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Temps de lecture estimé : 22 mn
25/07/05
Résumé:  Elle est pourtant prête à se donner entièrement à son amant, mais celui-ci n'en abuse pas
Critères:  fh extracon inconnu collègues laid(e)s caférestau fsoumise hdomine exhib fmast fellation cunnilingu pénétratio fsodo ecriv_f
Auteur : Adèle
Petit à petit, l'oiseau fait son nid

D’aussi loin que je me souvienne, je n’ai jamais été courtisée.

Fille de paysans, petite, boulotte, quelconque, sans attrait particulier, j’ai toujours été considérée par les garçons comme un vilain petit canard. J’étais le parfait pot de colle, celle qui suivait sa meilleure amie dans les boîtes pour tenir la chandelle, celle sur laquelle on ne se rabattait que lorsqu’il n’y avait personne d’autre à se mettre sous la dent. Un fabuleux destin !



Plusieurs fois, j’ai surpris des réflexions qui m’ont traumatisée.


Deux lycéens bavardant à la sortie du parc aquatique, l’un d’entre eux venait de me peloter ardemment dans la piscine. Quand le plus grand dit à l’autre :

«Tu ne vas pas te taper ça quand même ! ».

Pas de bol, j’étais juste derrière eux. Quand ils m’ont repérée, ils se sont sauvés en riant.


Un autre jour, trois garçons attablés à la terrasse d’un café. Ils ignoraient bien entendu tout de ma présence. J’étais de dos, en train de boire un café avec une copine :

«Et puis Sonia, tu crois qu’elle suce, avec ses gros lolos ? Ah oui, j’oubliais, il y a aussi Martine, celle-là c’est vraiment pas une affaire, elle est vraiment très moche (rires grotesques qui me glacèrent le sang). Remarque, dans le noir et la tête sous l’oreiller, ça pourrait quand même le faire».

J’étais pétrifiée, je n’osais plus bouger. Mon amie n’avait pas vraiment compris que c’est de moi qu’ils parlaient. J’ai attendu qu’ils s’en aillent pour me lever de ma chaise.


Et puis ce braillard à moitié ivre qui vociférait à la sortie d’une piste de bal :

« C’que tu peux être moche, toi. T’es vraiment très moche, faudrait vraiment me payer pour que j’sorte avec toi ! »


Sans oublier peut-être le pire de tout, mes deux meilleures amies, en train de papoter dans ma chambre, en attendant mon retour :

«La pauvre Martine, elle n’est vraiment pas gâtée par la nature. »

« En plus, ce qu’elle peut être naïve, elle croit toujours que les garçons vont tomber amoureux d’elle. Elle ne se rend pas compte, je me demande vraiment qui pourrait avoir envie d’une fille comme ça. »

Et moi, pauvre cloche, j’écoutais tout derrière la porte. À partir de ce jour-là je n’ai plus eu d’amie.


J’ose à peine imaginer les fois où je n’étais pas présente. Derrière mon dos, cela devait fuser : « Un cageot, un boudin, une mocheté… ». Voilà ce que j’étais.

Mais c’était ainsi, j’en avais pris mon parti.



Toutes ces réflexions m’ont vraiment fait beaucoup souffrir. Du coup, je me suis complètement recroquevillée sur moi-même. Je ne voulais plus rien faire, je n’osais plus sortir. J’avais honte de moi, j’étais devenue hyper complexée. Et les soi-disant meilleures années, entre 17 et 23 ans, ont été pour moi les pires. Si j’avais été croyante, je crois bien que je serais rentrée dans les ordres. Plus simplement, je me suis rabattue sur la parapsychologie, l’astrologie, l’ésotérisme, vers tout un univers virtuel dans lequel je recherchais désespérément un autre but à ma vie.


Question études, je n’ai pas trop brillé. Un simple BTS arraché à grand peine et, par la suite, j’ai passé un concours pour être secrétaire de mairie. C’était ça ou travailler à la ferme avec mes parents.

