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n° 09308Fiche technique19367 caractères19367
Temps de lecture estimé : 12 mn
20/06/05
Résumé:  Samedi, la Nuit, dans un Corail, une Femme : tout est possible. A moi de vous faire préférer le train...
Critères:  ff fbi inconnu train noculotte cunnilingu nopéné fdanus uro
Auteur : Merleenne      Envoi mini-message
Banane-Mangue ou Abricot-Framboise

I


Samedi 22h10, je suis assise à ma place, Corail 4233, wagon 5, place 63, côté fenêtre, dans un compartiment, comme écrit sur ce mystérieux billet de train que j’ai reçu cette semaine. Je l’ai trouvé devant ma porte, lundi soir, dans une enveloppe rouge avec marquée dessus: « Es-tu prête à te laisser guider par l’inconnu ? Si oui, ouvre cette enveloppe, sinon mets cette enveloppe devant la porte de ta voisine ».


La curiosité fut plus forte, je pris l’enveloppe. Assise sur mon lit, je l’ai décachetée, un billet de train s’y trouvait, avec un petit mot : « Si tu prends ce train, tu ne sais pas ce qui t’attend, si tu ne veux rien, rien ne se passera, si tu veux tout, tout arrivera… Bon voyage. »


Et me voilà dans ce train, je ne sais pas ce qui va se passer et cela m’amuse. Je suis impatiente de voir le train partir. Enfin, c’est le départ ! Je regarde mes trois voisins, histoire de croiser un regard complice, mais rien. L’auteur de cette missive a tous les avantages. Il sait comment je suis habillée. J’ai trouvé une autre enveloppe vendredi, me demandant de porter une jupe courte noire, des bas, des bottes montantes à talons hauts, un haut moulant rouge, une veste noire et de ne pas porter de sous-vêtements. J’ai l’impression que tout le monde me regarde, que tout le monde voit que je ne porte pas de soutien-gorge. Mon vis-à-vis a plus les yeux rivés sur ma poitrine que sur mon visage. Cela m’agace et, en même temps, cela n’est pas déplaisant : mes tétons pointent. Plus le regard s’accentue, plus mes seins durcissent, c’est un cercle vicieux, je commence à avoir très chaud. Je suis obligée de me lever et d’enlever ma veste. Ce n’est plus un regard, mais trois qui me caressent. Je me dis qu’ils le font exprès ou que c’est un des nombreux jeux auxquels je vais devoir me soumettre. Je vais pour mettre ma veste au-dessus des sièges et je trouve un paquet à mon attention. Or, il n’y était pas tout à l’heure. Un, deux ou trois de mes voisins seraient-ils complices ?


Le contrôleur passe, je n’ai pas le temps d’y réfléchir et d’ouvrir ce paquet.



Je ne comprends rien à ses explications, trop curieuse de savoir ce qu’il y a dans ce paquet. Je suis obligée de le suivre pour régulariser mon billet. Nous traversons tout le train, je suis ailleurs. J’essaie de deviner ce qui se trouve dans le paquet. Cela fait du bruit quand je l’agite. Nous arrivons dans le local des contrôleurs, il me dit de m’asseoir et ferme la porte. Il me sourit d’un air taquin et dit :



Je tombe des nues, suis-je dans une conspiration? Tout le monde est-il au courant, sauf moi, de ce qui va se passer ? Je vais enfin savoir ce qui se cache sous le papier kraft. Je déchire le papier un peu fébrilement et me retrouve avec des boules de geisha dans les mains. Un mot les accompagne : « Si tu as toujours envie de jouer, laisse-lui le soin de t’occuper de toi ». Le contrôleur sourit de plus belle. Je comprends mieux son regard.



