menton, il semble avoir mon âge. Il porte une chemise à carreaux ouverte sur un torse velu, un jean enserré en bas dans des petites bottes de cuir. Il pose une main sur sa chemise et murmure son prénom :



Je prononce le mien. Pour confirmer les présentations, il place ma main sur sa poitrine, répète son nom, puis pose la sienne sur la vallée entre mes seins et chuchote :



Quelques secondes passent, nous restons l’un contre l’autre à nous dévisager, nos mains appliquées sur le corps de l’autre. Il murmure en souriant quelques mots en italien, puis déplace ses doigts de quelques centimètres et, petit à petit, parcourt ma poitrine en une exploration appliquée, qui devient une caresse.


Sa nudité magnifique me remplissait de joie, je lui ai dit que je remerciais le Seigneur de me l’avoir confiée.


Je comprends seulement que je me suis piégée moi-même en entrant ici et que, même s’il est beau garçon et que ses manières sont douces, il me faut le repousser si je veux éviter le pire. Soudain, derrière moi, le dormeur émet un puissant grognement, suspendant toute réaction de ma part. Je fais volte-face.


L’inconnu se retourne sur sa couchette et reprend son sommeil, offrant son dos à nos regards. Le bruit m’a effrayée, mais le sommeil du deuxième occupant se poursuit et je suis soulagée. Marco est derrière moi, il m’a entourée de ses bras, il me parle doucement au creux de l’oreille, je ne comprends rien, mais le ton de sa voix m’apaise.



Il continue à murmurer des mots sans signification pour moi, je me sens envoûtée, prise au piège, mais pas réellement en danger. Mon geôlier a des manières douces et tranquilles. Sa présence, pourtant à la source de ma mésaventure, me calme et me trouble tout à la fois.


Il se fait plus audacieux et enserre mes seins lourds dans ses paumes. Une seconde, j’ai l’idée de le repousser, de lutter contre le désir qu’il fait naître en moi, sachant très bien qu’accepter ses premières caresses, c’est sombrer dans le plaisir au risque de m’y enliser. Pourtant, je m’abandonne à ses cajoleries, les bras le long du corps. Il joue tendrement avec mes volumes, m’embrassant dans le cou, me mordillant l’oreille et me murmurant des suites de mots incompréhensibles. Je me surprends bientôt à exhaler des soupirs de plaisir. Il frotte son bas-ventre tendu par le désir contre mes fesses nues. Je tourne alors la tête vers lui et nos bouches se rejoignent.


Il m’a prise par les épaules et m’a conduite vers le lit. Je suis assise, adossée au mur. Il s’agenouille devant moi et caresse mes cuisses. Son visage enfantin semble m’interroger avec des yeux brûlant de désir. Je me sens convoitée et consentante. Cette rencontre impromptue, ce lieu rustique, la présence d’une tierce personne et le charme de Marco me troublent irrésistiblement.


Il écarte mes cuisses pour embrasser mon entrejambe. Je me laisse aller à cette caresse puis relève les genoux afin de m’offrir totalement à sa bouche. Je bouillonne de désir et c’est pour moi la première fois que je partage cette sensation. Je prends mes seins entre les mains afin de participer à l’élaboration de mon plaisir. Ma vulve ruisselle de cyprine.


Le garçon s’applique à me fouiller patiemment de sa langue. Il explore la totalité de mon intimité, du bourgeon clitoridien à l’anneau rose enfoui au bas de ma fente. Je contiens mal l’envie d’exprimer mon plaisir. Il agit avec douceur, tendresse. Il me déguste en me jetant parfois de rapides coups d’œil, comme s’il s’assurait de ma jouissance. Je plonge une main dans ses cheveux bouclés et jouis longuement dans une plainte retenue. Il a relevé la tête, me sourit, presque étonné des effets de ses talents puis se redresse. Il défait son pantalon et exhibe son sexe dressé.


Il s’agenouille au-dessus de moi, emprisonnant mes cuisses, et pose sa verge au contact de mes seins. Je ne me pose plus de questions sur la suite de cette rencontre, seul compte le plaisir qu’il vient de me donner et les sensations nouvelles qu’il me permet de partager. Je caresse son sexe, une main sur la tige et l’autre en coupe sous les testicules. Il effleure mon visage de ses doigts agiles. Le pénis est à quelques centimètres de ma bouche, attirant, mais je n’ai jamais fait cela !