À 24 ans j’ai trouvé une place dans une petite ville de mon Anjou natal. C’est là que j’ai rencontré Christian, un employé municipal de 10 ans mon aîné. Pas très bel homme lui non plus, assez primaire et plutôt rustre mais, à l’époque, j’étais trop heureuse qu’il s’intéresse à moi. Je me disais que, sous ses airs un peu durs, il serait peut-être gentil et que nous serions un jour heureux tous les deux.

Cela n’a pas été le coup de foudre entre nous. Il m’a simplement fait comprendre qu’il voulait bien sortir avec moi car il n’avait personne d’autre !


La première fois que nous avons fait l’amour ensemble, il n’y a rien eu de romantique. C’était dans la salle des fêtes d’un village, sur un vieux canapé défraîchi, il m’a prise par derrière comme une bête. Sans préparation, sans bisou, sans rien, il a tiré sa crampe et s’est vidé égoïstement en moi, sans s’occuper un seul instant de mon plaisir.

D’ailleurs, mon plaisir à moi, il n’en avait que faire. Mais comme ça l’excitait de m’entendre couiner alors, pour lui faire plaisir, j’ai dû m’habituer à simuler…


Nous nous sommes finalement mariés, moi par souci de sécurité, pour ne pas rester vieille fille, lui pour avoir une bonniche à la maison. Les premiers temps il me faisait l’amour presque tous les jours, à la va-vite, comme un lapin, je n’ai pratiquement jamais éprouvé le moindre plaisir dans ses bras. Par la suite, nos rapports se sont espacés et ce, de plus en plus, au fur et à mesure que le temps passait.

Il sortait au bistrot, il rentrait tard, il bougonnait sans cesse pour trois fois rien et il a même failli, une ou deux fois, me taper dessus.

C’était aussi l’époque où il s’achetait des bouquins pornos et où il ramenait des cassettes X à la maison. Il me reprochait sans cesse de ne pas être excitante. J’ai pourtant essayé de faire des efforts. Je me suis achetée des sous-vêtements affriolants, pour essayer de lui faire plaisir. Mais, l’effet n’a pas été celui escompté, ce goujat m’a trouvée grotesque et ridicule.


Une autre fois, il m’a tarabustée pour que je couche avec d’autres hommes, comme une salope, comme une catin, comme une vicieuse. Du coup, j’ai carrément mis le holà et suis retournée vivre quelque temps chez mes parents.

Une autre fois encore, il m’a brutalement sodomisée et, alors que je protestais pour ce mauvais traitement, il m’a jetée à moitié nue sur le palier. Vraiment un très sale type ! Cette fois-là, d’ailleurs, j’ai bien failli aller porter plainte, mais il s’est platement excusé et j’ai jeté l’éponge.


Peu à peu, il sombrait dans l’alcoolisme et, quatre ans après notre mariage, il a subi sa première cure de désintoxication.


C’est à cette époque que j’ai fait la connaissance de Bernard. Bernard, c’était un homme d’une cinquantaine d’années, marié, qui venait d’être élu maire de notre ville. Beau, calme, distingué, bien élevé, il a tout de suite su me mettre en confiance. Il avait la réputation d’être un coureur de jupons patenté. Aussi ai-je été très surprise lorsqu’il a commencé à me faire des avances. J’avais une bien piètre opinion de moi. À cette époque, j’étais convaincue que n’importe quelle femme de la ville était plus séduisante que ma pomme. Au début de notre relation, je pensais même qu’il y avait un piège, qu’il faisait ça pour m’humilier, qu’il se moquait de moi. Aussi ai-je résisté quelque temps, mais je dois reconnaître qu’en mon for intérieur j’étais très émoustillée et que j’avais malgré tout très envie d’aller plus loin dans ce flirt.


Un soir, dans son bureau, il me prit dans ses bras, me serra très fort contre lui et m’embrassa fougueusement. J’étais tellement prête à me donner à lui que je n’eus aucune envie de lui résister. Je lui ai donné ma langue, je l’ai même laissé me tripoter sans protester, oubliant d’un seul coup que je n’étais sans doute que la énième de son harem.