Sans lui répondre, je lui donne les boules de geisha et je remonte ma jupe. J’ai chaud, très chaud. De me dévoiler à cet homme que je ne connais point me fait mouiller à flots. Ma chatte est à l’air libre. Le local est petit, je suis obligée de mettre mes pieds de chaque côté du tabouret du contrôleur. Je n’en peux plus de voir son regard fouiller mon entrejambe. Son regard m’excite de plus en plus, je me sens couler, m’ouvrir. Il me fait signe de venir sur ses genoux, je sens le contact de sa queue dure, à travers son pantalon, sur mes fesses. Il commence par me caresser les seins très lentement, et me tire les pointes, je gémis de plaisir, je sens que je vais bientôt jouir, il fait glisser les boules entre mes lèvres trempées. Elles sont froides, le contraste entre ma chaleur humide et cette fraîcheur est délicieux. Les boules passent et repassent sur mon clito qui gonfle et se durcit d’excitation. Je suis à la merci de cet homme, il m’enfonce enfin les boules, lentement, une à une. J’aime ce contact, j’aime les sentir. Je me liquéfie. Il me susurre à l’oreille :



Et me revoilà repartie à traverser ce train avec les boules de geisha qui s’entrechoquent. Je me sens défaillir à chaque pas, j’ai l’impression que je vais jouir au milieu de tous ses gens, je n’ai qu’une envie, c’est de m’arrêter pour me caresser. Ouf ! J’arrive au wagon-bar. Je me dis que, si je m’assois, je me sentirais moins fébrile. Erreur. Avec les roulis du train, les boules s’entrechoquent encore plus, je suis en train de tremper ma jupe. Heureusement qu’elle est noire ! Cela se verra moins. Je me relève. Un corps de femme se plaque contre le mien, elle commence à me parler à l’oreille, mais le steward déclame sa litanie au micro :



Je fusille le steward du regard, je n’ai rien entendu ! Que faire ? La suivre ? Ai-je le choix ?

Je la regarde. Elle a l’air si douce. Elle est si attirante et ses yeux pétillent de malice. Allons, il ne peut rien m’arriver. On ne croise pas de succubes – de surcroît lesbiennes - dans les Corails. Ou alors, le personnel a beaucoup changé et ça se saurait !


Je la suis. Je me retrouve avec elle dans les réserves du wagon-bar. Elle m’attire vers elle et m’embrasse divinement. Elle glisse sa main sous ma jupe et retire les boules qu’elle se met à lécher en me regardant. J’ai envie qu’elle me lèche aussi. Mon bassin se tend vers elle. Elle me guide vers une table où elle m’installe, à peine assise sur le bord. Elle glisse un doigt en moi, puis deux, mais j’en veux plus, un troisième me fait gémir. Je ferme les yeux, je ne sais pas si les clients du wagon-bar m’entendent. La possibilité d’être entendue m’excite encore plus.


Je sens sa bouche se coller à ma chatte en feu, me lécher sans relâche et titiller mon clito de sa langue pointue. Elle me mène proche de l’orgasme et me laisse là, le ventre en feu, pour s’occuper de mon petit trou, pour glisser un doigt à l’intérieur et les autres dans ma chatte. C’est trop divin, je vais mourir de plaisir. Je vais finir par croire aux démons. Mais non, elle arrête toujours avant que je jouisse. Elle joue avec ma vie. Je suis au bord de l’explosion et elle me nargue !


Elle sort de sa poche, un collier avec un anneau à chaque bout. Elle relève mon haut et suce mes seins. Elle prend ensuite un glaçon dans le frigo pour m’engourdir les pointes. Elle passe les anneaux autour de mes pointes et serre doucement. Je ne sens rien au début, puis les sensations viennent. Je crois que je vais m’évanouir, tellement le plaisir est mélangé à la douleur. Elle reprend son léchage en règle et je devine à sa langue malicieuse que je vais enfin pouvoir atteindre la plénitude. Ce n’est pas long, au bout de quelques secondes, je gémis de plaisir sous la langue. L’orgasme était tellement retenu qu’il en est violent. Elle a le visage recouvert de ma liqueur. Comme un chat, je lui lèche le visage. Ça la fait rire. Moi aussi. Un moment de détente dans cette soirée de stupre.


Je n’ai pas envie de la quitter. Que va-t-il m’arriver encore ? Et si je tirais la sonnette d’alarme et que je m’enfuyais dans la campagne avec ma succube ? Je délire. L’abus d’orgasme nuit gravement à la santé… mentale.