Je lèche timidement le gland offert, découvrant petit à petit un geste dont j’ai si souvent entendu parler. Marco est patient, indulgent pour l’imperfection des caresses. Je m’enhardis, pose mes lèvres autour du renflement, puis j’engloutis le dôme luisant. Il se cambre, pousse son ventre en avant. Ses mains ont repris possession de mes seins aux tétons dilatés. Je le branle doucement dans ma bouche, ma langue s’entortille autour du gland turgescent. Je pétris les bourses velues. Je me sens hors du temps, désireuse de rendre à ce garçon le plaisir qu’il m’a procuré.


Il murmure une suite de mots enflammés, ses mains volent de mes seins à mon visage, puis aux cheveux qu’il a dénoués. Dans un réflexe animal, il a saisi ma tête et, par de puissants coups de reins, enfonce son gland au fond de ma bouche. L’espace d’un instant, je crois revivre l’assaut incontrôlé de ma jeunesse, mais il surmonte cette pulsion trop hâtive et promène à présent sa grosse verge humide sur mon visage.


Je reprends mon souffle, je croise son regard et y retrouve la gentillesse de nos premiers échanges. Sa capacité à se maîtriser m’inspire confiance. Je me sens comme attribuée à cet inconnu, complaisante aussi, sans douter de la suite qu’il va me faire vivre, mais certaine d’y être comblée. Il a glissé sa verge entre mes seins qu’il maintient de ses deux mains et s’agite doucement de bas en haut, manifestant son plaisir par des soupirs sonores. Cette nouvelle manière d’utiliser mon corps m’incite à plaquer mes mains sur ses fesses et à les palper sensuellement.


Il s’est agenouillé sur le sol, entre mes cuisses, et il m’embrasse longuement. Je savoure le baiser en manipulant son sexe en érection. Enfin, enserrant mes reins, il m’attire sur le rebord du lit et glisse son membre en moi. La pénétration est une telle évidence que je la ressens comme un soulagement. Je suis à demi-allongée en travers du lit. Je pose mes mains sur les bras virils, tendus, et tente d’exprimer par mes yeux le plaisir qu’il me fait connaître. Il exécute de longs va-et-vient, nos regards ne se quittent pas. Il me parle doucement, prodiguant autant de plaisir avec ses mots mystérieux qu’avec son sexe.



Je me sens heureuse, en communion avec ce garçon, désireuse de découvrir toutes les joies de l’accouplement. Son pénis enfile l’étroit passage de mon sexe en stimulant chaque millimètre de mon intimité. Je devine que notre plaisir croît de manière identique. Il est ce guide dont j’avais besoin. Je cherche un nouveau palier dans ma quête de volupté en venant accrocher mes mains aux hanches qui dansent devant moi. Il accélère alors son mouvement, cognant son gland gonflé au fond de moi. Je me redresse bientôt, cherchant sa bouche pour étouffer la jouissance qui arrive, indomptable. Nos langues se mêlent à nouveau et, tandis que tout mon corps exprime une extase trop longtemps ignorée, il se répand en longues saccades sur mon ventre, éclaboussant mes seins.



Il s’est allongé sur le lit et m’a reçu sur son ventre, caressant mon dos et mes reins. Nous nous sommes longuement remerciés, échangeant maints baisers renouvelés de toutes les manières que nous connaissions. Il m’a reprise plusieurs fois durant la nuit, variant les positions à loisir, mais ne prenant jamais son plaisir sans moi. Nous nous sommes finalement endormis, fourbus, sans que j’aie le temps de m’interroger sur ce que sera ma situation au réveil. Cette rencontre inattendue ne pouvait être qu’irréelle, faire partie d’un rêve.


