Une Histoire sur https://revebebe.pages-perso.free.fr/
n° 09374Fiche technique13009 caractères13009
Temps de lecture estimé : 8 mn
06/07/05
Résumé:  Sébastien, jeune homme timide et complexé, parviendra-t-il à vaincre l'ennui de cette soirée de mariage ?
Critères:  fh jeunes inconnu grosseins danser fête volupté voir nopéné init ecriv_t
Auteur : Unknown  (Auteur mystérieux, suis-je une femme ? Un homme ? Un OVNI ?)
Mariage

Samedi : 18h30


Je trouve enfin l’endroit indiqué sur le faire-part de mariage. Bien que je ne sois qu’un ami assez éloigné de la famille, les mariés prirent bien soin de m’appeler personnellement pour me convier « au jour le plus beau de leur vie ».


À vingt ans, je vivais toujours chez papa et maman ; comme ils étaient conviés, eux aussi, tout le monde s’engagea pendant trois longues heures de route pour se rendre dans la petite salle des fêtes louée pour l’occasion.


Je dois bien avouer que je ne suis pas très friand de ces cérémonies. En tout et pour tout, parmi la centaine de personnes présentes, je ne connaissais que les mariés.


Dès le commencement, tout le monde se regroupa en petits comités indépendants, parlant et débattant d’amis communs dont le nom ne m’évoquait que rarement quelque chose.


Or, cette fois-ci, ce rituel ne manqua pas de se répéter et, n’étant ni un membre de la famille, ni un ami intime, je me retrouvais, verre de bière à la main, relégué dans le coin vestiaire avec ma solitude comme seule compagne.


Bien que n’étant pas le Tom Cruise à la mode, je ne suis pas non plus trop laid. Le seul souci entravant une vie sentimentale comme celle des autres : ma timidité vis-à-vis du sexe féminin.


C’est pour cette raison qu’après la rupture d’avec Léa, mon ex, je n’avais su retrouver personne avec qui partager mes sentiments et mon amour.




Samedi : 19h00


Après avoir fait le tour de la grande salle et serré bon nombre de mains à des personnes déjà fortement imbibées d’alcool, je cherchais ma place parmi cet ensemble de tables colorées, mais ne trouvai au bout du compte aucun carton avec mon nom inscrit.


Un disc-jockey avait été embauché pour la fête. La mine patibulaire de ce sexagénaire vêtu d’une chemise hawaïenne provoqua en moi une sorte d’appréhension à cette soirée « magique ».



Samedi : 19h30


Bon nombres d’invités sont déjà présents. Aussi, impossible de manquer la horde d’enfants courant, bousculant, chahutant tous les buveurs invétérés de la salle.



Ce flot hétéroclite se précipita alors, chacun s’empressant vers la place qui lui était destiné, sauf, bien sûr, l’oublié, le proscrit, le banni : moi.

Je chopai au passage la mère du marié, que j’avais déjà rencontrée plusieurs fois, et lui demandai d’indiquer ma place. Je crus alors sombrer davantage dans mon malheur lorsqu’elle crut bon de s’excuser : avec le manque de place et de tables, elle m’avait envoyé à la table des enfants.



Elle venait de me désigner l’endroit que je n’avais pas osé regarder, de peur que mes soupçons se vérifient. Moi, Sébastien, dix-huit ans, me retrouvais assigné à surveiller cette marmaille que je ne connaissais pas.



Samedi : 20h30


Je m’étais finalement assis, découvrant mon nom sur le carton prévu à cet effet. À ma droite, deux gamins discutaient game-boy et pokemons, à ma gauche, une petite fille me tendait sa poupée couverte de bave dans l’espoir que je l’embrasse, et tout ça dans un vacarme épouvantable.


Restait une place vide, me faisant face. Charlotte était le nom de cette personne. Pour m’amuser, je me demandais si elle aussi allait me demander d’embrasser sa poupée.



Samedi : 21h00


Ah, ça y est, les derniers invités arrivent et, sans doute, un souci de plus pour moi. Voila que je me trompe, pour une fois. Je vois débarquer un petit vieux décrépit, traînant derrière lui une belle et jeune blonde.



Après les salutations d’usage, le marié me montre du doigt et je comprends alors que cette jolie petite blonde n’est autre que Charlotte.



Samedi : 21h08




Or, à cet instant, je me retrouvais bloqué, comme toujours lorsque j’avais la chance de tomber sur une fille qui, me trouvant fort agréable, engageait la conversation et à qui je ne répondais rien, aveuglé par ma timidité.


Elle devait avoir à peu près mon âge. Elle était assez grande, blonde aux cheveux mi-longs, et possédait deux jolis yeux verts ainsi que de fort belles formes.



Samedi : 21h30


Une fois ma langue déliée, je lui déclinai mon identité et nous commençâmes à bavarder de tout et de rien. J’appris en réalité que le vieillard était son père et non son époux : elle était la cousine du marié.

Nous continuâmes à papoter ainsi durant toute la soirée.