Je me sentais tellement bien dans ses bras, ce long baiser était tellement magique… Je l’ai laissé me dépoitrailler, je l’ai laissé me malaxer. Ce soir-là, il aurait pu tout me demander, je lui aurais tout offert, sans sourciller.

Mais soudain, après m’avoir un peu caressée, il s’arrêta net.



Je me suis retrouvée bizarrement à moitié débraillée, les seins à l’air au beau milieu du bureau, complètement désorientée.

Après cette embrassade, j’étais vraiment aux nues, tout à fait sur une autre planète. Je me suis rajustée tristement et suis allée lui chercher son dossier. Je me demandais vraiment pourquoi il n’avait pas continué, pourquoi il n’en avait pas profité.


Quelques jours plus tard, une autre occasion se présenta, et le voici de nouveau en train de me bécoter et de me tripoter la poitrine.

Plusieurs fois aussi dans les semaines qui suivirent et, à chaque fois, il n’allait pas plus loin. Il m’embrassait, il me caressait un peu les seins et c’était tout. De mon côté, je me donnais à chaque fois entièrement à lui, obnubilée par le désir que j’avais de lui, je devenais folle amoureuse, impatiente et avide.



Mon mari était revenu à la maison, toujours aussi taciturne, et moi je ne pensais qu’à cet autre homme et à la prochaine fois qu’il me prendrait dans ses bras. Même quand je faisais l’amour avec mon homme, c’est à Bernard que je pensais. J’y pensais tellement fort, j’y pensais même la nuit, je me caressais sous la douche en y pensant.

Et quand, de temps en temps, entre deux portes, cet être adoré voulait bien me donner quelques espoirs, j’étais comme folle. De longs mois d’attente pour juste quelques baisers.



Seconde rechute de mon mari : cette fois-ci, il s’était battu avec un autre ivrogne qu’il avait défenestré. Et je me retrouve de nouveau seule.


Un jour, surprise, je reçois la visite de Bernard ! Que veut-il ? Dans l’entrée il m’embrasse, je m’accroche à son cou. Mais, fermement, il me repousse :



Il acquiesce, j’obtempère. Son ton est sans appel, je ne peux pas lui résister. Je me mets entièrement nue devant lui. Il me regarde un bon moment, tourne tout autour de moi, puis repart sans un mot et sans même me toucher.


Mais pourquoi ? Pourquoi est-ce qu’il ne me prend pas, alors que moi je ne demande que ça. Une fois seule, je me masturbe en pensant très fort à lui. J’ai trop envie de lui, je n’en peux plus, je l’ai vraiment dans la peau.



Quelques jours plus tard, il rentre dans mon bureau :



Je rougis jusqu’aux oreilles. Et si je le fais, va-t-il vouloir de moi, va-t-il enfin se décider à me faire ma fête ? Je suis prête à tout pour qu’il me baise. J’ai tellement envie de lui, c’est devenu une obsession.


Dès le lendemain, je viens sans sous-vêtements. Je suis plutôt gênée, j’ai l’impression que tout le monde me regarde, d’autant plus que j’ai quand même des formes un peu trop généreuses.

Mais lui, l’ingrat, il passe devant moi sans même me jeter un regard, vraiment je suis furax. Du coup, le jour suivant, je ne réitère pas cette expérience.


C’est alors qu’il me convie en privé :



Il est froid et plein de reproches :



Qu’est-ce qu’il est froid et sévère, je suis un peu déçue.

Mais, pour autant, je prends désormais l’habitude de venir travailler tous les jours sans sous-vêtements, parce que je sais que ça lui fait plaisir. Je le fais d’autant plus facilement qu’il me fait de plus en plus souvent venir dans son bureau et relever ma jupe ou ouvrir mon corsage « pour vérifier » comme il se plaît à le dire. M’exhiber ainsi devant cet homme est pour moi source de plaisir intense. C’est un réel délice, j’attends ce moment avec impatience, j’espère de toutes mes forces qu’il va arriver.