Il doit faire grand jour, je suis étendue sur le dos, les yeux encore clos. Je revis rapidement les évènements de la nuit pour réaliser que je me trouve en un endroit qu’il ne va pas être facile de quitter. Mon amant n’est pas couché auprès de moi car je prends conscience d’occuper toute la largeur du lit, les coudes écartés. Je sens pourtant une présence dans la pièce et cette certitude m’inquiète soudain. Je redresse la tête pour embrasser du regard l’intérieur de la cabane. L’autre homme est là, près du lit. Il a son pantalon sur les chevilles, il manipule son sexe dans sa main. Il doit avoir une cinquantaine d’années, brun, gros, une barbe d’une bonne semaine, il semble ravi du spectacle de mon corps plantureux étendu devant lui. J’ai d’abord l’idée de tendre la main vers la couverture pour me soustraire à son regard mais, dans une éructation rauque, l’homme m’envoie sa semence, me souillant des cuisses au ventre. Je crie d’épouvante et de dégoût. L’homme rit en se rajustant. Marco entre alors dans la pièce avec deux seaux pleins d’eau.



Et puis il est sorti, moi je suis allé au chevet du lit dans lequel Elise sanglotait.


Marco me parle doucement en me caressant les cheveux. Je me maudis d’être tombée dans ce guêpier. Je voudrais rentrer chez moi mais, maintenant que le jour est levé, il me faudrait des habits. Je m’assois et tente par gestes de persuader Marco de me prêter des vêtements. Il ne comprend pas ou fait semblant ne pas comprendre. Il finit par me donner une veste en cuir de mouton. Je crois un instant pouvoir parcourir la montagne avec cette veste et une couverture drapée autour de mes hanches. Je l’essaie, mais elle n’a pas de boutons et est trop étriquée pour mon tour de poitrine. Je me rassois dépitée, fuir dans cet accoutrement est impossible.


Marco tente de me prendre dans ses bras, mais je le repousse. Déçu, il m’explique par gestes que je peux me laver au lavabo improvisé. Tout à coup, paraître nue devant lui semble intolérable, je lui intime l’ordre de sortir. Il obtempère, tête basse. Je me frictionne entièrement avec un savon, puis improvise un sarrau avec la couverture. Rapidement, j’inspecte les meubles à la recherche de vêtements.


Dehors, les deux Italiens ont repris leur discussion, moins animée que tout à l’heure. Au ton employé et au rythme des questions, je comprends que Marco raconte à son compagnon comment il m’a rencontré. Je ne trouve rien dans la cabane qui pourrait m’intéresser, j’explore en vain tous les recoins. Dehors, la conversation continue, à voix basse. Je m’en veux de ne rien comprendre à l’italien, mais je devine que Marco n’a habituellement aucun ascendant sur son compagnon. Désespérée, je retourne sur le lit.


Marco revient seul, il a l’air gêné mais il me sourit. Il tente de me dérider en effectuant des mimiques qui traduisent ce qu’il pense de ma tenue vestimentaire. Puis il se met en chantant à confectionner un café pour donner le change. Quand le breuvage est prêt, il appelle son comparse qui entre aussitôt en me jetant un regard sans expression. Il s’assoit à table et se met à manger, pendant que Marco m’apporte un bol de café. Les deux hommes parlent entre eux de choses dont je ne semble pas être le sujet.



Au moment de quitter la table, Luigi s’avance vers moi et m’apostrophe sans ménagement. Il me parle longuement, en pure perte. Marco a le nez dans son bol. Comment réagir ? Voyant qu’il parle dans le vide, Luigi attrape un sac de pommes de terre, en jette quelques-unes sur la table et me fait comprendre que je dois éplucher ces légumes si je veux manger à midi, puis il quitte la cabane sans se retourner.


J’éclate bêtement en sanglots, alors que Marco semble désolé mais se contente de débarrasser. Avant de partir, il vient s’accroupir devant moi pour tenter de me consoler. Il me parle doucement, le prénom de Luigi revient souvent dans sa bouche. Je comprends qu’il essaie de l’excuser. Il me quitte après une dernière caresse sur mon visage.


La solitude brutale dans ce lieu que je n’ai pas choisi me donne des idées noires. J’ai beau retourner la situation dans tous les sens, je ne vois pas vraiment d’issue. Marco ne doit pas souhaiter que je m’en aille, trop content d’avoir trouvé une maîtresse inattendue pendant son séjour à l’alpage. Quant à Luigi, il doit penser qu’il profitera tôt ou tard de la situation. Comment pourrait-il accepter que son jeune compagnon soit privilégié ? Je suis bien persuadée que, s’il le décide, Marco ne sera pas de taille à me défendre.