Samedi : 23h30


Le dîner fut vite avalé à cette heure-ci et nous continuions à converser autour d’un petit verre de vin blanc. Soudain, la discussion s’arrêta sur nos conquêtes amoureuses. Charlotte me confia qu’elle sortait avec quelqu’un :



Je lui révélai ma situation, engageant la conversation sur le sport, tout en essayant de détourner mon attention de son décolleté, où l’on pouvait aisément apercevoir le soutien-gorge.



Samedi : 23h45


Les mariés avaient pris soin avant tout de mettre deux bouteilles de vin par table et la nôtre (celle des enfants) n’avait pas été épargnée par ce rituel. Ainsi, nous disposions chacun de deux bouteilles de cet excellent bordeaux, les enfants préférant le coca. Le DJ menait l’ambiance bon train et nous étions pour l’instant passés à côté des chenilles et autres cornichonneries. Mais soudain, alors que nous parlions musique, celle-ci s’arrêta et un slow langoureux fut lancé, suivi d’une foule d’invités de tous âges s’engageant sur la piste de danse. Etant fort mauvais danseur, je ne souhaitais aucunement faire la preuve de ce deuxième pied gauche qu’on m’avait fourni à la naissance.


Mais, alors que la musique débutait, Charlotte cessa de parler, comme si elle attendait quelque chose de moi. Il ne fut pas dur à comprendre que la belle souhaitait que je la fasse danser. En bon gentleman que je suis, je me levai donc et invitai ma cavalière à se glisser entre les couples déjà présents.



Samedi : 23h47


Je n’y croyais pas, je pensais que ce serait un slow des plus banals, en bras dessus, bras dessous, mais non ! À peine débarqués au milieu de la piste, elle posa délicatement ses mains douces sur l’arrière de mon jean, se blottissant tendrement contre moi. Pris un peu au dépourvu, je l’imitai, constatant avec effroi que la réaction la plus plausible dans cette situation se produisait : la taille de quelque chose venait de passer du simple au double.

Le regard baissé afin d’éviter de lui marcher sur les pieds, mes yeux ne pouvaient s’empêcher de plonger dans son décolleté, et d’admirer les courbes voluptueuses de son corps.



Dimanche : 0h00


Après l’enchaînement de quelques slows, je regagnai ma place en tentant de cacher mon excitation, et nous continuâmes alors nos discussions.


Tous les enfants étaient maintenant soit couchés dans un coin quelconque de la salle, soit dans les jupons de leurs mères, ce qui nous laissait libre cours pour des conversations un peu plus osées.



Que répondre à cela ? Après avoir hésité à le lui révéler, je lui avouai que non.

Elle non plus n’avait jamais trouvé l’homme idéal pour le faire.



Dimanche : 1h00


Nous venions de terminer nos deux bouteilles de nectar et nous étions plus que « pompettes ». Le DJ venait de lancer un remix techno, aussi elle m’entraîna sur la piste, y rejoignant tous les jeunes, dont les mariés. Aussi, après trente bonnes minutes de danse rythmée, pris d’une envie pressante, je me dirigeai vers les toilettes, suivi par Charlotte qui devait sans doute avoir la même envie que moi. Je rentrai alors dans une cabine, elle dans celle d’à côté.


Je m’installais tranquillement sur la cuvette, essayant d’imaginer ma nouvelle amie à quelques centimètres de moi, dans la même posture, ce qui me fit quelque peu d’effet.



Un déclic se produisit dans ma tête : avais-je rêvé ou m’avait-elle fait un bien joli compliment ?




Dimanche : 2h45


C’est incroyable, il s’est produit quelque chose de fantastique.

Alors que nous repartions tranquillement sur la piste de danse, Charlotte m’empoigna la main et posa un baiser discret sur mes lèvres.

Pris de surprise, je ne pus m’empêcher de rougir.

Nous continuâmes à bouger ainsi pendant une bonne heure au cours de laquelle ce genre de gestes devint de plus en fréquent.


Après tous ces enchaînements, il est inutile de dire que nous étions trempés comme des soupes.



Je saisis mon gilet et nous sortîmes tous deux, la température à l’extérieur était descendue en flèche. Nous nous dépêchâmes de gagner la voiture de Charlotte et de nous engouffrer à l’arrière.


Elle sortit son sac et s’écria :



Elle me fit une moue désapprobatrice et alors que j’allais ouvrir la porte me retint par la manche.



Je refermai la porte. La température indiquait au tableau de bord 2°.



Elle trébucha et me retomba dessus, je me cognai la tête contre la vitre. Elle était complètement appuyée sur moi, je pouvais voir aisément ses seins à présent.



Elle prit une position sexy et c’est à califourchon sur moi qu’elle retira son haut, puis son soutien-gorge, me dévoilant sa magnifique poitrine. Une érection instantanée se fit sentir.



Pas besoin de réponse, bientôt mon gilet et tous mes autres vêtements furent retirés ou baissés.



Alors qu’elle allait prendre mon sexe ultrabandé, un bruit se fit entendre dehors et nous nous rhabillâmes à la hâte.


Il ne s’agissait que d’un des gamins, le fils d’une des cousines de la mariée qui rôdait dans les alentours à la recherche de monstrueux fantômes. Le petit c… ! Il venait de briser un si beau rêve…