Par ailleurs, j’ai eu droit à quelques réflexions de la part de visiteurs. Certains ont remarqué que je ne mets plus de soutien-gorge. Un jour, à l’épicerie, je me suis fait traiter de « salope » par une femme particulièrement vindicative. Mais je veux bien être une salope, pourvu que je sois sa salope à lui.


Un soir où il me retrouve vêtue d’une culotte, tout simplement parce que j’ai mes inconvénients, il m’en fait réellement le reproche. J’ai beau lui raconter que j’ai mes ennuis de femme, il ne veut rien savoir. Il me fait retirer ma culotte, me la confisque et la met dans son tiroir. J’ai la honte de ma vie avec ma serviette sanguinolente.



Mon mari est de nouveau de retour à la maison, je dois faire des pieds et des mains pour qu’il ne s’aperçoive de rien, pour qu’il ne remarque pas mon attitude dévergondée. Mais mon mari n’est vraiment pas difficile à berner, dans la mesure où il ne s’intéresse plus du tout à moi.

J’essaie quand même de partir un peu plus tôt, je fais un petit détour par les toilettes municipales où je retire mes sous-vêtements. Même chose le soir dans l’autre sens. Pourvu que Bernard ne remarque pas mon stratagème ! Ce serait vraiment dommage de le décevoir, car mon bien-aimé patron s’intéresse de plus en plus à moi. Par deux fois, il m’a caressé entre les cuisses. Pas très longtemps mais, pour moi, c’était tellement fort que j’ai joui sous la caresse.

Si seulement il me laissait faire, j’ai tellement de choses à lui donner, j’ai tellement envie de lui ! La nuit, mes rêves érotiques ne s’arrêtent plus, ils sont peuplés de son corps, peuplés de ses désirs, je suis prête à lui accorder tout ce dont il a envie, prête à subir tous ses sévices, prête à partager tous ses vices.



Troisième absence de mon mari qui va cette fois en prison pour cette histoire de coups et blessures. Cela fait maintenant des mois qu’il ne m’a plus touchée, des mois que je n’ai pas fait vraiment l’amour avec un homme. Je suis en manque, je suis avide et je me masturbe désormais tous les jours, souvent plusieurs fois par jour.

Mon obsession c’est d’être enfin visitée par Bernard. Pourquoi ne le fait-il pas, alors que tout le monde dit qu’il trompe allègrement son épouse. Je l’ai vu plusieurs fois avec des femmes, à chaque fois je suis jalouse, c’est un véritable supplice. Je suis jalouse de ses maîtresses mais pas de son épouse.


Je fais pourtant tout ce qui est en mon pouvoir. Lorsque je sais que Monsieur le Maire va être là de bonne heure le matin ou alors tard le soir, je m’arrange pour être là, moi aussi.

Lorsque nous sommes enfin seuls, son nouveau jeu c’est de me faire mettre entièrement nue. Il me fait taper des rapports dans cette tenue ou aller chercher des dossiers dans les étages. Ma principale angoisse c’est que quelqu’un remarque ma nudité à travers les grandes fenêtres de la mairie.


J’ai remarqué qu’il ne m’embrasse jamais lorsque je suis nue. Lorsque je suis nue, il garde ses distances. Au mieux, il va me caresser la chatte mais en s’approchant le moins possible. Ces simples effleurements me mettent vraiment en transe. Combien de fois ai-je joui simplement parce qu’un doigt frôlait mon clitoris ?

Les embrassades et les caresses sont réservées au moment où je suis habillée. J’aime qu’il me roule une pelle, il le fait sans douceur mais avec une force qui me transporte. Et j’aime quand ses grosses mains pétrissent ma poitrine avec vigueur.

Nue ou habillée, je profite à fond de chaque moment qu’il daigne m’offrir.


L’autre jour, il m’a même demandé de me caresser devant lui. Ça a été pour moi un moment de pur bonheur. Je lui ai fait un festival. J’ai joui plusieurs fois sans aucune retenue, j’étais comme une chienne en chaleur, avide de sensations, avide de jouissance, j’avais le démon dans tout le corps. J’aurais pu continuer ainsi pendant des heures. C’est alors que le téléphone a sonné, c’était une femme, non pas sa femme mais une autre femme.