Elle me regarde tendrement, tout en m’empêchant de parler :



Elle me remet les boules de geisha, descend ma jupe et me pousse hors des réserves. Je suis sûre que tout le monde m’a entendue jouir. Je suis toute rouge, à la fois complètement sonnée et complètement excitée.


Au radar, chancelante le long du couloir, je trouve le compartiment. Il n’y a personne, ni mot, ni paquet. Je suis un peu déçue, mais, en même temps, je peux me reposer, reprendre mes esprits et penser un peu à ce qui vient de se passer. Quelle est la suite des événements ?


Un monsieur d’un certain âge entre dans le compartiment, avec une caisse pour transporter un chat, me semble-t-il. J’entends miauler. Je rigole intérieurement : cet homme contrecarre les plans concoctés pour moi. Mais est-ce un homme, finalement, qui tire les ficelles de cette aventure ? Pourquoi ne serait-ce pas une femme après tout ? Toute à mes pensées, je n’entends pas le monsieur me poser une question. Je lui demande de répéter, il me dit :



Je me dis qu’en lisant, il ne peut rien m’arriver. Il me tend son livre. C’est « La Femme de papier » de Françoise Rey. Je connais ce livre. Certains passages m’avaient rendue toute chaude, toute languissante, quand je les avais lus. C’est un véritable complot. La personne qui joue avec mes nerfs me connaît sans aucun doute. Ce fameux vieux monsieur, que je trouvais inoffensif, est donc partie prenante dans ce voyage charnel. Il faut toujours se méfier de l’eau qui dort et surtout des vieux messieurs. J’ouvre donc le livre au niveau du marque-page. Je me souviens de cette histoire, une histoire avec un chat.


La lecture va-t-elle s’accompagner d’une mise en pratique ? Je le questionne du regard. Il sort une brique de crème de son sac, je vacille. J’imagine déjà le contact de cette petite langue râpeuse sur ma chatte, léchant la crème qui imprègne mon sexe. Je n’aurais jamais cru pouvoir réaliser ce fantasme. Je lis l’histoire, mais j’arrive difficilement à ne pas regarder l’homme qui prend son chat dans les bras. Il est tout petit, tout noir avec une petite langue rose. Et il a des petits crocs bien pointus. Au secours. Ne pas penser à ses crocs, juste à sa langue. Mieux, ne pas penser du tout. La folie me gagne.


Oh ! Que j’ai envie de cette langue rose ! Le petit chat est par terre, il saute partout et, moi, j’essaie de me concentrer sur ma lecture, de ne pas visualiser ce que je lis :


« … c’était surtout sa petite langue qui me bouleversait… Elle me balayait le bouton… J’avais l’impression qu’il me poussait un clito démesuré et excité comme jamais… Lorsque le chat se mit à me lécher le con, j’aurais crié de volupté… Je n’étais plus qu’un sexe, très ouvert, très mouillé, très vivant, palpitant d’extase… »


Je suis en transe de lire ces phrases. Un arrêt de quelques minutes est annoncé à la gare de Meenoomooyé. Quoi ? J’ai des hallucinations auditives maintenant. Les boules de geisha sont-elles recouvertes d’une drogue, pour que je sois dans cet état-là ?


L’homme descend à la gare annoncée, me laissant la chatte incandescente. La frustration devait faire partie du programme. Avant de partir, il me laisse un coffret en bois contenant un objet que je ne dois utiliser qu’après le redémarrage du train.


Que faire pendant les quelques minutes d’attente ? Je ne vois qu’une solution : me caresser pour soulager la tension sexuelle. Ma jupe étant imprégnée de mon odeur, j’ai envie de l’enlever. Et si jamais une personne entre dans le wagon ? Que lui dirais-je ? Que je refais la couture de ma jupe ? Le minou à l’air ? Pas très crédible cette histoire !