Je ne peux pas m’éclipser pendant leur absence et parcourir la montagne, nue, en plein jour. Je m’en veux tellement d’avoir poussé mon escapade aussi loin de la maison, j’ai beau retourner le problème dans tous les sens, je ne vois pas comment m’en sortir. Je n’ai que mon alliance avec Marco pour essayer de gérer au mieux la situation.


Je me résigne à éplucher les pommes de terre, peu de temps avant que Marco n’ouvre la porte. Je suis tellement soulagée que ce soit lui qui revienne le premier que je lui souris, il m’embrasse spontanément, puis s’assoit près de moi et m’aide à la tâche. J’essaie par des regards appuyés de renouer la belle complicité de la nuit précédente, mais il semble gêné, cela ne présage rien de bon.


Pourtant, la corvée d’épluchage terminée, après qu’il ait jeté les légumes dans l’évier, il se place derrière moi et renouvelle les baisers langoureux de la nuit dernière. Je réponds spontanément aux audaces de sa langue. Il dénoue le sarrau et me prend les seins. Je me laisse conquérir, j’ai envie de ses caresses autant que du réconfort moral que me procure sa présence.


Il m’aide à me relever, la couverture glisse à terre. Il m’installe à plat dos sur la table. Il dégrafe son jean, baisse son slip et se masturbe lentement entre mes cuisses. Je caresse mes seins, percevant déjà la montée du désir. Mes doigts épousent les rondeurs de ma poitrine, butinent les aréoles pastel et provoquent l’éclosion des tétons. Je redresse la tête et cueille leurs bourgeons du bout de la langue. Je vogue déjà vers des paradis de plaisirs et ouvre les jambes, montant les genoux vers les épaules afin de lui montrer mon impatience. Il me prend, là, sur la table. La position est inconfortable et mes reins frottent durement sur le plateau. L’assaut est viril, le plaisir presque immédiat. L’amant précautionneux de la veille se fait étalon.


Il fallait absolument que je la besogne rageusement, que je laboure son sexe brûlant, que je profite de sa présence divine pendant que les circonstances me donnaient encore l’illusion d’être son amant exclusif, avant que Luigi ne s’impose à son tour. Lorsque j’ai joui sur son ventre, elle avait déjà atteint les rives fabuleuses de ses fantasmes enfouis.


Pendant qu’il s’affaire à préparer le déjeuner, je l’aide de mon mieux. Nous nous sentons joyeux d’être ensemble, riant pour des bêtises, nous volant caresses et baisers. Il a rapporté un tabouret, je mets la table pour trois. Quand tout est prêt, nous nous enlaçons spontanément, heureux d’être l’un contre l’autre. Luigi paraît et le bonheur s’enfuit aussitôt.


Marco tente de briser la glace en prenant ma main pour la placer dans celle de l’importun. Il prononce les deux prénoms, improvisant une présentation qui n’a pas encore officiellement eu lieu, mais je garde les yeux baissés, cet homme me fait horreur. Nous mangeons dans un silence insupportable. Je leur jette des coups d’œils à la dérobée. Luigi ne s’occupe que de son assiette, mastiquant longuement, sans état d’âme apparent. Marco semble gêné, sans appétit. À la fin du repas, une discussion animée s’engage entre les deux hommes et je comprends tout de suite que j’en suis le sujet central.


Je savais que Luigi allait tester les réactions de la fille avant de repartir pour le troupeau. Je voulais qu’il soit respectueux avec elle. Je lui ai dit qu’elle était ici par la grâce de Dieu. Il a ricané :



Il estimait qu’il avait le droit de prendre sa part de plaisir autant que moi.


Soudain, Luigi se lève et s’approche de moi. Il tente de me toucher la joue mais je me protège avec les bras. L’homme grogne quelque chose et Marco s’accroupit près de moi. Il me parle doucement en me caressant la main. Ses yeux sont pleins de compassion, mais il semble m’exhorter d’être compréhensive. Puis il prend la main de Luigi et la pose lui-même sur mon visage.


L’homme promène ses doigts sur mes joues, mon nez, mon front et ma bouche. Puis sa main descend plus bas, sur ma poitrine. J’esquisse un geste de défense, mais Marco m’en dissuade. L’homme pelote grossièrement mes deux protubérances cachées sous la couverture. Puis il se décide à les dénuder. Je m’y oppose et reçois une claque qui me cingle l’oreille droite. Marco ne bronche pas. Luigi vocifère en italien puis dénoue le vêtement improvisé, dévoilant mes seins.