Ensuite il s’est levé et m’a laissé en plan sans plus attendre pour rejoindre sa pétasse. Je le hais, je les hais tous les deux, j’ai envie d’étrangler cette salope, moi qui suis prête à tout pour lui et elle qui en profite. Je fulmine, je suis écœurée.


Cela ne m’empêche nullement de penser à lui très fort… Oui ! je vais les acheter ces talons hauts, il aime les talons hauts. Oui ! je vais l’acheter cette minijupe, il aimerait me voir en minijupe. Il sait très bien qu’il n’a qu’à demander, que je suis prête à tout faire pourvu qu’il me consacre un peu de son temps.




Le grand jour finit enfin par arriver, plus de deux ans après notre première rencontre.


Un soir, il reçoit un coup de téléphone d’une femme avec qui, d’après ce que je comprends, il doit aller au restaurant. Mais le restaurant qu’il a choisi, lui, n’est pas celui qu’elle souhaiterait, elle, et je crois bien que c’est pour cette raison qu’ils se disputent. Ça doit être encore une de ces petites catins qui ont envie de se faire voir avec Monsieur le Maire, alors que lui préfère bien sûr la discrétion. Il finit par raccrocher violemment le combiné, il est furax.



Je comprends à demi-mot qu’il a encore dû raconter des bobards à sa femme. Officiellement il doit être parti en déplacement. Etant donné que sa maîtresse vient de lui faire faux bond, il se retrouve tout seul, comme un con. Je ne suis peut-être qu’un bouche-trou mais, quand même, je suis bien trop heureuse d’être au moins un bouche-trou. "Oui, oui et oui", je suis partante et plutôt deux fois qu’une, l’occasion est inespérée.



C’est vrai qu’un jour j’ai eu la surprise de trouver un colis dans ma boîte aux lettres. Il contenait un bustier et une minijupe en cuir. Le tout envoyé par une boîte de fringues sexy trouvée quelque part sur Internet. Je les ai essayés, le haut était vraiment très juste, à cause de mes rondeurs et le bas était vraiment très, très court. Autrement dit l’ensemble faisait vraiment pupute.

Renseignements pris, cela venait de Bernard, de qui d’autre d’ailleurs ? Il aurait aimé que je vienne travailler à la mairie dans cette tenue. « Hors de question », ai-je répondu, « je ne suis pas une prostituée ». Un cri parti du cœur et, sur ce sujet, j’ai tenu bon, malgré plusieurs relances de mon amant.


Mais ce soir, ce n’est pas pareil. C’est notre soirée à nous. Alors, pour lui être agréable, je suis prête à tous les sacrifices. Le bustier comprime mes seins et dévoile tous mes bourrelets. Je suis toute boudinée, j’ai l’impression d’être ridicule. Quant à la minijupe, elle est vraiment au ras des fesses. En la mettant sans culotte, tout le monde va voir mon cul. Mais qu’importe, c’est pour Bernard et pour Bernard je suis prête à tout.


Par chance le restaurant n’est pas bondé, ce qui n’empêche pas les quelques hommes de se retourner sur mon passage et de me mater à loisir. Quant aux femmes qui les accompagnent, je peux lire tout leur mépris dans leurs yeux. Aucune personne connue, c’est déjà ça. Monsieur le Maire a sa table, c’est sans doute un habitué, c’est là probablement qu’il amène toutes ses pouliches. Nous sommes ici à 25 kms de chez nous et il n’est pas trop connu, excepté par les patrons, mais eux ont tout intérêt à chouchouter cet excellent client.


Il n’y a pratiquement que des couples. Une seule table avec un homme seul, peut-être un représentant. Ce dernier n’arrête pas de me mater, du début à la fin du repas, je fais pute, et visiblement ça l’attire.

Bernard me demande des nouvelles de mon mari. Ça me fait penser que je ne suis allée le voir qu’une seule fois au parloir. Je n’ai plus envie d’entendre parler de lui, il me dégoûte, j’espère que je pourrai un jour divorcer.



Bernard se retourne, l’homme regarde ailleurs, visiblement gêné.