Advienne que pourra, j’enlève ma jupe. En même temps, j’aimerais vraiment que quelqu’un entre, surtout un homme. J’ai envie de sentir une queue virile me prendre. Je n’en peux plus d’être excitée. Mon clito est tellement gonflé et sensible, qu’après quelques caresses, je jouis dans un long râle de plaisir. Je lèche mes doigts un à un. Ah ! Si on pouvait me pourlécher en ce moment. Ne pensons surtout pas au petit chat.


J’ouvre la boîte. Un plug anal. Décidément, l’inconnu qui dirige mon voyage sensuel n’est pas à court d’idées. Tout cela va finir par une séance d’uro dans le couloir du wagon, au point où j’en suis. J’humidifie le plug dans ma chatte et l’enfonce doucement dans mon petit trou. J’ai l’impression de n’être plus qu’un sexe et un cul en chaleur. Vais-je tenir jusqu’à mon compartiment sans abuser d’un homme dans le couloir ? J’imagine déjà les gros titres dans le canard du coin : « Un homme abusé dans les toilettes du Lyon-Annecy. L’homme, très choqué, porte plainte contre XXX. Il n’a eu le temps de voir qu’une tornade rouge et noire, qui l’a sucé jusqu’à la moelle. »


J’essaie de recouvrer mes esprits. Je remets ma jupe et retourne à mon compartiment d’origine. Les boules de geisha bougent, le plug me dilate le cul de manière divine, les anneaux me lancent. Heureusement que je suis dans un train. Si je devais prendre l’avion, j’affolerais les détecteurs de métaux. J’imagine déjà la fouille au corps et les doigts qui me contrôlent.


Je suis brûlante. J’ai du mal à ne pas gémir de plaisir en marchant, je crois dans mon délire que tout le monde me voit nue. J’arrive à mon compartiment, mes premiers compagnons de voyage sont toujours là. Ils me regardent en rigolant doucement. La fin du voyage arrive. Le terminus du train est proche, que me réservent-ils ?




II




Mon libraire érotique préféré ou plutôt mon libraire préféré spécialisé en érotisme se gausse. C’est l’heure de la fermeture. Il est 19 heures et il fait 30° à l’ombre des palmiers de Lyon. Il me propose d’aller nous rafraîchir autour d’une glace.


Nous voilà, devisant érotisme et pornographie à travers les âges et les cultures, en suçotant nos glaces. Banane, mangue pour moi. Abricot, framboise pour lui. Tout un programme gustatif. La fatigue et la chaleur de la journée aidant, je m’endors contre lui.


Je sens des mains qui me massent le cou. Sensations très agréables. J’ouvre un œil, mon libraire adoré exerce son art caché. Il aurait dû être masseur.



Je rougis et je vais siroter mon demi-litre de thé. Je rejoins mon libraire-masseur et je me déshabille. Je m’allonge sur le lit et me couche sur le ventre. Il enduit d’huile tout mon corps et débute son massage. Celui-ci est si sensuel que j’ai l’impression de n’être qu’un point G, que toutes les cellules de mon corps vont jouir à l’unisson, qu’elles se dilatent d’extase pour exploser encore et encore. Tout en me massant, il m’écarte les cuisses, ses doigts remontant à l’intérieur de celles-ci, toujours plus haut.



En me tournant, j’ai tout le loisir de voir son pantalon déformé par une érection assez conséquente.



Il se déshabille en moins de deux, se couche sur le parquet.



J’ai tellement envie de pisser, que j’ai du mal à remettre mes chaussures, d’autant qu’il me lèche le minou, comme si sa vie en dépendait. Je me retrouve au-dessus de lui, comme à chaque fois, à attendre que cela vienne. Autant il est facile de pisser dans ses toilettes, autant il est parfois difficile de se lâcher sur quelqu’un.



Je ris de bon cœur, ce qui déclenche mon urine. Je le vois tout avaler en se pourléchant les babines. Quand le flot se tarit, il vient lécher à la source pour soi-disant tout nettoyer.


Une petite douche nous fit du bien. Allongés sur le lit, je lui demande :



Et il éteint la lumière.



Je me blottis contre lui et nous nous endormons.