Il me prend par les épaules et me fait pivoter sur le tabouret afin de lui faire face. Marco s’interpose verbalement, les deux hommes se jaugent du regard. Puis, par défi, Luigi rejette mes épaules en arrière, faisant saillir mes appâts.


Qu’est ce que je pouvais dire ? Qu’est ce que je pouvais faire ? Il la contemplait, assise demi-nue sur ce tabouret, et aucun homme n’aurait pu résister. La masse blanche et imposante des gros seins, leur base plus évasée qui dépasse un peu la largeur du thorax, cependant que leurs pointes brun caramel saillent vers le haut. J’étais aussi fasciné que lui de voir que de tels volumes, subissant la loi de la pesanteur, paraissaient presque la narguer. Pour être complet dans mes impressions, je dirais que le contraste entre la lourdeur de la poitrine et le reste du corps, élancé, allié aux traits fins de son visage, témoignait d’une féminité quasi-irréelle.


Je suis humiliée par la situation, réduite à un rôle de femelle-objet. Pourtant je soutiens le regard plein de convoitise du berger, comme une bravade. Il s’apprête à profiter de son avantage, je le lis dans ses yeux. Déjà, il bouscule mon sein gauche qui déborde de la grosse patte calleuse qui essaie de le posséder. Il y met les deux mains, savoure le contact des gros fruits qui roulent sans cesse de ses paumes. Il me palpe sans chercher à me donner de plaisir, pourtant mes tétines saillent malgré moi. Il malaxe les bouts en grognant son contentement.


Je subis ces attouchements comme une abjecte concession dont je redoute la suite. Prestement il sort son organe qu’il manipule par secousses. Son pantalon est tombé sur ses chaussures. À travers les pans de sa chemise, j’aperçois le gros ventre velu. Chaque aller et retour de sa main, glissant sur le gros vit brunâtre, vient bousculer une imposante paire de testicules. Maître de la situation, il guide ma main soumise vers son sexe et empoigne mes seins. Je le branle mécaniquement, pour en finir. Il gicle aussitôt sur mon buste, bramant sans vergogne sa jouissance.


Les deux hommes ont quitté les lieux, me laissant seule dans une torpeur malsaine. Agissant comme un automate, je nettoie soigneusement mes seins souillés. Malgré moi, le contact de mes paumes savonneuses sur ma poitrine me trouble inexplicablement. Je me repasse la scène que je viens de vivre et me sens partagée entre le dégoût d’avoir subi des attouchements grossiers et l’excitation d’avoir été l’objet sexuel de cet homme fruste. Je me demande si je ne deviens pas folle !


Je revois le ventre obscène, la paire de bourses hors du commun. Je retrouve le contact des mains calleuses pétrissant et reléguant mes beaux appâts au rang de gros nichons de prostituée. Voilà la clef de mon émoi, je me suis sentie pute ! Un vertige s’empare de moi, j’appuie lourdement mes fesses sur le bord de l’abreuvoir. Je ne contrôle plus ni mes sensations, ni mes gestes.


Mes mains glissent sur mon corps, attirées par le triangle blond de la toison. Je lisse ma fente humide de mes doigts si menus par rapport aux gros doigts de ce rustre. Je me retourne, une main en appui sur le rebord de l’évier, l’autre parcourt mes fesses et s’immisce le long du sillon, frottant mon anus au passage et pénétrant mes lèvres ouvertes. Je surprends mon visage en quête de volupté dans le morceau de miroir suspendu au mur, je vois mes gros seins ballotter lourdement et soudain, cette image m’est insupportable. Je fuis sur le lit.


Cependant, incapable de reprendre la maîtrise de mes sens, je recommence à me toucher puis, cédant au feu qui m’embrase, je me couche sur le côté et m’adonne au plaisir solitaire. Je me doigte furieusement, enfin ! L’image du bas-ventre velu, imposé, m’obsède. Je jouis longuement de mes deux mains impudiques fouillant mes orifices. Je reste longtemps allongée dans cette posture, balançant entre honte et volupté satisfaite. Pour fuir ma conscience, je m’endors finalement, lovée sous la couverture.