Je n’en crois pas mes oreilles. Mais voici qu’il se lève, qu’il va le retrouver, qu’il s’assoit à sa table.

Je me retrouve comme une conne. Que sont-ils en train de se raconter ? De temps en temps, ils se retournent vers moi, ça ne me dit rien qui vaille.

Une nuit d’amour avec Bernard, comment y résister ! Je dois être folle, mais je finis par me lever et file vers les toilettes. Une minute, deux minutes, cinq minutes passent, c’était peut-être une plaisanterie, je suis sur le point de m’en aller quand j’entends l’homme qui descend les escaliers.


Il s’agit bien du représentant, il est seul. Nous nous retrouvons face à face, il semble un peu gêné. Je comprends tout d’un coup que c’est à moi de faire tout le travail, qu’il ne va pas m’aider.

Je l’entraîne vers les toilettes des hommes, je ferme la porte, je baisse son pantalon. Je sais très bien sucer, je suis très entraînée, car il fut un temps où mon mari réclamait sa gâterie quotidienne, j’ai donc de vagues souvenirs. Le sexe de l’homme est encore un peu mou, je l’avale sans plus attendre. Je suis à genoux devant lui dans ces toilettes qui puent la pisse. J’ai bien conscience de faire la pute, mais le simple fait que ce soit Bernard qui m’ait demandé de sucer cet homme m’excite au plus haut point. Je pompe cette queue avec une envie non feinte. Le gars a l’air d’apprécier.

Ce gars-là a des couilles très pendantes, je prends plaisir à les palper. Je le sens venir, je le sens monter, je redouble d’ardeur. Il râle un grand coup. Son sexe puissant finit par exploser sur mon visage. Il m’en met partout, j’en ai partout sur la figure, ça dégouline le long de mes joues.


Notre homme reprend ses esprits, il a l’air satisfait de ma prestation. Je n’en crois pas mes yeux, il sort son portefeuille et me tend un billet. Je suis prête à refuser mais il le glisse dans mon bustier, il rouvre la porte et file dans les escaliers.

Je me relève péniblement, je me regarde dans la glace, c’est bien moi qui viens de sucer un inconnu, je n’en crois pas mes yeux. J’essuie le sperme, j’en ai jusque sur les épaules.

Je remonte lentement les marches. Bernard est toujours là, mais notre ami a disparu. Je l’aperçois au comptoir, en train de payer l’addition.



Quel mufle ! Mais il ne fait que dire clairement ce que je sais déjà. C’est un vrai salopard.



Sur le chemin du retour, je suis toute excitée à l’idée qu’il va enfin me baiser. J’attends ce moment depuis si longtemps ! Mais nous n’allons pas jusque là, il s’arrête dans un petit chemin.



Il sort de la voiture, je m’agenouille devant lui. Je dégrafe son pantalon, baisse son slip à ses pieds. Sa bite est belle, grosse, odorante. J’ai la chatte en feu, je suis en train de sucer comme une folle l’objet de mes désirs. Quelle belle bite, bien poilue, quel morceau de choix. J’adore sa queue, j’adore son odeur, j’adore tout de lui. Je suis goulue, gourmande, avide, un appétit féroce pour pomper son gros dard.



À regret, j’obtempère.



L’habitude, pas tant que ça ! Nous remontons en voiture, direction ma demeure.

Il insiste pour que nous fassions ça dans le lit conjugal, « Pour cocufier ton mari bien à fond », me confie-t-il.


Il me fait mettre nue, à quatre pattes sur le lit.

Le temps passe, il ne fait rien. Où est-il ? Je suis à bout.


Je sens tout d’un coup deux mains fermes qui écartent mes fesses et une langue qui glisse le long de ma chatte. Ahhh, quel bonheur ! Ma chatte coule, mes seins durcissent instantanément, au moindre contact de sa part. C’est merveilleux. Il me tourne sur le lit et dévore mon abricot, je jouis par sa bouche, le moindre coup de langue me transporte au septième ciel. J’avais tellement envie, tellement envie de ça.

