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n° 09314Fiche technique8847 caractères8847
Temps de lecture estimé : 6 mn
22/06/05
Résumé:  Ils viennent de passer leur première nuit ensemble... C'est l'aube... et le désir matinal les prend.
Critères:  fh couple hotel amour volupté
Auteur : Slim
Un réveil en beauté

La soirée et la nuit s’étaient avérées merveilleuses, pour la première fois, nous avions partagé ce lit, toute une nuit : rêve d’adolescent, vécu à plus de 40 ans…

Notre entente avait été parfaite et Elle m’avait donné son corps avec passion…


Ce n’était pas la première fois, non, mais cette nuit, loin de toute contingence, libres dans l’espace, libres dans le temps, nous avions pleinement profité de ce luxe qui nous manquait si souvent, de longues heures durant lesquelles la tendresse remplaçait la passion, la passion succédait à la tendresse… les assauts fougueux prenaient le pas sur les caresses intimes…


Le soleil commençait à poindre, ce serait une belle journée de printemps, douce et lumineuse… comme Elle, Elle vers qui mon esprit encore embrumé se tournait déjà…

Je sentais sa chaleur contre moi, ses cheveux dans son visage cachaient à peine le sourire qu’Elle avait gardé, même dans son sommeil… Un petit baiser sur ses lèvres si douces… Ne pas la réveiller… profiter de ce moment rare, qui nous avait été si longtemps refusé….


Je ne peux m’empêcher de poser ma main sur son épaule, sentir sa peau, merveille de douceur… et imperceptiblement, mes doigts partent à la découverte de ses trésors… petits lutins curieux courant sur un coin de paradis…


Le cou est chaud et légèrement moite, reste évident de nos ébats… un léger suçon à la naissance de l’épaule… Mon dieu, je n’ai pu y résister… Elle devra le maquiller…


Un frémissement… Elle se réveille?… Non… simplement se retourne sur le côté…Tu me tournes le dos, mon Aimée… mais la vue est tout aussi charmante…


Ces épaules, les couvrir de baisers légers, délicats, descendre sur les omoplates… et poser ma main sur sa taille… Je ne peux y résister, sa chaleur m’attire et je me colle contre elle… Que c’est doux le corps d’une femme qu’on aime et auprès de laquelle on se réveille !


Ma main a glissé de sa taille à sa hanche et descend innocemment sur sa longue cuisse fuselée… Arrivée au genou, elle décide de faire demi-tour et de remonter vers son pubis… qu’elle effleure délicatement… survolant avec un frisson délicieux ce minuscule parterre qu’Elle laisse au-dessus de son jardin secret… Elle atterrit sur son ventre et continue sa remontée indiscrète sur une peau de satin…


Un instant le majeur, petit indiscret, s’introduit dans le creux de son nombril… Veux-tu bien en sortir, tu sais bien qu’Elle n’aime pas cela… Il y a d’autres endroits à découvrir… là-bas, plus haut, ces merveilleuses collines à escalader… hâte-toi doucement…


Et la main se glisse dans la vallée entre ses seins, sentant les parois souples… et, encore hésitante à s’y hasarder, remonte jusqu’au cou, passe sur le menton et caresse la bouche entrouverte…


Ho surprise, les lèvres gourmandes happent mon doigt, la langue le caresse doucement… Elle était donc éveillée, et n’a pas perdu une miette de mes tribulations… Elle se serre un peu plus contre moi, émet un gémissement approbateur en sentant le renouveau de mon désir… Comment le Lui cacher d’ailleurs… Et pourquoi…


Ma main est désormais plus hardie, ce sein qui me donnait envie, je le saisis avec fermeté, je sens ce bouton se gonfler sous ma paume et décide de m’y attarder. Il roule sous mon pouce et acquiert plus de fermeté… et Elle soupire de bien-être, m’encourageant à continuer par un mouvement des hanches sans équivoque…


Ma bouche a pris possession de son cou, ma langue lui lèche le lobe de l’oreille… je sais qu’Elle en est friande… Je La mordille comme une gourmandise interdite, pour profiter au maximum de cet instant.


Mais mes mains aventureuses n’ont pas cessé leur tendre ballet… De l’une je caresse ses fesses rondes et accueillantes, m’enhardissant dans le sillon secret qui conduit au fruit mûr de son sexe… Un doigt plus téméraire caresse son oeillet que je sais si accueillant… mais sans insister maintenant… Patience, mon amour, nous avons tout notre temps…


La main gauche ignore ce que fait la main droite, c’est bien connu… et elle traîne sur ses seins, folâtrant de l’un à l’autre, pinçotant un téton, caressant l’autre, petit farfadet aguicheur et coquin.