Je ne sais combien de temps j’ai dormi mais, dès mon réveil, une idée s’impose à moi : quitter ce lieu sordide. Je dois profiter de la nuit pour regagner ma maison. Pour tromper mon attente, je débarrasse la table et fais la vaisselle.


Les deux hommes entrent au moment où je termine la corvée. Je vais immédiatement me mettre à l’écart sur le lit. Ils vaquent à leurs occupations sans me prêter attention. Luigi se lave le haut du corps pendant que Marco prépare le dîner. Ils échangent quelques rires, la complicité semble avoir changé de camp. Plus tard, Luigi sort s’assoir dehors avec une carafe de vin. Il a laissé deux verres pleins sur la table.


Marco profite de l’occasion pour venir près de moi et m’offrir du vin, mais je refuse le breuvage. Il me l’échange contre un verre d’eau. Il me caresse l’avant-bras, j’intercepte sa main et lui explique, comme je peux, que je veux rentrer chez moi cette nuit. Il baisse la tête, montrant qu’il a compris. J’insiste, pour m’assurer qu’il ne s’y opposera pas, voire qu’il me facilitera les choses. Il acquiesce mollement de la tête, puis me vole un baiser. Rassurée par ce que je prends pour un consentement, je lui rends son baiser et réponds à ses tendres attouchements. J’ai conscience de jouer ma liberté par mon comportement avec lui.


Le dîner s’est déroulé sans histoire, presque cordialement. Les deux garçons riaient souvent et tentaient de me faire partager leur gaîté. Pourtant je me remets à l’écart sur le lit après avoir fini mon assiette, laissant les Italiens boire et continuer leur discussion. Je me dis, en les observant, que cela pourrait être une tranche de vie heureuse, mon amant discutant avec un ami dans un refuge de montagne. Marco m’adresse de fréquents sourires tout en continuant à converser avec son collègue. Même Luigi semble agréable en cet instant. Dehors, la nuit tombe, mais les deux hommes ne semblent pas voir le temps passer. Je me couche sur le côté, la tête appuyée sur un coude. Luigi ranime le feu dans la cheminée puis reprend sa place à table.


À l’extérieur, par la porte ouverte, on entend les moutons bêler et agiter leurs clochettes. Le soir avance, les deux hommes ne parlent plus que de temps en temps, par courtes phrases. Bientôt ils se lèvent et débarrassent la table, puis Luigi part faire un tour vers le troupeau.


Marco est venu s’asseoir sur le lit, il s’est placé à ma tête et j’ai posé ma joue sur sa cuisse. Il caresse tendrement mes cheveux, me parle à voix basse. Son timbre suave me touche, je devine qu’il me déclare son amour et appréhende notre séparation proche. Sa main s’introduit dans le sarrau, palpe mes seins. Je me laisse caresser, retrouvant les gestes qui ont préludé à notre union de la veille. Dehors, les grillons chantent, je me dis que le bonheur était possible avec lui.


Petit à petit, il a dénudé mes seins, maintenant il en joue avec beaucoup d’application, faisant naître en moi un désir qu’il serait fou de satisfaire sur-le-champ. Pourtant il dégrafe son jean en se contorsionnant et exhibe bientôt son sexe tendu. Je me redresse pour lui signifier mon désaccord, mais il amène doucement et fermement mon visage contre son membre. Résignée, je me retourne et, allongée face à lui, cède à son caprice déplacé. Il a dégagé entièrement son sexe, offrant un spectacle alléchant. Je l’aspire dans ma bouche, goûtant une dernière fois cette tige virile.


Il dirige les caresses que je lui prodigue. Parfois il empoigne ma chevelure et me contraint à recevoir sa queue plus profondément. Par instants, il l’ôte entièrement de ma bouche, ne laissant que ma langue parcourir son gland. Quelquefois il se masturbe, m’offrant ses testicules à sucer. Quand il me laisse agir, il manipule mes seins. Je me prête volontiers à ce jeu et sens une douce excitation me gagner. Il murmure pleins de choses incompréhensibles dont je me plais à imaginer une alternance de mots doux et d’obscénités.