Il monte sur moi. Sa bite est puissante, la saillie est profonde. Il me laboure avec vigueur. Voici qu’il me retourne, qu’il change de position. Je suis déchaînée, je vais à l’encontre de ses coups de reins. Il est puissant, fort, violent, et j’adore ça. Je ne compte plus mes jouissances. Je suis au nirvâna. Je suis folle de joie, je prends pied sur pied de façon insensée.

Il m’achève en levrette. Je suis aux anges, il perfore mes entrailles en ahanant comme un buffle. C’est tellement bon, c’est tellement merveilleux. Je hurle ma jouissance quand je le sens venir en moi.


Il a pris ses précautions, il a enfilé un préservatif, il fait attention désormais. Il faut dire qu’il y a deux ans, une de ses maîtresses a fait tout un pataquès parce qu’elle était enceinte. Et ça a fait un joli scandale dans notre petite ville de province.

Maintenant voici qu’il retire sa capote et qu’il la vide sur moi. Loin de m’écœurer, ça m’excite un peu plus, je tends la langue pour boire son jus. Puis je me remets entre ses cuisses et lèche sa queue pour bien la nettoyer. J’adore l’odeur de son sperme, j’adore le goût de sa queue. J’essaie de m’en délecter pour ne pas l’oublier. Jusqu’à la dernière goutte je profite de ce divin nectar.


Je lui propose une petite collation. Un Vouvray pétillant, ça lui va.



J’accuse le coup. Entendre de sa part que je suis moche, même si par ailleurs j’en suis consciente, ça me fait quand même quelque chose. Depuis que je suis ado j’entends dire que je suis un boudin, mais là, de la part d’un homme qui vient de me faire l’amour, cela me fait quand même du mal. Beaucoup de mal, un mal atroce.


Nous trinquons à notre nuit de baise. Mais moi, de mon côté, je cogite. Tous ces mois à attendre que Monsieur se décide, simplement parce qu’il avait honte de s’afficher avec une fille moche. Mais il n’avait même pas besoin de s’afficher avec moi, je ne lui en demandais pas tant. Nous aurions pu faire ça en tout anonymat.

Mais non, c’est encore bien pire, c’est lui qui me trouve moche et qui me considère comme telle. N’importe laquelle de ses maîtresses fera l’affaire mais moi je passe en dernier, « quand il n’y a vraiment plus personne à se mettre sous la dent. »


Tu vas voir, mon petit père, je vais l’avoir ma vengeance, je vais faire en sorte d’être tellement bonne au lit que tu ne pourras plus jamais te passer de moi. Tu l’as voulue ta moche, et bien tu vas l’avoir ! Elle va devenir ton obsession. Tu en auras envie nuit et jour, tu ne pourras plus t’en passer. Et elle jouera les difficiles, elle te fera poireauter, elle fera sa capricieuse. Elle te fera éliminer une à une toutes ses rivales et toi tu tireras la langue, tu baveras d’envie.


Alors je joue le grand jeu. Je tortille des fesses, je fais ma catin. « Puisque tu aimes les putes, tu vas avoir la plus grande pute de l’univers. »



Je le flatte, il exulte. Comme tous les hommes, il aime se faire pomper, c’est son péché mignon. Je m’applique, je lui aspire les couilles, je passe ma langue entre ses fesses. Je le baise avec ma bouche. En plus, elle est si bonne sa queue que j’y prends un réel plaisir, nul besoin de me forcer.


Quelques minutes plus tard, je lui offre même mon cul.



Il ne se fait pas prier, encore un de ces fantasmes communs à la plupart des hommes. Alors, pourquoi lui refuser ? J’aime qu’il me baise, j’aime qu’il m’encule, j’aime tout de lui, je le veux pour moi toute seule. Je le veux et je l’aurai.

Je me caresse pendant qu’il me sodomise, plus loin, plus fort, c’est si bon, je couine, je crie, je hurle ma jouissance. Je suis déchaînée. Cette nuit d’amour est unique dans ma vie, c’est un moment exceptionnel et j’en profite au maximum.