Mais je sens qu’il est temps de poursuivre l’exploration… Elle a glissé sa main entre nos corps, se forçant un chemin vers ma verge dressée et l’a saisie avec autorité… Le « Viens » qu’Elle feule ne laisse aucun doute sur son désir réveillé…

Adieu, collines fertiles au menhir érigé… je plonge avec délice dans les abîmes brûlants et moites délimités par la rondeur de ses cuisses…


« D’un doigt sexe-symbole écartant la corolle »

Comme tu l’as si bien décrite, Serge (1), cette intromission féminine et narcissique… mais aujourd’hui je reprends à mon compte le « self-control de son petit orifice » (1).

Sa respiration s’est accélérée, imperceptiblement; aux murmures succèdent les feulements, aux feulements, les gémissements…


Son sexe ouvert, offert à mes mains, est un gouffre où se perdre est le plus merveilleux des délices… Mais prudence, d’abord bien amadouer le gardien de ces lieux, sentinelle attentive et sensible à la câlinerie, le saluer, le charmer, lui faire une cour assidue, tout en se rapprochant subrepticement de l’antre interdit… Il aime le traitement si particulier que je lui fais subir, et Elle en réclame encore davantage, sa main appuie avec autorité sur la mienne, accélère le mouvement, jusqu’au premier spasme de plaisir qui la raidit…


J’investis avec autorité son antre d’amour, moite, chaud, dégoulinant déjà d’un plaisir non contrôlé… Elle ne reste pas inactive, guidant ma verge entre ses cuisses, la plaquant dans son sillon d’amour avec sa main tremblante d’excitation…

Nos chairs se mêlent dans un tumulte de désir, nos caresses, à quoi sont-elles destinées… Nos doigts s’emmêlent sur mon sexe, dans le sien jusqu’à ce que mon dard dressé se perde en elle.


Gémissements simultanés… de soulagement… nous l’attendions depuis déjà trop longtemps, suivi de gémissements de plaisir, un peu retenus pour les voisins de chambre…

Je reste tendre et attentif à son rythme de désir, ne pas brûler mes cartouches trop vite, laisser monter son plaisir, pour pouvoir jouir pleinement du mien. Nous nous connaissons déjà si bien, ce ne sera pas difficile…


Le va-et-vient s’accentue, accompagné du jeu de mes mains, qui repartent à l’assaut de ses courbes, prenant chaque bastion avec panache et autorité.


C’est Elle qui maintenant rythme notre union, d’une danse de ses hanches, sûre et inspirée. Je me contente de suivre, ravi qu’Elle ait pris les commandes… Ooooh, Belle entre les Belles, Reine de ma vie, les superlatifs font défaut dans mon Esprit… nos gémissements vont sans répit, tant pis pour les voisins encore endormis.


Accélération du temps, du mouvement, des sensations, tourbillon incontrôlable des passions, violence du plaisir et de la jouissance, sexes durcis brutalement par les spasmes orgasmiques ultimes de nos chairs intimement unies.


Relâchement total dans les bras l’un de l’autre de nos corps satisfaits du plaisir conjugué à la première personne du pluriel… Cette merveilleuse sensation de se dire, sans une parole, dans un regard, un sourire, « Je suis à Elle, Elle est à moi »…

Instant de bonheur magique et éternel…


Le réveil sonne… trop tard pour l’arrêter, le rêve s’écoule sous la porte, laissant son odeur derrière lui…

Elle me regarde ; les yeux brillants… Oh ces yeux sombres et profonds… je m’y perds à chaque fois… Ces lèvres se joignent aux miennes, savourant un très long moment de volupté…

« Oh Temps, suspends ton vol »


« Il est temps d’y aller, mon chéri »… et comme toujours, ou presque, Elle à raison.

Elle n’a guère de draps à repousser… ils ont fui durant nos ébats… se lève et de sa démarche de Reine se dirige vers la salle de bain… Je l’admire sans retenue, cette Déesse revenue hanter l’humanité rien que pour moi…


À la porte de la salle de bain, Elle se retourne, le sourire aux lèvres : « Alors, on la prend cette douche ? »… mais cela est une autre histoire…


(1) Serge Gainsbourg – Variations sur Marilou