Je savais que c’était la dernière fois. Je savais qu’elle allait partir à la nuit tombée. J’avais envie de l’utiliser comme on utilise une pute, d’assouvir tous mes fantasmes. Pourtant, quelque chose me dissuadait de le faire. La douceur de son visage, le plaisir qu’elle semblait prendre à nos jeux, et puis parce que l’envoyée du Seigneur ne peut pas être une putain. Et puis Luigi est arrivé pour prendre sa part…


Puis il s’est tu, et il m’a semblé percevoir le poids d’un corps s’asseyant au pied du lit, près de mes jambes repliées. Je crois deviner ce qui se passe. Sans interrompre la fellation, je croise le regard de Marco, il me sourit. Une main s’est posé sur ma croupe et la parcourt patiemment de toute sa paume, mais est-ce celle de mon amant ? Un trouble m’envahit, une bouffée d’adrénaline active ma perception sensorielle.


Ma bouche continue de s’occuper du sexe déployé, mais ma concentration est centrée sur l’activité de cette main qui, à présent, dévoile mon derrière jusqu’au-dessus des reins. Redoublant de douceur, les doigts effleurent ses contours et pianotent légèrement sur l’arrière de mes cuisses. Je suis leur progression autour du cône naturel abritant la naissance de ma fente. Je me représente cet endroit et imagine l’aspect qu’il doit donner, ruisselant de cyprine. Les doigts prospecteurs ont traversé la petite rivière qui macule ma cuisse inférieure. Ils se sont arrêtés à cet endroit et glissent voluptueusement sur cette parcelle humide. Je ne parviens pas avec certitude à identifier cette main et ce doute amplifie mon excitation.


Les doigts imprégnés de liqueur lissent à présent mon anus. Les fantasmes les plus fous m’assaillent, mais la suite n’est que jeu avec l’élasticité de cet anneau. J’ai faufilé une main jusqu’au sexe de mon amant et, disposant de ses bourses, je le suce avec application. Les doigts mystérieux explorent l’entrée de ma fente, essayant patiemment de se frayer un passage. Imperceptiblement j’ai soulevé ma cuisse, permettant leur progression mais, obstinés, ils poussent dans l’étau naturel formé par les cuisses superposées et la masse des fessiers.


Le désir attisé, je modifie la position de mes jambes. Ma cuisse supérieure est maintenant plus avancée que sa jumelle, la totalité de mon sexe est accessible. Les doigts audacieux, si doux, se sont appropriés mon intimité. Ils pincent délicatement les lèvres ouvertes, sollicitent tendrement le clitoris émergé et parcourent délicieusement la gorge brûlante formée par les petites lèvres. Je ne suis toujours pas convaincue de l’identité de celui qui aime si merveilleusement ma vulve. Il me suffirait de tourner la tête, mais je ne veux pas m’y résigner. Je me complais dans le doute et ma perception est altérée par le brasier qui enflamme mon corps.


Une bouche s’est posée sur mes fesses ! Une seconde bouffée d’adrénaline me traverse. Je jette un coup d’œil à mon amant qui savoure la fellation, la tête appuyé au mur. L’incertitude n’est donc plus de mise et cette pensée déclenche un gémissement !


Cette bouche lèche mes fesses, sa convoitise est telle que la langue qui me parcourt mouille abondamment ma peau. Elle visite scrupuleusement la totalité de mon cul, l’humecte entièrement. Puis la langue se fait ivoire, mordillant ça et là les rotondités. J’ai lâché le membre de mon amant, ma tête repose sur ses cuisses, ma bouche est collée à l’endroit où les testicules rejoignent la tige. Je ne lui prodigue plus que des bisous rapides. Mon attention est dirigée ailleurs et mon cœur bat la chamade.


La bouche gourmande mordille à présent les petites collines qui surplombent le vallon dans lequel est enfoui l’anneau rose. À chaque pincement de dents je réponds par un petit cri de plaisir. Bientôt, une langue dardée vient s’y planter. Je ponctue cette douce agression par une plainte plus forte. La langue s’attarde un instant en cet endroit, puis vagabonde dans la fente au gré de sa fantaisie. Un chant de plaisir quasi continu naît du fond de ma gorge.