Nouveau retirage de capote et nouveau léchage de queue. Mon beau mâle semble épuisé, c’est ça les hommes, ils ne tiennent pas la distance. Je le lèche jusqu’à plus soif, je le lèche partout, le sexe, les couilles, les fesses. Il finit par s’endormir.


Au petit matin, le jour pointe à peine que j’ai déjà sa queue dans la bouche. Pour moi, la nuit n’est pas finie. Encore une dernière fois. Cette fois, c’est moi qui viens m’empaler sur son dard. Je le chevauche en amazone, véritable furie à la recherche de la jouissance. De nouveau déchaînée, j’en bave d’envie. J’accélère la cadence, toujours plus loin, toujours plus fort, jusqu’à le faire grimacer.

Je ne veux perdre aucune goutte de son sperme, j’avale chaque goutte, je m’en mets plein la bouche, je m’en délecte.

Il me regarde fasciné, complètement incrédule. Je vois dans ses yeux qu’il ne m’imaginait pas aussi cochonne. Je l’ai bluffé, 1-0 en ma faveur, je ferai encore mieux la prochaine fois


Une semaine plus tard, j’ai décidé de passer à nouveau à l’attaque. Depuis notre nuit d’amour, plus rien ne s’est passé. « Si tu crois que tu vas t’en tirer comme ça, mon petit père, et bien tu te trompes ! »


J’ai hésité longtemps : la jupe ou le bustier, la jupe et le bustier. Non, pas les deux, cela fait trop vulgaire. J’ai opté pour le bustier, cela fait plus choquant, mes seins lourds comprimés par le cuir. En plus la minijupe sans culotte aurait risqué de m’attirer des ennuis, genre entrave à la pudeur. J’ai donc mis le bustier avec une jupe ordinaire et je suis allée ainsi à la mairie.


Ça n’a pas arrêté de toute la journée, tout le monde a regardé mes seins. Quand je suis arrivée le matin, Monsieur le Maire a frisé la syncope. Mais, après tout, c’était lui qui l’avait voulu. Il en était gêné, presque sur le point d’aller me demander de me changer. Ceux qui sont venus en mairie ce jour-là ont eu droit à un beau spectacle, beau je ne sais pas, mais étonnant en tout cas.


Le soir, le beau Bernard m’a convoquée dans son bureau. Il en était tout retourné. Il a fermé la porte.



J’aurais pu m’en aller et me refuser, je le ferai peut-être la prochaine fois. Mais l’envie était trop forte. Il a troussé ma jupe et m’a prise sur son bureau sans prendre gare aux dossiers qui sont allés valdinguer par terre. Prise en mairie par Monsieur le Maire, mon rêve… Je gémissais de plaisir à chaque assaut de Bernard. Je l’ai terminé à la bouche, j’ai avalé son sperme.

J’étais vraiment partante pour recommencer, mais sa femme l’a appelé.




Depuis ce jour, nous avons eu maintes fois l’occasion de recommencer. Et, à chaque fois, c’est un délice. Bernard me consacre plus de temps, un peu plus de soirées, je suis rentrée de fait dans son harem et, pour moi, c’est une belle promotion. Je ne désespère pas d’éliminer un jour toutes mes concurrentes même si je suis encore très loin de le mener à la baguette.


D’un autre côté, j’ai réussi à obtenir le divorce. Je me sens plus libre, plus disponible, cela me donne des ailes.


Et je vais même vous confier un autre petit secret : depuis quelque temps j’ai un nouvel amant, un jardinier de la ville. Depuis qu’il m’a vue en bustier au travail, il me poursuit de ses assiduités. J’ai résisté quelque temps et puis j’ai fini par céder. Comme Bernard, il est marié, et il a à peu près le même âge. Une ou deux fois par semaine, il vient chez moi et nous faisons l’amour sans pudeur. Il est moins bien que Bernard sur presque tous les points, mais, par contre, je dois reconnaître que lui au moins me trouve « belle », ce qui est appréciable.

Bernard n’a donc qu’à bien s’accrocher sinon je suis moi aussi capable de me constituer tout un harem !