Je sens que je succombe à tant de vagues voluptueuses, que je ne sais plus comment gérer mon désir, mais la bouche expérimentée cesse de m’aimer soudain. Je perçois une agitation, du mouvement derrière moi. Maintenant, une main appuie fortement sur ma croupe, puis un sexe cherche à me pénétrer. Je me cambre, rejetant la tête en arrière, hurlant autant contre cette intrusion que pour le désir que j’en avais.


Je me suis cabrée sous l’assaut, manœuvrant mes jambes de telle sorte que je me retrouve à quatre pattes. Marco, croyant peut-être à une rebuffade de ma part, vient se placer à genoux devant mon visage, il me tient par les épaules. Je n’ai cependant aucune envie de lutter. Je m’abandonne totalement aux mains de ces deux hommes, j’accepte de me soumettre à leurs caprices. Je découvre à quel point le désir d’être possédée m’ensorcelle. Je participe volontiers à la scène en happant le sexe de mon amant, pendant que l’autre me pénètre par derrière. Bientôt, libérée de tous tabous, j’extériorise mon bonheur en gémissant.


Encouragés par mes plaintes, les deux hommes donnent de la voix. Marco dispose de mes seins dociles en clamant son enthousiasme. Luigi prononce des suites de mots en haussant le ton, crescendo. Je perçois le frottement de son ventre contre mes fesses et le balancement de ses testicules qui viennent tamponner ma vulve. Il a un sexe court et épais, mais la violence de ses coups de reins a remplacé l’extrême douceur qu’il employait pour ses caresses.


Quand il se met à claquer mes fesses de la main à intervalles réguliers, j’ai d’abord une pensée de rejet, puis j’accepte cette initiative comme un nouveau stimulant qui rythme mes plaintes. J’ai déjà joui plusieurs fois quand Marco passe derrière moi. Je reçois son membre, familier maintenant, comme un aboutissement à ma quête. Luigi vient se masturber devant moi, sa main libre palpe mes seins suspendus.


J’ai devant les yeux l’objet de ma rêverie érotique de l’après-midi. La tentation guide ma main en coupe sous les bourses majestueuses. Il agrippe alors mes cheveux et pénètre ma bouche où il éjacule aussitôt en chaudes saccades, puis se retire. Je recrache l’offrande tout en jouissant de l’assaut échevelé de mon deuxième partenaire. Arquée sous l’étreinte, je hurle mon orgasme une dernière fois, sans retenue, en fixant Luigi dans les yeux.


Le calme est revenu dans la cabane de berger. Je gis sur le lit, fourbue, les yeux ouverts dans le vague. J’hésite entre le sentiment d’avoir été comblée et celui d’avoir été abusée. Luigi a rajusté son pantalon, il caresse longuement mon visage en prononçant des mots qui peuvent être des remerciements. Marco s’allonge contre moi et me berce, prononçant dans mon oreille une suite de sons doux qui m’apaisent.


Luigi nous laisse seuls. Blottie contre le jeune homme, j’émerge petit à petit de ma torpeur. Je prends conscience d’avoir trouvé la jouissance dans ce que je viens de vivre. Je comprends aussi que cette scène à trois était inévitable depuis le comportement de Luigi à mon réveil, et qu’elle constitue aussi l’aboutissement de mon séjour dans cet endroit. Je sais maintenant qu’il me faut rentrer et que personne ne s’y opposera.


Je me lève naturellement pour me laver. J’évolue nue, sans pudeur à présent. Nettoyée et rafraîchie, je me retourne. Marco est resté allongé, je devine qu’il n’a rien perdu des épisodes de ma toilette. Je m’approche de lui, m’agenouille à son chevet, lui souris et l’embrasse. Je caresse longuement ses cheveux puis me lève. Je traverse la pièce, me retourne sur le pas de la porte, il n’a pas bougé. Ses yeux me transmettent toute sa tristesse résignée. Je me sens contrariée, reprendre ma liberté est le plus important, mais une pointe de culpabilité s’insinue en moi, comme si je l’abandonnais. Je sors sans lui adresser de signe.


Luigi est assis sur le banc, il se met debout à mon apparition. Il semble gauche. Il tend la main, je la saisis, puis dépose un baiser rapide sur ses lèvres. Je me retourne après avoir traversé une partie de la prairie où sont regroupés les moutons. Les deux bergers sont debout devant la porte, regardant dans ma direction. J’agite la main un instant, puis reprend mon cheminement d’un pas décidé.